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mercredi 12 octobre 2016

Les départements français et les blasons des préfectures à la fin du XIXe siècle avec le Fil Géographique #06

Au cours d'un sujet relatif au centenaire de la Première Guerre mondiale (voir → ICI),  j'avais illustré le propos avec des images provenant d'un autre siècle, qui ont suscité beaucoup d'intérêt. Il s’agissait de chromolithographies (plus couramment appelées "chromos"), des images publicitaires à fonction éducative, datant des quelques années précédant l'année 1900. Cette série de cartes illustrées
accompagnait la vente de produits de mercerie de la marque "le Fil Géographique" destinés aux couturières et aux brodeuses. Elle décrivait les 86 départements français du moment (sans l'Alsace-Lorraine, annexée par l'Empire allemand depuis 1871). Elle permettait de visualiser en un coup d’œil les contours du département, ses villes et villages principaux, son caractère, ses spécialités, et parfois ses hommes ou femmes célèbres, natifs de ces lieux.
  J'avais aussi choisi ces documents très populaires et recherchés par les collectionneurs, car ils ont pour certains, la particularité de présenter des armoiries de villes françaises surprenantes. Les auteurs de ces images ont pris leur inspiration, pour la partie héraldique, je l'avais démontré, dans l'Armorial National de France avec notices et descriptions historiques de Henri Traversier et Léon Vaisse, édition de 1842 → ICI .  C'est pour cette raison que j'ai extrait les armoiries correspondantes dans l'ouvrage en question pour confirmer le dessin.
 Je vous propose de terminer la découverte de ces curiosités, après le Nord, l'Est, l'Ouest, le Centre, le Sud-Ouest et le Midi, voici donc le sixième et dernier volet recensant cette fois les départements de la vallée du Rhône, du massif alpin, et de la côte méditerranéenne, du Lyonnais et de la Savoie à la Provence en passant par le Dauphiné, et pour terminer, la Corse.

Carte illustrée du département de la Loire; le blason en haut à droite est celui du chef-lieu, Saint-Étienne :  "D'azur à deux palmes de sinople passées en sautoir et cantonnées d'une couronne fermée d'or en chef et de trois croisettes d'argent en flancs et en pointe".
 Pour l'Armorial National de France de Henri Traversier et Léon Vaisse, édition de 1842, tous les meubles du blason sont d'argent sur champ d'azur. Le blason correct (actuel) montre des palmes d'or.
A noter qu'en 1842, la préfecture de la Loire était à Montbrison, et ce jusqu'en 1855, où elle a été déplacée à Saint-Étienne.
Saint-Étienne (blason actuel)




Carte illustrée du département du Rhône; le blason en haut à droite est celui du chef-lieu, Lyon :  "De gueules au lion d'or tenant une épée du même de la senestre; au chef cousu d'azur à trois fleurs de lis d'or".  Pour l'Armorial National de France de Henri Traversier et Léon Vaisse, le lion est d'argent.  Le blason actuel  est  "De gueules au lion d'argent; au chef cousu d'azur à trois fleurs de lis d'or."
Lyon (blason actuel)



Carte illustrée du département de l' Ain; le blason en haut à gauche est celui du chef-lieu, Bourg :
  "Parti de sinople et de sable, à la croix tréflée d'argent brochant sur la partition."
Bourg-en-Bresse (blason actuel)




Carte illustrée du département de la Haute-Savoie; le blason en haut à droite est celui du chef-lieu, Annecy :  "De gueules à la truite d'argent posée en bande." Ce département et cette ville sont absents de  l'Armorial National de France de Henri Traversier et Léon Vaisse de 1842, pour la simple raison que la Savoie et le Comté de Nice, à cette époque étaient d'anciennes possessions du Royaume de Sardaigne, et n'ont été rattachés à la France qu'en 1860, avec la signature du Traité de Turin.
Annecy (blason actuel)



Carte illustrée du département de la Savoie; le blason en haut à droite est celui du chef-lieu, Chambéry :  "De gueules à la croix d'argent cantonnée en chef dextre d'une étoile du même." Le blason correct est "De gueules à la croix d'argent cantonnée en chef dextre d'une étoile d'or". Ce département et cette ville sont également absents de  l'Armorial National de France de Henri Traversier et Léon Vaisse de 1842, pour la même raison que ci-dessus.
Chambéry (blason actuel)



Carte illustrée du département de l' Isère; le blason en haut à gauche est celui du chef-lieu, Grenoble :  "D'or à trois roses de gueules." Pour l'Armorial National de France de Henri Traversier et Léon Vaisse, le champ est d'argent.
Grenoble (blason actuel)



Carte illustrée du département de l' Ardèche; le blason en haut à gauche est celui du chef-lieu, Privas :
 "D'argent au chêne terrassé de sinople, englanté d'or; au chef d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or." Pour l'Armorial National de France de Henri Traversier et Léon Vaisse, les fleurs de lis se sont métamorphosées en étoiles ! 
Privas (blason actuel)



Carte illustrée du département de la Drôme; le blason en haut à droite est celui du chef-lieu, Valence :  "De gueules à la croix d'argent chargée en cœur d'une tour d'or."   Le blason correct est : "De gueules à la croix d'argent chargée en cœur d'une tour d'azur."
Valence (blason actuel)




Carte illustrée du département des Hautes-Alpes; le blason en haut à gauche est celui du chef-lieu, Gap :  "D'azur au château donjonné de quatre tourelles d'or, maçonné et ajouré de sable". Pour l'Armorial National de France de Henri Traversier et Léon Vaisse, c'est une tour donjonnée d'or ajourée et ouverte de sable.  Le blason actuel est : "D'azur au château donjonné de quatre tourelles d'or, les deux du centre couvertes, maçonné et ajouré de sable, ouvert du champ"
Gap (blason actuel)



Carte illustrée du département des Basses-Alpes (renommé Alpes-de-Haute-Provence en 1970) ; le blason en haut à gauche
est celui du chef-lieu, Digne :  "D'azur à la fleur de lis d'or accompagnée en chef d'une croisette, aux flancs de deux lettres
 capitales L affrontées et en pointe d'une lettre capitale D, le tout d'argent." Le blason correct est : "D'azur à la fleur de lis d'or
 accompagnée en chef d'une croisette de gueules, aux flancs de deux lettres capitales L affrontées d'argent et en pointe d'une
 lettre capitale D d'or".
Digne-les-Bains (blason actuel)




Carte illustrée du département du Vaucluse; le blason en haut à gauche est celui du chef-lieu, Avignon :
 "De gueules à trois clefs d'or posées en fasce l'une au-dessus de l'autre, les pannetons à dextre."
Avignon (blason actuel)



Carte illustrée du département des Bouches-du-Rhône; le blason en haut à droite est celui du chef-lieu, Marseille :
  "D'argent à la croix d'azur."
Marseille (blason actuel)



Carte illustrée du département du Var ; le blason en haut à droite est celui du chef-lieu (de l'époque), Draguignan :
  "De gueules au dragon d'argent."  La préfecture du Var a été déplacée de Draguignan à Toulon en 1974.
Draguignan (blason actuel)



Carte illustrée du département des Alpes-Maritimes; le blason en haut à gauche est celui du chef-lieu, Nice :  "D'argent à l'aigle couronnée de gueules, empiétant une montagne de trois coupeaux au naturel issant d'une mer de sinople mouvant de la pointe." Ce département et cette ville sont absents de l'Armorial National de France de Henri Traversier et Léon Vaisse de 1842, car à cette époque le Comté de Nice,  était une possessions du Royaume de Sardaigne, et n'a été rattachée à la France qu'en 1860, avec la signature du Traité de Turin.
Nice (blason actuel)




Carte illustrée du département de la Corse; le blason en haut à gauche est celui du chef-lieu, Ajaccio :  "D'azur à la colonne d'argent sommée d'une couronne antique du même, accostée et supportée par deux lions affrontés du même".
 En 1842, la ville d'Ajaccio n'avait pas d'armoiries , comme le confirme le texte extrait de l'Armorial National de France de Henri Traversier et Léon Vaisse (ci-dessous). Le blason adopté par la ville à la fin du XIXe siècle est désormais :
 "D'azur à la colonne d'argent sommée d'une couronne antique du même, accostée et supportée par deux lions affrontés d'or,
 le tout posé sur une terrasse de sinople".
Ajaccio (blason actuel)






A bientôt pour une nouvelle découverte...

Et vous pouvez revoir la série précédente (Massif Central - Languedoc-Roussillon) → ICI







crédits :
• chromos : une des séries de cartes éducatives qui accompagnait la vente des produits de mercerie " le Fil Géographique" pour les couturières et les brodeuses (ci-contre).
• blasons anciens : "Armorial National de France de Henri Traversier et Léon Vaisse, édition de 1842 ".

• les blasons "modernes" proviennent tous du site  : 
http://armorialdefrance.fr










             

                      Herald Dick

samedi 13 février 2016

Recueil d'armoiries de villes de France peintes au XVIe siècle - chapitre #01 - Parlement de Paris

blason de la ville de Senlis (Ile-de-France)
avec une surprenante version "azur et or" 
 fin du XVIe siècle - manuscrit Fr 17256
"D'azur au pal d'or,  écu soutenu d'un
lis de jardin à trois fleurs, d'argent "
(la couleur or a très mal vieilli sur ce manuscrit,
presque effacée, prêtant confusion avec l'argent)
 J'  ai quelquefois évoqué ce présent manuscrit, depuis quelques semaines, notamment dans mes commentaires autour de celui qu'on appelle "l’Armorial de La Planche". En effet : je pensais que ce dernier, daté officiellement de l'an 1669, mais dont la rédaction a en fait débordé sur au moins une bonne décennie après 1669, était l'un des plus anciens manuscrits conservé, répertoriant des armoiries de villes de France, peintes en couleurs.
  Eh bien, j'ai découvert, en triant parmi les nombreuses œuvres numérisées proposées à la consultation en ligne par les bibliothèques publiques, un manuscrit plus ancien de presque un siècle avec de surprenantes planches d'armoiries concernant pas moins de 135 villes de France, bien cachées à la fin d'un armorial consacré à l'Ordre des Hospitaliers, ainsi qu'à de grandes maisons et dynasties européennes. C'est ce petit trésor oublié de l'héraldique municipale française que je voudrais vous faire partager. Nous allons découvrir, page par page, des choses qui pourraient peut-être bien remettre en question pas mal d'hypothèses ou d'affirmations d'experts et autres auteurs de livres d'héraldique, à propos des dates d'apparition et de la composition des armes de certaines villes.

   Ce manuscrit qui ne porte pas de titre général (il est identifié sommairement par l’appellation "Recueil de blasons peints") mais porte celui de "Chevaliers de S. Jean de Jérusalem" sur la tranche de la reliure en cuir. Il est référencé: cote "Français 17256" à la Bibliothèque Nationale de France à Paris. Il est daté du XVIe siècle, donc entre 1501 et 1600, ce qui manque cruellement de précision! Mais certains contenus et la présence de certaines armoiries vont permettre de le dater beaucoup plus finement, nous allons le vérifier très rapidement. Toutefois il faut comprendre que ces manuscrits étaient commencés à une certaine époque, puis ils étaient alimentés, augmentés, rectifiés, au fil de l'eau, et au cours du temps. Cela pouvait durer plusieurs années, parfois plusieurs décennies avant qu'ils soient finalement "arrêtés" et reliés pour le bénéfice de leur propriétaire, un personnage de haut rang dans la société en général, un prince, un aristocrate, un bourgeois ou un ecclésiastique haut placé. Son dernier possesseur identifié est Henri-Charles du Cambout, duc de Coislin (1665-1732) qui a été évêque de Metz de 1697 à sa mort. L'illustrateur, qui a peint les armoiries est identifié et porte le nom de Séguier, mais on n'en sait pas davantage sur lui. 
ancienne étiquette d'identification du manuscrit, rédigée en latin,
sur la page de garde
armoiries du Grand Maître Aloph de Vignancourt (aussi orthographié : Alof
de Wignacourt) - la date (1500,1 16) indiquée à droite est étrange  - folio 22v.
  Ce manuscrit armorial comporte plusieurs sections, et pour commencer une très intéressante et belle présentation illustrée et armoriée de l'Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem et de ses Grands Maîtres, depuis sa fondation à Jérusalem vers 1080, puis exilé successivement dans l'île de Chypre, puis à Rhodes et enfin à Malte. Le dernier Frère cité dans l'ordre chronologique du manuscrit, avec ses armes (ci-contre) est Aloph de Vignancourt (1547-1622), élu Grand Maître de l'Ordre en 1601, dans l'île de Malte.
 1601 :  voici donc une première date importante pour se rapprocher de la date finale du "bouclage" du manuscrit. On est au tout début du XVIIe siècle (durant le règne du roi de France et de Navarre: Henri IV)
 Les sections suivantes du manuscrit comprennent dans l'ordre : des armoiries peintes pour illustrer la généalogie de différentes grandes familles françaises et étrangères : dont les Vendôme, Guise, Dreux, Sully, Savoie, Ventadour, Choisy, Larchant, Gênes, les Treize Cantons Suisses et leurs alliés, de grands noms d'Espagne, d'Anjou, des compagnons de Guillaume le Conquérant, des maisons de Provence, de Paris  et tout à la fin: une série de villes de France et quelques grandes abbayes ou évêchés. C'est cette dernière section que je vais détailler dans mes pages.

  Comme je le fais pour l’Armorial de La Planche, je propose à titre indicatif et comparatif, placées en dessous de chaque page, les armoiries actuelles de chaque ville mentionnée. Cela permet ainsi au lecteur de se rendre compte de l'évolution ou de la constance du blason dans le temps en un peu plus de quatre siècles.

folio 105 r. (recto) :  Paris (Premier parlement de France)

PARIS

• Un Parlement était, sous l'Ancien Régime, dans le royaume de France, une cour de justice de dernier ressort, dite aussi cour souveraine, puis cour supérieure à partir de 1661, qui rendait la justice au nom du roi, dans un territoire délimité (voir liste des parlements et carte des zones d'autorité → ICI)

 • Voir l'évolution du blason de Paris, au siècle suivant,  avec La Planche (après 1669) ou d'Hozier (après 1696): → ICI


folio 105 v. (verso) : Lyon / Limoges / Poitiers / Angers / Bourges / Le Mans
.
Lyon
Poitiers 
Limoges 
Angers 
Le Mans
Bourges


• Vous pouvez vous exercer au petit jeu des différences et constater que seul le blason de Lyon n'a pas varié. A noter le blason d'Angers avec un chef à trois fleurs de lis, ce qui est assez exceptionnel, mais peut-être fautif de la part de l'auteur. Pour Le Mans, les trois chandeliers sont plus authentiques que les quatre actuels, en raison de la légende de saint Julien .

• Voir l'évolution des blasons au siècle suivant, avec La Planche (après 1669) ou d'Hozier (après 1696):
 Limoges → ICI      Poitiers → ICI    Angers → ICI    Bourges → ICI    Le Mans → ICI



folio 106 r. : Tours / Amboise / Orléans / Chartres / Vendôme / Blois
.

Tours
Orléans
Amboise
Chartres
Blois
Vendôme

• Juste quelques petites différences avec les blasons postérieurs et actuels :
- Champ d'azur au lieu de sable pour Tours, ainsi que des tours, non couvertes et sans girouettes, rajoutées plus tard.
- Champ d'or à deux pals de gueules pour Amboise, au lieu de palé d'or et de gueules provenant de la maison d'ancienne noblesse des Amboise.

• Voir l'évolution des blasons au siècle suivant,  avec La Planche (après 1669) ou d'Hozier (après 1696):
 Tours et Amboise → ICI         Orléans → ICI          Chartres →ICI           Vendôme et Blois → ICI


folio 106 v. : Angoulême / Loudun / La Rochelle / Pontoise / Magny-en-Vexin / Meulan
.

Angoulême
La Rochelle
Loudun
Pontoise
Meulan
Magny-en-Vexin

• On pourra s'étonner de la  ressemblance entre le blason de La Rochelle avec celui de Paris, à l'époque ! Seuls, le semé de fleurs de lis de Paris, à l'opposé des trois fleurs de La Rochelle, et l'émail de la coque du navire, en or, permettent de les différencier... Ce n'est que plus tard que la mer est devenue verte (sinople).. à La Rochelle.

• Voir l'évolution des blasons au siècle suivant, avec La Planche (après 1669) ou d'Hozier (après 1696):
 Angoulême et La Rochelle → ICI   Loudun → ICI   Pontoise → ICI   Magny → ICI   Meulan → ICI



folio 107 r. : Mantes / Montfort-l'Amaury / Dreux / Bellême, du comté du Grand Perche / Étampes / Nemours

.
Mantes-la-Jolie
Dreux
Montfort-l'Amaury
Bellême
Nemours
Étampes


• Sur ce folio 107 , quatre des six villes citées ont emprunté leurs armes à celles pleines, de grandes maisons de l'aristocratie qui y ont possédé à l'époque des fiefs, ou encore des apanages princiers qui leur étaient attribuées : le duché de Bretagne pour Montfort-l'Amaury, avec une couronne de surcroît, la maison de Dreux pour la ville de Dreux, le duché d'Alençon avec la ville de Bellême, dans le Perche et enfin la maison de Savoie-Nemours pour Nemours (pour plus de détails, visiter les liens ci-dessous).

• Voir l'évolution des blasons au siècle suivant, avec La Planche (après 1669) ou d'Hozier (après 1696):
Mantes, Montfort-l'Amaury et Dreux → ICI     Bellême → ICI     Étampes → ICI      Nemours → ICI




folio 107 v. : Montargis / Provins / Melun / Meaux / Senlis / Crépy-en-Valois
.

Montargis
Melun
Provins
Meaux
Crépy-en-Valois
Senlis


• On remarque la présence des initiales L F pour les mots : "Le Franc", placées sous l'écu de Montargis qui ont été associés un moment à la dénomination de la ville (Montargis-le-Franc). Les initiales ont par la suite migré et intégré le blason lui-même comme on peut le voir sur les armes actuelles (voir détails dans le lien ci-dessous).

• Parmi les quelques changements et augmentations qui ont affecté les armoiries de cette page, le plus remarquable est certainement celui de Senlis avec ce champ d'azur qui est étonnant. On connait parfaitement bien le blason de Senlis, inchangé depuis des siècles avec un champ de gueules au pal d'or. Et encore plus fort sont ces lis de jardin supportant l'écu, mis comme ornements parlants (cent-lis)! 


• Voir l'évolution des blasons au siècle suivant, avec La Planche (après 1669) ou d'Hozier (après 1696):
 Montargis → ICI    Melun → ICI     Senlis et Crépy-en-Valois → ICI  




C'est tout pour cette fois. Nous reviendrons très rapidement avec la suite de ce manuscrit très intéressant pour l'histoire de l'héraldique municipale de la France.
 C'est un témoignage jusque là peu connu, sauf  certainement par quelques érudits : historiens, chercheurs ou universitaires qui détenaient le privilège exclusif d'accéder et de pouvoir consulter ces trésors de notre Bibliothèque Nationale de France. Heureusement, l'excellente initiative opérée il y a quelque années maintenant de numériser les manuscrits et autres documents dormant dans les fonds des bibliothèques et archives publiques, dans le monde entier, permet maintenant à tous d'admirer ces merveilles, tranquillement installé dans son canapé de salon et de plus : gratuitement !

Suite de cette section du manuscrit consacré aux villes de France : feuillets suivants  → ICI  



 Crédits :
- Le manuscrit complet "Français 17256" est  consultable en ligne sur le site : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8528582x/
- Les blasons "modernes" proviennent tous du site incontournable :  armorialdefrance.fr
sauf celui de Montfort-l'Amaury qui vient de :  armoiries.free.fr
Je les remercie chaleureusement pour l'occasion.




          Herald Dick