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mardi 26 janvier 2016

Spécial fête nationale de l'Australie - Panneaux routiers - Australia day - Road signs

attention, traversée d' échidnés !!!
La signalétique routière permet à l'observateur d'intégrer en une fraction de seconde un ou plusieurs niveaux d'avertissements ou d'information. Elle utilise un fonctionnement intellectuel apparenté aux principes du blason mais sans le langage héraldique complexe. Elle nécessite néanmoins de connaître trois valeurs pour associer un sens aux formes, aux couleurs et aux figures qui composent le signal, le panneau, comme le fait un écu d'armes. Ces blasons de la vie quotidienne, qui nous informent ou qui nous protègent, nous les voyons tous les jours, et sans réfléchir, la plupart du temps, nous connaissons leur signification car l'image est convertie automatiquement par notre cerveau exercé en un message clair. De la même façon qu'un écu blanc avec une croix bleue : c'est la ville de Marseille, un panneau triangulaire jaune bordé de rouge avec une croix en sautoir noire : c'est l'annonce d'une intersection !
   Parfois juste un nombre, avec une unité de mesure : poids, distance, vitesse, ou quelques mots courts pour apporter une indication supplémentaire remplacent tout un texte qui nécessiterait plusieurs phrases d'instructions à lire. A ce compte là, l’automobiliste, le cycliste, le piéton, pour prendre le temps de lire et comprendre ce texte, serait déjà confronté ou victime du danger que le message était sensé lui faire éviter !

Les trois niveaux de lecture d'un panneau routier sont détaillés avec le Code la route par  : 

 • une forme définie qui a une signification conventionnelle nationale ou internationale : cercle, hexagone (interdiction, obligation, prescription), triangle, losange (danger, priorités), carré, rectangle (indications, réglementations, informations), etc...
• des couleurs dont certaines aussi standardisées pour l'international, et d'autres plus spécifiques à chaque pays. Le rouge vaut pour l'interdiction, le jaune pour le danger, le bleu pour la prescription, le blanc pour l'information, etc...
• des figures et des inscriptions très simples, silhouettes faciles et rapides à comprendre pour tout observateur, même étranger... enfin presque, car il y a dans certains endroits du monde des cas très insolites qui font la joie des photographes et des collectionneurs. En voici quelques beaux spécimens.


  Les plus remarquables et les plus convoités en Australie sont bien évidemment ceux qui mettent en garde contre la présence de la faune locale.  Mais ici, dans ce sujet, ce ne sont que de vrais panneaux officiels, pas des copies et contrefaçons, avec d'autres animaux plus singuliers, comme en trouve dans les boutiques pour abuser les touristes :
kangourous
chameaux sauvages
émeus
diables de Tasmanie

koalas
wombats
chevaux sauvages

lézards à collerette (Territoire du Nord)
casoars à casque (Queensland)
un classique : bétail, bovins ou ovins
assez répandu dans le monde entier :
 la famille de canards
attention au bilby :  introuvable ailleurs qu'en Australie !
tortues : prendre le temps !

un petit assemblage hétéroclite : kangourous , taureaux, "bobtails" et serpents
 ( Australie occidentale)
une curiosité : le crabe des cocotiers de Christmas Island ( territoire australien dans l'Océan Indien)


Bien évidemment ce n'est qu'un tout petit échantillon de ce que nous réserve l'immense territoire de l'Australie. Je ferai peut-être de ce thème péri-héraldique un sujet récurrent, si vous appréciez ...

Happy national day, Australia !


                  Herald sign

lundi 27 juillet 2015

Top 10 des plus grandes villes d'Australie avec leurs blasons

Voici un nouveau volet à cette série consacrée à la découverte de l’héraldique civique, à travers divers pays du Monde. Le principe du "Top xx" très répandu dans les médias et sur Internet, pour recenser ce qui est le plus remarquable dans un domaine particulier est ici adapté à cette thématique. Il nous permettra de découvrir ou réviser la géographie d'un pays choisi de manière aléatoire et dans le même temps de s'intéresser à sa diversité en matière de blasons et emblèmes municipaux.

 Nous allons découvrir un nouveau pays situé pour la première fois dans l'hémisphère sud, et dans ce qu'on appelle l'Océanie, il s'agit de :  l' Australie.




Voici donc la sélection des 10 plus grandes villes en terme de population. 
(chiffres démographie : 2014).




1 - SIDNEY

capitale de l'État de Nouvelle-Galles du Sud (New South Wales) - 4 840 600 habitants


emblème héraldique (logo) adopté en 1996





2 - MELBOURNE

capitale de l'État de Victoria - 4 442 900  habitants


armoiries adoptées le 30 juin 1940, dessin actuel : 1970



3 - BRISBANE

capitale de l'État de Queensland - 2 274 600  habitants

armoiries adoptées en 1925



4 - PERTH

capitale de l'État d' Australie Occidentale (Western Australia) - 2 021 200  habitants



armoiries adoptées le 2 décembre 1926, dessin actuel : 1999



5 - ADELAIDE

capitale de l'État d' Australie-Méridionale (South Australia) - 1 304 630 habitants


armoiries adoptées le 20 avril 1929



6 - GOLD COAST

ville de l'État de Queensland -  546 000  habitants

emblème (logo) adopté en 1995



7 - CANBERRA

capitale du Commonwealth d'Australie et du Territoire de la Capitale (Australian Capital Territory)
 - 381 500  habitants.

armoiries adoptées le 7 novembre 1928



8 - NEWCASTLE

ville de l'État de Nouvelle-Galles du Sud (New South Wales) - 315 000 habitants

armoiries adoptées le 20 mars 1961



9 - WOLLONGONG

ville de l'État de Nouvelle-Galles du Sud (New South Wales) - 289 240 habitants








10 - HOBART

principale ville de l'Île de Tasmanie et capitale de l'État de Tasmanie (Tasmania) - 219 200 habitants.

armoiries adoptées le 1er mai 1953





• On reconnait dans ces armoiries la signature ou du moins le style du célèbre College of Arms siégeant à Londres. Ce système de conception artistique héraldique typiquement britannique, met à l'honneur les ornements extérieurs, avec une profusion de détails : objets, végétaux et animaux.  Il est très (trop) similaire à celui de l'héraldique nobiliaire et familiale britannique, jusque dans la conservation du casque timbrant l'écu (voir villes n° 2 , 3 , 8 et 10), qui est normalement réservé aux armes de la chevalerie et des familles princières, comme on les trouve déjà dans les armoriaux médiévaux. Cette particularité du casque agace beaucoup d’héraldistes (non britanniques) spécialisés dans l'héraldique municipale qui préconisent l'usage unique de la couronne municipale (murale), symbole traditionnel de l'autorité de la cité ou de la commune, comme nous en voyons ici pour les villes n° 4 et 5. Dans notre sujet, la couronne municipale est quand même parfois visible, surmontant le heaume (villes n° 2, 3 et 8) ce qui rajoute encore à la confusion des genres. 

Le Conseil municipal de la ville de Sydney (n°1) a choisi en 1996 de remplacer les anciennes armoiries datant de 1908 (à droite) par un emblème plus contemporain, en gardant toutefois une apparence d'objet héraldique. L'ancre et la couronne murale prise dans la tige, placées autrefois dans le cimier, ont intégré le blason en remplaçant le navire à voiles voguant sur la mer. Les tenants de l'écu, le chasseur aborigène et le marin d'origine européenne, au style trop colonialiste, ont laissé la place à un serpent "arc-en-ciel" ondulant, dessiné dans le style artistique aborigène, entrelacé avec un morceau de cordage évoquant la mer et la marine. Les symboles de la mixité culturelle entre les peuples natifs et ceux d'origines diverses venus vivre en Australie sont maintenus, mais de façon plus suggérée. 

• La faune et la flore endémiques de l'île sont bien évidemment mises à l'honneur avec notamment : trois kangourous, quatre cygnes noirs, un émeu et le fameux serpent arc-en-ciel mythologique. Mais la plupart des autres meubles sont par contre très caractéristiques de l'époque de l'ex-Empire britannique : croix de St-André de gueules , lions, léopards, griffons, toisons d'or, couronnes de St-Édouard, herse "portcullis", sceptre, lymphad, château, rose, etc...

  Beaucoup de villes australiennes, dont certaines avec une croissance phénoménale ces dernières décennies, n'ont pas eu l'opportunité de se doter d'armoiries type "College of Arms" et arborent soit un logo basique (ville n° 9), soit un emblème "Canada Dry" * : il a la forme et l'apparence d'un blason mais ce n'est pas un blason, car c'est en fait aussi un logo (ville n°6).

(*) rapport au slogan publicitaire de la marque dans les années '80 : "Ça ressemble à l’alcool, c’est doré comme l’alcool… mais ce n’est pas de l’alcool".



Si vous désirez en savoir plus sur le pays : l' Australie et ses emblèmes, c'est → ICI


A bientôt , pour un nouveau pays ... ICI
 Et pour revoir le pays précédent ... → ICI



          Herald Dick

dimanche 8 février 2015

Histoire parallèle : fin janvier- début février 1915-2015 - nouveau front en Égypte, sur le canal de Suez

 Nous reprenons le fil du voyage parallèle dans le temps pour poser un jalon dans un nouveau pays qui arrive dans le conflit : l'Égypte. Ancienne province de l'Empire ottoman depuis des siècles, mais administrée par les Anglais depuis 1882 par un accord entre les deux empires qui sont devenus ennemis, elle bascule dans la tourmente mondiale. Et le contrôle du Canal de Suez , objectif stratégique d'importance considérable est l'enjeu de ce nouveau front,  dont l'Égypte et la Palestine plus tard vont subir les conséquences.
 Comme d'habitude je m'efforce d'illustrer les dossiers avec un maximum de documents et d'emblèmes d'époque.


drapeau marchand de l'Empire ottoman en 1915
drapeau de l'Empire britannique en 1915

drapeau de l'Australie en 1915
drapeau du Sultanat d'Égypte en 1915



• 19 décembre 1914 :  pour contrer une inévitable invasion turque, le Royaume-Uni impose son protectorat à l'Égypte, qu'il contrôle déjà depuis 1882, alors que la région est théoriquement une province de l'Empire ottoman.  Le khédive Abbas II Hilmi est démis de ses fonctions et remplacé par son oncle le sultan Hussein Kamal, et les britanniques se font représenter par un haut commissaire.

• 26 janvier 1915 :  l'Empire ottoman décide de reprendre militairement le contrôle du sultanat d'Égypte, et envoie une armée de 80 000 hommes commandée par Djemal Pacha contre l'armée britannique en espérant la battre rapidement.


• 3 février 1915 :  L'armée ottomane est défaite par les Britanniques le 3 février 1915 à Toussoum, au bord du canal de Suez, et se met en retrait en Palestine.


 
carte postale lithographie d'époque montrant le port de Suez avec des armoiries

 
article de presse française avec les portraits du nouveau sultan d'Égypte Hussein
 Kemal à gauche, remplaçant de l'ancien khédive pro-turc Abbas Hilmi à droite.
armoiries du Sultanat d'Égypte de 1914 à 1922 , avec deux variantes

combattants égyptiens avec l'ancien drapeau, carte postale allemande d'époque
carte postale lithographie d'époque avec armoiries : Le Caire

carte de localisation du front
carte topographique de la bataille : janvier 1915.
la bataille de Toussoum, le 3 février 1915 , carte postale d'époque.
Troupes australiennes stationnées en Égypte , carte postale d'époque.
drapeau militaire turc pris en 1915 par les britanniques
(collection Imperial War Museum - Londres)





                 Herald Dick