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mardi 20 septembre 2016

Histoire parallèle : septembre 1916-2016 :
les villes décorées de la Légion d'Honneur : Verdun

blason de Verdun extrait de "Armoiries des villes
 de France - Blasons des préfectures et des sous-
préfectures" de Robert Louis -  préface de Jacques
Meurgey de Tupigny (1891-1973)
(éditions Girard, Barrère et Thomas , Paris - 1949)
 • Verdun est une ville du nord-est de la France, en Lorraine (plus exactement en région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine), dans le département de la Meuse, traversée par la rivière "la Meuse". Sa population était en 2013 de 17 923 habitants.

  • La ville possède une cathédrale remontant au Xe siècle. La cité antique fut appelée, à l'époque romaine Verodunum ou Virdunum. En 843, les trois fils de Louis Ier, empereur du Saint Empire romain germanique, signèrent le traité de Verdun, par lequel ils se partageaient l'empire de Charlemagne. Gouvernée par ses évêques, ville libre impériale au XIIIe s., elle subit le sort des Trois-Évêchés et l'annexion à la France en 1552. La place sera fortifiée par Vauban.

• Ce sont la cathédrale et les fortifications médiévales qui composent le blason de la ville depuis 1898 :  "D'azur à la cathédrale avec quatre flèches, derrière laquelle s'élève un beffroi, entourée de murailles crénelées, le tout d'or, maçonné de sable".
ancien blason de Verdun, accordé pendant le règne de Louis XIV après que la ville et l’évêché de Verdun soient définitivement
rattachés au royaume de France en 1648 par les traités de Westphalie. Ce blason sera abandonné avec la Révolution et la suppression des armoiries en 1790
  Extrait de l'Armorial de La Planche - Volume 2 - Parlement de Metz - chapitre troisième (1669)
• Verdun devint un important poste de défense face à l'Allemagne. Elle fut prise par les Prussiens en 1792, puis à nouveau en 1870 pendant la guerre franco-allemande (1870-1871). En 1916, au cours de la Première Guerre mondiale, la longue et sanglante bataille de Verdun, entre les troupes françaises et allemandes, fit rage dans la ville et aux alentours. Verdun fut également fortement endommagée en 1944 par les bombardements allemands de la Seconde Guerre mondiale. 
les armoiries de Verdun avec la Croix de Guerre 1914/1918
et la croix de la Légion d'Honneur suspendues sous l'écu
composition moderne de Bruno Fracasso (www. araldicacivica.it/)
•  À l'ouest de la Meuse et au nord du canal des Augustins s'étend la Ville-Haute, dominée par la cathédrale. La Ville-Basse s'étend sur la rive droite de la Meuse. À l'ouest. de la Ville-Haute s'étend la citadelle, dont les immenses souterrains ont constitué de puissants abris pendant la Première Guerre mondiale. Verdun reçoit chaque année de nombreux visiteurs. La ville possède quelques industries (petite métallurgie, laiterie, textile, etc.). Elle est toujours siège d'un Évêché et un chef-lieu d'arrondissement du département de la Meuse.



la Bataille de Verdun

1  PRÉSENTATION

• Elle fut un engagement militaire majeur de la Première Guerre mondiale opposant Français et Allemands, à proximité de la ville de Verdun. Livrée entre février 1916 et février 1917, la bataille a marqué un tournant décisif de la guerre sur le front français et constitue aujourd’hui l’un de ses principaux symboles.

• À partir de 1915, la guerre de mouvement fait place à une guerre de tranchées sur un front stabilisé. Le secteur de Verdun reste un point d'appui du front français et constitue un saillant dans les lignes allemandes. En décembre 1915, le chef du grand état-major allemand, Erich von Falkenhayn, décide d'attaquer ce point stratégique pour infliger un maximum de pertes aux armées franco-anglaises et, misant sur l'effet psychologique, contraindre la France à capituler. Le stratège allemand place au cœur de son dispositif l’artillerie, qui doit préserver les pertes de ses troupes.

2  L’OFFENSIVE ALLEMANDE

• L'offensive débute le 21 février 1916, à 16 h 45, sous le commandement du Kronprinz, le fils de l'empereur Guillaume II. Une préparation d'artillerie d'une intensité sans précédent écrase les forts entourant Verdun. Par des attaques successives limitées et contenues, l'avancée des troupes allemandes sur la rive droite de la Meuse refoule les Français, qui opposent cependant une défense inattendue. Les Allemands se rendent maîtres des bois de Caures (21 février) puis, après avoir pénétré la deuxième ligne de défense française, du fort de Douaumont (25 février).
attaque d'un bataillon de l'infanterie française sortant des tranchées, front de Verdun 1916

 • Du côté français, le général Philippe Pétain, commandant de la IIe armée, prend la direction des opérations (26 février). Il organise une relève des troupes grâce à la « Voie sacrée », petite route réservée aux camions transportant les soldats, reliant Bar-le-Duc à Verdun. Malgré de lourdes pertes, les Allemands attaquent sur la rive gauche de la Meuse, s'emparant du bois de Cumières (7 mars), du Mort-Homme (14 mars), de Vaux (31 mars) et de la côte 304 (24 mai). Mais les Français résistent avec détermination et dès le mois d'avril, l'armée de l'air contrôle le ciel de Verdun.
un épisode de la bataille relaté par Jacques Tardi - album de bande dessinée :  "Putain de Guerre" 2008 - éditions Castermann


3  LA CONTRE-OFFENSIVE FRANÇAISE

• Le 1er mai 1916, Pétain reçoit le commandement du groupe des armées du Centre et le général Nivelle, qui lui succède, passe à la contre-attaque. Celle-ci donne alors lieu à des opérations meurtrières et vaines, comme la première reprise de Douaumont par le général Charles Mangin (22-24 mai).

• Ayant repris l'offensive le 21 juin, les Allemands maîtrisent Thiaumont, Fleury-devant-Douaumont (24 juin) et les abords de Froideterre. Du reste, la bataille de la Somme prévue par les états-majors français et britannique en décembre 1915, (donc avant l'offensive allemande sur Verdun) ayant été maintenue, les Allemands sont dans l’obligation d’alléger leur dispositif offensif sur Verdun. Le cours de la bataille s’en trouve bouleversé.
le superbe timbre du centenaire émis par la Poste française en 2016

• Après la dernière offensive allemande sur le fort de Souville (11-12 juillet), les Français prennent l'initiative des engagements : malgré la supériorité de son artillerie lourde, l'armée allemande n'a donc pas atteint ses objectifs. Falkenhayn, père de la « stratégie d'usure » adoptée pendant la bataille, démissionne en août, remplacé par Paul von Hindenburg et Erich Ludendorff.

• Le 24 septembre 1916, les Français, commandés par Mangin, avancent sur un front de 6 km et reprennent successivement possession de Douaumont (24 octobre), Vaux (2 novembre), Bezonvaux et Vacherauville (15 décembre). Guillaumat achève la reconquête de positions, détenues par les Français en février 1917.

les principaux lieux de mémoire de la bataille, sur deux cartes postales du milieu du XXe siècle.

4  LA « BOUCHERIE » DE VERDUN

• Aussi meurtrière qu’inutile sur le plan militaire (le front ne bouge quasiment pas), les trois cents points de combat de Verdun, d’une rare violence, constituent un très fort symbole. C’est la raison pour laquelle beaucoup d’exagération a entouré le bilan de cette année terrible.
carte postale patriotique d'époque avec armoiries drapeaux et la ville ruinée en arrière-plan

• Il n’en reste pas moins que la « boucherie » de Verdun a coûté la vie à 163 000 Français et 143 000 Allemands et blessé plus de 400 000 hommes. Lourd tribut de guerre, les terres ont été dévastées par 31 millions d’obus, Verdun est devenu un des plus hauts lieux de mémoire de la Première Guerre mondiale avec son mémorial et ses immenses cimetières.

source texte : Encyclopédie Encarta ® 2004

cliquer sur la carte pour l'agrandir




5   VERDUN ET SES INNOMBRABLES DÉCORATIONS

 • Verdun est aujourd’hui la ville la plus décorée de France. Exposées comme des trophées dans l’Hôtel de Ville de Verdun, les 26 décorations témoignent du lourd passé historique de cette petite ville. En réalité, c'est plus que la ville : mais un symbole comprenant toute la région frontalière au nord qui est honorée par ces distinctions, et surtout les hommes de toutes origines, anciens amis et ennemis qui sont tombés dans ces lieux pour gagner quelques dizaines de mètres de terrain un jour et les reperdre le lendemain !
Cérémonie de remise de la Légion d'Honneur à la Ville de Verdun, par Raymond Poincaré, président de la République française, dans la Citadelle Basse, en pleine Bataille.
les huit décorations de 1916 épinglées sur le coussin de présentation, carte postale d'époque
carte postale souvenir avec les armoiries de Verdun illustrée par un artiste du nom de Juan Ruiz
 la carte montre les huit décorations françaises et étrangères remises le 13 septembre 1916,
et qui sont, de gauche à droite :
1/ Serbie : Médaille d’or de la bravoure militaire     -  5/ France : Croix de la Légion d'Honneur
2/ France - Croix de Guerre avec palme d'or          -   6/ Grande Bretagne : Military Cross
3/ Italie : Médaille d’or de la valeur militaire            -   7/ Belgique : Croix de Léopold 1er  
4/ Russie : Croix de Saint-Georges                         -   8/ Monténégro : Médaille d’or Obilitch

variation sur les armoiries (ornements extérieurs) vue par les graphistes des cartes publicitaires des Cigarettes Laurens, années '1920.
On peut voir les huit décorations attribuées en 1916 représentées de manière plus simpliste, mais aussi le sabre offert par le Japon
 (voir plus bas).
La salle d'honneur de la mairie de Verdun avec ses armoiries sur les lambris et sur les bannières - au centre :  la vitrine présentoir où sont rassemblées la totalité des décorations reçues par la ville : très impressionnant !

la vitrine contenant les 25 décorations reçues par la ville entre 1916 et 1929 dont 23 sont d''origine étrangères :
en plus des huit premières précédentes décernées en 1916 , ce sont dans l'ordre chronologique
(ne pas tenir compte de l'ordre de placement sur le présentoir ci-dessus)  :
9/ 20 Octobre 1917 :  Portugal : Ordre de la Tour et de l’épée - 10/ 29 Novembre 1917 :  Japon : Sabre d’Honneur
11/ 19 Septembre 1918 :  Chine : Sabre aux 9 lions - 12/ 14 Mai 1920 :  Estonie : Croix de la Liberté de 1ère classe
13/ 2 Juin 1920 :  Grèce : Croix de Guerre de 1ère classe - 14/ 6 Juillet 1920 :  Roumanie : Médaille de la Vertu Militaire
15/ 6 Février 1921 : Pologne : Croix de Guerre - 16/ 4 Juin 1922 : États-Unis : Médaille commémorative en or
17/ 24 Juillet 1922 :  Annam (Indochine française) : Ordre du Kim Khan - 18/ 11 Septembre 1924 : Tchécoslovaquie : Croix de Guerre.
19/ 10 Novembre 1924 : Luxembourg : Croix de la Couronne de Chêne et Médaille des Volontaires
20/ 6 Mars 1926 : Cambodge (Indochine française) : Médaille d’or de l’ordre royal
21/  18 Juillet 1926 : Maroc : Médaille du Mérite Militaire Chérifien - 22/ 31 août 1926 : Tunisie : Ordre du Nichan Iftikar.
23/ 11 Novembre 1927 : Lettonie : Croix du Lacplesis
24/ 13 Avril 1927 : Laos (Indochine française) : Ordre du Million d’éléphants et du Parasol Blanc
25/ 17 Juin 1929 : Monaco : Croix de Saint-Charles
auxquelles on doit rajouter la n° 26 / la Croix de Guerre française 1939-1945 avec étoile d'argent, décernée le 11 Novembre 1948.


• Parmi ces prestigieuses décorations, on note la présence de médailles plutôt rares, et parmi elles trois datant de l'époque du protectorat français sur l'Indochine avant 1945.

décoration de l'Ordre royal du Cambodge
décoration de l'Ordre du Million d’Éléphants et du Parasol
 blanc -  Royaume du Laos
décoration de l'Ordre du Kim Khan ( Gong d'or) de l'Empire d'Annam en ex-Indochine
 • Outre les décorations, de tradition militaire occidentale, certains pays, qui ont des codes d'honneur différents, offrirent aussi des objets de grande valeur symbolique.
 Le Mikado (l'empereur du Japon Yoshihito, absent sur la photo) fait remettre un sabre d'honneur (nihonto) au maire de Verdun (M. Robin). Sabre remis par l'ambassadeur du Japon M. Matsui le 29 novembre 1917, au Grand Palais à Paris
(on voit ce sabre représenté, sous l'écu des armoiries dessinées pour les Cigarettes Laurens, voir plus haut)
L'homme à la gauche du maire tient le coussin porte-médailles avec toutes les décorations remise à la ville à cette date
 photographie de presse (Agence Rol) - Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie - Paris.



• Pour compléter votre info sur le centenaire de la bataille de Verdun , voici quelques bonnes adresses :
- verdun2016.centenaire.org/
- www.verdun-tourisme.com/centenaire-14-18.html
- www.verdun-douaumont.com/






mardi 10 juin 2014

10 juin 1944 - 2014 : Oradour-sur-Glane, blason de feu et de sang

U ne des terribles conséquences du débarquement en Normandie sera la panique générée dans le commandement allemand. Déjà secoués par la défaite à Stalingrad en 1943 sur le front Est, cette gigantesque offensive militaire des Alliés provoque un cataclysme chez les stratèges allemands, et en premier lieu Hitler, qui dirige lui-même les opérations. Les maréchaux allemands Von Rundstedt et Rommel rappellent toutes les forces dont ils disposent à proximité en France occupée pour colmater et contenir au mieux la brèche, tout en restant lucides sur la tournure des évènements.

les ruines du  village martyr vu du ciel, photographié par Yann Arthus-Bertrand
Nouveau timbre émis en 2014 en mémoire des 99 hommes
pendus à Tulle par les S.S le 9 juin 1944 ou qui seront
 déportés les jours qui suivent.
  Composée de 15 000 hommes, 209 chars et pièces d'artillerie autoportées, la 2e division cuirassée (Panzer Division) de la Waffen SS, "Das Reich", quitte Montauban dans le midi de la France, le 8 juin. Elle va mettre 15 jours pour effectuer les 725 km qui la séparent de la Normandie, afin de consolider le front. Elle sera retardée par la Résistance et les bombardements de l'aviation alliée. Excédés, les nazis vont perpétrer d'horribles représailles sur leur chemin, en particulier à Tulle et à Oradour-sur-Glane dans le Limousin. Ce sera le prix de ce retard qui permit d'éviter une concentration des forces allemandes face aux troupes Alliées. Mais cette terreur avait été planifiée par le Haut Commandement allemand. Afin de calmer les entreprises anti-allemandes des Maquis de la Résistance, les F.T.P, très actifs en Auvergne et dans le Limousin, on s'en prenait arbitrairement à des civils innocents. Une méthode de pression psychologique sur la population, déjà bien éprouvée, et avec succès, par la Wehrmacht et les S.S. sur le front russe. Le régime politique ouvertement collaborateur de Vichy, avec ses miliciens et ses délateurs étaient un secours précieux pour les nazis.
armoiries d'Oradour-sur-Glane 
 (Haute-Vienne)
 Tous les éléments : croix , brasier et dagues sont là pour
témoigner de l'horreur subie par ce village paisible,
qui s'est trouvé sur le chemin de migration de bêtes sauvages !
Le plus grand massacre collectif de civils en France pendant
la Seconde Guerre mondiale.
 Oradour-sur-Glane : "D'or à la croix alésée et haussée de sable issant d'un brasier de gueules mouvant de la pointe, cantonnée en chef de deux dagues de gueules, garnies de sable, l'une en bande, l'autre en barre, les pointes vers le centre de la croix".
Devise : "ni haine ni oubli".
Décorée de la Croix de Guerre 1939-1945 et de la Légion d'Honneur.
 
la rue principale d'Oradour-sur-Glane juste avant le 10 juin 1944

Timbre de 1947
Timbre de 1945
Oradour sur Glane, qui autrefois, était un bourg paisible et dynamique du Limousin, avec son tramway et ses nombreux commerces va connaître l’horreur le 10 juin 1944.
En début d’après-midi, vers 14h00, près de 200 soldats allemands de la division « Das Reich » encerclent le bourg et rassemblent la population sur le Champ de foire, prétendant à faire un simple contrôle d’identité.
Les hommes sont répartis en 6 groupes dans diverses granges d’Oradour tandis que les femmes et enfants sont regroupés dans l’église.
En quelques minutes, les hommes sont abattus et ensuite brulés puis, c’est au tour des femmes et enfants de subir le même sort et d’être brulés dans l’église. Une poignée d'hommes parviendront à échapper à la rafle en se cachant ou en s'échappant.
Carte philatélique Premier Jour du timbre émis en 1945
les ruines du village avec l'église, laissées dans l'état, de nos jours
 les restes de la cloche en bronze de l'église fondue par la chaleur de l'incendie
 témoigne de l'atrocité : 349 femmes et enfants brûlés vifs dans l'église ,
1 seule survivante a pu s'échapper par une fenêtre pour témoigner !

Le monument aux Martyrs d'Oradour
 a été représenté sur un timbre
 de l'ancienne République
 Démocratique d'Allemagne en 1966.
En une journée Oradour n’existe plus et cet horrible massacre fit 642 victimes innocentes.

Depuis 1946, les ruines du village martyr sont classées "Monument Historique" et le Centre de la Mémoire a été inauguré en 1999. A la suite de ce massacre, l’État décide de reconstruire un nouveau bourg juste à côté, en conservant un plan similaire à l’ancien bourg avec une architecture inspirée de l’austérité des maisons limousines.
 source textuelle : www.oradour-sur-glane.fr

de nombreux vestiges ont été laissés sur place, figés dans l'instant
du 10 juin 1944, comme cette Peugeot 202, garée là pour l'éternité....


Voici pour finir, une histoire dans l'histoire, peu connue, qui nous est rappelée par le blason ci-dessous et le nom de la commune qui le porte : Charly-Oradour.
  En 1940 , suite à la défaite de l'armée française, l'Alsace et la Moselle sont annexées pour la seconde fois au Reich allemand, comme en 1870. Le village de Charly, environs 184 habitants, à la toponymie trop française est rebaptisé Karlen. Les mosellans refusant la germanisation sont contraints de s'exiler et sont expulsés sans ménagement par l'occupant allemand . Craignant la déportation dans des camps de détention en Allemagne, ils sont heureux de voir leurs trains partir vers le sud et de se voir accueillir en France non occupée. 39 habitants de Charly vont débarquer en terre limousine à Oradour, dans un cadre rural tranquille, loin des problèmes. Quelques années plus tard, le destin les rattrape cruellement : ils périront tous sous les balles et dans les flammes en ce funeste jour du 10 mai 1944.
En souvenir de ce massacre et en mémoire des victimes, le conseil municipal obtint l'ajout d'Oradour au nom de Charly en août 1950. source textuelle : http://clio-cr.clionautes.org/des-mosellans-dans-l-enfer-d-oradour-sur-glane

armoiries de Charly-Oradour
 (Moselle)
   La croix de Lorraine naissant des flammes rappelle le massacre
 des Lorrains à Oradour sur Glane.  Ce blason est très semblable
 à celui d’Oradour sur Glane.
Charly-Oradour : "Fascé d’or et d’azur de huit pièces, à la croix de Lorraine de sable, le pied enflammé de gueules, mouvant de la pointe et brochant sur le tout".
Décorée de la Croix de Guerre 1939-1945.


Pour ceux qui voudraient se plonger plus profondément dans ces crimes de guerre de la Seconde Guerre mondiale, je les invite à visiter ce site, parmi beaucoup d'autres : → Centre de la mémoire d'Oradour sur Glane.



               Herald  Dick


lundi 9 juin 2014

Petit armorial du D-Day : après le 6 juin 1944 - Troisième volet : la Bataille de Normandie mémorisée dans les blasons des communes

La tête de pont est maintenant assurée sur les plages de Normandie. Mais Paris qui est le nouvel objectif est encore loin. La bataille de Normandie va s’avérer beaucoup plus longue (trois mois au lieu des trois semaines espérées) que dans les simulations du SHAEF. Et beaucoup plus meurtrière que prévu : 37.000 soldats alliés, 50.000 à 60.000 allemands et aussi près de 20.000 civils sont tués du 6 juin à fin août. Malgré la supériorité aérienne et maritime des Alliés, la ville de Caen, premier objectif avec celui de Cherbourg, qui devait être conquise le Jour J, ne l'est que le 9 juillet - et pas totalement - après de multiples bombardements. La ville est rasée à 70%. C'est un des prétextes de ce troisième et dernier volet : la liberté retrouvée certes, mais des villes anéanties avec leur morts civils, souvent en dépit de toute logique. Malgré tout les populations sont reconnaissantes et accueillent les troupes anglo-saxonnes avec grande ferveur.
carte des positions des bélligérants le 12 juin 1994 pendant " l'Opération Perch" lancée pour la prise de Caen
mais les Divisions Blindées allemandes ont été ramenées en vitesse sur le champ de bataille et sont terriblement efficaces :
De gauche à droite :  insignes de la 21e Panzer Division de la Wehrmacht, la 12e S.S Panzer Division et
 la Panzer Lehr Division de la Wehrmacht


insignes de la 1ère Armée américaine (général Omar Bradley)
 et de la 3e Armée américaine (général George Patton)
Donc, la progression est difficile et les pertes loin d’être négligeables. L’offensive principale à l'ouest vise à s’assurer le contrôle du Cotentin. Le 27 juin, le général américain Bradley prend Cherbourg, bien que leur avancée dans le bocage normand n’ait pas été facilitée par les haies et les chemins creux défavorables aux blindés.  Garantie du succès, un potentiel de guerre considérable est acheminé durant les deux premiers mois : 2 millions d’hommes, 500 000 véhicules, 3 millions de tonnes de matériels.

.

patchs de le 2e Division d'Infanterie (Indian Head) des États-Unis, de la  49e D.I. et de la 51e Division
 "Highland" d'Infanterie britanniques qui ont débarqué à partir du 7 juin 1944
Avec la prise de Saint-Lô, puis d’Avranches, à la mi-juillet, la route est ouverte pour une percée des forces alliées à l’intérieur du pays. Au passage, Saint-Lô, est rasée à 95%.  C’est ce que fait le général Omar Bradley, commandant du 12e corps de l’armée américaine, qui, après avoir « nettoyé » le Cotentin, ordonne à ses troupes, début août, d’avancer vers l’Est alors que, au même moment, le général George Patton, mettant à profit la trouée d’Avranches, enlève Rennes et reprend la Bretagne. Pendant ce temps les Britanniques prennent Caen, presque totalement rasée à 70%, le 9 juillet seulement. L'objectif des Alliés n'est pas au départ de raser la ville, mais les cibles visées ne sont pas atteintes et les avions s'y reprennent à plusieurs fois.
armoiries de la ville de Caen (Calvados) 
 ce sont bien sûr les ornement extérieurs : les trois décorations appendues aux armoiries
 qui témoignent du calvaire qu'ont vécu les habitants de cette ville pendant plusieurs semaines

 Caen : De gueules à la tour donjonnée d'or.
 Décorée de la Médaille de la Résistance, de la Croix de Guerre 1939-1945 et de la Légion d'Honneur.
la ville de Caen détruite par les bombardements de juin 1944
Les villes dans la périphérie de Caen n'ont pas été épargnées et ont subi également le déluge de bombes : Evrecy, Sainte-Honorine-du-Fay, Baron-sur-Odon, Colombelles, Démouville, entre autres... De nombreux villages seront rasés par les dommages collatéraux , voici quelques communes qui ont matérialisé ces faits de guerre dans leur blason :

commune d'Évrecy (Calvados) 
 bombardée le 15 juin 1944 - 130 morts sur 440
village détruit à 86 % . Le blason a été créé en 1947
 et la croix de guerre a été rajoutée ensuite.
 Nous n’incriminons pas l’auteur de cette faute
héraldique, mais la commune n’a été décorée,
 en effet, que le 11 novembre 1948…
 source textuelle : Denis Joulain
commune de Sainte-Hororine-du-Fay  
(Calvados) 
village détruit au cours de la Libération
Présence de la Croix de Guerre




Évrecy : De gueules au chevron d'or maçonné dans le sens du chevron, auquel est appendu une croix de guerre 1939-45 au naturel, et accompagné en chef à dextre d'une crosse contournée senestrée d'une mitre, à senestre d'une tour et en pointe d'une balance, le tout aussi d'or.
Décorée de la Croix de Guerre 1939-1945.
Sainte-Honorine-du-Fay : Écartelé en sautoir, au 1er de gueules à deux léopards d'or l'un sur l'autre ; au 2e d’or aux deux bloquets de dentellière posés en chevron de sable surmontés d'une branche de deux feuilles de hêtre fruitées d'une pièce le tout de sinople ; au 3e d’or à la croix de guerre surmontée d'une lettre H capitale de sable ; au 4e de gueules à la rose des vents d’or.
Décorée de la Croix de Guerre 1939-1945.
commune de Baron-sur-Odon (Calvados) 
 La Croix de guerre fut attribuée en 1949. La commune avait été sinistrée à 66% suite aux bombardements du 13 juin 1944.
 Une ancienne représentation des armes, à gauche, montre  tous les ornements extérieurs (dont la Croix) qui  envahissent
l’écu, ce qui est contraire aux lois héraldiques. A droite : la version "normalisée" : seule,  la croix et son ruban sont restés.
source textuelle : Denis Joulain
Baron-sur-Odon : Taillé : au premier de gueules aux deux léopards d'or passant l'un sur l'autre senestrés d'une croix de guerre au naturel pendant du bord du chef, au second d'azur semé de vaguelettes d'argent au fer à cheval renversé d'or brochant sur le tout ; à la barre d'argent chargée de l'inscription BARON en lettres capitales de sable, brochant sur la partition.
Décorée de la Croix de Guerre 1939-1945.
commune de Colombelles (Calvados) 
 Ce blason a été composé immédiatement après
la Seconde Guerre Mondiale. Le signe de paix apporté
par les colombes, n’est pas sur le blason par simple jeu
de mots :  leur vol en formation laisse à penser
que le symbole va beaucoup plus loin !
 source textuelle : Denis Joulain
commune de Démouville (Calvados) 
 Le village, titulaire de la croix de guerre avec citation
 suite aux destructions à 80% par les bombardements
de 1944, montre une colombe volante au-dessus
 des maisons. La symbolique, à nouveau, est évidente
 pour tous les amoureux de la paix…
 source textuelle : Denis Joulain
Colombelles : D'azur aux trois colombes au vol déployé d'argent, accompagnées, en abîme, d'une roue dentée de huit pièces d'or, au chef cousu de gueules chargé d'un léopard aussi d'or
Décorée de la Croix de Guerre 1939-1945. 

Démouville : Tiercé en fasce : au 1 de gueules au léopard d’or, chaperonné-voûté d’argent ; au 2 tiercé en pal , au I d’argent à la nuée d’azur mouvant du chef et de dextre et à une colombe contournée d’argent brochant sur le tout, soutenue d’une maison aussi d’argent couverte de gueules sur une terrasse d’or , au II d’argent à quatre épis empoignés au naturel, l’un retombant en bande, au III d’azur à un pignon d’engrenage d’argent denté intérieurement rempli d’or bordé de sable et enclenché à un autre du même plus petit décalé vers senestre ; au 3 de gueules au léopard d’or.
Décorée de la Croix de Guerre 1939-1945.

Les ponts sont les ouvrages indispensables à une armée pour progresser, ou au contraire pour ralentir l'ennemi en les détruisant. C'est ainsi que ponts sur les rivières de l'Orne et de l'Odon autour de Caen seront le théâtre de rudes combats ou de destruction par les bombardements. Certains sont ainsi fixés dans la mémoire collective par les blasons.
commune d' Amayé-sur-Orne
 (Calvados)  Le pont appartient à la mémoire
de la Seconde Guerre mondiale. En effet, il n’y a
que peu de ponts sur l’Orne dans le secteur, mais l’un
 d’eux se trouve sur le territoire de la commune :
le « pont du Coudray » qui a eu une grande importance
 en juin 1944 …et justifié la croix de guerre,
 appendue à l'écu. source textuelle : Denis Joulain 
commune de Bretteville-sur-Odon
 (Calvados) 
 Le pont de Bretteville, comme tous les ponts sur l’Odon,
témoigne sur le blason de l’âpreté des combats lors du
 débarquement de 1944. source textuelle : Denis Joulain

Amayé-sur-Orne : Coupé : au premier de gueules à la croix estrée d'or chargée d'une croix de gueules, le montant déporté vers dextre, cantonnée en chef à dextre de deux léopards aussi d'or l’un sur l’autre, au second d’argent au pont droit de deux arches soudé d’or sur une rivière d’azur mouvant de la pointe, aux berges de sinople.
Décorée de la Croix de Guerre 1939-1945.

Bretteville-sur-Odon : De gueules au pont d'une arche cousu de sable mouvant des flancs, soutenu de trois coquilles d'argent ordonnées 2 et 1, à l'épée basse à dextre et à l'épi de blé à senestre, les deux d'or, posés en pal et brochant sur le tout.
Décorée de la Croix de Guerre 1939-1945.

Des villes martyres :  en effet le 6 juin, ce n'est pas une ville, c'est toute une ceinture de villes dont la destruction est visée, en tant que carrefours de communications routières ou ferroviaires, parfois même sans qu'aucune présence de l'ennemi soit avérée, comme à Lisieux (rasée à 75%), Pont L'Evêque, Argentan, Falaise, Condé-sur-Noireau (95%), Vire, Saint-Lô (97%) ou Coutances. Près de 150.000 Normands se retrouvent sur les routes de l'exode. Mais toute la population n'a pas pu être avisée à temps, les tracts parachutés par les américains n'ont tous pas atteint leur but, tout comme les bombes plus tard. Les bombardements de l'été 1944 à Caen, au Havre et à Rouen, où le nombre de civils tués bat des records (environ 2.000 morts chacune), sont encore beaucoup plus meurtriers, car contrairement aux ports de l’Atlantique, ces villes n'avaient pas été évacuées.

la désolation sur le terrain, des villes sacrifiées comme Saint-Lô ici,  bombardée par l'aviation des Alliés en tant que "carrefour stratégique" comme beaucoup de villes normandes est détruite à 97%, avec plus de 1000 morts civils : seules, quelques villes allemandes ont subi une destruction aussi radicale. Dès lors, on a appelé Saint-Lô la "Capitale des Ruines".
armoiries de la ville de Saint-Lô (Manche) 
 dessinées par Mireille Louis sur carte postale (années '1960)
 ici également ce sont  les deux décorations appendues aux armoiries
qui valent témoignage pour cette funeste période.
Saint-Lô : De gueules à la licorne saillante d'argent, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or.
Décorée de la Croix de Guerre 1939-1945 et de la Légion d'Honneur.

armoiries de la ville de Falaise (Calvados) 
 dessinées par Mireille Louis  (années '1960) avec encore ici
les deux décorations comme rappel historique
Falaise : De gueules au château donjonné d'argent, maçonné de sable, posé sur un rocher d'argent .
Décorée de la Croix de Guerre 1939-1945 et de la Légion d'Honneur.

 Le 31 juillet, une percée décisive permet aux Américains d’anéantir les blindés allemands dans la poche de Falaise. Les armées effectuent ensuite un grand mouvement vers l’Est, Orléans est prise le 17 août. Puis ce sera Paris le 25.
 Hitler se refuse à laisser la Wehrmacht abandonner la Normandie : il ordonne, le 2 juillet, à Von Kluge, qui a remplacé Von Rundstedt, une contre-attaque des forces blindées allemandes dans la région de Mortain pour couper le passage aux Américains, mais, le 7 août, l’offensive allemande a fait long feu. Les Allemands sont pris en étau entre les forces anglo-canadiennes et américaines. Le 19 août, le piège de Falaise se referme, encerclant douze divisions allemandes soumises à des bombardements aériens et à des tirs d’artillerie impitoyables. Hitler ordonne alors à ses troupes de tenter de s’échapper : 30 000 Allemands y réussissent, mais 50 000 sont capturés par les Alliés.
 
les villes de Saint-Malo et Rouen et leurs cœurs historiques (très loin des objectifs ennemis !) sont totalement détruits  :
deux parmi les villes "martyres" victimes des bombardements tactiques et stratégiques de l'aviation Alliée.
armoiries de la ville de Rouen (Seine-Maritime)
 les attaques de l'aviation alliée ont commencé bien avant le Débarquement du 6 juin
notamment le 19 avril 1944 et lors de "la Semaine  Rouge" du 30 mai au 5 juin 1944
Rouen : De gueules à l'agneau pascal d'argent, la tête contournée, au nimbe crucifère d'or et de gueules, portant une croix d'or soutenant un guidon d'argent chargé d'une croisette d'or; au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or.
Décorée de la Croix de Guerre 1939-1945 et de la Légion d'Honneur.
armoiries de la ville du Havre (Seine-Maritime)
modèle II des célèbres cartes postales Barre & Dayez (années '1950) avec l'adjonction
des décorations obtenues en mémoire du calvaire de la ville pendant la Seconde Guerre mondiale.
 Les destructions les plus importantes surviennent les 5 et 6 septembre 1944 lorsque
les avions britanniques bombardent le centre-ville et le port pour affaiblir l'occupant
dans le cadre de l'Opération Astonia. Le bilan total des bombardements est lourd :
5 000 morts (dont 1 770 en 1944), 75 000 à 80 000 sinistrés, 150 hectares rasés,
12 500 immeubles détruits. Le port est également dévasté et quelque 350 épaves
 gisent au fond de l'eau. Le Havre est libéré par les troupes alliées le 12 septembre 1944.
Le Havre : De gueules à la salamandre d'argent, couronnée d'or dans sa patience du même ; au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or ; sur le tout un franc-canton de sable au lion d'or armé et lampassé de gueules.
Décorée de la Croix de Guerre 1939-1945 et de la Légion d'Honneur.

Un excellent documentaire avait été diffusé récemment sur la chaîne France 3, qui nous avait éclairé sur le sentiment des civils, durant cette période de guerre, partagés entre la joie de la libération par les armées Alliés et le désespoir d'avoir tout perdu, à cause d'eux, et souvent de manière injustifiée ...
Malheureusement, pour des raisons de droits d'auteurs, la vidéo n'est plus visible librement sur Internet, il faudra passer à la caisse,  en VOD ou en DVD !

.Au final, les Allemands ont perdu 500 000 hommes dans la campagne de Normandie, dont la moitié ont été faits prisonniers. Le succès allié a reposé sur l’expérience acquise dans les débarquements antérieurs, mais, surtout, sur les énormes capacités matérielles et techniques et la parfaite coordination des actions, alors que les Allemands manquaient d’hommes, de chars, de carburant, et que les ordres d’Hitler, transmis de Prusse-Orientale, arrivaient avec retard et se trouvaient inadaptés à une situation fluctuante sur le terrain.


La Croix de Guerre 1939-1945 (ci-contre) est une décoration militaire française destinée à distinguer d'abord et par nature des personnes, des unités, ou des institutions ayant fait l’objet d’une citation pour fait de guerre au cours de la seconde guerre mondiale. Il existe plusieurs échelons symbolisés par des étoiles ou des palmes apposées sur le ruban selon le niveau.
La Croix de Guerre 1939-1945 a été attribuée, à tous les échelons, à de nombreuses villes et des villages martyrs de France, qui ont été détruits, ravagés ou bombardés par l’ennemi, pour la participation directe de leur population à la Résistance ou pour les sacrifices supportés du fait de l’occupation ou des bombardements (en particulier les bombardements de l'aviation alliée visant des objectifs allemands).
 On a dénombré 1585 villes et villages qui ont reçu la Croix de Guerre 1939-1945.  Voir cette liste, très complète, ici → 
et pour la Bataille de Normandie, avec ses cinq départements mais aussi quelques départements voisins sur lesquels les opérations ont débordé : 
Calvados :           283 communes
• Manche :             177 communes
• Seine-Maritime :   25 communes
• Eure :                      7 communes
• Orne :                      6 communes
 Mayenne :                 6 communes
 Eure-et-Loir  :           5 communes
 Ille-et-Vilaine :          4 communes

La plupart de ces communes ne manquent pas de faire figurer dans les ornements de leurs armoiries, la croix et le ruban de cette décoration, et pour quelques-unes même, elle est intégrée dans le blason (comme nous l'avons vu plus haut), mais c'est tout à fait incorrect du point de vue des règles de l'héraldique. Je sais aussi que certains héraldistes détestent ces rajouts d'ornements extérieurs en général.

La Croix de la Légion d'honneur (ci-contre), qui découle elle d'un Ordre National,
est le niveau le plus haut dans la distinction des mérites de la République française, qu'ils soient militaires ou civils. Elle a été attribuée aux villes les plus durement touchées pendant ce conflit. Celles qui symbolisent la Bataille de Normandie avec entre parenthèses , la date de citation, sont :
Caen ( 02/06/1948 ) ; Saint-Lô ( 02/06/1948 ) ; Saint-Malo ( 08/07/1948 ) ;
Falaise ( 21/08/1948 ) ; Évreux ( 27/08/1948 ) ; Argentan ( 28/02/1949 ) ;
Le Havre ( 28/02/1949 ) ;  Rouen ( 28/02/1949 ) ;

Enfin , nous l'avons vu,  la Médaille de la Résistance française (ci-contre) a été décernée à la ville de Caen, le 24/04/1946. C'est la seule en Normandie.





Voilà pour ce dernier volet qui n'est toujours pas, je le répète encore, un récit ultra-documenté sur les conséquences du Débarquement du 6 juin 1944, mais juste une petite étude thématique en marge de l'évènement, dans le domaine de l'Héraldique.

Pour revoir les deux sujets précédents, cliquer ici  1  ou 2


Si vous voulez suivre sur le terrain les nombreuses festivités du 70e anniversaire du D-Day, il reste encore quelques jours jusqu'au 15 juin, voici le programme →   Bonne visite....


Et voici un site web très intéressant permettant entre autres, de visualiser l'évolution des évènements de la bataille, jour après jour,  à l'aide de cartes → ◙  www.normandiememoire.com

Je remercie M. Denis Joulain pour l'aide documentaire et ses connaissances qu'il m'a apportées pour les communes du Calvados,  sur lesquelles il va très d'ailleurs prochainement publier un armorial. En attendant cette sortie, pour pouvez visionner ses passionnantes chroniques sur le canal web de TV Norman Channel,  et au passage je remercie également M. Gilles Arnaud, responsable de cette chaîne qui m'a autorisé à emprunter un extrait vidéo dans le précédent chapitre.



             Herald Dick