dimanche 14 octobre 2018

The Swiss touch : variations inattendues de la croix blanche sur fond rouge ...

 ✚  Une croix blanche sur fond rouge de forme parfaitement carrée ou "de gueules à la croix d'argent" pour les armoiries. Le monde entier connait ce symbole et son propriétaire : la Suisse.
 Dans la plupart des pays à travers le monde, pour ainsi dire la totalité, il est très mal vu, voire illégal et répréhensible de détourner de leur usage, ou d'attenter à l'image des symboles nationaux. Les suisses ne font pas exception : il existe bien des lois fédérales et cantonales qui protègent drapeaux et armoiries dans le pays. Toutefois, il existe des dérogations sur l'emploi exceptionnel des symboles suisses pour certains usages encadrés, voir → ICI.   Dans un autre registre, le détournement des symboles dans un cadre maîtrisé et la liberté dont jouissent les citoyens du pays, permettent l'expression artistique, y compris dans l'humour et la dérision, mais sans outrance ni excès pouvant choquer telle ou telle communauté. Voici un petit florilège de détournements produits par de grands illustrateurs suisses, publiés à l'origine en toute liberté sur des cartes postales ou édités en librairie sous forme de bande dessinée :










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dimanche 7 octobre 2018

Top 15 des plus grandes villes d'Afrique du Sud avec leurs blasons

Voici un nouveau volet à cette série consacrée à la découverte de l’héraldique civique, à travers divers pays du Monde. Le principe du "Top xx" très répandu dans les médias et sur Internet, pour recenser ce qui est le plus remarquable dans un domaine particulier est ici adapté à cette thématique. Il nous permettra de découvrir ou réviser la géographie d'un pays choisi de manière aléatoire et dans le même temps de s'intéresser à sa diversité en matière de blasons et emblèmes municipaux.

  Après une longue absence, nous rendons visite au tout premier pays d'Afrique depuis le début de cette longue série : la République d'Afrique du Sud.



Carte de la Province de Gauteng où se concentre la plus grande conurbation
 du pays avec sept des quinze villes de ce sujet

  L'Afrique du Sud est un état fédéral composé de 9 provinces selon le découpage institué en 1994 qui a mis fin aux précédentes divisions administratives basées sur le régime de l'apartheid.
  Voici donc les 15 plus grandes villes du pays, en terme de population propre (chiffres estimés en 2018), indépendamment des municipalités ou aires métropolitaines qui elles, regroupent plusieurs villes. Le nom de ces villes est écrit successivement, quand cela est le cas:  en français, en anglais et en afrikaans.


1 - LE CAP / Cape Town / Kaapstad

ancienne capitale de la colonie britannique du Cap jusqu'en 1910, actuelle capitale parlementaire de l'Afrique du Sud et de la province du Cap-Occidental (Western Cape Province ; Provinsie Wes-Kaap) -
3 433 440 habitants.


ancienneté des armoiries : 1899
(d'après un sceau datant de 1804)



2 - DURBAN

ville de la province du KwaZulu-Natal (KwaZulu-Natal Province ; Provinsie KwaZulu-Natal ) - 3 120 280 habitants.


ancienneté des armoiries : 1882 (sceau)

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dimanche 30 septembre 2018

Les blasons des provinces françaises -
la série 1295 des cartes postales des éditions Barré et Dayez - 2de partie

  E  n août dernier, j'avais laissé en suspens, mais provisoirement, ce sujet sur ces belles cartes postales d' "après-guerre"qui sont bien connues des passionnés d'héraldique et des cartophiles. Je vous invite à  relire le préambule d'un précédent sujet → ICI qui vous donnera quelques informations sur la maison d'édition Barré et Dayez et sur l'historique de ces productions qui ont une certaine réputation chez les collectionneurs, dont je fais partie.

 📖 Je vous propose donc de découvrir ensemble les douze et dernières provinces de cette série n°1295 dans l'ordre croissant des lettres qui les identifient de M à Z (sauf la lettre Q qui n'a pas été utilisée). Je rappelle que cette série 1295 ne s'attache qu'aux anciennes provinces du sud, de l'est et du centre de la France, limitée par une ligne virtuelle en diagonale allant de Bordeaux à Besançon, en passant par Clermont-Ferrand et Dijon. Comme dans les précédents volets, je vous livre quelques unes (il y en a certainement d'autres, plus rares) des variétés notables dans les illustrations de chaque province, qui ont évolué au cours des années durant lesquelles elles sont sorties de l'imprimerie de la maison Barre & Dayez (entre 1944 et 1955 semble-t-il).

1295 M - Comté de Nice avec petite couronne comtale et 
encadrement "rubans" - à noter : l'aigle parait très "ramassée",
les ailes sont éployées 

1295 M - Comté de Nice avec grande couronne comtale et 
encadrement "feuilles d'acanthe" - ici, l'aigle est plus élégante,
las ailes sont plus basses, elle est pourvue d'une langue 
et sa tête est surmontée d'une couronne à l'antique ;
les rochers sont plus rapprochés.

1295 N - Vivarais avec une grande couronne comtale 
et un encadrement  "feuilles d'acanthe"


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vendredi 21 septembre 2018

l'Armorial de La Planche - 1669 - Gouvernement de Languedoc - Sénéchaussée du Velay

S   uite de la visite d'un des plus anciens manuscrits répertoriant des armoiries de villes et de villages de France, dessinées à la plume et peintes à l'aquarelle, antérieur de trois décennies à l'Armorial Général de France de Charles d'Hozier ! Voir la description initiale : →

 Nous poursuivons avec la découverte du "livre" (c'est l'appellation donnée à une section d'un manuscrit, qui est lui-même divisé en chapitres) consacré au Gouvernement de Languedoc. Après la Sénéchaussée de Toulouse, le pays de l'Albigeois et du Castrais, les Sénéchaussées du Lauragais, de Carcassonne, de Béziers, de Montpellier, de Nîmes, puis les pays du Gévaudan et du Vivarais nous abordons le dixième chapitre consacré au pays du Velay.
   Le territoire de cet ancien Comté du Velay, et ancienne province, abrogée sous la Révolution, a servi de base pour former la moitié orientale du département de la Haute-Loire à laquelle on a rattaché au sud quelques communes du Gévaudan (le canton de Saugues), d'autres du Vivarais (Pradelles, Lafarre) et aussi au nord-est quelques unes provenant du Forez (Bas-en-Basset). L'autre moitié composant le département à l'ouest, a été détachée de l'ancienne province d'Auvergne que nous parcourrons, je l'espère dans un futur volet, mais pas tout de suite. 
  Si de nos jours, le Velay et donc la Haute-Loire, sont liés à la Région Auvergne-Rhône-Alpes, il n'en était pas de même sous l'Ancien régime; à cette époque, cette province dépendait des États du Languedoc.

      Revenir à l'épisode précédent →

Département de la Haute-Loire



Voici l'extrait d'une carte datant de la fin du XVIIIe s. , donc postérieure d'un siècle, mais sur laquelle j'ai reconstitué les limites administratives de notre région :
 Vous pouvez cliquer sur toutes les images pour les agrandir 









  Les fragments de manuscrits proviennent cette fois du Volume II. Pour enrichir l'étude, j'ai mis en bonus l'extrait équivalent dans l'Armorial Général de France* (1696-1711), établi par Charles-René d'Hozier, et comme auparavant, j'ai placé le blason actuel en-dessous, pour comparer les différences ou au contraire la constance des figures dans le temps.

(*)  Armorial Général de France  -  volume XIV  -  Languedoc 1ère partie  
       Armorial Général de France  -  volume XV  -  Languedoc  2e partie  (BNF Paris)


Le Puy -en- Velay 
(Haute-Loire)

  L'image de l'aigle qui symbolise Le Puy (Podium elevatum en latin) aurait été attribuée à la ville par Hugues Capet en 992. Le semé de fleur de lys fut lui concédé par Saint Louis en 1254. En effet le Velay, après avoir fait partie du duché d'Aquitaine, fut incorporé à la province du Languedoc, devenue domaine de la Couronne au XIIIe siècle, consécutivement à la fin de la croisade des Albigeois.




Monistrol -sur- Loire
(Haute-Loire)
   Très souvent, on l'a déjà vu, l'auteur du manuscrit a préparé comme ici,  un emplacement pour y dessiner les armoiries des villes pour lesquelles il a rédigé un descriptif. Mais les écus sont restés désespérément vides. Nous en ignorons la raison : manque d'information fiable, manque de temps, on ne le saura jamais.
   Attention, à ne pas confondre les Monistrol du département: il y a d'une part Monistrol-sur-Loire qui nous intéresse ici, mais qui n'est pas relevé sur le fragment de la carte du XVIIIe s. affiché plus haut, et d'autre part: Monistrol-d'Allier qui lui est bien mentionné sur la carte, mais qui n'est pas du Velay, mais du pays de Gévaudan (la Margeride).
  Les armoiries de Monistrol-sur-Loire sont une déclinaison de celles du Velay (voir au début de cette page), ou peut-être est-ce l'inverse ? Mais ici, pas de bordure engrêlée d'argent, l'épée en pal à senestre ne prolonge pas un senestrochère, le dextrochère est d'or et ne sort pas d'une nuée d'azur.  Les symboles de la crosse et de l'épée rappellent le double pouvoir, spirituel et temporel, du seigneur ecclésiastique de Monistrol, qui est l'évêque du Puy et qui y possède un château-résidence. Au passage, la devise de la cité est reprise de celle du comte-évêque : " Ad utrumque paratus", qui signifie "prêt pour les deux",  renvoie encore au double pouvoir des comtes-évêques du Velay. Sous l'Ancien Régime, la ville fut parfois appelée Monistrol-l'Évêque. La Révolution la rebaptise Monistrol-en-Velay puis Monistrol-sur-Loire, appellation qui s'est imposée sous la Monarchie de Juillet.  source texte : new.obs43.fr/wiki7-09.php?nom=Monistrol-sur-Loire



Yssingeaux (Haute-Loire)


 Le blason d'Yssingeaux, dont le toponyme est d'origine assez obscure, est composé d'armes parlantes en dialecte vellave (du Velay) : "Lou Cinc Jailhs" qui veux dire "les cinq coqs".



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  D'autres lieux ou villes sont juste décrits par le texte, sans blason ni mention s'y rapportant : Polignac, Craponne (-sur-Arzon), Saint-Didier (-en-Velay), Solignac (-sur-Loire), Le Monastier (-sur-Gazeille).

  Il semble qu'aucune de ces communes n'ait été répertoriée ni blasonnée dans l'Armorial Général de France en tant que communauté d'habitants, ni même d'autres, non répertoriées dans le manuscrit de La Planche.



A bientôt pour une nouvelle série ...


Crédits :
les blasons "modernes" sont empruntés  à : armorialdefrance.fr/

les extraits des manuscrits proviennent de :
- Bibliothèque et Archives du Musée du Château de Chantilly :
   . www.bibliotheque-conde.fr/ressources-en-ligne/

 - Bibliothèque nationale de France à Paris : 
   . gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k111467n
   . gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1114681


💶 Appel au mécénat ou aux généreux donateurs :
 Au cours d'échanges d'informations avec les responsables de la Bibliothèque du Musée Condé, au sujet du manuscrit, il m'a été rapporté que l'ouvrage de Pierre de La Planche n'est actuellement plus exposé ni mis à disposition des visiteurs. En effet, les deux volumes du manuscrit sont en mauvais état : "la couverture", ce que l'on nomme dans le métier: les plats de reliure, sont soit partiellement,soit totalement détachés du manuscrit, ce qui nuit à sa conservation. La reliure étant en effet là pour maintenir et protéger le manuscrit.
  Si des personnes ou des entreprises sont intéressées, en mode mécénat, pour participer à la prise en charge de la restauration de ces précieux ouvrages, qu'elles prennent contact pour les modalités, avec les bibliothécaires à cette adresse mail  : bibliotheque@domainedechantilly.com
ou sinon m'écrire à : heraldexpo@orange.fr et je transmettrai à ma correspondante privilégiée.


             Herald Dick  
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