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vendredi 22 janvier 2021

Top 15 des plus grandes villes maritimes de la Méditerranée avec leurs blasons

 👉 Voici un nouveau volet à cette série consacrée à la découverte de l’héraldique civique, à travers divers pays du Monde. Le principe du "Top xx" très répandu dans les médias et sur Internet, pour recenser ce qui est le plus remarquable dans un domaine particulier est ici adapté à cette thématique. 

  Cette fois le concept ordinairement consacré à un seul pays, est élargi à une zone géographique couvrant plusieurs états et même à cheval sur plusieurs continents. Il nous permettra ainsi de découvrir des blasons ou des emblèmes municipaux de tous types, parfois dans des pays qui ne sont pas spécialement réputés pour leur héraldique nationale, et qui donc, n'auraient pas pu faire l'objet de ce type de sujet en tant que pays.

  J'ai choisi, pour ce sujet, non pas un pays particulier, mais une Mer, une des plus célèbres de l'histoire du monde, considérée comme le berceau de nombreuses civilisations, qu'elles soient européennes, nord-africaines ou proche-orientales : la Mer Méditerranée.

 

drapeau de la ville d'Alexandrie (Égypte)
Les noms des villes (agglomérations) citées dans ce sujet sont entourées de blanc - carte © août 2005 Idarvol

 Voici les 15 plus grandes agglomérations établies sur le littoral de la Mer Méditerranée. Ce sont donc aussi en règle générale, de grands ports de commerce, les plus importants de leur pays respectifs. Les dates de recensement ou d'estimation de la population sont indiqués en petits caractères à la fin du descriptif :



1  -  ALGER   /   الجزائر العاصمة  ~  Al-Jazāʾir El ʿĀṣima

Capitale de l'Algérie et chef-lieu de la wilaya d'Alger (ولاية الجزائر ) - agglomération : 7 796 923 habitants (ville seule: 3 154 790 hab.) chiffres 2015.

 

Cette ville a fait l'objet d'un article plus détaillé dans la série des capitales → ICI



2  -  ALEXANDRIE  /   الإسكندرية   ~  Al-ʾiskandariyya

-  nom antique de fondation grecque : Ἀλεξάνδρεια / Alexándreia , ancienne capitale de l'Égypte antique.
Deuxième ville d'Égypte et capitale du gouvernorat d'Alexandrie (محافظةالإسكندرية) - agglomération : 5 278 745 habitants -
chiffres 2018.





3  -  BARCELONE  /  Barcelona

Deuxième aire urbaine d'Espagne (après Madrid), capitale de la Communauté autonome de Catalogne (Comunidad autónoma de Cataluña) - agglomération: 5 407 264 habitants (ville seule : 1 664 182 hab.) chiffres 2017.



Cette ville a déjà été citée et décrite dans un article concernant le Tour d'Espagne cycliste  → ICI



4  -  NAPLES   /  Napoli

Deuxième aire urbaine d'Italie (après Milan), chef-lieu de la Région de Campanie (Regione Campania) - agglomération: 4 434 136  habitants (ville seule : 954 244 hab.) chiffres 2014.

 


 


5  -  IZMIR   /  İzmir

- ancien nom d'origine antique : Smyrne
Troisième aire urbaine de Turquie (après Istanbul et Ankara), chef-lieu de la province d'Izmir (İzmir ili) - agglomération: 4 279 677  habitants (ville seule : 2 956 772 hab.) chiffres 2019.

 




6  -  TEL AVIV-JAFFA   /   תל אביב-יפו  ~ Tel Aviv-Yafo

- fusion en 1950 de la ville d'origine antique de Jaffa avec la ville moderne (XXe siècle) de Tel-Aviv
Plus grande aire urbaine d'Israel, chef-lieu du district de Tel Aviv-Jaffa (מחוז תל אביב) - agglomération: 3 954 570  habitants (ville seule : 1 452 400 hab.) chiffres 2018.

 


Cette ville a déjà été citée et décrite dans un article concernant le Tour d'Italie cycliste  → ICI



7  -  ATHÈNES   /   Αθήνα  ~  Athína

Capitale de la Grèce, et de la périphérie de l'Attique (Περιφέρεια Αττικής) - agglomération: 3 742 235  habitants (ville seule : 664 046 hab.) chiffres 2019.

 


Cette ville a fait l'objet d'un article plus détaillé dans la série des capitales → ICI



8  -  TRIPOLI   /  طرابلس  ~  Trābles

Capitale de la Libye, de la région de Tripolitaine et chef-lieu du district de Tripoli (بلدية طرابلس) - agglomération: 3 072 000 habitants (ville seule :1 682 000 hab.) chiffres 2019.

 



9  -  TUNIS  /  تونس  ~ Tūnis

Capitale de la Tunisie, et chef-lieu du gouvernorat de Tunis (ولاية تونس ) - agglomération: 2 751 341 habitants (ville seule: 638 845 hab.) chiffres 2016.





10  -  VALENCE  /  Valencia

Troisième aire urbaine d'Espagne, capitale de la Communauté autonome de Valence (Comunidad Valenciana) - agglomération: 2 513 965 habitants (ville seule : 794 288 hab.) chiffres 2017.

 

Cette ville a déjà été citée et décrite dans un article concernant le Tour d'Espagne cycliste  → ICI



11  -  ANTALYA 

Sixième aire urbaine de Turquie, chef-lieu de la province d'Antalya (Antalya ili) - agglomération : 2 511 700 habitants  chiffres 2019.





12  -  BEYROUTH  /   بيروت   ~  Bayrū

- ancien nom de fondation antique : Béryte (phéniciens),
Capitale du Liban, et du gouvernorat de Beyrouth (محافظة بيروت) - agglomération: 2 916 776 (ville seule: 363 033 hab.)  chiffres 2017.

 


Cette ville a fait l'objet d'un article plus détaillé dans la série des capitales → ICI



13  -  GAZA  /   غزة   ~  Ġazzah

Plus grande aire urbaine de la Palestine, dans le territoire appelé " Bande de Gaza " (قطاع غزة) - agglomération: 1 943 398  (ville seule: 590 481 hab.)  chiffres 2017.

 



14  -  MARSEILLE

-  noms antiques de fondation : Μασσαλία / Massalía (grecs), Massilia (latin) 
Troisième aire urbaine de France (après Paris et Lyon), chef-lieu de la Région de Provence-Alpes-Côte-d'Azur et du département des Bouches-du-Rhône  - agglomération: 1 863 762   habitants (ville seule : 868 277 hab.) chiffres 2018.

 


Cette ville a fait l'objet d'un article plus détaillé dans la série sur l'Armorial de La Planche → ICI



15  -  ORAN   /   وهران   ~  Wahrān

- ancien nom d'origine berbère: Wahran
Deuxième aire urbaine d'Algérie (après Alger), et chef-lieu de la wilaya d'Oran ( ولاية وهران ) - agglomération: 1 343 899 habitants (ville seule : 852 576 hab.) chiffres 2015.




⛵  Ce tour du littoral de la Méditerranée nous aura permis de visiter un grand nombre de pays (11) bordés par cette mer presque fermée. Beaucoup parmi les emblèmes municipaux font naturellement référence à cette position privilégiée : avec des bateaux plutôt anciens montrant une longue tradition maritime : villes n°1, 2, 8, 12 et 15; des phares dont celui, antique, d'Alexandrie (n°2) est à l'origine de l'étymologie (Pharos) du mot, mais aussi celui, plus récent, de la ville n° 6; et enfin juste par la couleur bleue pour les villes n°1, 6, 9 et 11.
 D'autres villes ont choisi un ou plusieurs de leurs monuments emblématiques : la Tour de l'Horloge d'Izmir (n°5), mosquées Zitouna et Mohamed Bey, porte Bab El Bhar à Tunis (n°9).

☥ Au chapitre des références historiques ou légendaires: il faut mentionner: la déesse Isis, protectrice des marins (ville n°2), Athéna qui a donné son nom à la ville n°7, la chauve-souris aragonaise de la ville n°10 (voir → ICI), le navire phénicien, emblème de la fondation de la ville n°12, le phénix symbolisant la renaissance, après les multiples destructions survenues au cours sa très longue histoire pour la ville n°13, ou le lion, armes parlantes (Wahran) représentant la ville n°15.

 

 📖 source infos, chiffres :
- www.populationdata.net
- fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_agglomérations_de_la_Méditerranée_les_plus_peuplées
- www.alexandria.gov.eg/Alex/english/tourism.html
- thisweekinpalestine.com/wp-content/uploads/2014/07/Gaza's-Phoenix-Real-or-Legend.pdf
- apc-oran.dz/un-riche-passe-historique/presentation-oran-3-2-3/
- www.oran-memoire.fr/lions.html

⛉ images blasons :
- passer votre souris sur les images pour lire les url des sites sur lesquels elles ont été empruntées.

 

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Si vous désirez en savoir plus sur les pays mentionnés dans ce sujet et leurs emblèmes, c'est → ICI

A bientôt, pour un nouveau pays ...  → ICI


Et pour revoir le pays précédent ...  → ICI




          Herald Dick





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jeudi 24 décembre 2015

Spécial Noël : petit armorial de lieux et de villes en rapport avec la Nativité


 Cette année encore, la fête de Noël mérite un sujet original. Mais on manque parfois d'inspiration pour l'illustrer par le thème de l'héraldique, pour ne pas refaire encore une fois les armoiries imaginaires du Père Noël, ou son ancêtre Saint Nicolas alias Santa Claus pour les peuples anglo-saxons. Exit encore les sapins, déjà traités, et même le renne, conducteur professionnel de traîneau volant, que j'ai proposé l'an passé, en trois volets.
  Le 25 décembre est une tradition et une fête familiale, qui, pour une majorité des gens, n'a pas ou plus grand-chose à voir avec une pratique religieuse. Si ce jour de festivités est devenu universel dans notre époque de mondialisation, surtout celle des affaires et du commerce, on ne peut pas s'affranchir complètement du fait que Noël est avant tout, à l'origine, une fête religieuse chrétienne. Pour beaucoup de familles, elle a toujours une grande importance spirituelle.
  Le 25 décembre est la date admise par l'Église pour fêter la naissance de Jésus-Christ. Avec Pâques, c'est la fête la plus importante du calendrier chrétien. Les Évangiles ne faisant mention d'aucune date, et il n'existe pas de certitude quant au jour exact de la naissance du Christ ; celui-ci ne fut fixé officiellement que vers 336, les autorités religieuses choisissant d'incorporer, plutôt que de les ignorer, les anciens rites païens (en particulier les saturnales qui célébraient le solstice d'hiver, ou la fête romaine du Sol Invictus). C'est pourquoi la fête de Noël n'est pas véritablement le jour anniversaire de la naissance du Christ, qui est et demeurera parfaitement inconnue, mais la célébration de "la venue sur terre du Sauveur".
enluminure : Pèlerins à Bethléem devant la crèche après la Nativité - Liber peregrinationis. Le Livre des Merveilles (v. 1410-1412),
manuscrit Français 2810 - f° 272 -  auteur : Ricard de Montcroix, traducteur Jean le Long -  départements des manuscrits -
 Bibliothèque Nationale de France  - Paris

  Je rassure les non-croyants et les non-pratiquants, ne cherchez pas de volonté de prosélytisme chez moi dans ce sujet. Personnellement, je suis athée, mais les religions m'intéressent à divers titres, notamment celui de l'Histoire, et celui de l'iconographie et des symboles, largement présents dans l'héraldique.

  Voici donc quelques lieux illustres du christianisme et d'autres en provenance du monde entier, qui nous rappellent le thème de la Nativité, soit par leur nom, soit par leur représentation symbolique, évidente ou cachée, et cela qu'elle repose sur l'héraldique ou pas.  


les lieux saints originels

La date de naissance de Jésus de Nazareth est fêtée par les chrétiens le jour de Noël, qui tombe le 25 décembre. Pour l'Église russe et les anciennes Églises d'Orient qui utilisent toujours le calendrier julien, le 25 décembre julien correspond au 7 janvier du calendrier usuel (calendrier grégorien). Elle marque en principe le début de l'ère chrétienne. Ni le jour ni l'année ne sont en fait connus avec précision, et la date du 25 décembre précédant l'an 1 a été fixée au début du VIe siècle par le moine Denys le Petit. Les principales sources sont les récits de l'enfance de Jésus, que l'on trouve au début des évangiles de Matthieu et Luc, dont l'historicité globale est douteuse et qui donnent des indications chronologiques imprécises et contradictoires. Compte tenu de ces difficultés et incertitudes, les historiens estiment généralement que la naissance de Jésus a vraisemblablement eu lieu dans les dernières années du règne d'Hérode Ier le Grand, mort en 4 av. J.-C.
emblème de la ville actuelle de Bethléem / Bethlehem
en Cisjordanie - État de Palestine (ancienne Judée)
l'étoile est bien sûr celle symbolisant la Nativité de Jésus
emblème de la ville actuelle de Nazareth
dans le District nord d'Israël (ancienne Galilée)
le motif représente le Puits de Marie, la mère de Jésus,
 où elle puisait sûrement l'eau pour sa famille. 
emblème de la ville actuelle de Tibériade / Tiberias
dans le District nord d'Israël (ancienne Galilée)
les vagues symbolisent le célèbre Lac de Tibériade,
lieu cité de nombreuses fois dans les livres saints  

carte de la Palestine au temps de Jésus-Christ
armoiries de la ville de Jerusalem
Israël et Palestine (ancienne Judée)
(ce blason est l'emblème de la partie israélienne)
le lion est le symbole de la Tribu de Juda 
le mur est le "Mur des Lamentations" 
les branches d'oliviers figurent la paix
le nom de la ville en hébreu surmonte le tout



les lieux portant un nom lié à la Nativité

emblème de la ville de Belém (Brésil - Estado do Pará)
 le nom de la ville qu'elle a reçu à sa fondation en 1616 signifie "Bethléem"
en portugais.  Dans le quatrième quartier de l'écu : l'âne et le bœuf
 sont les références à la Nativité selon la légende de la Crèche.

emblèmes (seal et logo) de la ville de Bethlehem (Pennsylvanie - U.S.A)
 ce ne sont que quelques-unes des nombreuses localités des États-Unis qui portent le nom de Bethlehem :

 emblèmes (seals) de la ville de Bethlehem (Connecticut - U.S.A) et la commune de Bethlehem (New Jersey - U.S.A)
emblème (seal) de la ville de Bethlehem (état de New York - U.S.A)
la scène n'a rien de biblique et se rapporte à la découverte du site
 de la future ville de New-York par l'explorateur anglais Henry Hudson.

armoiries de la ville de Natal (Brésil - état du Rio Grande do Norte)
 le nom de la ville qu'elle a reçu à sa fondation en 1599 signifie "Noël, Nativité"
en portugais. L'étoile d'or, caudée d'argent est celle qui guida les Rois Mages .
armoiries de l'ancienne province de Natal à gauche (1907-1994), et l'actuelle province de KwaZulu-Natal (Afrique du Sud) à droite.
 le nom de cette partie de l'Afrique est d'origine portugaise, donné par le grand navigateur Vasco de Gama qui voguait au large des côtes sud-africaines durant la période de Noël 1497, en route vers les Indes. La seule référence héraldique pourrait être l'étoile à cinq branches d'argent des armoiries modernes, mais rien ne permet de l'attester avec certitude ( voir → ICI). En tout cas il n'y avait ni gnou, encore moins de lion dans l'étable de Bethléem !!

emblème de la ville de Navidad (Chili - région
 del Libertador General Bernardo O'Higgins)
 le nom de la ville signifie "Noël" en espagnol depuis
le XVIe siècle avec les implantations religieuses dans la région
Le toponyme est illustré par la silhouette des Rois Mages suivant
 l'étoile de Bethléem, révélant la naissance du Roi des Juifs.
armoiries de l'île de Christmas
  (territoire extérieur de l'Australie)

Cette île, très isolée dans l'océan Indien, fut découverte par
 les marins britanniques au XVIIe siècle, elle fut baptisée le
25 décembre 1643 par le capitaine anglais William Mynors,
le jour de Noël (en anglais : Christmas), évidement .
Les étoiles surmontant les vagues forment la constellation
australe de la Croix du Sud, l'opposé de notre Étoile Polaire.
.

les lieux en relation avec le thème des Rois Mages


armoiries de la ville de  Cologne / Köln
  (Allemagne - land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie)

La célèbre cathédrale de Cologne abrite la châsse des Rois Mages
sensée contenir les reliques des vénérables Melchior, Gaspard
 et Balthazar. Ils sont représentés par les trois couronnes d'or.

armoiries de la ville de Lima, capitale du Pérou
l'étoile et les trois couronnes pour les Rois Mages, rappellent que la fondation de la ville par Francesco Pizarro a commencé aux fêtes de l’Épiphanie de 1535.


armoiries de la localité de Garbeck 
(municipalité de Balve)
  (Allemagne - Rhénanie-du-Nord-Westphalie)

L'église paroissiale catholique de ce village est
 dédiée au culte des Rois Mages (les trois couronnes)
.
armoiries de la localité de Margrethausen
(municipalité de Albstadt)
  (Allemagne - land de Bade-Wurtemberg)

Les trois couronnes en chef rappellent les Rois Mages,
qui sont les saints patrons de l'ancien monastère
franciscain  Kloster Margrethausen.

 Les blasons précédents présentent une certitude sur la référence avérée au culte des Rois Mages. Mais attention, tous les blasons utilisant trois couronnes, et ils sont nombreux à travers le monde : celui du Royaume de Suède, l'ancienne province de Galicie (Europe de l'Est), la province de Munster (Irlande), l'Université d'Oxford, la ville de Kingston-upon-Hull (Royaume-Uni), les communes de Plogonnec (Bretagne), de Huningue (Alsace), l'île de Saint-Barthélémy (Antilles) etc...  n'ont pas nécessairement de rapport avec les vénérables visiteurs de Béthléem ! malgré quelques théories ou hypothèses hasardeuses. Et puis il y a une autre légende, celle du roi Arthur de Bretagne, personnage à qui on a attribué également un blason d'azur à trois (ou plus) couronnes d'or.

armoiries de la commune des Baux-de-Provence
  (France - département des Bouches-du-Rhône)
D'après une légende succédant à celle des Évangiles, en revenant de Palestine, le roi Balthazar se serait fixé aux Baux-de-Provence, dans le sud de la Gaule romaine. Les seigneurs des Baux le tenaient pour leur ancêtre, ils portaient à ce titre, dans leur blason "de gueules, une étoile (une comète à l'origine) d’argent à seize rais", et leur cri de guerre était : " Au hasard, Balthazar " (voir → ICI et surtout → ICI ).


Bien évidemment ce petit divertissement,  élaboré en quelques coups de clics, n'est pas une "Bible" de l’héraldique thématique,  et de nombreux autres exemples auraient pu être rajoutés et développés. Par bonheur, il y a une fête de Noël chaque année, à laquelle on peut joindre celle de l'Épiphanie, qui est aussi la fête de la Nativité pour les chrétiens orthodoxes, donc encore beaucoup d'autres possibilité de sujets à venir pour compléter le thème ....


Herald Dick vous souhaite un ...



mardi 11 mars 2014

Héraldique médiévale : Les Chroniques de Guillaume de Tyr (XIVe siècle) - 2nde partie

Une représentation idéalisée de la chevalerie pendant les Croisades •
2nde partie
« Li rommans de Godefroy de Buillon et de Salehadin et de tous lez autres roys qui ont esté outre mer jusques a Saint Loys qui darrenierement y fu » *

Carte générale des États latins d'Orient
 cliquer sur l'image pour agrandir




(*) C'est le titre exact en vieux français que  les copistes ont donné au très célèbre manuscrit coté : MS  Français 22495 et conservé à la BNF,  plus connu sous le nom  des Chroniques de Guillaume de Tyr , le roman de Godefroi de Bouillon...et sa continuation
(se reporter au premier volet → ICI pour la présentation de l'œuvre).
Folio 245v - l'arrivée par la mer de Richard Cœur de Lion,
roi d'Angleterre et Bérangère de Navarre en chaloupe.







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Sa continuation, oui, car en effet le récit du manuscrit s'achève postérieurement au décès de Guillaume de Tyr (1184) et mentionne les événements jusqu'au règne de Conrad de Hohenstauffen, qui a commencé en 1232 qu'il n'a évidemment pas pu vivre. Des auteurs anonymes ont donc prolongé l'œuvre afin de relater toute l'épopée la plus glorieuse du Royaume de Jérusalem qui s'achèvera en 1291.
 Nous avions laissé le récit de l'histoire en 1124  lors de la prise de la ville de Tyr (dans l'actuel Liban). Le royaume de Jérusalem a été confié à Baudoin II de Bourcq , comte d'Édesse. Comme la dernière fois, j'ai extrait des pages illustrées les enluminures du XIVè siècle où sont représentées des armoiries. Ces enluminures sont attribuées soit à l'atelier de Richard de Montbaston , soit à celui du Maître de Fauvel..

folio 117 -  la bataille de Tell al-Shaqab (1126)
folio 147v -  la bataille d'Édesse (1146)

folio 154v -  la bataille de Damas (1148)
folio 162 -  le siège d'Ascalon (1153)
folio 165 -  la prise d'Ascalon (1153)
folio 173 -  le siège de Shaizar  (1157)
folio 176v -  Renaud de Châtillon fait prisonnier par des soldats turcs à Antioche (1160)

folio 220 -  incendie d'une ville de Syrie (1175)
folio 229v -  chevauchée de l'armée turque
folio 235v -  la bataille de Jérusalem (1187)
folio 243v -  arrivée de Richard Coeur de Lion à Beît Nûbâ
folio 265v -  la bataille de Damiette (1218/1219)
folio 271v -  la bataille de Jérusalem (1229)
folio 280v -  Al-Adill II, sultan d'Egypte et son chef de guerre à droite, son armée quittant le Caire à gauche.

Petite chronologie des Rois de Jérusalem :
  •  1099 - 1100 : Godefroy de Bouillon (sous le titre d'avoué du Saint-Sépulcre)
  •  1100 - 1118 : Baudouin Ier de Boulogne († 1118), comte d'Édesse, frère du précédent (le premier à régner sous le titre de roi de Jérusalem)
  •  1118 - 1131 : Baudouin II de Bourcq († 21 août 1131), comte d'Édesse, cousin du précédent
  •  1131 - 1143 : Mélisende de Jérusalem (1101 - 1161), fille de Baudouin II  en compagnie de son époux Foulque V, comte d'Anjou, avec qui elle s'est mariée en 1129
  •   1143 - 1162 : Baudouin III (1131 - 1162) fils de Foulque d'Anjou et de Mélisende
  •   1162 - 1174 : Amaury Ier (1136 - 1174) frère de Baudoin III           
  •   1174 - 1185 : Baudouin IV le Lépreux (1161 - 1185), fils d'Amaury Ier et d'Agnès de Courtenay
  •   1185 - 1186 : Baudouin V (1177 - 1186), fils de Guillaume de Montferrat et de Sibylle de Jérusalem
  •   1186 - 1190 : Sibylle (1159 - 1190), mère du précédent, fille d'Amaury Ier de Jérusalem et d'Agnès de Courtenay, et sœur de Baudouin IV le lépreux, en compagnie de son époux Guy de Lusignan (1160 - 1194)
  •  1190 - 1192 : règne personnel de Guy de Lusignan (contesté par Isabelle et son mari Conrad de Montferrat
  • 1190 - 1205 : Isabelle Ire (1172 - 1205), fille d'Amaury Ier et de Marie Comnène       
    • 1191 - 1191  : en compagnie de son premier époux Onfroy IV de Toron, séparés en 1191       
    • 1192 - 1192 : en compagnie de son second époux Conrad de Montferrat (1146 - 1192)       
    • 1195 - 1197 : en compagnie de son troisième époux Henri II, comte de Champagne (1166 - 1197)       
    • 1197 - 1205 : en compagnie de son quatrième époux Amaury II de Lusignan († 1205) roi de Chypre
  •    1205 - 1212 : Marie de Montferrat (1191 - 1212), fille de Conrad de Montferrat et d'Isabelle de Jérusalem ; 1210 - 1212 : en compagnie de son époux Jean de Brienne (1148 - 1237)
  •     1212 - 1225 : règne personnel de Jean de Brienne
  •     1225 - 1228 : Isabelle II (1211 - 1228), fille de Jean de Brienne et de Marie de Montferrat  en compagnie de son époux, Frédéric II de Hohenstaufen
  • 1228 - 1232 : règne personnel de Frédéric II de Hohenstaufen
  • 1232 - 1254 : Conrad IV de Hohenstaufen (1228 - 1254), fils de Frédéric II et d'Isabelle II de Jérusalem : roi titulaire , il demeure en Europe (Le royaume est en fait administré par un régent le plus souvent de la famille de Lusignan et un gouvernement collégial jusqu'en 1268)
  • 1254 - 1268 : Conradin (1252 - 1268), fils de Conrad IV et d'Élisabeth de Bavière : roi titulaire il demeure en Europe comme son père.
      ► problème de succession jusqu'à a fin de la présence en Palestine. A la mort de Conradin deux de ses cousins revendiquèrent le trône :  Hugues III de Lusignan , roi de Chypre et Marie d'Antioche,  fille de Bohémond IV d'Antioche et de Mélisende de Lusignan,  en tant que descendants d'Isabelle Iere.
  • 1268 - 1277 : Marie d'Antioche, fille de Bohémond IV d'Antioche et de Mélisende de Lusignan.
  • 1269 - 1276 : Hugues III de Poitiers-Lusignan, roi effectif,
    puis 1276 - 1284 :  roi titulaire
  • 1278 - 1285 : Charles d'Anjou (1227 - 1285), roi effectif
  • 1284 - 1285 : Jean Ier de Chypre(maison de Poitiers-Lusignan), roi titulaire, fils du précédent
  • 1285 - 1309 : Charles II d'Anjou (1254 - 1309), roi titulaire, fils de Charles  Ier d'Anjou
  • 1285 - 1286 : Henri II de Poitiers-Lusignan, frère du précédent : roi titulaire,
    puis 1286 - 1291: roi effectif
    et enfin 1291 - 1306 : roi titulaire.
    En 1291, la ville de Saint-Jean-d'Acre, dernier bastion latin en Palestine, tombe aux mains des musulmans. C'est la fin officielle des États latins d'Orient. Dès lors, le Royaume de Jérusalem ne devient plus qu'un titre de prestige uniquement honorifique, et cela dure encore de nos jours. Mais par ailleurs, la maison de Lusignan restera souveraine du Royaume de Chypre pendant encore deux siècles.

(les images proviennent de la Banque d'Images numérisées de la BnF)

             Herald Dick