Affichage des articles dont le libellé est Roumanie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Roumanie. Afficher tous les articles

mercredi 18 avril 2018

Top 10 des plus grandes villes de Roumanie avec leurs blasons

Voici un nouveau volet à cette série consacrée à la découverte de l’héraldique civique, à travers divers pays du Monde. Le principe du "Top xx" très répandu dans les médias et sur Internet, pour recenser ce qui est le plus remarquable dans un domaine particulier est ici adapté à cette thématique. Il nous permettra de découvrir ou réviser la géographie d'un pays choisi de manière aléatoire et dans le même temps de s'intéresser à sa diversité en matière de blasons et emblèmes municipaux.


  Après une longue absence, nous revenons en Europe, à la rencontre d'un singulier pays de langue latine enclavé au milieu de nombreux pays de langue slave, en Europe du sud-est : la Roumanie.




 La Roumanie est composée depuis 1918 et 1945 par la réunion de plusieurs provinces ou anciennes principautés (Transylvanie, Valachie, Moldavie, Dobroudja, etc...) ayant chacune un passé historique différent. Mais ces anciennes régions historiques n'ont plus de statut administratif officiel. En fait, le pays est organisé en 41 judet(e), divisions équivalentes à nos départements ou aux comtés britanniques.Ceux-ci sont ensuite subdivisés en municipalités (municipalități, pour les grandes agglomérations), villes (orașe, pour les zones urbaines) et communes (comune, pour les zones rurales) .
  Voici donc les 10 plus grandes villes au sens général, en terme de population et indépendamment de leurs agglomérations (chiffres : 2011, dernier recensement). 





1 - BUCAREST / București

capitale de la Roumanie, avec le statut spécial de municipalité de niveau supérieur ( municipiul București ) dans région historique de Valachie  - 1 883 425 habitants.


ancienneté des armoiries avec la figure de saint Demetrius (écusson):  1864
 dessin actuel adopté en 1993


2 - CLUJ / Cluj-Napoca

- anciens noms :  Municipium Aelium Hadrianum Napoca (antiquité romaine), Klausenburg (allemand) - Kolozsvár (hongrois)
chef-lieu du județ de Cluj ( județul Cluj ) dans région historique de Transylvanie  - 324 580 habitants.

nouvelles armoiries adoptées en 1999
 


3 - TIMIŞOARA

- anciens noms :  Temeschburg ; Temeschwar ; Temeswar (allemand)  - Temesvár (hongrois)
chef-lieu du județ de Timiș ( județul Timiș ) dans la région historique du Banat  - 319 280 habitants.


ancienneté des armoiries :  1781
 dessin actuel adopté en 1995
 


4 - IAȘI

chef-lieu du județ de Iași ( județul Iași ) dans région historique de Moldavie roumaine  - 290 420 habitants.

ancienneté des armoiries :  1851
 dessin actuel adopté en 2014
 
 

5 - CONSTANȚA

- anciens noms :  Köstence (turc)  - Кюстенджа / Kioustendza (bulgare)
chef-lieu du județ de Constanța ( județul Constanța ) dans région historique de Dobroudja  - 283 870 habitants





6 - CRAIOVA

chef-lieu du județ de Dolj ( județul Dolj ) dans région historique d'Olténie ou Petite Valachie  - 269 510 habitants.





7 - BRAȘOV

- anciens noms :  Kronstadt (allemand) - Brassó (hongrois)
chef-lieu du județ de Brașov ( județul Brașov ) dans région historique de Transylvanie  - 253 200 habitants.



ancienneté des armoiries (sceaux), la couronne seule :  (1353) ;
une couronne d'où émerge un tronc d'arbre (à partir de 1429)

 dessin actuel adopté en 1995
 

8 - GALAŢI

chef-lieu du județ de Galaţi ( județul Galaţi ) dans la région historique de Moldavie roumaine  - 249 430 habitants.


ancienneté de la figure des poissons (sceaux) : 1643
 dessin actuel adopté en 1994



9 - PLOIEŞTI

chef-lieu du județ de Prahova ( județul Prahova ) dans région historique de Munténie ou Grande Valachie  - 209 945 habitants


 armoiries, dessin actuel adopté en 1998


10 - ORADEA

- anciens noms :  Großwardein (allemand) - Várad ; Nagyvárad (hongrois)
chef-lieu du județ de Bihor ( județul Bihor ) dans région historique de Crișana en Transylvanie  - 196 370 habitants


  armoiries, dessin actuel adopté en 1998



• La Roumanie est un pays relativement jeune, parmi la communauté des nations du monde. Il s'est construit en plusieurs phases à partir du milieu du XIXe siècle, par l'union successive de plusieurs entités, les premières, autonomes : Valachie et Moldavie, ou d'autres encore, concédées par les traités qui ont suivi la fin des grands conflits européens : Dobroudja, Transylvanie, pour l'essentiel.
anciens sceaux de la ville de Cluj, à l'époque nommée Klausenburg
à gauche : 1377,  à droite :  XVIe-XVIIe siècles
Blason historique de la ville de Cluj
jusqu'en 1999

• Certaines parmi les grandes cités du pays possédaient déjà des emblèmes figurant sur les premiers sceaux, utilisés dès le Moyen-âge, pour les régions rattachées à l'Empire germanique notamment, et qui ont été repris et prolongés dans le blason qu'elles ont adopté après la création de la nation roumaine.
anciens sceau et blason de la ville de Brasov, à l'époque nommée Kronstadt
à gauche : 1421, juste une couronne (armes parlantes, Krone = couronne en allemand);
à droite :  1532 avec la souche d'arbre traversant la couronne, blason définitif.
• D'autres emblèmes ont vu le jour pour les différentes entités territoriales : municipales ou régionales, au cours du XXe siècle, y compris pendant la période communiste (1945-1989). Le processus s'est encore développé depuis la restauration de la démocratie dans le pays jusqu'à aujourd'hui où des petites communes adoptent pour la première fois de nouvelles armoiries. Mais ce qui ressort de l'observation de cette héraldique civique roumaine: c'est sa grande homogénéité, en raison d'un système d'attribution contrôlé, réglementé, normalisé, et cela dure depuis plus d'un siècle.
  En Roumanie, la création des armoiries territoriales se fait selon des règles strictes de la science héraldique et de l'art. Les traditions locales sont également prises en compte. Ces règles sont stipulées dans la méthodologie établie par la Commission de l'Héraldique, de la Généalogie et de la Sigillographie de l'Académie roumaine et distribuée aux chefs-lieux des judets (départements).

armoiries des anciennes principautés de Valachie et de Moldavie, avant 1859
• La forme et les dimensions des boucliers (ou des écus) sont standards : une forme qu'on peut décrire  de type "écu français ancien". Les figures doivent être clairement identifiables, avec un contour net, et occuper la surface de l'écu de manière harmonieuse. Il n'est pas permis d'inscrire le nom de la ville ou du judet sur l'écu ni même en-dehors. Les blasons peuvent reprendre des symboles historiques, tels que les emblèmes des anciennes principautés roumaines.
anciennes armoiries de la ville de Timisoara (ancienne Temesvár hongroise)
datées de 1781 - le premier quartier est aux armes de Hongrie ancien et
l'écusson en cœur porte l'aigle de l'Empire
A noter : dans le blason actuel  (voir plus haut, la ville n° 3), la tour du deuxième quartier
porte à senestre un drapeau roumain troué, symbole de la Révolution roumaine
 de 1989 durant laquelle la ville a joué un grand rôle y compris médiatique. 
•  Les armoiries des villes et des communes doivent être timbrées d'une couronne murale correspondant à leur importance administrative, ou selon leur démographie : sept tours visibles sur la couronne pour les capitales de judet, cinq tours: les villes moyennes ou trois tours : les petites villes (moins de 20.000 habitants), et même une seule tour pour les communes rurales (voir cette série → 🔖 ).
 A noter un détail qui peut passer inaperçu, mais qui a une signification distinctive importante pour certaines villes.  C'est un petit ornement supplémentaire placé comme un cimier, identifiant les anciennes capitales historiques du pays et notamment celles des anciennes principautés de Valachie (l'aigle) et de Moldavie (la tête d’auroch) depuis leur création au XIVe siècle, jusqu'à leur réunion en 1859, formant ainsi les bases de la future Roumanie. 
couronne avec insigne des anciennes capitales de la Valachie
comme Craiova, Bucarest, et avant elles : Câmpulung, Targoviste
couronne avec insigne des anciennes capitales
 de la Moldavie, comme Suceava ou Iasi 


📖 source infos, textes et images blasons :
-  ro.wikipedia.org/wiki/Heraldica_României







Si vous désirez en savoir plus sur le pays : la Roumanie et ses emblèmes, c'est → ICI

A bientôt, pour un nouveau pays ...→ ICI


Et pour revoir le pays précédent ...  → ICI





          Herald Dick
 









  Timisoara, Iasi, Constanta, Constantza, Brasov, Galati, Ploiesti,

samedi 27 août 2016

Histoire parallèle : 27 août 1916-2016 -
la Roumanie déclare la guerre à l'Autriche-Hongrie

  Des combats  meurtriers font rage sur tous les fronts en Europe : sur la Somme ou à Verdun, en France, sur l'Isonzo, entre Italiens et Austro-hongrois, sur les fronts de l'est entre Allemands, Austro-hongrois et Russes, dans le Moyen-Orient avec les Turcs contre les troupes de l'Empire britannique venant de tous les continents et même encore en Afrique de l'Est, et sur toutes les mers du globe, naturellement.
  Un autre foyer très actif depuis le début de la Guerre se trouve dans les Balkans. Cette région est même à l'origine du conflit , rappelez-vous : Sarajevo, 28 juin 1914. Comme on peut le voir sur la carte géopolitique ci-dessous, dans cette région : deux pays sont encerclés par les belligérants : la Grèce et la Roumanie. Et malgré leur souhait de rester neutres dans le conflit, la Grèce, par exemple laisse passer de nombreuses troupes alliées via le port de Salonique, pour rejoindre le front bulgaro-serbe et donc on ne peut plus parler de neutralité, mais plutôt d'alliance passive.

drapeau d'état du royaume de Roumanie en 1916
drapeau de guerre de l'Empire austro-hongrois en 1916

   En Roumanie, qui est une monarchie parlementaire, le roi Carol Ier (1839-1914) monte sur le trône le 26 mars 1881. Ce roi issu de la dynastie allemande des Hohenzollern-Sigmaringen se met sous la protection de l'Allemagne par un accord secret qui n'est révélé qu'en août 1914 au moment de l'entrée en Guerre. Cependant,  le conseil de la couronne refuse de s’engager aux côtés des puissances centrales et opte pour la neutralité.

portrait du roi Charles / Carol  Ier de Roumanie (1839-1914) de la Maison de Hohenzollern-Sigmaringen  - son palais à Bucarest et  ses armoiries -   chromo publicitaire d'époque
• 10 octobre 1914 :  Carol Ier, décède, et c'est son neveu : Ferdinand Ier qui monte sur le trône. Bien que faisant partie de la même dynastie germanique que son oncle, il est davantage imprégné de culture roumaine et tend à rejoindre les causes de l’Entente. La Roumanie reste pourtant neutre pendant deux ans. Les négociations avec l’Entente sont longues et secrètes, elles ne permettent pas à l’Armée roumaine de se doter des équipements et des armements nécessaires non seulement à sa défense mais surtout à sa victoire.


 17 août 1916 :  Le chef du gouvernement Ion I. C. Brătianu signe deux conventions, politique et militaire qui placent la Roumanie dans le camp de l’Entente. En cas de victoire elle espère récupérer la Transylvanie, occupée par la Hongrie pour reformer "la Grande Roumanie". Le succès apparent de l’offensive russe lancée en Galicie par le général Broussilov et l'apport régulier de troupes par Salonique, au sud, ont semble-t-il convaincu la Roumanie de choisir le camp de l’Entente et de franchir le pas. Mais cette opération des russes se révèlera rapidement sans lendemain.

Traité de Bucarest du 4/17 août 1916 entre la Roumanie, la France, la Grande-Bretagne, l'Italie et la Russie.
Ce traité porte la signature de Ion I. C. Brătianu alors Président du Conseil des Ministres de Roumanie. (cliquer sur l'image pour agrandir)

• 25 août 1916 :  Des troupes russes franchissent amicalement la Dobroudja pour assister la Roumanie.

• 27 août 1916 :  La Roumanie rejoint officiellement l'Entente et mobilise son armée pour entrer dans le conflit avec les Puissances centrales.

27 août 1916 : La Roumanie déclare la guerre à l’Autriche-Hongrie.

armoiries et drapeaux de la Roumanie en 1916
   carte cadeau publicitaire d'époque

portrait d'un officier de Cavalerie roumain 
carte postale illustrée par Émile Dupuis, série "Nos alliés"

carte géopolitique au 27 août 1916  avec la Roumanie comme nouveau belligérant


portrait d'un officier d'Infanterie autrichien 
carte postale illustrée par Émile Dupuis, série "Leurs caboches"






vendredi 29 juillet 2016

Couronnement insolite en Roumanie

C'est un ami Facebook qui me l'a signalé et qui m'a soumis l'idée et je l'en remercie, il se reconnaîtra !  Ce mini-évènement avait échappé à mes radars. Pourtant il a plus d'importance qu'il n'y parait, de par la symbolique qu'il véhicule. Il y a la parole officielle des politiques, avec son langage lisse et standardisé pour présenter les choses et il y a les idées qui se cachent derrière les actes. Cette affaire n'est pas anodine en terme d'image, mais aussi en terme de coût, car elle entraîne beaucoup de changements : sur les documents, les objets, et tous les supports de communication officiels. Je ne pense pas qu'on ait entrepris ce projet sans une arrière-pensée politique. Mais je peux me tromper.

Regardez ces armoiries, ce sont celles de la Roumanie et cherchez la nouveauté !

AVANT le 22 Juillet 2016
APRÈS le 22 Juillet 2016

 Bon,  ce n'est pas bien difficile puisque le titre de ce sujet vous en donne l'indice ...
 La réponse est évidemment le retour de cette couronne sommant la tête de l'aigle qui avait disparu depuis 1948.  Et c'est tout récent : la loi modifiant les armoiries nationales a été votée le 8 juin 2016 par le Parlement roumain et promulguée par le président de la République, Klaus Iohannis, le 11 juillet 2016. C'est la loi n° 146/2016 modifiant la loi n°. 102/1992 sur les armoiries nationales et le sceau qui a été publiée dans le Bulletin Officiel, Partie I, no. 542 du 19 Juillet 2016, entrée en vigueur le 22 juillet.
nouveau sceau officiel 2016


 Les armoiries actuelles de la Roumanie avaient été préalablement adoptées par une loi du Parlement roumain le 10 septembre 1992, en remplacement de l'emblème communiste qui avait été honni durant la révolution de 1989. Rappelez-vous ces drapeaux bleu, jaune, rouge exhibés avec un grand trou au centre, là où on avait découpé les symboles du régime des tyrans, le couple Ceaucescu.

  Ces armoiries sont inspirées de celles d'avant 1948, mais sans les insignes monarchiques et sans le blason ni la devise latine des Hohenzollern : "Nihil sine Deo" (Rien sans Dieu). La Roumanie a en effet rétabli la démocratie dans un régime de République et officiellement laïc même s'il n'y a pas de séparation nette vis-à-vis des cultes religieux.

armoiries du Royaume de Roumanie de 1922 à 1947 
  hormis l'ensemble des ornements extérieurs, on retrouve avec l'écu central tous les éléments des nouvelles armoiries de la Roumanie de 2016, excepté bien sûr l'écusson en cœur aux armes de la maison de Hohenzollern-Siegmaringen (écartelé d'argent et de sable) qui a régné jusqu'au 30 décembre 1947 (avec le dernier roi : Michel Ier, qui est toujours prétendant au trône).
Il faut tout de même noter quelques petites différences entre le blason de 1922 et celui de 2016 :
- la couronne de l'aigle qui était d'or pour la royauté, est aujourd'hui d'acier pour la République
- le sceptre tenu dans la serre senestre de l'aigle était d'or terminé par une fleur de lis,  il est désormais d'argent et en forme de masse d'armes.
- dans le deuxième quartier aux armes de la Moldavie , la rose et le croissant sont de couleurs différentes or/argent
- dans le quatrième quartier aux armes de Transylvanie, l'aigle est passé du sable à l'argent
 Le 16 février 2016, le Sénat approuvait un projet de loi modifiant les armoiries de 1992 (101 voix sur 176). Ce projet de loi est donc adopté le 8 juin 2016 par la Chambre des députés (avec 262 voix sur 412). Les nouvelles armoiries réinstallent une couronne royale fermée sur la tête de l'aigle symbolisant ainsi «la souveraineté nationale de l'État roumain, indépendant, unitaire et indivisible ».
« La couronne d'acier sur l'aigle des armes du Royaume de la Roumanie a été coulée avec l'acier d'un canon turc capturé lors de la guerre d'indépendance en 1877 et symbolise le caractère de la souveraineté nationale et de son indépendance, obtenue par le sacrifice et la lutte de nos ancêtres», voilà ce qui est écrit dans l'exposé des motifs qui a accompagné la présentation de la nouvelle loi.
 Selon le même projet de loi, les pouvoirs publics, toutes les institutions de l'état ont jusqu'au 31 décembre 2018 pour remplacer les emblèmes et les sceaux existants par les nouveaux modèles. Jusqu'à cette date, les deux types d' armoiries peuvent encore être utilisés et coexister.
  Remarque : à ce jour, le site internet de la présidence roumaine n'a pas encore fait la mise à jour !  voir → ICI.  La banque centrale émettra de nouvelles pièces de monnaie et des billets de banque, mais les anciens pourront être utilisés au-delà du 31 décembre 2018.

Voici un flash info annonçant la nouvelle sur une chaîne de la télévision roumaine, le 15-07-2016 :


 Je rappelle que la Roumanie, membre de l'U.E., est une République. Et pourtant, pour alimenter ma rubrique "Philatélie et Héraldique", je vois ces dernières années et ces dernières semaines même (voir les récentes émissions de timbres dans mon dossier Philatélie) de plus en plus d'hommages rendus aux anciens monarques de la Roumanie, évoqués par la Poste d'État avec de luxueux souvenirs philatéliques faisant la part belle à l'histoire de la dynastie des Hohenzollern et plus particulièrement au dernier roi : Michel Ier (voir ci-dessous), toujours prétendant au trône. Celui ci a abdiqué en décembre 1947 lors de la prise de pouvoir des communistes, puis il a dû s'exiler. Il est revenu dans son pays en 1992 et aujourd'hui, malgré bientôt 90 ans, il est toujours en forme, et il bénéficie d'une écoute et d'une vraie popularité dans le peuple roumain, lassé des politiques. D'autre part, la révolution de 1989 était dirigée contre la dictature des Ceaucescu, et le régime communiste qui les avait portés au pouvoir. Le peuple roumain n'avait pas de griefs contre la monarchie d'avant la Seconde Guerre mondiale, ce sont les circonstances et les dirigeants du gouvernement de transition démocratique qui ont choisi de maintenir un régime républicain pour tenter d'installer une vraie démocratie. Alors pourquoi pas un jour, le rétablissement de la monarchie en Roumanie, validée par les urnes ou le parlement ? La couronne rajoutée aux armoiries n'est peut-être pas si anodine que cela ... Mais cette opinion n'engage que moi.

 Bloc commémoratif  "Histoire vécue" avec le portrait de l'ex roi Michel Ier à différentes époques, émission sortie en 2014



Par cet acte symbolique, la Roumanie rejoint les nombreuses nations issues de l'ancien bloc communiste en Europe, qui après la chute de l'Empire soviétique ou l'éclatement de la Yougoslavie, ont renoué avec un régime démocratique. Et,  malgré le choix d'un régime de République ces pays ont repris pour leurs armoiries, les symboles de leur anciennes monarchies ou empires ! Donc avec couronnes royales, impériales, sceptres, globes, manteaux d'hermines et autres attributs d'une royauté sont montrés avec ostentation. Pour tout citoyen convaincu du bien fondé de ses idées, cela parait inimaginable que des symboles liés à la monarchie puissent représenter une nation républicaine !  Mais dans les Balkans, le Caucase ou en Russie, c'est possible....

Fédération de Russie


Bulgarie



Serbie



Monténégro



Hongrie


Géorgie


 Plus discrètes mais quand même bien "royales" : de simples couronnes sur la tête du symbole historique national:

Pologne
République Tchèque (petites armoiries)


Albanie





Crédits :
sources infos, images, vidéo et textes (traduits) :
- ro.wikipedia.org/wiki/Stema_României
- www.antena3.ro/actualitate/stema-romaniei-va-fi-modificata-361292.html
- www.avocatnet.ro/content/articles/id_43446/Incepand-de-astăzi-stema-Romaniei-arată-altfel.html
- www.ziaruldeiasi.ro/stiri/toate-institutiile-statului-au-nevoie-de-stampile-noi-stema-romaniei-schimbata--133900.html
- en.wikipedia.org/wiki



vendredi 19 février 2016

Philatélie - février 2016 (archives)

Nouvelle synthèse à propos des thèmes associés de l'héraldique et de la philatélie: voici un récapitulatif, que je ne prétend pas être exhaustif, des derniers timbres et autres produits philatéliques parus ou signalés au cours de l'année 2015, tous pays confondus. 


Ukraine : plusieurs bloc-feuillets ont été émis pour les fêtes de fin d'année 2015 (c'est juste une sélection ici) avec les armoiries nationales et l’emblème du Service postal ukrainien.

 

Lituanie : 75e anniversaire de l'Hôpital et Université des sciences de la santé de Kaunas :
 Kauno Klinikos  (détail armoiries ci-dessous)


Roumanie : 130e anniversaire de la reconnaissance de l'Église Orthodoxe roumaine comme "autocéphale" ( indépendante ) - armoiries ( détail ci-dessous) - produits philatéliques divers
 

armoiries du Patriarcat de l'Église Orthodoxe roumaine

blason de la région roumaine 
de Moldavie
Roumanie :  série touristique : découverte de la région de Moldavie - armoiries (détail ci-dessus) ensemble de produits philatéliques ci-dessous

Roumanie : suite de la série touristique : découverte de la région de Dobrogée (ou Doubroudja) 
 armoiries (détail plus bas) - ensemble de produits philatéliques ci-dessous
 
blason de la région de Dobrogée
Grande Loge nationale de Roumanie

Roumanie : 135e anniversaire de la Grande Loge maçonnique de Roumanie, emblèmes et 
armoiries (détail ci-dessus ) - blocs-feuillets et enveloppe Premier Jour

Serbie : championne du monde 2015 de football des moins de 20 ans, en Nouvelle-Zélande - emblème et drapeaux
Bulgarie : 100 ans du club de football  PFC Marek de Dupnitsa - emblème du club
Saint-Marin : club de foot de la Juventus
 de Turin, champion d'Italie 2014/2015.
 emblèmes et armoiries de Saint-Marin, de Turin.
Italie : club de foot de la Juventus  de Turin, champion d'Italie 2014/2015.
 emblème au milieu d'un flash-code ouvrant un contenu multimédia sur smartphone
Kazakhstan : 20e anniversaire de la 
Constitution - emblème national au centre
Kazakhstan : bloc-feuillet : 20e anniversaire de la Constitution
Estonie : suite de la série des villes : Paide 


Jersey :  Sark (Sercq), fief de la Couronne britannique depuis 450 ans - armoiries de la famille de Carteret, premiers seigneurs de Sercq de 1563 à 1720

Philippines : 75e anniversaire de la ville de 
San Pablo (détail emblème ci-dessous)



Honduras : forteresse San Fernando de Omoa,
 armoiries en bas-relief du roi d'Espagne Ferdinand VI
 (timbre extrait d'une série de 4)
Brésil : relations diplomatiques avec l’Azerbaïdjan (armoiries des deux pays)

Cuba : hommage à un agent de la Sécurité Intérieure - emblème  (sceau ci-dessous)



Russie : armoiries de la ville de Kazan et de la République du Tatarstan
Russie : la Poste russe, entreprise d'état - emblème
Russie : la Poste russe, entreprise d'état - enveloppe premier jour

Ukraine : entier postal avec faux timbre armoiries : 600e anniversaire de l'octroi de la charte de Magdebourg à la ville de Rohatyn
ville de Rohatyn


L.N.R (République populaire de Lugansk) : premiers timbres émis en feuillet par l'état autoproclamé pro-russe en Ukraine de la "Nouvelle-Russie" (non reconnu à l'international sauf par la Russie) - détail des armoiries de la ville ci-dessous
Louhansk / Lugansk
D.N.R (République populaire de Donetsk) : 
 la poste du Donbass, armoiries
D.N.R (République populaire de Donetsk) : poste du Donbass, enveloppe Premier Jour avec
 en bas à gauche les armoiries officielles de l'oblast ukrainien de Donestsk : mélange très curieux !
D.N.R (République populaire de Donetsk) : 
 journée mondiale de la poste (armoiries)
D.N.R (République populaire de Donetsk) : gloire aux mineurs du Donbass , carte, drapeaux, armoiries.
D.N.R (République populaire de Donetsk) : 72e anniversaire de la libération du Donbass (armoiries de l'état fantoche pro-russe et de la ville de Donetsk sur les côtés)
ville de Donetsk
D.N.R (République populaire de Donetsk) : premier timbre émis
 par l'état autoproclamé pro-russe en Ukraine de la "Nouvelle-Russie"
(non reconnu à l'international sauf par la Russie)
 portraits de deux héros du mouvement séparatiste
 sur fond du drapeau des rebelles et armoiries à droite

les armoiries de l'état pro-russe de la R. P. de Donetsk
D.N.R (République populaire de Donetsk) :  enveloppe Premier Jour du premier timbre avec
en bas à gauche les armoiries officielles de l'oblast ukrainien de Donestsk.

P.M.R (Transnistrie) : 25e anniversaire de l'indépendance
 (non reconnue à l'international), armoiries/emblèmes
 du pays et des principales villes
P.M.R (Transnistrie) : 25e anniversaire de l'indépendance : mini-feuille et FDC

Biélorussie : suite de la série des blasons
 de villes du pays :  Shchuchyn
Biélorussie : ville de Shchuchyn  - enveloppe premier jour et bloc-feuillet ci-dessous
Biélorussie : entier postal avec faux timbre imprimé avec armoiries : 500e anniversaire de la 
naissance de Nikolai Radziwill le Noir - détail armoiries familiales ci-dessous
famille de Radziwiłł - une des plus anciennes et
 des plus riches maisons lituano-polonaises.

Îles Marshall : emblème national
Îles Marshall : symboles nationaux , série complète

Îles Marshall : anciens symboles, objets postaux et emblèmes de différents pays du monde , (cliquer sur le bloc-feuillet pour agrandir l'image)
Monaco : Automobile Club de Monaco, bloc commémoratif, emblème héraldique ci-dessous.

.
Antigua & Barbuda : drapeau et armoiries nationales
Liban : emblème des Forces de Sécurité nationales
 
Tunisie : enveloppe premier Jour : Hommage aux martyrs de l'armée tunisienne, emblème sur le
 timbre, plus net sur l'enveloppe.


Turquie : 95e anniversaire du parlement turc - détail de l'emblème ci-dessous

Parlement de Turquie
Turquie : 100e anniversaire de la Cour d'Appel militaire,
 logo commémoratif et emblème à droite ci-dessous

Indonésie :série de 8 timbres "tourisme" sur la province du Nord Kalimantan (Île de Bornéo)
avec un des timbres montrant les armoiries, voir détail à droite

La série complète ↑ et les enveloppes Premier Jour ci-dessous ↓


Micronésie : rencontre entre le Prince William du Royaume-Uni et Barack Obama, emblèmes nationaux respectifs (détails ci-dessous).
Malaisie : intronisation du sultan de Perak, un des 13 états de la fédération malaise : Nazrin Muizzuddin Shah , 35e sultan en compagnie de son épouse - divers produits philatéliques - détail armoiries plus bas



Malaisie : Couronnement du sultan de Johor, un autre des 13 états de la fédération malaise : Ibrahim Ismail,  en compagnie de son épouse - divers produits philatéliques - détail armoiries personnelles ci-dessus




Vous pouvez consulter les dernières nouveautés →


ASAP



            Phila Dick
 
.