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lundi 17 novembre 2014

Capitales du monde : Banjul

 n ous restons en Afrique, pour découvrir une nouvelle capitale, dont on ne sait pas grand chose, de même pour le pays qu'elle représente : la Gambie. Nous allons donc tenter d'en savoir davantage.





   Le blason de Banjul se décrit ainsi : "coupé de gueules à deux canons de marine d'argent, posés en fasce et de sable au poisson également d'argent et une fasce ondée d'argent brochant sur le coupé, chargée d'une fasce ondée d'azur; au chef d'argent à une croix enhendée de gueules, accostée de deux croissants tournés de sinople ".


Sur des timbres de la poste gambienne (voir plus bas), figurent des armoiries complètes avec des ornements extérieurs : un heaume à lambrequins et un cimier représentant une barque à voile, ainsi que des supports : un éléphant et un bélier rampants, sur une terrasse "zébrée" .

 Peu de documents sont disponibles sur ses origines : la date d'adoption d'abord, inconnue,  mais il est sûr que ces armoiries de facture britannique, ont été établies pendant la période coloniale (1889-1965). La Gambie indépendante depuis 1965 a gardé cet emblème pour sa capitale, elle a juste changé son ancien nom colonial de Bathurst en Banjul, plus tard en 1973.  

Chrysichthys nigrodigitatus
Pour ce qui est de la symbolique, on peut affirmer que la fasce ondée d'argent chargée d'une autre d'azur représente le fleuve "Gambie", qui borde la ville, tout comme la bande centrale sur le drapeau national de la Gambie. Le poisson est probablement du type Chrysichthys  très commun sur les côtes africaines.


canon du début du  XIXe siècle déposé au Musée de Banjul
 .
 Les deux canons rappellent les batteries côtières qui défendaient l'accès au fleuve et le territoire de la Gambie. 
 Enfin la croix et les croissants figurent les symboles des religions les plus courantes du pays: Islam et Christianisme.

ancienne carte postale montrant une batterie de canons




24 - Banjul


Banjul est la capitale de la Gambie, c'est un port sur l'Océan Atlantique, à l'entrée de l'estuaire de la Gambie, sur une ancienne île.

Population  :  31 356   hab. (2013), agglomération : 357 240 hab.

  Banjul est située sur une péninsule sablonneuse, à la pointe de l'île de Banjul (anciennement île Sainte-Marie), reliée artificiellement à la terre ferme. La plus grande partie de la ville est regroupée sous le nom de Kanifing Municipal Council, qui avec Banjul, sont les deux districts formant l'agglomération de Greater Banjul Area.
Banjul tire son nom du peuple Mandé (ou Mandingue) qui tissaient des fibres spécifiques sur l'île, et qui ont été utilisés dans la fabrication de cordes. Bang Julo est le mot mandingue (ou mandé) pour des fibres de corde. La prononciation déformée a conduit au mot : Banjul.

En 1816, les Britanniques fondèrent Banjul comme comptoir commercial et base et pour leur servir de base dans leur campagne d'abolition de la traite des esclaves. La ville fut d'abord nommée Bathurst en l'honneur de Henri Bathurst, secrétaire du Colonial Office. Il reste ensuite sous leur contrôle comme partie intégrante de la colonie britannique de la Sierra Leone, avant de devenir la capitale de la colonie et protectorat britannique de la Gambie en 1889. La ville reste la capitale du pays après son indépendance en 1965 et prend son nom actuel huit ans plus tard, en 1973. Ses infrastructures portuaires ont été agrandies et modernisées dans les années 1970.

 Ville moderne au plan régulier, elle est le principal centre économique du pays (exportation d’arachides et d’huile de palme ainsi que conserveries de poisson). Ses activités comprennent aussi la joaillerie et le tissage des fibres textiles, destinés à une industrie touristique en plein essor.
les toits de Banjul, la mosquée King Fahad, et l'estuaire du fleuve Gambie au fond.
timbre de Gambie (1966) célébrant le 150e anniversaire de la fondation de Bathurst / Banjul, par les britanniques en 1816,
avec le contour des armoiries de la ville au centre.
série complète des timbres commémoratifs du 150e anniversaire de 1966.
autre série, datant cette fois de 1973, émise pour marquer le changement officiel de nom : Bathurst  devient Banjul,
 qui est le vrai toponyme de la capitale gambienne, avec le même contour d'armoiries qu'en 1966.

armoiries de l'agglomération prolongeant à l'ouest la cité de Banjul
 portant le nom de Kanifing et qui héberge la plus grande partie
 de la population de la capitale. Ce blason porte en cimier les armoiries
 nationales de la Gambie en ombre verte.







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jeudi 16 octobre 2014

Capitales du monde : Bangui

 N ous voici transportés d'une précédente ville en crise (Bangkok) à une autre ville en état de guerre civile. L'actualité n'est pas la meilleure alliée pour vanter les charmes de cette capitale dont les rues étaient encore récemment jonchées de cadavres mutilés. En effet depuis plus de dix ans, la guerre civile oppose différents partis, coalitions, rebelles, milices, et aussi religions dans le pays, avec une violence extrême. On était même tout près du génocide fin 2013, début 2014.

  Il n'existe pas d'armoiries connues attribuées à cette capitale africaine. Il y a évidemment aujourd'hui bien d'autres préoccupations dans ce pays, plus urgentes que de chercher des graphismes pour identifier les collectivités.
 Voici donc, ci-dessus, l'unique emblème actuellement observable qui représente la ville de Bangui. Il est très compliqué de trouver une image avec une meilleure résolution, tellement nous sommes dans la rareté en terme de documentation. Un grand B majuscule rouge dans lequel se croisent deux objets blancs qui pourraient être des machettes, mais sans certitude ; en dessous le nom de la ville en lettres capitales d'azur et le tout est encadré par une couronne végétale verte (sans doute de laurier), liée par un ruban d'or. Un fait troublant est que le même B majuscule (d'or) ceint d'une couronne de lauriers était aussi l'emblème personnel de Jean-Bedel Bokassa, dictateur et ex-empereur autoproclamé de la Centrafrique, puis destitué en 1979. Y a t'il un lien entre ces symboles, ce n'est pas impossible.
 Cet emblème semble avoir encore, ou au pire avoir eu un caractère officiel, puisque nous pouvons le voir appliqué à plusieurs endroits sur les faces du monument (photo ci-contre) dédié à Barthélémy Boganda , au milieu d'une place et d'une avenue portant son nom. Barthélémy Boganda fut un prêtre puis un homme politique centrafricain, artisan de l'indépendance du pays dans les années '1950, un territoire qui s'appelait l'Oubangui-Chari au sein de l'Afrique Équatoriale française.

Quelques années plus tard  après la rédaction de ce sujet sont apparues (2017/2018) de meilleures reproductions de l'emblème avec une résolution correcte. On a même cru bon l'intégrer dans une forme en écu pour lui donner un aspect plus solennel.
 origine des images : www.facebook.com/mairiedebangui.mairie   et   www.ateliers.org/fr/workshops/214/




23 - Bangui


Bangui est la capitale de la République Centrafricaine. Elle est située sur les rives de l'Oubangui, un affluent du Congo qui marque la frontière avec la République Démocratique du Congo.

Population  :  740 000   hab. (2011)

En 1889, le Français Michel Dolisie décide d’établir dans la région de Bangui, alors habitée par les Banda-Ndri et baignée par l’Oubangui, un petit poste militaire. Stratégiquement placée sur la route des expéditions françaises, la ville ne cesse de croître et devient la capitale administrative du territoire français de l'Oubangui-Chari puis, en 1960, celle de la République centrafricaine indépendante. La ville est le théâtre de troubles graves à la fin des années 1970, lorsque Jean-Bedel Bokassa, devenu Bokassa Ier, couronné dans le stade de la ville, gouverne l'éphémère Empire centrafricain. Malgré la signature, en 1997, des accords de Bangui (censés pacifier le pays), la ville continue à vivre dans l’insécurité. Les atrocités et la guerre civile ont repris depuis 2013 opposant organisations rebelles, partisans de l'ancien pouvoir, et milices d'auto-défense, semant la mort dans les rues de la ville. C'est la maire de Bangui, Catherine Samba-Panza, qui a été élue chef de l'État de transition en Janvier 2014. L'ONU est chargée de maintenir un semblant d'ordre avec les troupes françaises notamment.

Située à flanc de collines boisées et surplombant l’Oubangui, Bangui est le principal port et le centre administratif et économique du pays : commerce du coton, du café, du bois et des diamants ; production d’arachides, de textiles, de produits en bois, de cigarettes et d’articles de cuir. Le centre, cœur économique de la ville, abrite le grand marché où se vendent les produits de l’agriculture du pays. La ville accueille en outre l'université de Bangui, ouverte en 1970.
Vue aérienne de Bangui, son axe principal, l'avenue Barhélémy Boganda et la rivière de l'Oubangui sur la gauche qui 
marque la frontière. Sur l'autre rive c'est la République Démocratique du Congo.
anciennes armoiries de la République Centrafricaine
au début de l'Indépendance (1958-1963)
"palé de quatre pièces, d'azur chargé en chef d'une étoile
 d'or, d'argent, de sinople et d'or, à la fasce de gueules 
brochant sur le tout".

carte postale montrant la cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée Conception (inaugurée en 1937) et un blason aux couleurs du drapeau centrafricain (voir plus bas), mais erroné par rapport aux armoiries précédentes.

emblème de l'Université de Bangui, de facture très simpliste, mais officiel !
voir fragment de la lettre à entête ci-dessous :









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mercredi 16 avril 2014

Capitales du monde : Bamako

 E  t nous sommes de retour pour la huitième fois en Afrique pour ce thème des capitales du Monde. Encore une fois nous allons exploiter un symbole prépondérant : ici, le crocodile, comme carte d'identité de la ville.

 


 

Le blason de Bamako est décrit ainsi : "de gueules aux trois caïmans d'or posés en pal ".

Le terme de "caïman", utilisé fréquemment pour le blason de Bamako, se rapporte aux crocodiliens d'Amérique centrale ou d'Amérique du Sud et est donc inapproprié en Afrique. Et dans le langage de l'héraldique on préfère le crocodile. Ce sont d'ailleurs bien des crocodiles du Nil (Crocodylus niloticus) qui peuplent les rivières du Mali.  
La date de création des armoiries est difficile à préciser, elles semblent apparaître dans les années '1950 pendant la période d'administration française. Puis elles se sont imposées par l'usage, et sont assez couramment utilisées par les services de la métropole africaine, voir plus bas.



20 - Bamako


Bamako est la capitale du Mali. Elle est traversée par le fleuve Niger, située dans le sud-ouest du pays, très excentrée.

Population  :  2 309 106 hab. (2012)

Pour certains, le nom de la ville vient de « bàma-kɔ̌ », ce qui en Bambara signifie : « la rivière des caïmans ». Or, si aujourd’hui les "caïmans" (crocodiles) ont disparus du fleuve au niveau de la ville, il y a fort à parier que le Niger était infesté par ces reptiles lorsque la ville fût fondée vers la fin du XVIe siècle. Aujourd’hui encore, trois "caïmans" (crocodiles) ornent le blason de Bamako. Une autre version désigne Bamba Saganoko (ou Sanoko), un chasseur venu de la localité de Kong dans l’actuelle Côte d’Ivoire, comme le père fondateur de la capitale malienne. Le nom Bamako serait donc une déformation de « Bamba Kong », autrement dit « Bamba venu de Kong ».
Ce qui semble aujourd’hui avéré, c’est que la ville de Bamako s’est constituée vers 1650 comme un point de rencontre entre les Maures et les populations subsahariennes pour commercer. Cependant, Bamako n’est qu’un village fortifié de 600 âmes lorsqu’ elle est conquise par les soldats français en 1883. La France va utiliser ce site privilégié pour y créer un centre administratif qui va progressivement gagner en importance. En 1904 est achevé le dernier tronçon du chemin de fer Dakar-Bamako, qui constitue dés lors un axe majeur se prolongeant jusqu’au confins du continent par la fleuve Niger. En 1920, Bamako accède au rang de capitale du Soudan français. Sous l’influence coloniale, Bamako va croître de manière exponentielle : 2500 habitants en 1884, 37 000 en 1945, près de 100 000 en 1960….
la ville, traversée par le Niger
Village de commerçants et d’agriculteurs à l’origine, puis avec la colonisation centre administratif et ville marchande, Bamako devient en 1960 la capitale du Mali indépendant. En 1998, la ville franchissait le million d’habitant, et certains experts avancent que l’agglomération approcherait désormais les trois millions d’habitants… Avec un taux de croissance annuelle de 4.6 %, Bamako représente la plus forte croissance urbaine en Afrique (la sixième au monde)..    
  source : http://bamako-cest-chaud.net/

Le blason de Bamako, sous toutes ses formes :

 insigne (pin's) avec armoiries de Bamako
Le crocodile du Nil (Crocodylus niloticus) est encore bien présent dans le fleuve Niger (aire maximale de distribution de l'espèce à droite). Autrefois vénérée, aujourd’hui mal aimée, cette espèce souffre d’une pêche intensive dans les rivières, de la pollution et de la destruction de ses zones de ponte.
insigne de la Base aérienne française BA 162
stationnée à Bamako
insigne du Groupement Aérien Mixte d'Outre-Mer :
GAMOM 80 à Bamako (1960-1961)

timbre du Mali (1961) montrant les armoiries
timbres du Mali (1967 et 1972) dont le sujet est extrapolé des armoiries
timbres du Mali (1980 et 1981) montrant les armoiries
timbres sur timbre du Mali (1982) réunissant les armoiries de Bamako et de Paris pour une Exposition philatélique
dernier timbre en date du Mali (1991)
montrant les armoiries
armoiries parues dans "le Grand Livre de
 l'Héraldique" d'Ottfried Neubecker (1977)
armes ornant le mobilier urbain

Armoiries de pierre sur un monument public
Une poubelle armoriée : insolite

logo du club de foot :  "Stade Malien"



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vendredi 30 août 2013

Capitales du monde : Asmara

 R   etour en Afrique  vers une destination très secrète au nom qui fait rêver. Ce fut longtemps une ville importante de l'Empire colonial italien  d'Afrique de l'Est.






14 - Asmara


Asmara,  ou Asmera,  en arabe : أسمرة  est la capitale de l' Érythrée.

Population    711 605 hab.

Elle est située sur un plateau à 2300 mètres d'altitude et est la 2ème capitale la plus élevé d'Afrique, la 5ème au niveau mondial. Reliée par chemin de fer au port de Massaoua, sur la mer Rouge, Asmara est une vieille cité abyssinienne. Prise par les Italiens en 1889, elle fut la capitale de la colonie de l'Érythrée jusqu'en 1941, puis, jusqu'en 1952, d'une région sous tutelle britannique. Mise au second plan par la capitale Éthiopienne lorsque les deux pays ne faisaient qu'un, elle a repris son rôle de capitale lors de l'indépendance de l'Érythée, en 1991. C'est aujourd'hui un centre industriel notable (textile, travail du cuir et des plastiques, alimentation). Elle possède une Université (blason ci-dessous).

centre d'Asmara avec l'église catholique Kidane Meheret (rite chrétien orthodoxe)

blason de l'Érythrée, colonie italienne (1889-1946)

les rares traces du blason d'Asmara
se trouvent sur les timbres coloniaux.
On déchiffre un champ de gueules chargé d'une croix
ancrée et rallongée de motifs décoratifs appelée :
Croix d'Abyssinie d'argent.
 Le chef, de pourpre est chargé du faisceau de licteur
de l'Italie fasciste. (1936-1943)


correspondance officielle de 1930 avec le blason du Gouverneur d'Érythrée ( blason de la maison de Savoie)  et le cachet d'Asmara.

emblème de l’Université d'Asmara.







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