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jeudi 21 février 2019

Capitales du monde : Beyrouth

 🌲   Voici maintenant presque un an que nous avons quitté la dernière capitale au centre de l'Europe : Berne en Suisse. Le hasard de l'ordre alphabétique nous amène maintenant dans un pays du Moyen-Orient pour y découvrir une capitale et une ville fascinante et dynamique, mais conservant toujours les clichés de la ville dangereuse, suite à la terrible guerre civile de 15 ans qui l'a profondément blessée.


   L'emblème de la ville de Beyrouth s'apparente davantage à un logo, même si il a une apparence familière et sympathique d'armoiries héraldiques, avec cet écu de type français ancien, timbré d'une couronne murale, mais qui est fortement stylisée.
 L'écu d'argent est chargé d'un navire de commerce phénicien au naturel avec cinq rameurs actionnant chacun leur rame sur des vagues d'azur, un livre ouvert avec la devise en latin : "Berytus Nutrix Legum" (Beyrouth, Mère des lois) d'un côté et sa traduction arabe "بيروت أم الشرائع" de l'autre brochant sur la mâture du navire; le tout est surmonté d'un chef de gueules et soutenu d'une champagne du même. Les couleurs rouge, blanc et rouge correspondent au drapeau national du Liban. 
 L'écu est sommé d'une couronne stylisée d'or crénelée et chargée d'un cèdre du Liban de sinople. L’inscription en arabe بلدية بيروت située en dessous se traduit par "Municipalité de Beyrouth"



  Quelle est la date d'adoption de cet emblème qui est pourtant bien officiel ?  Un article de Wikipedia en anglais (voir → ICI) donne 2007 comme année de création. On ne doit pas être bien loin de la réalité. Il reste à trouver un témoignage ou un document le confirmant.


panneau routier d'entrée de ville avec
inscriptions en arabe et en français
(La francophonie est historiquement très
pratiquée au Liban )



panneau indicateur en arabe devant la façade de l'hôtel de ville
pour signaler les Services municipaux de Beyrouth


















capitale n° 30 - Beyrouth


Beyrouth,  en anglais: Beirut, en arabe : بيروت  est la capitale et la ville la plus peuplée du Liban.

Population  :  363 033 hab. pour la ville (chiffres 2015), 1.916 100 hab. pour l'agglomération .

  Beyrouth a été longtemps considérée, du fait de son emplacement stratégique, comme un carrefour entre les trois continents Asie, Afrique et Europe, et un accès privilégié vers l'Orient. Sa population est un mélange unique de cultures orientale et occidentale.
  Le toponyme de Beyrouth vient du phénicien Beroth qui signifie "la ville des puits". C'est un des sites les plus anciennement occupés par l'homme, comme l'ont démontré les vestiges des occupations préhistoriques. A l'époque Phénicienne, cependant, c'est une ville secondaire par rapport à Byblos, Tyr ou Sidon , plus prospères. C'est durant l’occupation romaine, sous les ordres de Pompée, à partir de 64 av. J.-C., que la Beyrouth antique a connu la période la plus glorieuses de son histoire.     Nommée Colonia Julia Augusta Felix Berytus, elle a reçu le statut de ville romaine et accueillit une école de droit très réputée (d'où le livre ouvert avec l’inscription latine "Berytus Nutrix Legum " dans le blason), qui sous le règne de Septime Sévère (192-211 ap. J.-C.) rivalisait avec celles de Byzance / Constantinople ou de Rome.


vue sur la corniche et le Rocher Al Raouché et le quartier du même nom - © photo Bader Helal – Bader Photography

 Beyrouth maintient aujourd'hui son rôle de grand centre culturel avec une grande influence sur tout le Moyen-Orient. Ses huit universités ont formé un grand nombre des principaux dirigeants de la région. C'est aussi un centre commercial, bancaire et financier important dans la région avec environ 85 banques libanaises ou étrangères  et de nombreuses sociétés d'import-export qui y ont un siège.
La ville a également un fort attrait touristique avec ses musées, sa gastronomie, la Grotte des Pigeons et la corniche de Raouché.
Hôtel de ville (mairie ) de Beyrouth, construit en 1924. Le bâtiment est dans les styles architecturaux vénitien et arabesque,
 un mélange qui exprime l'identité régionale de la région


figure principale du blason de Beyrouth : le navire phénicien

les Phéniciens

⛵ La Phénicie, antique nom d'une étroite bande de terre sur la côte orientale de la Méditerranée, correspondant en partie au Liban d'aujourd'hui. Ce territoire, d'environ 320 km de long et de 8 à 25 km de large, était barré à l'est par la chaîne du Liban. La frontière sud en était le mont Carmel ; celle du nord était probablement le fleuve Éleuthère, appelé aujourd'hui le Kebir (ou Oronte) et qui forme la frontière nord du Liban.
  Bien que ses habitants formaient une civilisation homogène et se considéraient eux-mêmes comme une seule nation, la Phénicie n'était pas un État unifié mais un groupe de cités-états, dont l'une dominait habituellement les autres. Les cités les plus importantes furent Byblos (Djebail), Arwad (Rouad), Akko (Saint-Jean d’Acre), Sidon (Saïda), Tripoli, Tyr (Sour) et Béryte (Beyrouth). Tyr et Sidon abritèrent tour à tour le siège du gouvernement.

bas-relief montrant un navire phénicien gravé sur la face d'un sarcophage
provenant de Sidon,  IIe siècle avant J-C, conservé au Musée de Beyrouth
Les Phéniciens, appelés Sidoniens dans l'Ancien Testament et Phéniciens par le poète grec Homère, étaient une peuplade parlant une langue sémitique, associée aux Cananéens de la Palestine antique. Des recherches historiques ont montré qu'ils fondèrent leurs premiers établissements sur la côte méditerranéenne vers 2500 av. J.-C. Très tôt dans leur histoire, ils se développèrent sous l'influence des cultures sumérienne et akkadienne de la proche Babylone. Vers 1800 av. J.-C., l'Égypte, qui commençait alors à étendre son empire sur le Proche-Orient, s'empara de la Phénicie qu'elle conserva jusqu'en 1400 av. J.-C. environ. Les incursions des Hittites contre l'Égypte donnèrent aux cités phéniciennes l'occasion de se soulever, et elles devinrent indépendantes de l'Égypte en 1100 av. J.-C.
 peinture représentant un navire de commerce phénicien
  Sous leur propre autonomie, les Phéniciens devinrent les plus grands commerçants et marins du monde antique. Les flottes des cités côtières parcouraient toute la Méditerranée et allèrent jusqu'à l'océan Atlantique, tandis que les autres nations recrutaient des navires et des équipages phéniciens pour leurs propres flottes. Les cités-États fondèrent de nombreux comptoirs, notamment à Utica et à Carthage en Afrique du Nord, dans les îles de Rhodes et de Chypre en mer Méditerranée et à Tarshish (Cadix) dans le sud de l'Espagne. Au VIIIe siècle av. J.-C., les cités phéniciennes furent conquises par les Assyriens et, lorsque l'Assyrie s'écroula à la fin du VIIe siècle av. J.-C., la Phénicie, à l'exception de Tyr, qui réussit à préserver son indépendance jusqu'aux environs de 538 av. J.-C., fut rattachée à l'empire chaldéen de Nabuchodonosor II. En 539 av. J.-C., elle fit partie de l'empire perse. Sous la domination des Perses, Sidon devint la cité dominante de la Phénicie.
 Lorsque Alexandre le Grand envahit l'Asie Mineure et battit les Perses en 333 av. J.-C., Sidon, Arwad et Byblos se soumirent à ses armes, mais Tyr refusa et Alexandre assiégea la cité durant sept mois avant qu'elle ne tombe en 332 av. J.-C. Après cette défaite, les Phéniciens perdirent progressivement leur identité propre et furent absorbés par le royaume des Séleucides. Les villes furent progressivement hellénisées et, en 64 apr. J.-C., le nom même de Phénicie disparut, lorsque le territoire fut incorporé à la province romaine de Syrie.
  La contribution la plus importante des Phéniciens à la civilisation fut l'alphabet, qu'ils transmirent notamment aux Grecs.
.

Le blason de Beyrouth dans le temps : deux types successifs

carte postale touristique  des années 1970/1980 avec un ancien blason

premières armoiries de Beyrouth
de type très occidentales

  Ce blason de type français, de bonne facture héraldique a précédé l'actuel emblème sans qu'on soit certain de son caractère officiel. Difficile aussi de dater sa première apparition: dans les années '1960, '1970 ?
   Il se blasonne ainsi: " Coupé, au premier de gueules à huit barres d'argent, un livre ouvert d'or avec la devise en latin : "Berytus Nutrix Legum" à dextre et sa traduction arabe "بيروت أم الشرائع" à senestre, brochant; au deuxième d'azur au navire phénicien d'or soutenu de deux lignes de vagues  du même". Écu bordé d'or et timbré d'une couronne civique à trois tours d'or avec ornements divers.
armoiries de Beyrouth avec de rares lions comme supports

carte postale touristique des années 1970/1980 avec un ancien blason supporté par deux lions  (détail plus haut)

version primitive de l'emblème actuel
avec l'inscription :  بلدية بيروت
 en arabe dans le chef
signifiant " Municipalité de Beyrouth "
Véhicule utilitaire portant l'emblème de la ville de Beyrouth , avec le nom de la ville en arabe dans le chef du blason

conférence de presse pour le maire de Beyrouth : Jamal Itani en 2018, devant un rideau blanc orné des "armoiries" de la ville



Les autres déclinaisons militaires du blason de Beyrouth 

les armoiries du corps des Sapeurs Pompiers de Beyrouth
la médaille qui est suspendue aux branches de chêne et de laurier
est celle de l'Ordre du mérite libanais (voir → ICI)
Le maire à nouveau, conduit dans un véhicule de commandement des pompiers
de Beyrouth, tagué avec l'emblème précédent
Emblème du Régiment de la Garde de Beyrouth
reprenant le symbole du navire phénicien avec
la voile au couleurs du drapeau libanais
et le livre ouvert " Berytus Nutrix Legum"
est placé à plat au-dessus du navire, soutenant
ce qui semble être la tour maçonnée d'un phare
véhicule militaire de la Garde de Beyrouth portant l'emblème sur la portière







Crédits :
choix des images:
- passer votre souris sur les images pour lire les url des sites sur lesquels elles ont été empruntées
( beaucoup viennent du site Facebook de la municipalité :  https://www.facebook.com/beirutmunicipality/ )




capitale précédente  →   Berne

capitale suivante     →   Bichkek



 

jeudi 18 août 2016

En coulisse de Rio 2016 : héraldique des Jeux Olympiques d'Été - 4ème partie : 1996-2016

Discobole, lutteurs, aux Jeux olympiques
de la Grèce ancienne : peintures sur fragments
 de vases grecs antiques : ils ont inspiré les
graphistes pour les illustrations modernes 
 
 n ous voici arrivés à la fin du chemin qui nous a menés de la fin du XIXe siècle, au temps de Pierre de Coubertin, avec la promotion
olympisme et dopage : un logo
alternatif pour l'affaire des athlètes
 russes proposé par un designer
 allemand : Björn Karnebogen
de la compétition dans la pratique du sport et la rénovation de l'Olympisme, en commençant par Athènes dans les lieux même où la légende était née dans l'Antiquité. Jusqu'à ces derniers jours où : autres temps, autres intérêts, la lourde machine des médias et du business sportif s'est installée pour la première fois dans un pays émergent d'Amérique du Sud, à Rio de Janeiro, Brésil. Le propos de ce blog n'est ni la polémique ni la politique, donc on passera très vite sur les à-côtés désagréables que ce show mondial entraîne tous les quatre ans, en terme de corruption, de tricheries et dépenses ruineuses.
  On préférera donc s'intéresser aux symboles, qui n'ont précisément qu'une valeur "symbolique", restons lucides.  Le passé, l'histoire, sont un refuge confortable pour détourner le regard des dernières actualités déprimantes, y compris les actualités sportives. Les tableaux statistiques de résultats présentés comme des trophées de batailles entre nations en guerre m'horripilent énormément ! Alors mais qui a donc la plus longue ou la plus grosse ... (liste de médailles) ? 
carte récapitulative des pays organisateurs des Jeux Olympiques d'Été depuis 1896 jusqu'en 2016
• Voici la fin (provisoire) de la rétrospective illustrée de cette épopée humaine et sportive depuis son origine officielle, en 1896. Quatrième et dernier chapitre ( voir le volet précédent → ICI).


1996  -  Atlanta  -  États-Unis d'Amérique
Jeux de la XXVIe olympiade de l'ère moderne

sceau (city seal) de la ville d'Atlanta (Géorgie)
Le phénix essorant du brasier symbolise la renaissance de ses
cendres pour la ville après sa destruction totale par le Général
nordiste Sherman, durant la Guerre de Sécession en 1864.
 La date de 1847 est celle de la première charte accordant
son statut de ville et 1865 la date du début de sa reconstruction.
 Le terme latin "RESURGENS" signifie "Renaissance".

médaille attribuée aux vainqueurs des Jeux Olympiques d'Atlanta en 1996 : de la médaille de type "Trionfo" (voir les deux premiers chapitres), seul l'avers (à gauche) avec la déesse de la victoire Niké a été conservé ;  le revers fait allusion au centenaire des Jeux
modernes initiés en 1896 et montre le logo officiel : une torche olympique et des étoiles, soutenue par des branches de laurier
mêlées à des carreaux.
 médaille remise aux autres participants des Jeux d'Atlanta en 1996.
Quelques pictogrammes utilisés lors des Jeux d'Atlanta en 1996. Créés par le designer Malcolm Grear, dont l'inspiration provient
 des ornements peints sur les vases grecs de l'Antiquité, notamment par les couleurs, avec une restitution plus réaliste, et une bonne
 précision anatomique des personnages. C'est de fait un hommage rendu aux artistes potiers et aux premiers Jeux olympiques
 de la Grèce antique dont les exploits étaient relatés sur ces peintures que nous pouvons admirer dans les grands musées du monde.
Ces icônes rompent ainsi complètement avec les personnages stylisés persistant depuis les jeux de Munich.Vous trouverez tout en bas
 un lien vers un document du C.I.O répertoriant tous ces petits personnages et signes stylisés sympathiques depuis l'origine.



2000  -  Sydney  -  Australie
Jeux de la XXVIIe olympiade

armoiries de la ville de Sydney
Ce design avec le serpent arc-en-ciel de la culture
aborigène et un cordage de la marine encadrant l'écu,
 a été adopté en 1996 en remplacement des anciennes
armoiries remontant à 1908 dont le caractère était
jugé trop lié à la période coloniale britannique.
le personnage central, un athlète, est formé de boomerangs et
d'une torche olympique et il est surmonté d'une ligne en zigzags
rappelant la forme du toit de l'opéra de Sydney. Logo inventé par
 l’architecte et designer australien Michael Bryce.


médaille attribuée aux vainqueurs des Jeux Olympiques Jeux de Sydney en 2000 :  avec la traditionnelle figure de la victoire,
 Niké, sur l'avers (c'est toutefois la dernière fois que cette figure apparaitra sur les médailles olympiques, après 72 ans de
longévité ! ). Et sur le revers: les anneaux olympiques brochant sur les formes de l'opéra de Sydney et une torche olympique.
 médaille remise aux autres participants des Jeux de Sydney en 2000.
Quelques pictogrammes utilisés lors des Jeux de Sydney en 2000. Il sont crédités à l'entreprise Saunders Design et les personnages reprennent le principe de la forme en boomerang déjà observée dans le logo officiel




2004  -  Athènes (III)  -  Grèce
Jeux de la XXVIIIe olympiade

(III) signifie que pour la troisième fois, la manifestation est organisée dans la ville d'Athènes, après les éditions de 1896 et 1906, mais seulement deux sont comptabilisés pour le C.I.O.

emblème de la ville d'Athènes
la tête de la déesse Athéna au centre est entourée d'une
 couronne de lauriers et d'un disque blanc brochant sur
 une croix grecque d'or sur un champ bleu
le tout entouré d'une seconde couronne de lauriers d'or
la couronne de laurier qui ceint la tête des
vainqueurs des épreuves olympiques est ici
réduite à son symbole sur un fond bleu
ΑΘΗΝΑ (Athína ) est naturellement le nom d'Athènes écrit avec les caractères de l’alphabet grec
médaille attribuée aux vainqueurs des Jeux Olympiques d'Athènes en 2004,créée par la designer grecque Elena Votsi : une nouvelle figure apparait sur l'avers (à gauche) , avec toujours notre déesse grecque de la victoire, Niké mais cette fois pourvue d'ailes bien visibles et comme suspendue au-dessus du "Stade panathénaïque" (le stade de tous les Athéniens), un stade antique d’Athènes, rénové pour les Iers Jeux olympiques de l’ère moderne, en 1896 et à nouveau restauré pour les Jeux de 2004 pour accueillir le marathon. On peut apercevoir également au fond à gauche l'Acropole. Sur le revers ( à droite), on a la flamme olympique dans une vasque, le logo officiel et une inscription en grec ancien qui est extraite d'une ode du poète grec Pindare en l'honneur d'un jeune lutteur vainqueur des Jeux olympiques antiques et nommé Alcimédon d'Égine.
 médaille remise aux autres participants des Jeux d'Athènes en 2004.
Quelques pictogrammes utilisés lors des Jeux d'Athènes en 2004. Comme à Atlanta en 1996, ces pictogrammes rappellent la Grèce antique. Ils ont été créés par l'agence ATHOC. Grâce à leurs formes simples et épurées et des schémas simples, ils font référence aux figurines de l'art des Cyclades. La silhouette de l'athlète et les beaux traits qui définissent les détails rappellent les vases à figures noires sur fond jaune de la Grèce antique. Enfin, les fragments de ces vases antiques découverts par les archéologues ont servi d'inspiration pour la forme irrégulière des cadres des pictogrammes..



2008  -  Pékin   -  République populaire de Chine
Jeux de la XXIXe olympiade

emblème officiel de la ville de Pékin / Beijing
ce sceau de forme carrée typiquement asiatique est
 celui que l'on trouve sur la page d'accueil du site
 internet officiel de la capitale chinoise
Le logo officiel, surnommé "Pékin dansant" est constitué
 d'un sceau chinois rouge sur lequel figure le caractère Jing (京), signifiant "la capitale" et partie du nom chinois de Pékin: "Bei-jing".
 Il représente également un athlète courant stylisé.
Voici quelques-unes des nombreuses affiches publiées à l'occasion des Jeux de Pékin mêlant architecture, traditions et sports.
médaille attribuée aux vainqueurs des Jeux Olympiques Jeux de Pékin en 2008 : sur l'avers (à gauche) nous retrouvons la nouvelle figure qui va devenir désormais récurrente, celle de la victoire : Niké et le Stade panathénaïque d'Athènes, et sur le revers (à droite) , le logo au centre d'un petit cercle de métal (or, argent ou bronze) inséré dans une pierre de jade elle aussi circulaire.
 médaille remise aux autres participants des Jeux de Pékin en 2008 : sur l'avers (à gauche)  le célèbre stade olympique en forme de nid d'oiseau et sur le revers (à droite ) les cinq mascottes des Jeux , les "Fuwa" correspondant chacun à un des cinq anneaux olympiques , une vague et des inscriptions en chinois et en anglais.
Quelques pictogrammes utilisés lors des Jeux de Pékin en 2008. Ils ont été élaborés en équipe par plusieurs institutions chinoises : Académie centrale des Beaux-Arts de Chine, Académie des Arts et du Design, Université de Tsinghua.
Ils s'inspirent eux aussi des anciens sceaux chinois par leur forme carrée et une calligraphie spécifique qui rappelle
celle des inscriptions de la Chine antique découvertes sur les artefacts en bronze ou en os.



2012  -  Londres (III)  -  Royaume-Uni
Jeux de la XXXe olympiade

(III) signifie que pour la troisième fois dans l'Histoire, les jeux ont été attribués à la ville de Londres, après ceux de 1908 et de 1948.
armoiries de la ville de Londres
Ce logo, ci-dessus en version "neutre", a été dessiné par l'entreprise de consultants en marques Wolff Olins. Il est la représentation stylisée du nombre 2012 avec les anneaux olympiques inscrits dans le chiffre zéro, combinée avec la symbolique des différents pays des îles Britanniques (Irlande du Nord, Irlande du Sud, Écosse, Pays de Galles, Angleterre). Il est décliné en 4 couleurs (ci-dessous)
Quelques-unes des diverses affiches publiées à l'occasion des Jeux de Londres, œuvres d'artistes aux styles très divers
médaille attribuée aux vainqueurs des Jeux Olympiques Jeux de Londres en 2012 : sur l'avers (à gauche) nous retrouvons la figure de la victoire : Niké et le Stade panathénaïque d'Athènes, et sur le revers (à droite), le logo officiel sur une ligne ondulante représentant la Tamise et un maillage de lignes symbolisant "l'énergie des athlètes réunie pour agir ensemble".
 médaille remise aux autres participants des Jeux de Londres en 2012
Quelques pictogrammes utilisés lors des Jeux de Londres en 2012. De facture très classique, ils sont dus à la société SomeOne Design Agency.




2016  -  Rio de Janeiro  -  Brésil
Jeux de la XXXIe olympiade

armoiries de la ville de Rio de Janeiro
plusieurs affiches ont été réalisées pour les Jeux de Rio, par divers artistes


médaille attribuée aux vainqueurs des Jeux Olympiques Jeux de Rio en 2016 : sur l'avers (à gauche) nous retrouvons
 la figure de la victoire : Niké et le Stade panathénaïque d'Athènes, et sur le revers (à droite), le logo officiel.
Quelques pictogrammes en cours d'utilisation aux Jeux de Rio en 2016. Le Comité d'organisation des Jeux Olympiques de Rio a réuni une équipe de graphistes qui ont élaboré une typographie originale, avec une police de caractères toute en courbes utilisée pour les Jeux que l'on retrouve dans le logo officiel et ces jolis pictogrammes, avec des figures aux formes rondes et fluides contenus dans une forme de galet triangulaire, comme ceux qu'on trouve sur les plages ou dans les rivières.



Remarque : J'ai volontairement "oublié" les diverses mascottes officielles, ces personnages, animaux ridicules qui nous sont imposés à chaque grande manifestation sportive internationale, tels que "Vinicius et Tom" pour les Jeux de Rio, mais vous pouvez les retrouver → ICI, si vous êtes passionnés par ces choses affligeantes, ou bien si vous avez moins de huit ans d'âge !



• C'est fini pour les Jeux olympiques d'Été, rendez-vous à Tokyo en 2020 ! si toutefois ce blog résiste au temps ....

• pour revoir tous les pictogrammes, de tous les Jeux cumulés, successivement de Tokyo 1964 à Rio 2016  :
stillmed.olympic .org


Crédits
images, textes :
-  fr.wikipedia.org/wiki/
-  en.wikipedia.org/wiki/
-  olympic-museum.de/
-  www.olympic.org/fr/
-  www.telegraph.co.uk/sport/olympics/
-  www.olympicartifacts.com



              Heraldão Dick


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