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mercredi 27 novembre 2019

Top 10 des plus grandes villes de Norvège avec leurs blasons

Voici un nouveau volet à cette série consacrée à la découverte de l’héraldique civique, à travers divers pays du Monde. Le principe du "Top xx" très répandu dans les médias et sur Internet, pour recenser ce qui est le plus remarquable dans un domaine particulier est ici adapté à cette thématique. Il nous permettra de découvrir ou réviser la géographie d'un pays choisi de manière aléatoire et dans le même temps de s'intéresser à sa diversité en matière de blasons et emblèmes municipaux.

  Nous restons en Europe, et comme nous approchons des fêtes de Noël, c'est Jul ou Yule dans les pays du Nord de l'Europe, je vous emmène dans le pays des rennes, des Nisses et des Elfes, apparentés aux lutins, et aussi celui des Trolls : la Norvège.





   Au-delà des régions historiques ou traditionnelles, qui n'ont pas de représentations administratives, la Norvège est divisée en 19 fylker (mot pouvant se traduire par comtés, provinces, districts, ou départements) et 422 kommuner (communes). Une kommune dans l'administration norvégienne peut regrouper plusieurs villes ou villages et être significativement très étendue. A l'inverse elle peut aussi n'être composée que d'une seule localité, et c'est en majorité le cas pour notre sujet. 
   Voici donc les 10 plus grandes communes, qui sont aussi des villes, en terme de population (chiffres : 2018).




1 - OSLO

- anciens noms : Ásló ou Ósló (avant 1624); Christiania ou Kristiania (de 1624 à 1924)
capitale de la Norvège, chef-lieu du comté d'Oslo (Oslo fylke), dans la région d'Østlandet  - 673 470 habitants.


ancienneté des armoiries : vers 1300 (sceau)



2 - BERGEN

chef-lieu du comté de Hordaland (Hordaland fylke), dans région de Vestlandet - 279 790 habitants.


ancienneté des armoiries : 1293 (sceau)




3 - TRONDHEIM

- anciens noms : Nidaros, Trondhjem ou Tråante (en langue sami)
chef-lieu du comté de Trøndelag (Trøndelag fylke), dans la région de Trøndelag - 193 500 habitants.


ancienneté des figures : 1344 (sceau)
ancienneté des armoiries : 1897



4 - STAVANGER

chef-lieu du comté de Rogaland (Rogaland fylke), dans la région de Vestlandet - 133 140 habitants.


ancienneté des armoiries : 1591 (sceau)



5 - BÆRUM 

- nom du centre administratif : Sandvika
commune du comté d'Akershus (Akershus fylke), dans la région d'Østlandet - 125 450 habitants.


ancienneté des armoiries : 1976



6 - KRISTIANSAND

chef-lieu du comté de Vest-Agder (Vest-Agder fylke), dans la région de Sørlandet - 91 440 habitants.


ancienneté des armoiries : 1643 (sceau)
adoptées officiellement sous cette forme en 1909




7 - FREDRIKSTAD

commune du comté d'Østfold (Østfold fylke), dans la région d'Østlandet - 80 980 habitants.


ancienneté des figures : 1610 (sceau)
armoiries adoptées officiellement sous cette forme en 1967


8 - SANDNES

commune du comté de Rogaland (Rogaland fylke), dans la région de Vestlandet - 76 330 habitants.


ancienneté des armoiries : 1970




9 - TROMSØ

chef-lieu du comté de Troms (Troms fylke), dans la région de Nord-Norge - 75 640 habitants.


armoiries connues depuis la fin du XIXe siècle
ancienneté de l'emblème actuel: 1983




10 - DRAMMEN

chef-lieu du comté de Buskerud (Buskerud fylke), dans la région d'Østlandet - 68 710 habitants.


ancienneté des armoiries : 1723 (sceau de l'ancienne cité de Bragernes
devenue un quartier de Drammen, qui a repris les armoiries en 1811
après la fusion des deux villes) ; adoptées officiellement en 1960




Emblème de l'organisme de
 la Défense civile en Norvège
 ○ Dans l'ensemble des pays scandinaves, et de l'Europe du nord en général, l'héraldique territoriale est parfaitement encadrée par des règles strictes au niveau national, pour la création et l'utilisation des emblèmes nationaux, régionaux, municipaux et institutionnels (armée, services publics, administrations, etc...). En Norvège, les armes publiques appartiennent au Ministère des Affaires étrangères (Utenriksdepartementet : armes nationales avec la couronne royale, drapeaux nationaux) et aux autorités militaires (emblèmes d'unités, pavillons, bannières, etc.), tandis que les Archives nationales (Riksarkivet) sont l'organe consultatif pour les armoiries municipales approuvées par le gouvernement dans un décret royal. Il apporte conseil et expertise en matière de bon usage de l'héraldique aux communes ou aux organismes demandeurs de symboles, mais sans les contraindre. Ces derniers sont en effet libres de leur choix et ont le denier mot pour leur adoption finale. Dans la grande majorité, les entités administratives utilisent très largement et fidèlement ces emblèmes pour leur identité graphique. En Norvège, les 19 provinces et les 422 communes sont à ce jour toutes pourvues d'armoiries, ce qui est exceptionnel en comparaison à bien d'autres pays, à commencer par la France.
○  Cette approche a permis jusque là de faire barrage avec succès à l'usage croissant des logos, qui ailleurs prennent souvent l'avantage sur les armoiries traditionnelles. Une des raisons de ce succès de l'héraldique moderne est peut-être à attribuer au style minimaliste, comme celui des logos, érigé en norme héraldique pour une grande partie de la production la plus récente des emblèmes territoriaux et municipaux du pays. En effet, depuis les années '1930, ces règles peuvent se résumer à quelques principes essentiels : forme de l'écu français ancien (en ogive ou en tiers-point); pas d'ornements extérieurs; utilisation de deux couleurs ou émaux maximum; présentation d'une seule figure, au contour simplifié, à plat, sans ombre ni effet 3D, facilement identifiable, mais qui peut éventuellement être répétée plusieurs fois; la (ou les) figure(s) doit (doivent) bien remplir tout l'espace de l'écu. Voici d'ailleurs une parfaite illustration de ces règles fondamentales, avec cet échantillon de 24 communes :

 • Bien évidemment, toutes les règles ont leurs exceptions et nos amis norvégiens les ont admises et tolérées. C'est d'ailleurs une évidence qui se révèle pour l'ensemble de notre Top 10 ! La raison est toute simple : mises à part les communes n°5 et 8, toutes ces villes/communes très anciennes étaient déjà pourvues d'armoiries depuis plus d'un siècle, voire très anciennement: plusieurs siècles avant l'édiction des règles en vigueur. Les emblèmes actuels de ces communes ne sont donc juste qu'une refonte graphique, simplifiée, d'anciennes représentations héraldiques plus complexes, elles-mêmes souvent basées sur les figures primitives des sceaux médiévaux. Pour les villes n°1, 2 et 6 c'est d'ailleurs l'image circulaire du sceau originel qui sert d'armoirie.
ancien sceau de la ville d'Oslo (vers 1300) à gauche et sa retranscription sur armoiries à droite avec un écu à base arrondie
réalisée par l'héraldiste autrichien Hugo Gerard Ströhl en 1903 (la ville se nommait alors Kristiania)
L'image représente l'histoire et le martyre du saint patron de la ville: Saint Hallvard (XIe siècle).
variante des armoiries de la ville de Trondheim telles que dessinées
sur une planche extraite du livre: Die Wappen der wichtigsten städte
 Europa's in chromolithographischen abbildungen  (voir flipbook  → ICI)
publié par M. Ruhl à Leipzig (Allemagne) en 1902
On y voit le roi face à l'archevêque, les deux autorités de la ville
chacun dans son palais, sous l’œil d'un saint, certainement saint Olaf.
📌 pour finir voici quelques explications nécessaires sur certaines figures qui peuvent paraître énigmatiques:
 • Le blason de la ville n°4 prend son origine sur un ancien sceau qui montrait un sarment de vigne avec trois feuilles et les deux vrilles caractéristiques. De la vigne en Norvège ? impossible, elle ne peut y être cultivée. Sans doute pour cette raison improbable, à certaines époques, on a remplacé les feuilles de vigne par des feuilles de chêne, de tremble ou encore de houblon... Pourtant c'est bien de la vigne qu'il s'agit et que les historiens ont confirmé, même si l'on ignore l'origine de sa symbolique. On a parfois spéculé sur la religion, le vin étant perçu comme le sang du Christ pour les chrétiens, ou la Sainte Trinité avec les trois feuilles, etc.... Stavanger est par ailleurs un ancien et grand port marchand et l'importation de vin étranger pouvait s'y pratiquer.
 • Le blason de la ville n°5 qui s'apparente à une tour aveugle et non crénelée se rapporte en fait à l'industrie locale de la chaux : c'est un four à chaux stylisé.
 • Le blason de la ville n° 8 montre un objet traditionnel populaire : un leirgauk, petite poterie en forme d'oiseau, qui sert d'instrument de musique, voisin de l'ocarina.





📖 source infos, textes et images blasons :
- no.wikipedia.org/wiki/Kommunevåpen_i_Norge
- no.wikipedia.org/wiki/Norges_kommuner#cite_note-9
- oddso.nvg.org/nlv/kommune.html#b
- no.wikipedia.org/wiki/Regler_for_norske_kommunevåpen
- no.wikipedia.org/wiki/Heraldikk
- snl.no/kommunevåpen
- www.heraldry-wiki.com/heraldrywiki/index.php?title=Norway



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Si vous désirez en savoir plus sur le pays : la Norvège et ses emblèmes, c'est → ICI

A bientôt, pour un nouveau pays ... → ICI


Et pour revoir le pays précédent ...  → ICI





          Herald Dick
 









Norvege  Baerum Tromso





samedi 3 janvier 2015

Zoo héraldique #16 : vous reprendrez bien encore un peu de renne ?

Tchoukotka raïon (de 2010 à 2012)
 Russie (Kraï de Tchoukotka)
 sur le contour de la carte du territoire : 
un morse (Odobenus rosmarus)
et en pointe  : six rennes affrontés
  Les fêtes de Noël m'ont donné l'occasion de parler d'un animal qui mérite bien notre reconnaissance : le renne ou caribou (voir → ◙). Comme le cheval, le bœuf, le lama ou le dromadaire le sont encore ailleurs, c'est un être vivant à multiples fonctions indispensable à de nombreux peuples des régions subarctiques.
   En adéquation avec le sous-titre de mon blog : "Les blasons nous parlent des Hommes, des Nations, des Communautés, de l'Histoire, du Spirituel, de la Nature, de l'Art, des Sciences, de la Vie, etc.." , je  voudrais cette fois évoquer ces hommes et ces femmes qui vivent encore un peu en autarcie, comme leurs ancêtres, dans un monde qui change et dont le mode de vie va sûrement évoluer. 
Les Samis, Komis, Nénetses , Mansis , Selkoupes, Énetses , Khantys , Kètes , Kereks, Nganassanes, Dolganes, Évenks , Évènes , Yakoutes, Youkaghirs, Tchouvanes, Tchouktches, Kéreks, Alioutes, Koriaks, Aléoutes, Yupicks, etc...  tous dépendent en grande partie du renne et de son élevage, comme moyen de subsistance.
 Réserve naturelle de Kerzhensky (logo)
dans l'Île de Wrangel -  
Russie (Kraï de Tchoukotka)



 .
Déjà le régime communiste de l'Union Soviétique avait mis à mal leur traditions, leur mode de vie nomade, et leurs vies tout court, surtout sous la période stalinienne. Certains de ces peuples ont eu beaucoup de mal à s'en sortir, sédentarisés de force, vivant de l'assistance de l'état et de l'aide humanitaire, ils avaient même failli oublier leurs savoir-faire. Et maintenant c'est la mondialisation de l'économie, le réchauffement climatique et la recherche très active de nouvelles ressources énergétiques qui menacent leurs environnements et leurs ressources. Autant dire que les prochaines décennies n'incitent pas à l'optimisme pour les hommes du Nord et leurs troupeaux de rennes...


Le Renne et les hommes à travers le temps avec l'héraldique 

Krokom -  Suède (Jämtland) 
un renne préhistorique ; 
le tableau réel est en-dessous (photo)
   Dès le Paléolithique, l'habitat du renne préhistorique, qui est la même espèce que de nos jours, était beaucoup plus étendu, dans toute l'Europe notamment, où il effectuait de grandes migrations au rythme des saisons. Les grottes qui ont servi d'abri, les graffitis réalisés par les hommes du Magdalénien, les restes de repas enfouis dans les states souterraines, ou les objets usuels également, en sont la preuve.
   En effet les fouilles archéologiques ont pu confirmer que le renne était une des proies favorites des chasseurs car il fournissait, outre sa viande, de quoi se vêtir avec sa peau, et fabriquer des outils et des armes avec les os, les bois, etc... 
  L'art rupestre témoigne que des hommes du Néolithique (vers 3000 avant J.C.) dans de nombreuses régions d'Europe et d'Asie ont voulu laisser un message aux générations futures. Quel genre de message, peut-être simplement le récit d'un jour particulier de chasse, réussi, ou au contraire tragique, ou bien ce sont des incantations chamaniques, pour les Esprits de la Nature ? Ces peintures, ces pétroglyphes représentant des animaux, sont fréquents dans les cavernes, sur les parois rocheuses, ou même sur de simples rochers.
Les pétroglyphes (- 3000 av. J.C.) de Glösa localité suédoise située dans la commune de Krokom, dans le Comté de Jämtland.
   Dans la toundra de Sibérie, le renne fait partie depuis longtemps de la vie des nombreux peuples autochtones. Leur subsistance dépend en grande partie d'eux. Ils sont entraînés à porter des harnais et à tirer des traîneaux. Outre leur force, leur rapidité et leur endurance, ils sont également prisés pour leur lait, leur chair, leur peau et même leurs os. Depuis des siècles, là aussi, les artistes ont laissé les traces de cet attachement aux rennes par la peinture, la gravure, dans les motifs décoratifs de leurs tissus, ou avec les objets traditionnels modelés ou sculptés.
Anabarsky ulus district  -  Russie (Yakoutie) 
un homme et un renne reliés en un symbole unique
les cinq diamants en arc de cercle sont un symbole 
récurrent sur les emblèmes, propre à la République 
de Sakha ( nom officiel de la Yakoutie)
Aldan (1984) -  Russie (Yakoutie) 
là encore homme et animal ne font qu'un
le reste fait référence à la nature : toundra, 
rivière, collines (triangles), lune (besant-tourteau)

  L'héraldique civique s'est emparée de ces représentations ethniques fascinantes en prolongeant cette relation privilégiée avec cet animal, pour orner quelques blasons de villes ou de territoires dans toute la Sibérie du nord.
  Les croyances chamaniques dans "les Esprits" de la Nature sont très fortes et nombreux sont les peuples qui pratiquent encore cette forme de spiritualité. On ne peut pas vraiment parler de religion, car il n'y a pas de dieux, ni d'être supérieur, mais plutôt des forces surnaturelles, plus proches de la magie, qui soignent, apaisent, raisonnent les humains en touchant leurs âmes et donne un sens à chaque chose, chaque être, même, et surtout, celles qui sont inexplicables ou imaginaires.

Tolka selo  -  Russie (Iamal-Nenetsie) 
un renne (ou un cerf) stylisé brochant sur un 
disque solaire et sommé d'une flamme pour les 
ressources en gaz naturel de la région
Abyysky ulus district -  Russie (Yakoutie)  
un poteau rituel (Сэргэ) avec un dessin combinant les formes
d'un cygne, d'un cheval et d'un renne pour représenter leurs vertus.

.

des "sergé" (Сэргэ) yakoutes, espèces de poteaux  rituels chamaniques
 souvent ornés de figures d'animaux, surtout des chevaux  (voir → ◙).  

Pustozersk selo -  Russie (Nenetsie) 
la barque à voiles munie d'une proue en forme de tête 
de renne rappelle que ce village doit sa subsistance
à la fois à l’élevage des rennes et à la pêche en 
rivière (le fleuve Pechora)

Inari -  Finlande 
certainement une des plus étranges créatures nées 
de l'imagination des hommes : un saumon d'argent 
portant une ramure de renne d'or. 
D'après une légende locale en Laponie .

Dans la symbolique poussée à l'extrême, notre renne peut être figuré par une silhouette, un "rencontre" (avec la tête de face),  ou même un "massacre" (juste les bois et l'os frontal) comme il se dit en termes héraldiques appropriés :

Fljótsdalshérað - Islande 
très belle composition en forme
 de vague mêlée à un bois de renne
Eidfjord  - Norvège
une ramure de renne mâle














de vrais massacres de rennes, rassemblés quelque part dans la toundra sibérienne
Ayano-Maysky raïon  - 
 Russie (Khabarovsk) 
un renne accompagné d'une zibeline,
d'un crabe de la Mer d'Okhotsk et de
diamants.
Naryan-Mar (2001) 
 Russie (Nenetsie) 
un renne et deux poissons
Priuralsky raïon  - 
Russie (Iamalo-Nenetsie) 
un renne accompagné d'un renard arctique, d'un poisson et un lingot d'argent.

Labytnangi
Russie (Iamalo-Nenetsie) 

Yusharskyy selo - Russie (Nenetsie)
au centre :  une tente traditionnelle des
ethnies de Sibérie, appelée "chum" (Чум)
Éleveurs nomades de l'ethnie Nénètse déplaçant leur troupeau - © photo : The Jeremy Nicholl Archive
Voici des représentations plus "naturelles" où la tête de l'animal est vue de profil,  avec encore de belles compositions héraldiques : 


Priuralsky raïon  - 
Russie (Iamalo-Nenetsie) 
une tête de renne au cou coupé et
bordé de motifs graphiques 
traditionnels des Nenets 
et notez la champagne cannelée 
surmontée de trois poissons
Nenetsie okroug autonome 
projet de blason 2002/2004 - Russie
 une tête de renne équipée d'une
 bride, regardant l'étoile polaire.
Verchneimbatsky selo - 
Russie (Krasnoïarsk)
les deux têtes de rennes arrachées
sont surmontées d'un octogone d'or 
qui est en fait l'image d' un instrument de musique traditionnel (бубна) 
de type tambourin .

 
Nenetsie okroug autonome
ancien sceau de 1999 - Russie


Vadsø  - Norvège
Rendalen  - Norvège

Piteå  - Suède
(province de Norrbotten) 
Umeå  - Suède
(province de Västerbotten)
Arvidsjaur  - Suède
 (province de Laponie)  
en chef : la Grande Ourse.

Nous passons au renne dont le corps incomplet, est mouvant du flanc de l'écu !

Oviken  - Suède
 (province de Jämtland) 
Mourmansk oblast (2002) - Russie
cet ancien blason a la particularité de 
montrer une aurore boréale stylisée en chef
Du point de vue strictement héraldique, on peut trouver des partitions d'écus faisant intervenir le renne en compagnie d'autre éléments :


Lovozero raïon - 
Russie (Mourmansk)

Tazovsky raïon - 
Russie (Iamalo-Nenetsie)














.



commune de Idre  - Suède
 (province de Dalarna) 
.
Comté de Västerbotten 
 Suède -  le blason réunit les 
symboles de trois anciennes 
provinces : 1/Västerbotten,
 2/Lappland, 3/Ångermanland 
ville de Gällivare  - Suède
 (Comté de Norrbotten) 
 le signe de Mars est le symbole 
alchimique du fer, en raison des
mines de fer de la région.
Comté de Norrbotten 
 Suède - le sauvage à la massue 
représente la province historique
de Laponie (Lappland)


Pour finir, voici encore quelques réalisations datant des années '1970 ou '1980 du temps de l'U.R.S.S.  comme on peut encore en juger par le style graphique "soviétique". Certains de ces blasons sont toujours en vigueur, témoignages d'une longue et importante période de la Russie.

Inta - Russie (Rép. de Komis) 
blason daté de 1982 - une ville 
minière pour l'exploitation du charbon
Vorkouta - Russie (Rép. de Komis)
blason daté de 1971 - une autre ville 
minière dédiée au charbon
Tiksi - Russie (Yakoutie) 
dans la partie inférieure
 nous avons un brise-glace
c'est un port sur l'Océan Arctique
Chersky raïon  - 
Russie (Yakoutie) 
le renne est surmonté 
d'une aurore boréale
Lovozero (Luyavvr en sami)
  Russie (Mourmansk)
 blason daté de 1989

Pour vous y retrouver dans la très compliquée Russie administrative, voici une carte (en anglais) sur laquelle j'ai rajouté un point rouge devant le nom des régions ou des républiques mentionnées sous les blasons cités .
Les termes russes "kraï, okroug, oblast, raïon, selo" sont des divisions inférieures, les autres lieux sont des villes.



Cette fois, nous sommes arrivés au bout du sujet ! Je ne pense pas que vous ne trouverez pas sur le net un dossier plus complet sur le thème du renne dans l'héraldique internationale. Sinon je promets d'en manger un en entier, avec la peau et les bois ....

A très bientôt pour un autre membre des mammifères ruminants dans "Zoo héraldique"  !!



Crédits :
les blasons proviennent de :
http://commons.wikimedia.org/wiki/
https://ru.wikipedia.org/wiki/
http://no.wikipedia.org/wiki
http://en.wikipedia.org/wiki/ 
http://fi.wikipedia.org/wiki/
http://sv.wikipedia.org/wiki/
http://geraldika.ru/regions/
http://www.heraldicum.ru/index.htm
http://www.bibliotekar.ru/


       BONNE ANNÉE !!












Fljotsdalsherads Jamtland Vadso  Pitea Umea Vasterbotten Gallivare