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mardi 11 juillet 2017

Le Tour de France 2017 en blasons - 2ème semaine : du Périgord au Velay en passant par les Pyrénées et le Rouergue

blason (sans filigrane) de la région Nouvelle
 Aquitaine présenté en décembre 2016
(voir ici → 🛡
👕 Nous avons déjà parcouru 1596,5 km, lors de la première semaine de course, depuis le départ de Düsseldorf, en Allemagne puis à travers les routes de Belgique, du Luxembourg, de Lorraine, de Champagne, de Bourgogne et enfin de Franche-Comté, voir → ICI .

Nous continuons le parcours avec, dans cette deuxième semaine une belle variété de profils prometteurs pour le spectacle. Chaque type de coureurs aura sa carte à jouer: rouleurs, grimpeurs, puncheurs, sprinters, spécialistes du chrono, et aussi... les opportunistes !  Et une nouvelle fois je présente encore mes excuses aux passionnés de cyclisme qui ne trouveront aucun résultats ni détails sur leurs favoris sur ce blog, dont le Tour n'est qu'un prétexte pour parler d'emblèmes.

Voici le parcours de la 2ème semaine :


Je rappelle le principe du jeu :  à côté du blason "historique " de la ville-étape est placé le symbole (logo) qui est utilisé actuellement par la ville dans sa communication.


10e étape - Mardi 11 Juillet 2017 :  Périgueux  -  Bergerac



Périgueux :
Région de Nouvelle-Aquitaine - Département de la Dordogne.
○ Blason : "De gueules au château de deux tours pavillonnées d'argent, donjonné du même, maçonné de sable, surmonté d'une fleur de lis d'or".
Deux timbres français relatifs à la ville de Périgueux : le premier consacré au patrimoine religieux date de 1947 et sur le second
 les armoiries en monochromie pour évoquer l'ouverture de la nouvelle imprimerie des timbres-postes à Périgueux en 1970.







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Bergerac :
Région de Nouvelle-Aquitaine - Département de la Dordogne.
○ Blason : "Parti: au premier d'azur à trois fleurs de lis d'or rangées en pal, au deuxième de gueules au dragon d'or".
• Le blason découle d'un sceau de 1322. En 1995, les trois fleurs de lis en pal ont remplacé un semé de fleur de lis. Elles symbolisent à l’origine l’attachement de Bergerac à la cause royale. C’est en 1322, en effet sous la pression de Charles IV Le Bel, que le seigneur de Bergerac : Renaud de Pons, dont les habitants avaient fort à se plaindre, signa les "Status et coutumes de la ville de Bergerac", lui donnant ainsi son autonomie. Alors le sceau des Consuls de Bergerac sera composé du dragon et des fleurs de lys.




11e étape - Mercredi 12 Juillet 2017 :  Eymet  -  Pau




Eymet :
Région de la Nouvelle-Aquitaine - Département de la Dordogne.
○ Blason : "De gueules à la tour d'argent ouverte et ajourée du champ, accostée de deux tours plus petites d'argent, mouvant d'une champagne palissadée en chef du même chargée de l'inscription « 1270 » de sable, les tours des flancs surmontées chacune d'une étoile de six rais d'argent".









Pau :
le château d'Henri IV à Pau sur un timbre français émis
en 1982 dans la série "tourisme"
Région de la Nouvelle-Aquitaine - Département des Pyrénées-Atlantiques
○ Blason :  "D'azur à la barrière de trois pals, aux pieds fichés d'argent, sommée d'un paon rouant d'or et accompagnée en pointe et à l'intérieur de deux vaches affrontées et couronnées de même ; au chef d'or chargé d'une écaille de tortue au naturel, surmontée d'une couronne d'azur rehaussée d'or et accompagnée à dextre de la lettre capitale H et à senestre du nombre quatre en chiffres romains, le tout d'azur".
•  Le chef d'or comportant les initiales/chiffre d'Henri IV (H + IV), la couronne royale et l'écaille de tortue renversée qui selon la légende, lui servit de berceau dans le château de Pau, a été rajouté le 30 juin 1829 . En effet, suite à la suppression du blason des villes de 2e classe attribué pendant le 1er Empire, la ville de Pau a reçu l'accord pour le rétablissement de ses anciennes armoiries et avec, donc l’augmentation du chef mentionné ci-dessus,  par lettres patentes signées au nom du roi Charles X , voir le document original → 🛡 ).




12e étape - Jeudi 13 Juillet 2017 :  Pau   -  Peyragudes




Peyragudes : station de montagne et de sports d'hiver dont le nom, comme certaines marques commerciales est un mot-valise ( Peyr..+ Agudes) composé à partir de deux toponymes différents, suite à la réunion des stations de Peyresourde et des Agudes. Elle a par conséquent la particularité d'être à cheval sur deux départements : les Hautes-Pyrénées (dans la Vallée de Louron, sur le territoire de la commune de Germ) et  la Haute-Garonne (Vallée du Larboust, commune de Gouaux). L'arrivée du Tour est prévue au cœur de la station à l'altitude de 1605 m. 
célébration du 100e Tour de France avec le
Grand Prix de la Montagne sur fond de
 la Vallée d'Ossau dans les Pyrénées
(timbre extrait d'un bloc-feuillet émis en 2013)





















Germ :
Région d'Occitanie - Département des Hautes-Pyrénées.
○ Blason : "Parti : au premier de gueules à trois loubets (= jeunes loups) d’argent passant, l’un au-dessus de l’autre, au deuxième d’argent à trois corneilles de sables rangées en pal".
• La commune de Gouaux-de-Larboust ne possède pas, à ma connaissance, de blason.




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13e étape -  Vendredi  14  Juillet 2017  :   Saint-Girons  -  Foix


 




Saint-Girons :
Région d'Occitanie - Département de l'Ariège..
○ Blason : "D'azur à la cloche d'or."
• Les armes de la ville découlent de celles du pays de Couserans, jadis rattaché à la Gascogne et frontalier du Comté de Foix.



timbre français émis en 2012 pour le thème du tourisme
Foix :
Région d'Occitanie - Département de l'Ariège.
○ Blason : "D'or à trois pals de gueules".
•  Les armes de ville sont celles du comté de Foix ancien.
♦ Le logo reprend lui aussi les couleurs du blason du comté de Foix : or et gueules, avec le nom de la ville en noir par-dessus, le tout de façon déstructurée.







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14e étape - Samedi 15 Juillet 2017 :  Blagnac  -  Rodez





Blagnac :
Région d'Occitanie - Département de la Haute-Garonne.
○ Blason : " Parti : au premier de gueules à l'écusson du même à la croix cléchée, vidée et pommetée de douze pièces d'or, au deuxième d'azur à l'écusson parti au I du champ semé de fleurs de lis d'or et au II de gueules semé de châteaux donjonnés d'or ouverts de gueules; à deux clefs d'or adossées et entrelacées par l'anneau, brochant sur le tout".
• Les deux écussons rappellent que la ville était une seigneurie dépendant des Comtes de Toulouse, dont les possessions ont été annexées au Royaume de France en 1229 après la Croisade contre les Albigeois (ou Cathares).  Ainsi le comté a été donné à Alphonse de Poitiers, suite à un mariage forcé avec Jeanne de Toulouse. Les deux clés reliées ensemble symbolisent cette union. Alphonse était le frère du roi Saint Louis, et eux-mêmes les fils de Louis VIII et de Blanche de Castille, représentés par l'écusson aux armes de France et de Castille. 
♦ Les logos reprennent la croix de Toulouse et le second fait référence à l'industrie aéronautique, car c'est à Blagnac que sont assemblés et testés les Airbus et le siège social du groupe est également implanté dans cette commune.


timbre français de 1967 consacré
au patrimoine religieux de Rodez

Rodez:
 Région d'Occitanie -  Département de l'Aveyron.
○ Blason : "De gueules à trois roues pleines d'or; au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or."
• Logos :  très minimalistes, mais intéressants : ils utilisent une branche de la fameuse croix de Toulouse (croix cléchée, vidée et pommetée). Cette figure indissociable des célèbres Comtes de Toulouse au Moyen-âge, est devenue le blason de l'ancienne province du Languedoc et maintenant symbole de la région Midi-Pyrénées mais aussi plus largement, de toute l'Occitanie. Au-dessus de ce quart de croix, le symbole à trois pals irréguliers n'est autre que la silhouette stylisée de la belle cathédrale gothique Notre-Dame avec les trois tours composant la façade, surmontées de la tour-clocher à gauche, haute de 87 m.







15e étape - Dimanche 16 Juillet 2017 :
Laissac-Sévérac-l'Église  -  Le Puy-en-Velay



Laissac - Sévérac-l'Église
Région d'Occitanie -  Département de l'Aveyron.
C'est, depuis le 1er janvier 2016, avec la réforme territoriale, une commune nouvelle française issue du regroupement des deux communes de Laissac et de Sévérac-l'Église. L'ancienne commune de Sévérac-l'Église ne possédait semble-t-il pas de blason, donc il est probable que la nouvelle commune formée adopte celui de Laissac, si toutefois le conseil municipal a bien validé cette hypothèse.
Laissac :
 Région d'Occitanie -  Département de l'Aveyron.
○ Blason : "Parti: au premier de gueules au léopard lionné d'or, au deuxième de gueules à la croix cléchée, vidée et pommetée de douze pièces d'or; le tout sommé d'un chef d'argent chargé de quatre pals de gueules."
• Les armoiries de Laissac sont composées par l'union de celles des anciennes provinces du Rouergue (le lion) et du Languedoc (la croix de Toulouse) et un chef qui est aux armes de la famille de Sévérac (d'argent à quatre pals de gueules) dont le fief était dans un autre Sévérac: Sévérac-le Château, non loin de là, dans le Rouergue.




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Le Puy-en-Velay  :
Timbre français émis en 2012 dans une série + un bloc-feuillet
 consacrés aux chemins de Compostelle : la Via Podiensis,
 au départ de la cathédrale du Puy
Région Auvergne-Rhône-Alpes - Département de la Haute-Loire.
○ Blason : "D'azur semé de fleurs de lis d'or, à l'aigle au vol abaissé d'argent, armée, becquée et lampassée de gueules, brochant sur le tout".
♦ Logo : il reprend en forme de silhouette d'horizon de couleur verte, les trois points les plus élevés de la ville sur leurs promontoires volcaniques, tels qu'ont les retrouve sur la photo ci-dessous. Et en complément sur la droite, le symbole graphique en forme de coquille Saint-Jacques du pèlerinage de Compostelle, puisqu'on est ici au départ de la "Via Podiensis", une des routes de pèlerinage parmi les plus pratiquées dans l'histoire du christianisme. 
Le panorama extraordinaire de la ville du Puy-en-Velay,  de gauche à droite :  l'église de St-Michel-l'Aiguilhe  perchée sur son piton
 volcanique, mais qui se situe en réalité sur la commune périphérique d'Aiguilhe, au centre le rocher Corneille surmonté par une statue
géante de Notre-Dame-de-France et enfin à droite la Cathédrale romane Notre-Dame-de-l'Annonciation.



Lundi 17 Juillet 2017 :  repos en Haute-Loire, pas d'étape



Rendez-vous mardi prochain pour la suite .... → ICI


💻 Pour suivre en temps réel la course, je vous invite à consulter le site officiel du Tour (langues : FR/EN/ES/DE) →  ICI
📺 ou en direct à la télévision, sur les chaînes de France Télévisions (langue : FR) → ICI 
• puis en replay sur le web : francetvsport (langue : FR) → ICI
• et encore, plus longtemps après, les vidéos en replay sur la chaîne web Tiz-Cycling (langue : EN) → ICI

💶 Crédits :

 - Blasons :
www.nouvelle-aquitaine.fr/
www.labanquedublason2.com (dessins de Jean-Paul Fernon ou Jean-Paul de Gassowski)
armorialdefrance.fr (dessins de Daniel Juric)

- Logos : sites municipaux ou communautaires

- Cartes : www.letour.fr

- Autres images : passer la souris dessus pour découvrir leur origine



                Herald Dick

mercredi 7 janvier 2015

Hommage à François Fénelon

Aujourd'hui le 7 janvier 2015, on célèbre le 300e anniversaire de la mort du célèbre homme d'église, évêque et écrivain français, également philosophe, pédagogue, théoricien politique et théologien mystique :


blason de la famille Salignac de la Mothe Fénelon :
"d'or à trois bandes de sinople"
portrait anonyme de Fénelon,  daté de 1603
Musées du Château de Versailles

François Fénelon

(• Sainte-Mondane 1651 - † Cambrai 1715)

chromo publicitaire (début XXe siècle) montrant le château familial en Dordogne dans la commune
 de Sainte-Mondane et en photo aérienne ci-dessous, il date du XIVe siècle :


François de Salignac de La Mothe-Fénelon
• né au château de Fénelon à Sainte-Mondane, en Dordogne, le 6 août 1651
• mort à Cambrai, dans le département du Nord, le 7 janvier 1715.

blason de la famille ( avec l'orthographe : "Salagnac", qui est plus ancienne ) , enregistré à l'Armorial Général 
de France (1696-1711) - Généralité de Limoges - registre n° 16 - page 15
armoiries de la famille de Salignac de La Mothe-Fénelon (date 1844)  
avec deux sauvages  en supports , couronne de marquis,  
cimier : une aigle issante d'or, surmontée d'une croix pommetée du même.
  devise (tirée du huitième épilogue de Virgile), placée entre les lettres 
Alpha et Oméga : "A Te Principium, Tibit Desinet".

  Né au château de Fénelon, dans une famille noble du Périgord, François de Salignac de La Mothe-Fénelon est plus connu simplement sous le nom de Fénelon. En tant que cadet de la famille, il choisit une carrière ecclésiastique. Il fait ses études au séminaire de Saint-Sulpice, à Paris. 
blason du Séminaire de Saint-Sulpice à Paris - Armorial Général de France (1696-1711), registre n°23 - Paris Vol. I (BNF Paris) -
image restaurée par Herald Dick  ( voir original → ICI , sur le site gallica.bnf.fr )

Excellent prêtre, il est nommé en 1678 directeur des Nouvelles Catholiques, toujours à Paris, une institution œuvrant à l’instruction des jeunes protestantes récemment converties au catholicisme. En 1685, après la révocation de l’édit de Nantes, on l’envoie diriger des missions de conversion des protestants.
 L’aidant et le secondant dans tous ses travaux de controverse et de philosophie, il devient le protégé de l’évêque Jacques Bossuet.
armes des Salignac ornant une fenêtre du château de Fénelon (commune de Sainte-Mondane - Dordogne - France) et ci-dessous : deux fenêtres armoriées du même château, vues de l'extérieur (donc blasons inversés !)
armoiries de la famille de Salignac peintes sur les poutres du plafond foisonnant de motifs décoratifs et de blasons,
 Salle d'apparat du château des Doyens (XVIIe s.), à Carennac (Lot) - Le château abrita François Fénelon de 1681 à 1695, où il fut doyen du prieuré, et aurait choisi cet endroit pour y écrire "Les Aventures de Télémaque" (voir → )
   Pour s’être brillamment illustré dans le genre didactique avec la publication de son Traité de l’éducation des filles (1687), qui lui a valu la faveur de la Cour (cet essai développe l’idée nouvelle que l’éducation doit tenir compte des dispositions naturelles de l’enfant et s’adapter au rôle qu’il tiendra dans le monde), Fénelon est nommé, en 1689, précepteur de Louis, duc de Bourgogne, petit-fils de Louis XIV. Il écrit alors pour son élève des ouvrages variés : des Fables (1690), des leçons d’histoire comme les Dialogues des morts (1712), des Essais philosophiques et les Aventures de Télémaque (1694, publié en 1699). Ce récit didactique, pastiche homérique en prose, retrace le voyage de Télémaque, à la recherche de son père Ulysse. Il permet à Fénelon, dans la richesse d’un style baroque et dans la floraison d’exercices de rhétorique et d’exposés culturels, de donner à son élève une « agréable » leçon de morale politique et d’éloquence, en cherchant à lui apprendre son métier de souverain.


 "Les Aventures de Télémaque" roman de Fénelon ornées de figures
 gravées d'après les dessins de C. Monnet, peintre du roi, par Jean Baptiste Tilliard,
couverture d'une édition du XVIIIe s.
timbre émis par la Poste en 1947
d'après le portrait peint par Joseph Vivien
En 1695, Fénelon devient archevêque de Cambrai ; peu de temps après, il s’oppose violemment à Bossuet sur la question mystique du quiétisme. En effet, depuis 1688, Fénelon est influencé par Madame Guyon, qui fait de l’abandon à Dieu le centre de la religion, et de l’extase le critère de l’union à Dieu. Son Explication des maximes des saints sur la vie intérieure (1697), où il entreprend de démontrer que la doctrine du « pur amour par abandon » n’est pas hérétique, est attaquée par Bossuet dans plusieurs écrits (en particulier Instruction sur les états d’oraison et Relation sur le quiétisme, 1698), et certains passages du livre sont condamnés par le pape Innocent XII en 1699, sous la pression de Louis XIV.



Fénelon se soumet immédiatement, car au même moment paraissent les Aventures de Télémaque dans lesquelles Louis XIV voit une critique de l’absolutisme royal. Fénelon y prône en effet une forme de monarchie éclairée, cherchant la paix et le bien de ses sujets, où le pouvoir du roi doit être équilibré par celui de la noblesse.



Statue de Fénelon par David d'Angers (1826), placée sur son tombeau
dans la cathédrale de Cambrai, dont il fut l'évêque.

   Fénelon est exilé dans son diocèse, à Cambrai, où, luttant contre le jansénisme, il se consacre à l’instruction religieuse de ses fidèles tout en poursuivant activement ses travaux littéraires, tant politiques que spirituels. Il publie le Traité de l’existence de Dieu (1712-1718), dont les principes, hardis pour un dévot, inspireront Rousseau et Chateaubriand, et rédige sa célèbre Lettre à l’Académie (1714, publiée en 1716), où il oppose au formalisme de Versailles une rhétorique inspirée, voire extatique, avant de s’éteindre à Cambrai des suites d’un accident.


château des Doyens , détail du plafond  - Carennac (Lot)

   Fénelon était donc issu d'une famille noble du Périgord, ancienne mais appauvrie. Il est le fils de Pons de Salignac (1601-1663), marquis de La Mothe-Fénelon et de la seconde épouse de ce dernier, Louise de La Cropte. Plusieurs des ancêtres de Fénelon s'étaient occupés de politique, et sur plusieurs générations certains avaient servi comme évêques de Sarlat. Comme il était un cadet (son père ayant eu neuf enfants de sa première épouse, Isabeau d'Esparbes de Lussan, et trois de sa seconde, dont Fénelon), il fut destiné de bonne heure à une carrière ecclésiastique, tout comme son demi-frère homonyme issu du premier lit, François Pons de Salignac comte de La Mothe-Fénelon, sulpicien et missionnaire au Canada ( voir → ICI) .
 
armoiries de la ville de Dorval au Québec (Canada) 
on remarque que les quartiers 2 et 3 du blason écartelé 

sont aux armes de la maison de Salignac, 
chargées d'une aigle de sable armée et lampassée de gueules.


  La famille de Salignac (ou anciennement de Salagnac) apparaît à la fin du Xe siècle avec Geoffroi de Salignac, né vers 980, qui possédait la châtellenie de Salignac, des fiefs dans le Quercy et les vicomtés de Turenne et de Gimel. L'origine de la famille de Salignac pourrait être une branche cadette des vicomtes de Turenne de la famille de Comborn. Bertrand de Salignac n'ayant eu que des filles de ses deux mariages, la seigneurie de Salignac passa à la famille de Gontaut par le mariage, en 1545, de Jeanne de Salignac avec Armand de Gontaud, seigneur de Madaillan, qui a fondé la branche des Gontaut-Salagnac (ou Salignac). Le château est passé au XVIe siècle aux Montmège et au XVIIIe siècle aux Noailles. Le château est racheté en 1912 par la famille Salignac-Fénelon.

   Outre cette curiosité trouvée au Canada, quelques communes françaises ont adopté un blason composé avec les armes familiales de la maison de Salignac :

château de Salignac, commune de Salignac-Eyvigues (Dordogne)
blason de l'ancienne commune de
 Salignac (Dordogne) qui
fusionné avec Eyvigues en 1965


blason de la commune de
 Salignac-Eyvigues (Dordogne)
 "d'or à cinq cotices parties de sinople
 et de gueules". Ce blason pourrait être 
une fusion des armes de Salignac 
avec celles de Turenne (à vérifier).
blason de la commune de
 Saint-Martin-l'Astier (Dordogne)
armes de Florent de Buade, à dextre 
(d'azur à trois pattes de griffon d'argent) 
marié à Isabeau de Salignac (partie senestre)
provenance : château de la Roche.

blason de la commune de
 Saint-Éloy-les-Tuileries (Corrèze)
écartelé : en 1 et 4 : famille Dumas
en 2 et 3 : famille de Salignac 
blason de la commune de
 Noailhac (Corrèze)
parti, au 1er : famille de Salignac
au 2nd, coupé, en 1 : famille de Maschat
et 2 : famille de Pompadour








              Herald Dick