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jeudi 10 novembre 2016

Recueil d'armoiries des cantons et villes de Suisse peintes au XVIe siècle

blason des "Valaisans" (futur canton du Valais)
 à la fin du XVIe siècle - manuscrit Fr 17256

 N ous voici encore partis pour remonter dans le temps  avec l'un des plus anciens manuscrits répertoriant les premiers blasons municipaux, que j'ai eu le plaisir de vous faire découvrir dans la première moitié de cette année 2016 (Voir la description initiale de cet armorial de la fin du  XVIe / début du XVIIe siècle [BNF / Français 17256] dans le premier volet: → ICI ) .
   Placés à la fin d'un recueil classique consacré à des armoiries de personnes illustres, maîtres de l'Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, famille royale de France et grandes familles aristocratiques européennes, nous avons déjà parcouru et détaillé l'ensemble des 145 blasons connus de villes importantes et quelques établissements monastiques du royaume de France.
   Cependant, intercalé entre les quelques familles d'Italie et d'autres d'Espagne, est positionné un petit chapitre consacré à la Suisse qui intéressera bien évidemment nos amis suisses, mais aussi tous les amateurs d'armoiries municipales, ecclésiastiques et territoriales. Car en effet, ils ne recense non pas les armes de familles princières ou nobles, mais celles des premiers cantons suisses fédérés, réunis dans la Confédération des XIII cantons qui demeurera sous cette forme jusqu'en 1798 et les bouleversements déclenchés par l'expansion de la Révolution française, suivie de l'Empire français. A ces premiers cantons fondateurs, s'ajoutent quelques communautés libres de patriotes alliées aussi nommées ligues, qui deviendront plus tard elles-mêmes des cantons pour former la future Confédération helvétique. On trouve également une des plus grande abbaye bénédictine d'Europe et quelques villes éparses.

  • La première page (folio 67 r.) de cette petite section du manuscrit débute par le titre explicite du chapitre en vieux français : "Cy sont Les Armoiries des Treze Cantons des Suysses Et L Année quils se sont Cantonnes".  Ils sont "cantonnés" signifiant dans le sens du texte : "fédérés" en français actuel.

folio 67 r. (recto) :  1 Zurich 1351  /  2 Berne 1353  /  3 Lucerne 1352  /  4 Ury 1315


  Canton de Zürich
Canton de Berne


Canton de Lucerne
Canton d'Uri

• Première constatation d'ordre visuelle : les armoiries de Zürich et de Lucerne du manuscrit sont inversées, comme vues dans un miroir.

• L'auteur n'a pas jugé bon de classer les cantons par ordre chronologique, ce qui aurait paru plus logique, puisque il donne les années de formation ou d'entrée dans la confédération.

• La date d'admission dans la confédération du canton de Lucerne est 1332 et non pas 1352 comme l'indique le manuscrit.





folio 67 v. (verso) :  5 Schwhitz  1315  /  6   Undrevalden 1315  /   7   Zug  1352  /  8  Glaris  1351  /
 9 Basle 1501  /   10  Fribourg 1481



Canton de Schwyz
Canton de Zug
Canton d'Unterwald
(blason primitif)


Canton de Glaris
Canton de Fribourg
Canton de Bâle (ville)


  • La date de 1291, à la fin du XIXe siècle est admise comme date de naissance de la Suisse, car c'est celle du Pacte fédéral, le plus vieux document écrit connu parlant du renouvellement d'une précédente alliance entre des cantons suisses : Uri, Schwyz (qui donnera son nom au pays et l'idée de son drapeau), et Unterwald, formant la Confédération des III Cantons. Ces cantons confirmeront en 1315 leur alliance par le pacte de Brunnen, conclu après la bataille de Morgarten, qu'ils remportent contre l'armée du Saint-Empire romain germanique. Jusqu'en 1891, le pacte de Brunnen (1315) était généralement considéré comme l’acte fondateur de la Suisse. C'est le cas sur notre manuscrit de référence qui mentionne cette date de 1315 pour les trois cantons fondateurs.

 • Les observateurs seront sans doute surpris par l'aspect du blason primitif et peu connu du canton d'Unterwald , divisé lui-même en deux parties, ou "demi-cantons" : Nidwald et Obwald, qui sont désormais deux cantons à part entière.
évolution du blason du canton d'Unterwald : en 1, aux XVIIe et XVIIIe siècles, en 2  :  1816,  il réunit les deux demis-cantons
 de Nidwald et d'Obwald , en 3 : le canton actuel de Nidwald, en 4 : le canton actuel d'Obwald. 





folio 68 r.  :  11  Soleure 1481  /  12  Chafouze 1501   /  13   Apenzell  1313  /  
les Alliés desdits Suysses : 1  l'Abbaye de St-Gal  /  2  La  Ville de St-Gal


Canton de Soleure
Canton d'Appenzell
Canton de Schaffhouse



Abbaye de Saint-Gall
Ville de Saint-Gall


• Encore une fois les émaux du canton de Soleure sont inversés sur le manuscrit. 

• La date d'admission dans la confédération du canton d’Appenzell est erronée sur le manuscrit, il faut lire 1513 et non pas 1313. L’Appenzell sera scindé en deux cantons en 1597 pour des motifs religieux : Appenzell Rhodes-Intérieures (majorité catholique) et Appenzell Rhodes-Extérieures (majorité protestante).

• Le futur canton de Saint-Gall sera créé par l'acte de médiation du 19 février 1803.




folio 68 v.  :  3  Les Ligues Grises   /   4  Les Walaisans   /   5   Rotville   /   6   Mulhouse   /
 7    Bienne  /   8    Neufchastel


 Ligue des Dix-Juridictions
 (Grisons)
Ligue de la Maison-Dieu 
(Grisons)
canton du Valais

ville de Mulhouse
ville de Bienne
ville de Neuchâtel


 la Ligue Grise (Grisons)

Canton des Grisons
• Il semble que les armes la communauté de la Ligue Grise (en allemand : Grauer Bund) sont différentes (ci-contre à droite). Le motif au sauvage correspondrait davantage aux armoiries primitives de la Ligue des Dix-Juridictions (en allemand : Zehngerichtenbund). Avec la Ligue de la Maison-Dieu (en allemand : Gotteshausbund), ces trois entités, alliées de la Confédération helvétique s’uniront en 1803 pour former le canton des Grisons (en allemand : Graubünden)

• Le Valais, s'appelait avant 1798, la  République des Sept-Dizains avant de devenir plus tard un canton à part entière, ce sera en 1815.
Un "dizain" était une division territoriale du pays valaisan, un district, qui étaient à l'origine au nombre de dix, d'où ce nom local de "dizain". Ils sont représentés par autant d'étoiles sur le blason du pays. Mais en réalité, à l'époque du manuscrit, ils n'étaient que sept, et ce jusqu'en 1798. De nos jours le blason dénombre 13 étoiles pour symboliser les 13
districts, dizains modernes composant le canton, entré dans  la confédération suisse en 1815.  
  
• Le troisième blason du manuscrit est surmonté du nom de Rotville, qui pourrait correspondre à la petite ville de Ruswil, dans le canton de Lucerne. Mais le motif du bouquetin semble plutôt se rapporter au blason de la Ligue de la Maison-Dieu, mais avec un champ d'azur au lieu d'argent.

 • La présence du blason de la ville de Mulhouse (avec les émaux inversés) n'est pas une anomalie, bien au contraire :  puisque jusqu'à la Révolution française, la ville bénéficiait d'une large autonomie politique, comme ville-état érigée en "République de Mulhouse", alliée de la Confédération suisse, au point qu'elle aurait pu en devenir un de ses cantons, si elle n'avait pas été annexée à la France en 1798 et rattachée à la province d'Alsace. J'aurai l'occasion d'y revenir dans un futur sujet avec de belles illustrations héraldiques.

• Enfin, encore une erreur de l'auteur à signaler : l'inversion des blasons des villes de Neuchâtel et de Bienne.



  Il est possible que mes amis suisses me fournissent des éclaircissements ou me proposent des correctifs à mes commentaires issus de croisements de quelques sources documentaires. Ce sera avec grand plaisir que j'en prendrai acte pour que ce sujet soit le plus conforme possible à la réalité historique. Surtout ne pas hésiter à déposer un commentaire argumenté en bas de page. 



 Crédits :
- Le manuscrit complet "Français 17256" est  consultable en ligne sur le site : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8528582x/
- Les blasons "modernes" proviennent de https://commons.wikimedia.org/wiki/
sauf celui de Mulhouse qui provient  du site :  armorialdefrance.fr





          Herald Dick


mardi 26 juillet 2016

Recueil d'armoiries de villes de France peintes au XVIe siècle - chapitre #05 (final) - Parlements du sud du royaume de France

blason attribué à la ville de Marseille
 les couleurs sont inversées : très surprenant ! 
 fin du XVIe siècle - manuscrit Fr 17256
 N ous voici de retour pour remonter dans le temps des premiers blasons municipaux avec l'un des plus anciens manuscrits répertoriant des armoiries peintes en couleurs de villes de France. Il est en effet bien antérieur d'au moins trois quarts de siècle à celui réalisé par Pierre de La Planche dont je publie régulièrement des extraits depuis plusieurs années . Il est bien sûr aussi et encore plus ancien que l'illustre Armorial Général de France de Charles d'Hozier qui fait souvent référence pour l'ancien régime, avant la Révolution française et la suppression des armoiries en 1790. La date exacte est difficile à évaluer avec précision, mais nous sommes à coup sûr dans les dernières années du XVIe siècle, plutôt au début du XVIIe grâce à certains indices que nous avons notés dans les précédents volets.

 Voir la description initiale de notre armorial du XVIe siècle (BNF / Français 17256) dans le premier volet: → ICI, ainsi que le chapitre précédent :  #04

 Comme je le fais pour l’Armorial de La Planche, je propose à titre indicatif et comparatif, placées en dessous de chaque page, les armoiries actuelles de chaque ville mentionnée. Cela permet ainsi au lecteur de se rendre compte de l'évolution ou de la constance du blason dans le temps en un peu plus de quatre siècles.

 Nous terminons la découverte de cette partie de ce précieux manuscrit avec les dernières régions qui étaient à l'époque administrées par des Parlements. Je le rappelle encore : ces divisions administratives de l'Ancien Régime, les parlements, représentaient l'autorité législative et judiciaire au nom du roi à travers tout le royaume. Il y en avait dix à cette époque, et elles étaient de tailles inégales (voir → ICI).Voici donc successivement les villes importantes de la Bourgogne (trois dernières villes), la Provence, le Dauphiné, la Guyenne, le Languedoc.

folio 114 v. (verso) :  [Parlement de Bourgogne] - Gex - Belley  - Bar-sur-Seine  - 
Provence - Parlement de Provence - Aix - Marseille

Gex
Bar-sur-Seine
Belley

Provence moderne
Marseille
Aix-en-Provence

• On retrouve, avec les blasons de Gex et de Belley, les mêmes caractéristiques que dans le manuscrit, postérieur de plusieurs décennies, de La Planche (voir les liens ci-dessous) : à savoir le geai, l'oiseau comme armes parlantes de Gex et un loup (une louve, plus exactement) "passant(e)" qui est devenu(e) plus tard "ravissant(e)", c'est-à-dire debout sur ses postérieurs, pour représenter la ville de Belley.

• A noter que le blason d'Aix ne montre que deux quartiers dans le chef (parti) au lieu des trois (tiercé en pal) qui proviennent des armes d'Anjou, comme celles du bon roi René d'Anjou en tant que comte de Provence (de 1434 à 1480). Et il semble qu'au XVe siècle le blason d'Aix avait bien cette configuration (voir → ICI).

• Mais pour le blason de Marseille, il semble que ce ne peut être qu'une erreur de l'artiste. Depuis au moins le XIVe siècle on sait à coup sûr, que l'emblème de Marseille est une croix d'azur sur un champ d'argent, jamais le contraire, peuchère !! (voir → ICI).


• Voir l'évolution des blasons au siècle suivant, avec La Planche (après 1669) ou d'Hozier (après 1696):
                       Gex, Belley → ICI                                     Bar-sur-Seine → ICI



folio 115 r. (recto) :  [Parlement de Provence ]  Arles  - Parlement de Dauphiné / Grenoble  - Vienne  - 
Embrun - Bresse -  Parlement de Guyenne / Bordeaux.

Arles
Vienne
Grenoble


Embrun
Bordeaux
le pays de Bresse

• Le manuscrit nous montre pour les villes d'Arles et de Grenoble des armes qui n'ont pas encore obtenu leurs couleurs définitives : champ d'azur pour la première, d'or pour la seconde.

• Pour Embrun, c'est encore un cas de changement de couleur d'émail au cours du temps, très fréquent dans l'histoire de l'héraldique municipale française. Le blason d'Embrun est effectivement passé d'un champ de gueules avec une croix d'argent et parfois même : "de gueules à une croix d'or" (armorial de La Planche) à un champ d'azur avec une croix d'argent !

• C'est la première fois que je vois ce blason "de sable à croix tréflée d'argent" pour identifier le pays de Bresse. On connait d'autres blasons plus répandus (voir →  ICI ou  ICI).
  Revenons à cette croix tréflée, qui est l’attribut de l'Ordre de Saint Maurice, et par extension de Saint Maurice d'Agaune, le martyr chrétien lui-même, saint patron des ducs de Savoie. Elle est très fréquente dans l'héraldique de la Bresse, depuis que cette province a été acquise par la Savoie au XIIIe siècle.  On la trouve notamment dans les armoiries des villes de Bourg-en-Bresse, de Montluel, de Saint-Trivier-de-Courtes, etc...


• Voir l'évolution des blasons au siècle suivant, avec La Planche (après 1669) ou d'Hozier (après 1696):
                                                             Bordeaux → ICI




folio 115 v.  :  [Parlement de Guyenne]  Castres -  Cahors  -  Agen  -  Condom  -   Bazas   - 
  Ville et Bourg de Rodez 
Castres
Agen
Cahors

Condom
Rodez
Bazas


• Je vous laisse découvrir les évolutions de chacun des blasons au célèbre petit jeu des "sept différences" qui doivent être ici un peu plus nombreuses. Même le blason de Cahors qui semble inchangé a été amélioré. Et heureusement sinon le pont se serait écroulé ! (voir mon commentaire dans le lien ci-dessous).

• Le blason de Castres provenant du manuscrit (incorrect, car les émaux sont inversés) montre par contre en cimier : un objet étrange surmonté de la devise (ou cri) : "DEBOUT". Cet objet est une chausse-trappe !
   Borel, écrivain castrais, rapporte que vers la fin du XVIe siècle, « on a ajouté aux armes de Castres une chausse-trape, en mémoire de quelques victoires obtenues par le moyen de ces instruments de guerre. On a mis la devise "DEBOUT" parce que cet instrument ne peut jamais tomber sans avoir une pointe en haut, et pour indiquer que les hommes devaient toujours être DEBOUT pour le service de Dieu et de leur Roy ». source : site  www. tourisme-castres.fr/


• Voir l'évolution des blasons au siècle suivant, avec La Planche (après 1669) ou d'Hozier (après 1696):
Castres →  ICI          Cahors → ICI           Agen → ICI          Condom → ICI         Bazas → ICI             Rodez → ICI




folio 116 r.  :   Parlement de Languedoc / Toulouse  - Montpellier - Carcassonne 
Villefranche-de-Rouergue - [Parlement de Guyenne ] Bergerac - Nérac


Toulouse
Carcassonne
Montpellier

Villefranche-de-Rouergue
Nérac
Bergerac

• Vous aurez remarqué l'étrange blason attribué à la ville de Montpellier. Il s'agit à priori d'une pomme avec sa tige et deux feuilles au naturel. Est-ce extrapolation du blason des anciens seigneurs de Montpellier, les Guilhem (Xe / XIIIe siècles) : "D'argent au tourteau de gueules" ? Des armes qui sont encore présentes en écusson dans la pointe du blason actuel de la ville.

• La ville de Carcassonne a l'avantage d'être représentée trois fois dans cet armorial sur ce folio et le dernier, avec trois blasons différents. Historiquement il y avait deux villes jumelles : la ville Haute, enfermée dans les remparts de la cité et siège des vicomtes de Carcassonne : les Trencavel, et la ville Basse, une bastide bâtie à partir du XIIe siècle au bord de l'Aude.  Le blason attribué à la ville Haute est symbolisé par un château ou une porte de château, et celui de la ville Basse par un agneau pascal. Les deux symboles héraldiques sont brochant sur un champ d'azur semé de fleurs de lis d'or, pour marquer le rattachement de la vicomté au royaume de France, suite à la Croisade des Albigeois et la prise de Carcassonne en 1209 par Simon de Montfort.

• Voir l'évolution des blasons au siècle suivant, avec La Planche (après 1669) ou d'Hozier (après 1696):
Toulouse → ICI               Montpellier → ICI          Carcassonne → ICI       Villefranche-de-Rouergue → ICI                      Bergerac  → ICI                               Nérac → ICI


folio 116 v.  :   [Parlement de Languedoc]  Foix  - Lectoure - Comminges  - Nîmes (est du Languedoc) -  
Pertuis-en-Provence - Avignon (ces deux sont de Provence)


Foix
le pays de Comminges
Lectoure

Nîmes
Avignon
Pertuis


• Quelques curiosités sur ce folio :
- les armes de Foix qui sont celles de l'ancien Comté de Foix, du fait de la présence de la couronne comtale, sont soutenues par deux tridents très insolites.
- La graphie étrange : L'Estourre pour Lectoure ! 
- Les armoiries de Lectoure avec deux taureaux ( je pense que ce sont des taureaux, pas des vaches) au lieu des béliers ou moutons, pourtant présents sur les sceaux de la ville depuis au moins l'année 1303 !

• A noter encore la particularité pour le blason de Pertuis, rarissime et remise en valeur sur le blason contemporain, mais toutefois connue depuis longtemps (sauf sur le présent manuscrit) : la fleur de lys d'azur semble "traverser" la  fasce de gueules (voir → ICI). C'est une forme d'armes parlantes : le mot pertuis signifie en effet en vieux français : trou, ouverture ! On le retrouve dans le nom de la plante : le millepertuis (dont les feuilles semblent percées d'une multitude de petits trous) ou la pertuisane, une longue lance du Moyen-âge, très acérée, pour faire des trous dans le corps des ennemis !  Le mot "pertuis" existe encore dans le domaine de la géographie et de la navigation pour désigner un bras de mer passant entre deux terres ou entre deux digues.

• Voir l'évolution des blasons au siècle suivant, avec La Planche (après 1669) ou d'Hozier (après 1696):
Foix → ICI                   Lectoure → ICI                    Comminges → ICI               Nîmes → ICI



folio 117 r.  :  [Parlement de Languedoc]  Carcassonne Haute  -  Carcassonne Basse  
 Béziers  - Narbonne  -  Couserans.

Carcassonne / Ville Haute
Carcassonne / Ville Basse













Béziers
le pays de Couserans
Narbonne

• Voir le commentaire sur les blasons de Carcassonne sur le folio 116 r. plus haut.

 
• Voir l'évolution des blasons au siècle suivant, avec La Planche (après 1669) ou d'Hozier (après 1696):

Carcassonne → ICI             Béziers → ICI           Narbonne → ICI         Pays de Couserans → ICI




 C'est donc avec la cloche du Couserans que sonne la fin de cette remontée dans le temps, 4 siècles en arrière, pour l'exploration de héraldique municipale française. Mais d'autres sections du manuscrit présentent également un grand intérêt et j'y reviendrai certainement pour de nouveaux sujets.
 
A bientôt.... avec une autre section du manuscrit consacrée aux cantons suisses :  → ICI


 Crédits :
- Le manuscrit complet "Français 17256" est  consultable en ligne sur le site : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8528582x/
- Les blasons "modernes" proviennent du site incontournable :  armorialdefrance.fr
 sauf ceux de Belley, Bar-sur-Seine, Provence.
Je remercie chaleureusement son webmaster à cette occasion.




          Herald Dick