mardi 30 mars 2021

Capitales du monde : Brasilia

  N ous restons en Amérique du Sud, pour évoquer la première capitale de l'année 2021, faisant suite à Bogotá, qui terminait l'année 2020. C'est bien le hasard de l'ordre alphabétique qui nous amène au Brésil, et sans aucun lien avec l'actualité géopolitique, souvent desservie par les agissements et les déclarations stupéfiantes de son président actuel, très controversé.

   Les "armoiries" représentant la ville de Brasilia, sont en fait celles du District fédéral tout entier, qui est une des vingt-sept unités administratives du Brésil. Elles ont été conçues par le poète et héraldiste Guilherme de Almeida et officialisées par le décret n ° 11 du 12 septembre 1960.

détails de la fameuse colonnade du palais présidentiel
 Cherchant délibérément à échapper à l'héraldique traditionnelle, le design aspire à des formes modernes et innovantes, dans l'esprit de l'architecture de la capitale fédérale brésilienne, créée par Oscar Niemeyer. La forme, inspirée par celle d'un des piliers de la colonnade du Palácio da Alvorada (traduction : le Palais de l'Aurore, qui est un palais présidentiel, voir photo à droite), est composée (parti) de sinople et d'or. En l'observant, on constate que les couleurs, cependant, ne sont pas de la même teinte que celles du drapeau national, ressemblant à celles utilisées dans le drapeau du District fédéral (ci-dessous). Au centre, se trouve un "écu" carré vert avec la soi-disant Cruz de Brasília (Croix de Brasília), composée de quatre flèches d'or aboutées en croix, qui symbolisent l'action du pouvoir en direction de tous les points cardinaux du pays. Il est surmonté, en guise de couronne, d'une table de réunion stylisée d'or, indiquant que là est le siège du Congrès National du Brésil (le parlement). Au-dessous est placée en lettres capitales, la devise en latin du District fédéral: "VENTURIS VENTIS" (les Vents arrivent).

drapeau du District fédéral, reprenant le dessin central
des armoiries sur un fond blanc symbole de paix
les drapeaux du Brésil et du District fédéral côte à côte
© image provenant du site :  br.freepik.com

capitale n° 34 - Brasília

Brasilia (écrit : Brasília en portugais), est la capitale fédérale du Brésil depuis 1960, et le territoire sur lequel elle est établie est le District fédéral (en portugais : Distrito Federal) qui est l'une des vingt-sept unités administratives du Brésil (voir cartes à la fin de ce sujet).

Population  :  2 974 700 habitants (chiffres de 2018).

  L’idée d’édifier une capitale à l’intérieur du pays remonte au XVIIIe siècle ; elle est également mentionnée dans la Constitution rédigée en 1891. Le projet de création d'une nouvelle capitale à l'intérieur des terres avait pour but de mieux répartir les richesses et la population, largement concentrées sur les côtes, et de mettre fin à la rivalité entre Rio de Janeiro, capitale politique et culturelle, et São Paulo, capitale économique. C’est finalement en 1957, au cours du mandat du président Juscelino Kubitschek, que la construction de cette ville nouvelle est entreprise. Inaugurée le 21 avril 1960, Brasilia souffre dans un premier temps de son isolement géographique, puis se développe rapidement, notamment grâce à l’afflux de nombreux Brésiliens en provenance des zones les plus pauvres du pays.
  La ville de Brasilia présente un aspect très moderne ; destinée à attirer une partie de la population de l’ancienne capitale surpeuplée, Rio de Janeiro, elle est construite, à partir de 1957, sur un site inhabité. Le plan de la ville, conçu par l’urbaniste brésilien Lúcio Costa, présente approximativement la forme d’un oiseau ou d’un avion. Le long de l’axe principal de la ville se trouvent les bureaux du gouvernement tandis que les « ailes » abritent les immeubles résidentiels et les ambassades étrangères. 

La cathédrale métropolitaine Notre-Dame-de-l'Apparition de Brasilia (en portugais : Catedral Metropolitana
 Nossa Senhora Aparecida de Brasília
), avec son curieux campanile (clocher) à droite.
Elle est l'œuvre de l'architecte Oscar Niemeyer. Elle a été consacrée le 31 mai 1970.

cliquer sur le lien ci-dessous pour lire la suite :

dimanche 21 mars 2021

Les blasons des métiers et corporations #17 - Wiener Gewerbewappen - les blasons des Guildes de marchands à Vienne en Autriche (VI)

   R 󠀡etour sur le sujet que j'avais débuté il y a presque cinq ans, en poursuivant la découverte d'une héraldique très spécifique : celle des Guildes de métiers, artisans et marchands qui avaient une activité dans la capitale autrichienne Vienne aux alentours de l'année 1900.  Ces délicieuses images d'un autre temps, sont l’œuvre du peintre héraldiste autrichien Hugo Gerard Ströhl (1851 – 1919), sans doute l'un des plus grands parmi les artistes que l'on connaisse, tous pays confondus, dans cet art. Mais je vous ai déjà expliqué tout cela dans le premier volet  (voir → ICI).

  En marge de l'héraldique, nous allons aussi apprendre davantage de l'onomastique, une branche de l'étymologie qui nous donne en particulier la provenance de nombreux noms de famille d'origine germanique, mais qui ont essaimé dans le monde entier.
  Voici donc 14 nouveaux métiers : ils sont pour certains toujours d'actualité, surtout ceux qui touchent à l'alimentation et à l'artisanat. D'autres ont évolué avec l'industrialisation, la mécanisation et les avancées technologiques, mais aucun n'a réellement disparu. 


 

 

 

 

Hutmacher -  Chapeliers

 

 


Händler -  Marchands
mit  -  avec / de
Reibsand , -  Sable de friction
Gartenschotter -  Gravier de jardin.
Etc.


 • Il s'agit probablement de la fourniture de sable pour le revêtement ou le déneigement des rues et de graviers pour les chemins privés.

• Le terme final "Etc" remplace le nom des produits complémentaires vendus par la corporation: "..., Vogelsand, Ausreibwascheln, Ausreibtüchern, Putzlappen und Sägespänen im Umherziehen ". Qui se traduisent à peu près par "... sable pour oiseaux, chiffons lavables, à récurer, chiffons de nettoyage et sciure de bois, en vrac".



cliquer sur le lien ci-dessous pour lire la suite :

dimanche 14 mars 2021

l'Armorial de La Planche - 1669 - Gouvernement de Provence - Sénéchaussées de Digne et de Forcalquier - 2ème partie

 S   uite de la visite d'un des plus anciens manuscrits répertoriant des armoiries de villes et de villages de France, dessinées à la plume et peintes à l'aquarelle, antérieur de trois décennies à l'Armorial Général de France de Charles d'Hozier ! Voir la description initiale : →
  Nous poursuivons avec la découverte du "livre" (c'est l'appellation donnée à une section d'un manuscrit, qui est lui-même divisé en chapitres) consacré au Gouvernement de Provence. Après les premiers chapitres consacrés aux Sénéchaussées d'Aix, de Brignoles, de Marseille, de Toulon, de Draguignan et de Grasse nous abordons deux nouvelles sénéchaussées: celle de Digne et celle de Forcalquier.  Ces subdivisions administratives de l'Ancien régime, abrogées sous la Révolution, ont servi de base pour former en 1790 le département des Basses-Alpes, renommé plus tard, en 1970, Alpes-de-Haute-Provence. Quelques cantons seront détachés à l'ouest pour compléter le département du Vaucluse (Apt, Sault, Gordes), ou la Drôme (Séderon), au nord: les Hautes-Alpes (Barcillonnette) et à l'est celui des Alpes-Maritimes (Guillaumes). Voici donc le quatrième chapitre consacré aux deux entités réunies par l'auteur du manuscrit.


      Revenir à l'épisode précédent →

 

 Voici l'extrait d'une carte datant de la fin du XVIIIe s. , donc postérieure d'un siècle, mais sur laquelle j'ai reconstitué les limites administratives de notre région :

 Vous pouvez cliquer sur toutes les images pour les agrandir :
 


 
 
 
 
  Les fragments de manuscrits proviennent à nouveau du Volume II. Pour enrichir l'étude, j'ai mis en bonus l'extrait équivalent dans l'Armorial Général de France* (1696-1711), établi par Charles-René d'Hozier, et comme auparavant, j'ai placé le blason actuel en-dessous, pour comparer les différences ou au contraire la constance des figures dans le temps.

(*)  Armorial Général de France  -  volume XXIX  -  Provence 1ère partie  
       Armorial Général de France  -  volume XXX  -  Provence  2e partie  (BNF Paris)
 

 Toujours en raison de son exceptionnelle densité, ce sixième chapitre de la Haute-Provence fait l'objet de deux articles, tout en maintenant une cohérence géographique. Ce second volet est donc consacré globalement au contour de l'ancienne sénéchaussée de Forcalquier. 

 

Forcalquier
(Alpes -de- Haute - Provence)

  Le blason fut donné au début du XIIe siècle à la ville par le comte de Provence Raymond-Bérenger en même temps qu'un certain nombre de droits et de privilèges (voir historique → ICI). Les armes de la cité s'apparentent donc à celles du comte et de la dynastie des Barcelone / Aragon  (d'or à quatre pals de gueules), mais avec une brisure spécifique et astucieuse, en supprimant un pal et en inversant les émaux or/gueules, ce qui donne l'impression de toujours voir les quatre pals de gueules avec de l'or intercalé, les couleurs de l’ancien comté de Provence !


Sisteron
(Alpes -de- Haute - Provence)

 A la fin du XVIIe siècle, on peut donc trouver sur ces manuscrits le blason de cette ville, soit avec un champ d'azur, pour Pierre de La Planche, soit un champ de gueules dans l'Armorial Général de France. Les figures, toutes d'or, sont presque identiques, même si disposées différemment, à part le besant en pointe de La Planche, alternant avec deux annelets de d'Hozier, qui sont toujours d'actualité. L'origine et la symbolique de ces armoiries demeurent obscures. Je n'ai trouvé aucune documentation s'y rapportant. 

cliquer sur le lien ci-dessous pour lire la suite :

mardi 2 mars 2021

l'Armorial de La Planche - 1669 - Gouvernement de Provence - Sénéchaussées de Digne et de Forcalquier - 1ère partie

 S   uite de la visite d'un des plus anciens manuscrits répertoriant des armoiries de villes et de villages de France, dessinées à la plume et peintes à l'aquarelle, antérieur de trois décennies à l'Armorial Général de France de Charles d'Hozier ! Voir la description initiale : →

  Nous poursuivons avec la découverte du "livre" (c'est l'appellation donnée à une section d'un manuscrit, qui est lui-même divisé en chapitres) consacré au Gouvernement de Provence. Après les premiers chapitres consacrés aux Sénéchaussées d'Aix, de Brignoles, de Marseille, de Toulon, de Draguignan et de Grasse nous abordons deux nouvelles sénéchaussées: celle de Digne et celle de Forcalquier.  Ces subdivisions administratives de l'Ancien régime, abrogées sous la Révolution, ont servi de base pour former en 1790 le département des Basses-Alpes, renommé plus tard, en 1970, Alpes-de-Haute-Provence. Quelques cantons seront détachés à l'ouest pour compléter le département du Vaucluse (Apt, Sault, Gordes), ou la Drôme (Séderon), au nord: les Hautes-Alpes (Barcillonnette) et à l'est celui des Alpes-Maritimes (Guillaumes). Voici donc le quatrième chapitre consacré aux deux entités réunies par l'auteur du manuscrit.


      Revenir à l'épisode précédent →

 

 Voici l'extrait d'une carte datant de la fin du XVIIIe s. , donc postérieure d'un siècle, mais sur laquelle j'ai reconstitué les limites administratives de notre région :

 Vous pouvez cliquer sur toutes les images pour les agrandir :
 


 
 
 
 
  Les fragments de manuscrits proviennent à nouveau du Volume II. Pour enrichir l'étude, j'ai mis en bonus l'extrait équivalent dans l'Armorial Général de France* (1696-1711), établi par Charles-René d'Hozier, et comme auparavant, j'ai placé le blason actuel en-dessous, pour comparer les différences ou au contraire la constance des figures dans le temps.

(*)  Armorial Général de France  -  volume XXIX  -  Provence 1ère partie  
       Armorial Général de France  -  volume XXX  -  Provence  2e partie  (BNF Paris)
 
 
En raison de son exceptionnelle densité, ce sixième chapitre de la Haute-Provence fera l'objet de deux articles, tout en maintenant une cohérence géographique. Le premier volet est consacré globalement au contour de l'ancienne sénéchaussée de Digne.
 
Digne - les - Bains
(Alpes -de- Haute - Provence)

  Selon les notices habituellement rencontrées et recopiées dans de multiples publications: "la croix symbolise l'évêché, la lettre D est l'initiale de la ville, la fleur de lys est un souvenir de Charles d'Anjou, comte de Provence, les lettres L ont été ajoutées sous Louis XIV, roi de France et comte de Provence et de Forcalquier ". Ce qui est à peu près certain, c'est que ces armoiries ne sont pas attestées avant le XVIIe siècle, la période qui nous concerne. Le diocèse de Digne est très ancien, il fut érigé au IVe siècle. Les évêques de Digne étaient sous l’Ancien Régime seigneurs de la ville, mais sous la suzeraineté des comtes de Provence, puis du roi de France, lors du rattachement de la Provence à la couronne. Avec nos deux manuscrits, on constate qu'il y a néanmoins eu une évolution progressive du blason dignois : fleur de lis + lettre D seuls, puis rajout de la croix, puis adjonction des lettres L placées en miroir. Les couleurs (émaux) de chaque figure ont varié dans le même temps.


Moustiers - Sainte - Marie
(Alpes -de- Haute - Provence)

  Le blason de Moustiers-Sainte-Marie est une représentation artistique conforme au paysage (sauf les fleurs de lis !) dans lequel s'inscrit le village, établi au pied de deux immenses roches calcaires escarpées formant une vallée, reliées par une chaîne au milieu de laquelle est suspendue une étoile (voir cette gravure ancienne → ICI ou  cette photo récente → ICI). La singulière étoile de Moustiers est réellement accrochée à une chaîne, tendue entre deux montagnes, à plusieurs dizaines de mètres au-dessus du sol. Selon la légende rapportée par Frédéric Mistral, la plus connue, il s'agit d'un ex-voto : le chevalier de Blacas, qui fut fait prisonnier en croisade par les Mamelouks à Damiette en 1249, fit la promesse de consacrer un monument à la Vierge s'il revenait un jour en son fief. Revenu sain et sauf, il a tenu sa promesse et a fait suspendre une étoile à seize branches, emblème de sa famille. Mais d'autres légendes sont rapportées pour tenter d'expliquer l'origine et la symbolique de cette étoile mystérieuse (voir ce site → ICI).


Senez
(Alpes -de- Haute - Provence)

  Nous pouvons constater ici la première divergence établie sur l'antériorité du blason de cette petite ville néanmoins siège d'un évêché et disposant d'une cathédrale. La Planche nous propose un bélier passant, qui pourrait peut-être plutôt représenter le chapitre des chanoines de la cathédrale, comme celui que nous retrouvons enregistré dans l'Armorial Général de France ( voir → ICI). Les édiles de "la ville" de Senez ont transmis à Monsieur d'Hozier, suite à l'édit royal de 1696, un blason différent : "De gueules à la ville d'argent, essorée et ajourée de sable, surmontée de trois fleurs de lis d'or rangées en chef" qui, au passage a fait une faute d'orthographe : Senex au lieu de Senez.


Castellane
(Alpes -de- Haute - Provence)

 Cette fois, notre auteur jésuite a attribué à la ville de Castellane les armes (parlantes) de la famille provençale éponyme des Castellane, une des plus anciennes familles nobles subsistantes de France. Charles d'Hozier ne l'a pas répertoriée dans son Armorial Général de France en tant que ville, sans doute suite à un oubli ou une négligence des représentants. Mais il a néanmoins référencé: le "Corps du siège de la ville", c'est-à-dire, à priori, l'ensemble des magistrats municipaux, et ce avec le blason de la couronne de France. Plus tard, la cité s'est dotée d'un blason spécifique, inspiré par les deux précédents.

 

Entrevaux
(Alpes -de- Haute - Provence)

  Le nom d'Entrevaux vient du latin "Inter vales" qui signifie entre les vallées. Encore une fois les deux blasons provenant des deux manuscrits sont totalement différents. Le premier est composé de trois montagnes "triples" surmontées de fleurs de lis d'or. La Planche ne nous donne malheureusement jamais ses sources ni aucune explication en ce qui concerne l'héraldique.  Les armoiries publiées dans l'Armorial Général de France représentent deux flancs de montagne escarpée, reliés par un pont, sous lequel coule une rivière. Ce type d'image pourrait bien illustrer un toponyme de type "Entre.monts" mais ne correspond pas à celui d' "Entrevaux". En l’occurrence il s'agit visiblement et tout simplement de matérialiser la configuration géographique du village, réduit à ce pont, dans la vallée encaissée du Var.


Guillaumes
(Alpes - Maritimes)

  Très souvent, on l'a déjà évoqué dans mes sujets précédents, l'auteur du manuscrit a préparé comme ici,  un emplacement pour y dessiner les armoiries des villes pour lesquelles il a rédigé un descriptif. Mais les écus sont restés désespérément vides. Nous en ignorons toujours la raison : manque d'information fiable, manque de temps, on ne le saura jamais.
   Il s'avère donc que les premières armoiries connues et adoptées par le village de Guillaumes, aujourd'hui commune du département des Alpes-Maritimes, ont été enregistrées dans l'Armorial Général de France sur la base de la déclaration spontanée faite par la communauté des habitants, en application de l'édit royal de novembre 1696. Le premier quartier avec le champ d'azur est composé de l'initiale G de la ville surmontée d'une fleur de lis d'or, rappelant les armes "modernes" de la Provence. Le second quartier "d'or à trois pals de gueules" évoque l'ancienne dépendance de la Provence aux comtes de Barcelone, par le rappel de leurs armes (diminué d'un pal).
  Le territoire et la ville de Guillaumes qui étaient depuis des siècles une possession des comtes de Provence, puis du royaume de France, seront annexés au Comté de Nice en 1760, en vertu du traité de Turin  et ne reviendront définitivement à la France (hormis durant la période Révolution/Empire, de 1792 à 1815) qu'en 1860, avec le rattachement de la Savoie et du Comté de Nice.  


Seyne
(Alpes -de- Haute - Provence)

 Comme précédemment, La Planche nous a laissé un écu vide. Le blason actuel découle donc ici encore de celui enregistré dans l'Armorial Général de France avec ces trois colonnes surmontées d'une Croix de Jérusalem, le tout d'or sur champ d'azur. Toutefois sa symbolique n'est pas établie et ne le sera probablement jamais, faute de document attesté, faisant preuve.


[_)-(_]



D'autres lieux ou villes sont juste décrits par le texte, sans blason ni mention s'y rapportant :

Barrème, Moriez, Brandis (ancien lieu proche de Castellane), Pieresc (= Peyresq, ancienne commune intégrée dans celle de Saint-Michel-Peyresc, puis dans celle de Thorame-Haute), Annot et Colmars.


 # cependant, quelques années plus tard, certaines villes (en gras, ci-dessus) ont été enregistrées et blasonnées dans l'Armorial Général de France. Certains blasons sont toujours d'actualité, à quelques petits détails près :

Barrème
(Alpes -de- Haute - Provence)

Moriez
(Alpes -de- Haute - Provence)

Peyresq
(Alpes -de- Haute - Provence)

Annot
(Alpes -de- Haute - Provence)

Colmars
(Alpes -de- Haute - Provence)

  # enfin, pour aller plus loin avec l'Armorial Général de France, on peut encore rajouter ces dernières localités qui dépendaient à priori de ces deux sénéchaussées, devenues aujourd'hui des communes importantes, et qui n'ont pas été mentionnées dans le manuscrit de La Planche :
Saint-André-les-Alpes, Aiglun, La Motte-du-Caire, Turriers et Barcillonnette.

 et leurs blasons respectifs sont, à quelques détails ou brisures près, toujours d'actualité :

Saint - André -les- Alpes
(Alpes -de- Haute - Provence)

Aiglun
(Alpes -de- Haute - Provence)

La Motte -du- Caire
(Alpes -de- Haute - Provence)

Turriers
(Alpes -de- Haute - Provence)

Barcillonnette
(Hautes - Alpes)


   Un très grand nombre d'autres bourgades de la région, nommées simplement "communauté du lieu de..." (Com. du lieu de...), dans les registres de l'Armorial Général de France, ont été identifiées et enregistrées avec des armoiries souvent authentiques, car transmises par les représentants légaux de ces villages, mais quelquefois attribuées d'office par défaut. Il serait fastidieux de les lister toutes ici, d'autant que certaines localités ont été absorbées par les nouvelles communes constituées après la Révolution. Toutefois vous pouvez vous amuser à les rechercher dans les ouvrages numérisés chez Gallica, dont je donne les liens ci-dessous, et accessoirement aussi dans les très intéressantes fiches listées département par département sur le site : armorial de france.fr


A bientôt pour une nouvelle série ... → ICI


Crédits :

les blasons "modernes" sont empruntés  à : armorialdefrance.fr/

les extraits des manuscrits proviennent de :
- Bibliothèque et Archives du Musée du Château de Chantilly :
   . www.bibliotheque-conde.fr/ressources-en-ligne/
- Bibliothèque nationale de France à Paris : 
   . gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k111476m/f2.item
   . gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1114770/f2.item

 💶 Appel au mécénat ou aux généreux donateurs :
 Au cours d'échanges d'informations avec les responsables de la Bibliothèque du Musée Condé, au sujet du manuscrit, il m'a été rapporté que l'ouvrage de Pierre de La Planche n'est actuellement plus exposé ni mis à disposition des visiteurs. En effet, les deux volumes du manuscrit sont en mauvais état : "la couverture", ce que l'on nomme dans le métier: les plats de reliure, sont soit partiellement,soit totalement détachés du manuscrit, ce qui nuit à sa conservation. La reliure étant en effet là pour maintenir et protéger le manuscrit.
  Si des personnes ou des entreprises sont intéressées, en mode mécénat, pour participer à la prise en charge de la restauration de ces précieux ouvrages, qu'elles prennent contact pour les modalités, avec les bibliothécaires à cette adresse mail  : bibliotheque@domainedechantilly.com
ou sinon m'écrire à : heraldexpo@orange.fr et je transmettrai à ma correspondante privilégiée.

 

             Herald Dick  
.