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vendredi 22 janvier 2016

(Mini) Zoo héraldique #20 : l'Araignée, passion ou répulsion... et sur blasons

armes de la maison Webber of Coldmoat
 (Tyssier de Froide-Douve en français) à Westeros
blason imaginaire des personnages des romans
"Le Trône de Fer" de George R.R. Martin - ce sont
 des armes parlantes: web = la toile (d'araignée)
 A vec leurs huit pattes, leurs corps velus, et leurs yeux multiples, les araignées n'ont pas un physique qui plait à tout le monde. Elle sont même souvent détestées, voire craintes, et vont même jusqu'à créer chez certains des névroses appelées "arachnophobie".

 Pourtant, il s'agit d'un animal, ou plutôt une famille comptant pas moins de 44 000 espèces différentes à travers le monde, tout à fait fascinantes. Certaines ont un mode de vie tout à fait étrange, il y en a même qui vivent dans l'eau (voir un des timbres plus bas) !   Elles ont donc aussi leurs secrets et elles sont en tous cas indispensables dans la chaîne du vivant, en tant que prédateurs insatiables. Sans elles nos journées seraient absolument invivables avec des nuées d'insectes qui pulluleraient dans les airs et sur les murs de nos maisons. Pensez-y avant de faire l'erreur de les tuer pour calmer votre propre frayeur ! La grande majorité sont inoffensives, sinon peu nocives. Mais il y a tout de même quelques belles dangereuses, comme la fameuse "veuve noire" (dernier timbre tout en bas).

Mal aimée, elle l'est aussi en héraldique. Elle demeure en effet très peu utilisée comme meuble dans les blasons ou même dans les ornements extérieurs des armoiries : elle est tout simplement rarissime. Mais comme tout ce qui est rare est par nature précieux, alors j'ai pris ma tête chercheuse de perles, et je vous offre le résultat de ma chasse.
 La bestiole n'est pas facile à dénicher et elle sait se faire oublier pour mieux nous surprendre, comme la vraie dans la nature. D'ailleurs un bon nombre d'autres spécimens m'ont certainement échappé.

• Dans les armoriaux et les manuscrits il faut semble-t-il attendre le XVIIe siècle pour voir ses premières apparitions remarquées.
Blason avec une araignée dans sa toile décrit dans le traité d'héraldique  "A Display of Heraldry" édité à Londres en 1610
et écrit par le maître d'armes anglais  John Guillim (~1565/1621) - fragment de la page 151 du livre (visible en lecture sur
 Google-Books →ICI). L'auteur attribue ce blason à "the Weavers Company" qui était une guilde de tisserands, à Londres certainement.

• La contribution de Charles-René d'Hozier (1640-1732) à cette thématique des petites bêtes, avec la confection de l'Armorial Général de France, établi à partir de l'édit royal de 1696, est incontestable. Il s'agit souvent d'armoiries attribuées d'office à des personnes ou des communautés qui n'en avaient pas. Dans ce cas les armes sont très fréquemment parlantes, basées sur le nom ou le métier de ces personnes, avec parfois des jeux de mots très approximatifs, voire désobligeants ou de mauvais goût.
armes parlantes attribuées au sieur Arente - Armorial Général de France , registre n°29 - Généralité de Provence -
 volume I, page 953.
armes parlantes attribuées à "la fille" Raignier - Armorial Général de France , registre n°28 - Généralité de Poitiers -
 volume II, page 922.
armes parlantes attribuées à l'épouse de Maximilien de Croix, seigneur de Malannoy :  Marie-Anne-Josèphe  Eraniet
 (et non pas Eramet) - Armorial Général de France , registre n°26 - Picardie - Généralité d'Amiens, page 511 (merci Jacques).

• C'est à partir du XIXe siècle qu'on devient davantage certains de leur authenticité et ce grâce notamment au travail de documentation titanesque du généalogiste et héraldiste néerlandais Jean-Baptiste Rietstap (1828-1891) et son "Armorial Général", qui a recensé et décrit près de 100 000 blasons et armoiries familiales existant en Europe. Les illustrations en planches noir et blanc qui ont été réalisées à partir de cet "Armorial Général" et éditées plus tard, notamment par Victor et Henri Rolland, au début du XXe sont de facture très sommaire, réalisées en noir et blanc avec le code des hachures. Elles ont le mérite d'exister et sont très recherchées par les amateurs de généalogie. En voici trois extraits, qui ont été coloriés ultérieurement.
Lang (barons) - Autriche  : "d'argent à une chouette au
naturel posée sur une terrasse de sinople, le champ chapé-
ployé, à dextre de sable à l'aigle d'or, à senestre d'azur
à une araignée d'or chargée d'une croisette d'argent,
surmontée d'une étoile à six branches du même".
(d'après armorial J.B Rietstap, dessins de Victor et 
Henri  Rolland coloriés par Lionel Sandoz et HD)
Ragnina (de Raguse) : armes parlantes
"de gueules à la fasce diminuée d'argent,
accompagnée en chef de trois araignées de
sable et de trois bandes d'argent en pointe".
o---o
(d'après armorial J.B Rietstap, dessins de Victor et 
Henri  Rolland coloriés par Lionel Sandoz )
Rukoff : "tiercé en barre, au 1 de sinople à une araignée
dans sa toile au naturel; au 2 à un dragon à deux pattes de
 sable, ailé de gueules; au 3 losangé d'argent et d'azur à un
 dragon pareil au 2, brochant sur le losangé".
(d'après armorial J.B Rietstap, dessins de Victor et 
Henri  Rolland, coloriés par Lionel Sandoz et HD)
• Les nombreux auteurs de traités d'héraldique, en répertoriant scrupuleusement tout le bestiaire utilisé dans les figures des blasons n'ont pas manqué de nous signaler les diverses bestioles atypiques que l'on pouvait trouver ici ou là, dans les armoiries d'une modeste famille ou ailleurs. Le britannique Arthur-Charles Fox-Davies (1871-1928) en fait partie.
superbe ex-libris de Charles Wright Macara, 1st baronet of Ardmore (Royaume-Uni, Écosse) :
 "d'hermine au chêne arraché au naturel posé en bande, une épée d'azur, garnie d'or, posée en barre
et brochant, sommée à senestre en chef d'une couronne de gueules; au chef d'or à une araignée
de sable accostée de deux chardons au naturel".  Ces armes sont une brisure de celles du clan McGregor,
avec ce chef rajouté en augmentation pour la branche cadette de Macara ou McAra, car les Macara
 possédaient des filatures de coton en Écosse. On retrouve ainsi le symbole provenant de la mythologie
 grecque : la jeune femme Arachné qui excellait dans l'art du tissage et qui a donné son étymologie
à la famille des araignées : les Arachnides (Arachnida). 
( illustration tirée du livre " The Art of Heraldry, an encyclopædia of armory "(1904), page 159, par A-C. Fox-Davies).



• Il y a encore ces belles créations, très récentes, que nous proposent les artistes héraldistes d'Europe de l'est, pour des municipalités, des organisations et aussi des particuliers comme les trois suivantes en provenance de Slovaquie. C'est parmi tant d'autres choses, une des belles conséquences de "la chute du rideau de fer" .
armoiries familiales de Jusufa Zulbearoviča (Slovaquie, 2003)
extraites de l'armorial en 8 volumes : "Heraldický register Slovenskej
 Republiky" vol. V - auteurs : Peter Kartous et Ladislav Vrteľ
armoiries familiales de Mariána Tkáča (Slovaquie, 1999)
dans  "Heraldický register Slovenskej Republiky", vol. II
 de Peter Kartous et Ladislav Vrteľ
armoiries familiales de Josefa Kriššáka (Slovaquie, 2000)
dans "Heraldický register Slovenskej Republiky", vol III
 de Peter Kartous et Ladislav Vrteľ


logo de la ville d'Arañuel (Espagne)
• Passons maintenant à l'héraldique civique ou associative. Autant dire tout de suite que le résultat de la chasse est très pauvre ! Mais elle n'en est pas moins attractive et... courageuse. En effet, telle municipalité, ou telle communauté, choisit comme symbole représentatif, un ou des éléments que le citoyen, le membre vont reconnaître comme pertinents et le visiteur accueillants. Alors comment justifier et mettre en valeur, parmi la faune locale, ces bêtes qui font fuir presque tout le monde ! En toute logique, le choix est fait par certains, en puisant dans le thème des armes parlantes.



armoiries du municipio d' Arañuel / Aranyel
( Espagne - Communauté Valencienne)
 ce sont des armes parlantes : araña (espagnol)
 ou aranya (valencien) = l'araignée
armoiries de la localité d'Aasiaat 
 (Groenland) - ce sont aussi des armes parlantes :
aasiak = l'araignée en groenlandais
mais la bête est absente dans sa toile !
 peut-être pour ne pas effrayer les visiteurs ? 



emblème du club sportif de rameurs du quartier
 de La Araña à Malaga ( Espagne - Andalousie)
 araña  = l'araignée en espagnol
.

armoiries du municipio d' Els Plans de Sió
( Espagne - Catalogne - province de Lleida)
 ce sont encore des armes parlantes car l'un des
villages composant le municipio s'appelle : L'Aranyó
armoiries de la freguesia d' Alvito
( Portugal - sous-région du Bas-Alentejo)
ici notre bête provient d'une légende dans laquelle
une énorme araignée gardait l'entrée d'une
grotte et terrorisait les villageois.
( source documentaire : www. freguesias.pt )


• On peut rendre aussi plus discrète notre arachnide, tapie dans un coin du tableau, comme elle sait bien le faire dans la nature :

armoiries de la province d' Agrigento
( Italie - région de Sicile)
le troisième quartier montre ce qui semble être
une araignée et est blasonné comme tel dans les
armoriaux, c'est en fait un crabe des rivières
(Potamon fluviatile) qui apparait  plus clairement
 dans les armoiries de la commune de Bivona
qui occupent ce quartier des armes provinciales. 
armoiries de la commune de Paillart
( France - département de l'Oise)
le troisième quartier fait sans doute référence à une
légende locale qui mériterait des explications.
(source documentaire : armorialdefrance .fr )
C'est à ma connaissance le seul blason municipal
de France où apparait une araignée !
 et elle est plutôt amusante ici ... 

• et maintenant hors d'Europe, on peut trouver encore quelques beaux spécimens atypiques et exotiques :




armoiries de la ville de Puente Alto
( Chili - région métropolitaine de Santiago)
 ce sont à nouveau des armes parlantes :
au XIXe siècle ce n'était qu'un village nommé
 "el Pueblo de las Arañas", "le village des araignées",
car il était infesté par ces bestioles qui proliféraient
 dans les maisons des paysans construites en adobe.
armoiries du municipio de Tocatlán
( Mexique - état de Tlaxcala )
encore des armes parlantes, car tocatlán se traduit de
 la langue nahuatl par "le lieu des araignées".
on notera que ces armoiries sont issues de glyphes,
les signes provenant de l'écriture des anciennes
 langues autochtones: aztèques, mayas, etc...




• Pour terminer ce sujet, on pourra encore aborder l'héraldique militaire dans sa diversité : sous formes d'armoiries, de badges, d'insignes, de patchs, d'écussons, etc... à travers le monde.
  L'araignée, tapie dans un coin de sa toile, ou plus souvent en-dehors, reliée par une soie attachée à la patte et attendant les proies dans son piège symbolise parfaitement la vigilance, la patience, la barrière infranchissable, la chasse à l'affut, les réseaux de transmissions, etc...  C'est certainement dans cette catégorie que notre mal-aimée est le mieux mise en valeur pour ses qualités:

armoiries de l'Unité des Transmissions du Commandement 
de l'Artillerie Antiaérienne ( site : UTMAAA)
( Espagne - Armée de Terre, bases à Madrid et à Séville )
badges d'unité des 58e et 127e escadrilles de la Royal Air Force (site : RAF  Museum)
( Royaume-Uni - Royal Air Force )

badge du 8th Space Warning Squadron
(États-Unis - U.S.Air Force, basé à Buckley, Colorado)
armes du 2 Satellite Radar Station
(Afrique du Sud - South African Air Force,
 basée à Ellisras, province de Limpopo)



C'est l'Araignée de la fin, car elle file... Il n'est si bonne compagnie qui ne se quitte, comme dit le dicton.
Mais je vous le promets, je reviendrai bientôt avec d'autres créatures du même genre et leurs alter ego héraldiques. Même pas peur !!

A bientôt...



                Spiderdick







vendredi 24 janvier 2014

Capitales du monde : Athènes

 C'  est donc une longue histoire que je vous propose, cette fois : presque trois millénaires d'existence pour une ancienne cité-état prospère, puis tombée en déchéance et enfin redevenue la capitale d'un pays fier de son passé, qui a inventé la démocratie comme régime politique, produit parmi les plus grands philosophes, scientifiques, artistes et stratèges militaires que la Terre ait porté, qui a installé les fondations de la civilisation occidentale, et dont nous réutilisons des centaines de mots de sa langue, identifiables par l'étymologie (mot qui vient du grec ancien, justement).




  Jusqu'à encore récemment (je n'ai pas trouvé la date exacte), la ville d'Athènes n'avait ni blason ni armoiries officielles !  La figure de la déesse Athéna, d'argent sur fond azur, que l'on connait par les nombreuses  publications depuis le XIXè siècle (voir historique , plus bas), n'avait jamais reçu aucune validation des édiles de la municipalité. La Grèce, si elle est un des plus anciens états d'Europe, n'a jamais vraiment adhéré ou maintenu un système de symbolique héraldique comme nous le connaissons, et cela depuis la chute de l'Empire d'orient. Cette lacune est désormais réparée, même si au grand dam des amateurs, c'est un logo, ou un sceau plus exactement, qui est sorti des planches à dessin !
 "Sur un disque d'azur entouré d'une couronne de lauriers d'or figure une croix grecque du même, elle-même chargée d'un disque d'argent avec dans un troisième disque d'azur bordé de gueules, la tête contournée d'argent et d'or de la déesse Athéna,  encadrée par une couronne de laurier d'or. En dessous , une banderole d'azur comporte en lettres grecques majuscules d'or la mention "ΔΗΜΟΣ ΑΘΗΝΑΙΩΝ" (Municipalité d'Athènes)". Ces emblèmes sont désormais assez couramment utilisé.
A droite ci-dessus, le drapeau élaboré pour la municipalité reprend les symboles de la région de l'Attique: fond bleu , bordé d'or et de rouge, avec une croix grecque blanche au centre, chargée du motif central du sceau de la ville, à la tête d’Athéna. En dessous, le bannière internet contient l'inscription "ΔΗΜΟΥ ΑΘΗΝΑΙΩΝ" qui signifie " Ville d'Athènes".
Donc : ΔΗΜΟΥ = Ville, et ΔΗΜΟΣ = Municipalité.

la Mairie d'Athènes avec à gauche , les drapeaux dont celui de la municipalité d'Athènes.

carte de stationnement payant frappée de l'emblème
carte de sécurité sociale



17 - Athènes

Athènes , en grec  Αθήνα / Athína , est la capitale de la Grèce, dans la périphérie (région) d' Attique à l'extrémité d'une péninsule qui s'avance en mer Égée..

Population ville : 664 046  hab , agglomération 4 013 368 hab. (estimation 2011)

La cité d'Athènes a été fondée certainement vers 750 av. J.-C. Le site a été choisi pour la forteresse naturelle que représente l'Acropole ; les habitants pouvaient résister aux hordes de pillards qui menaçaient la région, augmentant avec les années ses fortifications. À partir de 510 av. J.-C., cette fonction défensive est abandonnée, le lieu étant consacré aux cultes et notamment celui d'Athéna, la déesse protectrice d'Athènes. Des remparts encerclent à partir de 478 av. J.-C. la ville et son port, le Pirée. La grande période de rayonnement d'Athènes et des peuples grecs va durer cinq siècles jusqu'à la prise de la ville par les Romains en 86 av. J.C. Puis la cité sera sous domination de l'Empire romain d'Orient, puis de celui des Byzantins , les Croisés et enfin l'Empire Ottoman: 900 ans de soumission avant l’indépendance de la Grèce en 1822 et Athènes devient naturellement sa capitale politique.
 Bordée par les montagnes du Parnès au nord, de l'Hymette et du Pentélique à l'est, et du massif de l'Aighaleo à l'ouest, drainée par le Céphise à l'ouest et l'Ilissos à l'est, la ville s'étend vers le sud, avec le port du Pirée, jusqu'au bord du golfe Saronique. L'agglomération du Grand Athènes englobe soixante communes. C'est une vaste métropole qui domine la vie économique, culturelle et politique du pays. Elle est au centre du plus vaste ensemble urbain de la zone balkanique.
 
l'Acropole et le Parthénon, carte postale incontournable de la cité antique.


La ville antique, l'apogée d'une cité-état :
Athéna ou Athéné est la divinité protectrice d'Athènes . Elle est une déesse de la mythologie grecque,  appelée Minerve chez les Romains, déesse de la Guerre, de la Sagesse (identifiée par la chouette, son attribut traditionnel),  des Artisans, des Artistes et des Maîtres d'école... Athéna est la fille de Zeus et de Métis (une Océanide), déesse de la Raison, de la Prudence et de la Sagesse. Mais elle est née d'une façon peu conventionnelle, en jaillissant de l'intérieur de la tête de Zeus, armée de sa lance et de son bouclier ! voir sa biographie : ICI 
La déesse Athéna, peinture sur céramique
Tétradrachme (Ve s. av J.C.) avec le portrait
d'Athéna et son attribut : la chouette.
pièce d' 1 euro actuelle reprenant
 le motif du tétradrachme antique
Timbre grec de 1933 représentant Athéna
Timbre grec de 1986 représentant Athéna


blason du Duché d'Athènes (1205-1458)
qui découle des armes des
seigneurs de la Roche 
"Cinq points de gueules, équipolés
 de quatre d'hermines"
La ville médiévale, 
un monarque franc en Grèce :
Le duché d'Athènes était l'un des États croisés mis en place en Grèce après la Quatrième croisade. Hormis la cité d'Athènes, il s'étendait sur l'Attique et la Béotie, mais il est difficile de restituer ses frontières avec précision. L'acropole d'Athènes était le symbole du pouvoir ducal, mais le réel centre du duché était la ville de Thèbes, siège d'un archevêché latin. La ville d’Athènes et celle de Thèbes sont conquises dans les années 1204-1205 par un seigneur bourguignon de l'entourage du roi de Thessalonique Boniface de Montferrat, nommé Othon de la Roche, qui prend le titre de μεγασκυρ (megaskyr, ou grand-seigneur) et peut-être celui de Duc. Le duché est placé sous la souveraineté théorique du royaume de Thessalonique puis de l'Empire latin de Constantinople, mais dans les faits, le duché est indépendant.


statue d'Athéna sur une colonne, près de l'Académie d'Athènes
La ville moderne,
une héraldique de façade :
Je reviens sur le fait que la ville d'Athènes n'avait, il y a dix ans de cela , ni blason, ni armoiries officielles !  Une anomalie très ennuyeuse sur le vieux continent européen et un cas unique, quand toutes les grandes métropoles sont titulaires d'un blason depuis des siècles ! Cette lacune n'a jamais empêché les éditeurs et héraldistes généralistes de combler le vide par l'attribution fictive de la figure de la déesse Athéna, qui semblait couler de source, en terme d'armes parlantes.

Sceau du Gouvernement provisoire
 grec, durant la guerre
 d'indépendance (1822-1828)
Dessin d'Arthur Charles
Fox-Davies - Public arms - 1915
sceau à la tête casquée de Minerve
 (Athena) XIXè siècle
.
carte publicitaire de cigarettes de la marque Wills's
Royaume-Uni - vers 1912
chromo du début du XXe siècle montrant le Parthénon
armoiries supposées d'Athènes extraites de différentes publications :
 1/ dictionnaire encyclopédique Brockaus-Efron (Russie ~1890) - 2/ dictionnaire encyclopédique Larousse ~1900 -
3/ vignette de collection Abadie (Autriche ~1928/1933) - 4/ Le grand livre de l'héraldique - Ottfried Neubecker (1976)
gravure Art Nouveau 1893
Blasons des Villes d'Europe
 Jiří Louda (1972)
La Banque du Blason
 (dessin Jean-Paul Fernon)
écusson plastifié, cadeau publicitaire de la
marque Danone (années '70)
Emblème de l’école militaire , détail ci-dessous :
Emblème des services médicaux de l'Armée

Superbe affiche publicitaire du Nouveau Musée de l'Acropole d'Athènes, inauguré en 2009
 l'inscription en grec signifie : Une Journée au Musée de l'Acropole


La ville olympique :
Les jeux antiques avaient lieu à Olympie dans le Péloponnèse, et non pas à Athènes. C'est à l'issue d'un congrès organisé en 1894 à Paris par le Français Pierre de Coubertin qu'est créé le Comité international olympique (CIO) et que la capitale grecque est désignée première ville hôte de l'événement olympique. Ce congrès décide également de l'exclusion des sportifs professionnels et des femmes (eh oui, drôle de mentalité, ce M. de Coubertin ! ), au profit de l'amateurisme et du genre masculin.
 Les Jeux olympiques de 1896, également appelés Jeux de la première olympiade, sont donc organisés à Athènes. Ces Jeux sont les premiers Jeux olympiques de l'ère moderne. Athènes fut également le lieu des Jeux olympiques intercalés de 1906, compétition non reconnue par le Comité international olympique.



Le Comité international olympique confie en 1997,  l’organisation des Jeux olympiques d’été de la XXVIIIe Olympiade de l’ère moderne, en 2004, à la ville d’Athènes,  sept ans après sa défaite contre Atlanta en vue d’accueillir les Jeux du centenaire de 1996, qui semblaient pourtant devoir aller naturellement à la cité grecque.
Affiches vintage des Premiers Jeux Olympiques d'Athènes en 1896

affiche et timbres émis pour les Jeux intercalés de 1906


Athènes, ailleurs :
Le titre peut paraître étrange. En effet le nom d'Athènes, en anglais Athens, parfois Athena, a été donné en hommage par les pionniers qui les ont fondées, à 30 villes ou localités en Amérique du Nord et plus particulièrement aux USA ,  ainsi que dans quelques autres pays surprenants : Russie, Inde, Egypte, Brésil !! voir ICI

Athens dans l'Ohio , ville et comté (ci-dessous)
Athens, Géorgie
Athens , Tennesse
Athens, Texas
Athens, Alabama

Athena, Oregon
Athens, Ontario (Canada)
























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