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vendredi 6 novembre 2015

Les départements français et les blasons des préfectures à la fin du XIXe siècle avec le Fil Géographique #04

  Au cours d'un sujet relatif au centenaire de la Première Guerre mondiale (voir → ICI),  j'avais illustré le propos avec des images provenant d'un autre siècle, qui ont suscité beaucoup d'intérêt. Il s’agissait de chromolithographies (plus couramment appelées "chromos"), des images publicitaires à fonction éducative, datant des quelques années précédant l'année 1900. Cette série de cartes illustrées accompagnait la vente de produits de mercerie de la marque "le Fil Géographique" destinés aux couturières et aux brodeuses. Elle décrivait les 86 départements français du moment (sans l'Alsace-Lorraine, annexée par l'Empire allemand depuis 1871). Elle permettait de visualiser en un coup d’œil les contours du département, ses villes et villages principaux, son caractère, ses spécialités, et parfois ses hommes ou femmes célèbres, natifs de ces lieux.
  J'avais aussi choisi ces documents très populaires et recherchés par les collectionneurs, car ils ont pour certains, la particularité de présenter des armoiries de villes françaises surprenantes. Les auteurs de ces images ont pris leur inspiration, pour la partie héraldique, je l'avais démontré, dans l'Armorial National de France avec notices et descriptions historiques de Henri Traversier et Léon Vaisse, édition de 1842 → ICI .  C'est pour cette raison que j'ai extrait les armoiries correspondantes dans l'ouvrage en question pour confirmer le dessin.
 Je vous propose de poursuivre la découverte de ces curiosités, après le Nord, l'Est, l'Ouest, le Centre, voici donc le quatrième volet recensant cette fois les départements du grand Sud-Ouest de la France, du Poitou à la Bigorre, en passant par le Périgord, la Guyenne, le Quercy, la Gascogne, etc...

Carte illustrée du département de la Vendée; le blason en haut à gauche est celui du chef-lieu, La Roche-sur-Yon :  "De gueules
 à la ville d'argent sur un rocher de sinople, accompagnée en chef d'une foi d'or; au franc-canton d'azur à la lettre capitale N d'or
 surmontée d'une étoile rayonnante du même".
  La petite ville est reconstruite suite aux guerres de Vendée, sur ordre de Napoléon par décret du 5 Prairial de l'an XII (date qui
 est inscrite sur la banderole au-dessus de la couronne, ci-dessous), soit le 25 mai 1804. Elle reçoit le transfert de la nouvelle
 préfecture du département, qui était jusqu'à cette date à Fontenay-le-Comte. Le préfet de l'époque fort judicieusement, obtient
 l'accord pour renommer la ville : "Napoléon". Elle change à nouveau de nom en 1814, et encore en 1815, après les Cent Jours
 de Napoléon, avec le retour de la monarchie et s'appelle pendant trois décennies "Bourbon-Vendée" comme nous le voyons
 ci-dessous dans l'Armorial National de France de Henri Traversier et Léon Vaisse, édition de 1842. En 1848, elle reprend le nom
 de "Napoléon" et ce jusqu'à la défaite de Napoléon III en 1870 et le retour de la République, où elle revient à son ancien nom de
 petit bourg vendéen de  "La Roche-sur-Yon".
 Le blason que nous voyons, malgré son aspect "1er Empire " est en fait bien postérieur à cette époque. Il a en effet été imaginé et
 proposé par les auteurs de l'Armorial : Henri Traversier et Léon Vaisse (voir ici → ) pour combler une absence, car la ville,
 pourtant désormais une préfecture, ne possédait pas d'armoiries. Les auteurs se sont inspirés du système héraldique du Premier
 Empire concernant les "Villes de Seconde classe", avec le franc-quartier à dextre portant l'initiale N. Les personnages tenant la
 couronne civique au-dessus de l'écu sont les allégories de la Civilisation et de la Concorde , d'après les auteurs. Il semble que le
 blason n'ait été finalement adopté par la municipalité qu'à partir de 1870, mais sans les personnages des ornements extérieurs initialement proposés. 
La Roche-sur-Yon
 (blason actuel)




Carte illustrée du département des  Deux-Sèvres; le blason en haut à gauche est celui du chef-lieu, Niort : "D'azur semé de fleurs
 de lis d'or, à la tour d'argent donjonnée du même, brochant sur le tout, maçonnée et ajourée de sable, posée sur une rivière
d'argent mouvant de la pointe".  L'Armorial National de France de Henri Traversier et Léon Vaisse présente les mêmes armes mais
 sans la rivière.
Niort (blason actuel)



Carte illustrée du département de la Vienne; le blason en haut à gauche est celui du chef-lieu, Poitiers :
 "D'azur à la ville d'argent issant d'une muraille crénelée, du même, maçonnée de sable, mouvant de la pointe et des flancs".
 Il semble que cette fois, l'illustrateur de la chromo ait pris sa référence documentaire pour héraldique dans l'Armorial Général
 de France (voir ici → ), même si le dessin est un peu différent.
Nos auteurs Henri Traversier et Léon Vaisse avaient quant à eux interprété un modèle repris du blason historique (ci-dessous) :
 "D'or au lion de sable, armé et lampassé de gueules, à la bordure de sable chargée de neuf besants d'or ; au chef d'azur chargé de trois fleurs de lis". Je dis bien "interprété" en effet, car le vrai blason de Poitiers, montre un champ d'argent au lion de gueules, qui étaient les armes des comtes du Poitou médiéval. Plus tard, au XXe siècle, la bordure complète à 12 besants, sera "brochée" par le chef de France, ce qui réduira le nombre de besants à neuf !
Poitiers (blason actuel)



Carte illustrée du département de la Charente ; le blason en haut à droite est celui du chef-lieu, Angoulême :  "D’azur semé de fleurs de lis d'argent/d'or, à la bande componée d'argent et de gueules de six pièces, brochant sur le tout". Ce blason surprenant aux armes de la maison d'Évreux, se rapporte plutôt à l'histoire du Comté d'Angoulême qui avait été donné en apanage aux comtes d'Évreux durant une courte période au XIVe siècle. La ville ou commune proprement dite blasonne : "D'azur à la porte de ville flanquée de deux tours crénelée d'argent, maçonnée de sable, surmontée d'une fleur de lis d'or, couronnée d'une couronne royale fermée du même", depuis l'établissement d'une charte royale datant de 1373.
Angoulême (blason actuel)



Carte illustrée du département de la Charente-Inférieure (renommé Charente-Maritime en 1941) ; le blason en haut à droite est celui du chef-lieu, La Rochelle :  " De gueules au vaisseau d'argent, voguant sur une mer de sinople".
Plus précisément, le blason est désormais "De gueules au vaisseau d'or habillé d'argent, voguant sur une mer de sinople; au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or".

La Rochelle (blason actuel)




Carte illustrée du département de la Gironde; le blason en haut à droite est celui du chef-lieu, Bordeaux :  "De gueules au château de cinq tours d'argent,  maçonné de sable, surmonté d'un léopard d'or, posé sur des ondes de sinople mouvant de la pointe et chargées d'un croissant d'argent; au chef cousu d'azur semé de fleurs de lis d'or". L'Armorial National de France de Henri Traversier et Léon Vaisse présentait les mêmes armes mais sans rivière en pointe. Plus précisément, le blason est désormais "De gueules au château de quatre tours crénelées et couvertes d'argent, hersé et sommé d'un clocher du même portant une cloche d'argent, le tout maçonné de sable, surmonté d'un léopard d'or, posé sur des ondes d'azur mouvant de la pointe et chargées d'un croissant d'argent; au chef cousu d'azur semé de fleurs de lis d'or. "
Bordeaux (blason actuel)



Carte illustrée du département de la Dordogne; le blason en haut à gauche est celui du chef-lieu, Périgueux :  "De gueules au château de trois tours crénelées d'argent, maçonné de sable, surmonté d'une fleur de lis d'or." L'Armorial National de France de Henri Traversier et Léon Vaisse présente un blason différent, mais fantaisiste, avec deux tours d'argent posées en fasce surmontées de la fleur de lys d'or.  Le blason correct est  "De gueules au château de deux tours pavillonnées d'argent, donjonné du même, maçonné de sable, surmonté d'une fleur de lis d'or."
Périgueux (blason actuel)



Carte illustrée du département du Lot; le blason en haut à droite est celui du chef-lieu, Cahors :  "De gueules au pont de six arches d'argent, maçonné de sable, posé sur des ondes de sinople mouvant de la pointe, sommé de cinq tourelles couvertes du même, maçonnées et ajourées de sable, chacune surmontée de cinq fleurs de lis d'or". Pour éviter l'effondrement du pont par le poids des tours sur les arches, elles ont été déplacées sur les piles, comme dans la réalité !  le blason est désormais "De gueules au pont de six arches d'argent, maçonné de sable, posé sur des ondes d'argent mouvant de la pointe, sommé de cinq tourelles couvertes du même, maçonnées et ajourées de sable, surmontées de cinq fleurs de lis d'or rangées en chef".
Cahors (blason actuel)



Carte illustrée du département du Tarn-et-Garonne ; le blason en haut à droite est celui du chef-lieu, Montauban :  "De gueules au saule d'or étêté, à six branches sans feuilles, trois à dextre trois à senestre, terrassé (ou posé sur un mont) du même; au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or."
Montauban (blason actuel)



Carte illustrée du département du Lot-et-Garonne ; le blason en haut à gauche est celui du chef-lieu, Agen :  "Parti: au premier de gueules à l'aigle d'or tenant dans ses serres un listel d'argent chargé du nom AGEN en lettres de sable, au second de gueules au château donjonné de trois tourelles pavillonnées d'or, maçonné et ajouré de sable".
Plus exactement, le blason est :  "Parti: au premier de gueules à l'aigle d'argent tenant dans ses serres un listel du même chargé du nom AGEN en lettres onciales de sable, au second de gueules au château donjonné de trois tourelles pavillonnées d'or, maçonné et ajouré de sable."
Agen (blason actuel)



Carte illustrée du département des Landes; le blason en haut à droite est celui du chef-lieu, Mont-de-Marsan :  "De gueules
 à deux clefs d'or, les pannetons opposés". L'Armorial National de France de Henri Traversier et Léon Vaisse présente un
blason différent : "D’azur à deux clefs d'argent, les pannetons opposés". Au XXe siècle le blason change avec l'orientation des clés :
 "D’azur à deux clefs d'argent, les pannetons affrontés "
Mont-de-Marsan (blason actuel)




Carte illustrée du département du Gers; le blason en haut à droite est celui du chef-lieu, Auch :  "Parti: au premier de gueules
 à l'agneau pascal couché d'argent, portant une bannière d'azur chargée d'une croisette d'argent, à la hampe du même posée *en barre, au second d'argent au lion de gueules armé de sable." L'Armorial National de France de Henri Traversier et Léon Vaisse
 présente une petite différence : une bannière d'argent chargée d'une croisette du champ. Aujourd’hui le blason d'Auch est
 "Parti: au premier de gueules à l'agneau pascal d'argent, la tête contournée, portant une bannière d'azur chargée d'une croisette
 d'argent, à la hampe du même posée en barre, au second d'argent au lion de gueules armé de sable. "
Auch (blason actuel)



Carte illustrée du département des Hautes-Pyrénées; le blason en haut à droite est celui du chef-lieu, Tarbes :  "Écartelé
d'or et de gueules". Un blason inchangé depuis son origine (fin du XVe siècle).
Tarbes (blason actuel)



Carte illustrée du département des Basses-Pyrénées (renommé Pyrénées-Atlantiques en 1969) ; le blason en haut à gauche
 est celui du chef-lieu, Pau : "D'azur à la barrière de trois pals, aux pieds fichés d'or, sommée d'un soleil figuré d'argent et
 accompagnée à l'intérieur des pals de deux vaches affrontées de gueules". Ce blason a dû poser un problème à l'illustrateur
qui a confondu le paon rouant, qui est pourtant l'élément parlant du blason de Pau (le paon se dit "paou" en béarnais),
avec un soleil figuré et rayonnant ! Ce qui nous le rend évidemment totalement ridicule...
 L'Armorial National de France de Henri Traversier et Léon Vaisse présente des armes guère plus correctes "D'azur à la
barrière de  trois pals, aux pieds fichés d'or, sommée d'un paon rouant au naturel et accompagnée entre les pals de deux vaches affrontées de gueules, clarinées d'azur". Ici les vaches béarnaises sont restées dans leur émaux d'origine, mais provoquent
 une enquerre. Le chef dédié au roi Henri IV avait été rajouté en 1829, par lettres patentes de Charles X, et il n'y figure pas, c'est étrange .
 Plus précisément, le blason est désormais depuis 1829 donc, et de nos jours : "D'azur à la barrière de trois pals, aux
 pieds fichés d'argent, sommée d'un paon rouant d'or et accompagnée en pointe et à l'intérieur de deux vaches affrontées et
 couronnées de même ; au chef d'or chargé d'une écaille de tortue au naturel, surmontée d'une couronne d'azur rehaussée d'or
 et accompagnée à dextre de la lettre capitale H et à senestre du nombre quatre en chiffres romains, le tout d'azur".
Pau (blason actuel)






A bientôt pour une nouvelle série ....→ ICI

Et vous pouvez revoir la série précédente (Centre-Est de la France) → ICI










crédits :
• chromos : une des séries de cartes éducatives qui accompagnait la vente des produits de mercerie " le Fil Géographique" pour les couturières et les brodeuses (ci-contre).
• blasons anciens : "Armorial National de France de Henri Traversier et Léon Vaisse, édition de 1842 ".

• les blasons "modernes" proviennent pour la plupart des sites  : 
http://armorialdefrance.fr
http://armoiries.free.fr/
ou bien pour La Roche-sur-Yon,  du livre  :
Armorial des villes de Vendée , par Michel Pressensé, Michel,Froger - édit. par Froger (1991)









             

                      Herald Dick

vendredi 14 novembre 2014

l'Armorial de La Planche - 1669 - Gouvernement de Guyenne - Sénéchaussée du Périgord

 S   uite de la visite d'un des plus anciens manuscrits des armoiries de villes et de villages de France, dessinées à la plume et peintes à l'aquarelle, antérieur de trois décennies  à l'Armorial Général de France de Charles d'Hozier !  Voir la description initiale : →

Nous poursuivons avec la découverte du Gouvernement Général de Guyenne. Nous l'avons abordé les dernières fois, il est composé de nombreux anciens duchés ou comtés rattachés les uns après les autres au royaume de France, le tout dernier étant le Béarn, acquis en 1620 par un Édit de Louis XIII.  Ces entités administratives du royaume sont découpées en généralités et en sénéchaussées (pour le sud du pays).  Nous allons découvrir la septième de ces sénéchaussées : l'ancien comté du Périgord.  C'est assez rare pour le signaler, mais c'est globalement toujours le même contour du département actuel de la Dordogne, créé en 1790, mais que l'on nomme encore communément le Périgord. 
  Revenir à l'épisode précédent →



  Voici l'extrait d'une carte datant de la fin du XVIIIe s. , donc postérieure d'un siècle, mais sur laquelle j'ai reconstitué les limites administratives de notre région :
 Vous pouvez cliquer sur toutes les images pour les agrandir
Les fragments de manuscrits proviennent toujours du Volume II. Pour enrichir l'étude, j'ai mis en bonus l'extrait équivalent (quand il existe) dans l'Armorial Général de France*  (1696-1711), établi par Charles-René d'Hozier, et comme auparavant, j'ai placé le blason actuel en-dessous, pour comparer les différences ou au contraire la constance des figures dans le temps.

(*) Armorial Général de France - volume XIII - Guyenne - Généralité de Bordeaux (BNF Paris)

Périgueux (Dordogne)


Le blason de Périgueux a parfois été représenté avec le château posé sur une terrasse de sinople. Ce château représente les anciens remparts disparus de la ville fortifiée.




Sarlat - la Canéda (Dordogne)

  On ne connaît pas la date exacte de l'adoption de l'emblème de la salamandre. On sait en revanche que le blason de Sarlat était auparavant un "S" majuscule correspondant à l'initiale du nom de la ville. À l'occasion de changements de frontières, le "S" se transforma en salamandre qui était l'emblème du roi François Ier. Cette transformation eut lieu probablement parce que la forme de la salamandre ressemble à un "S" et qu'ainsi la ville ralliait la tendance du moment sans trahir les origines de son blason. Depuis, la salamandre est restée sur le blason de Sarlat et se décline dans la ville sous diverses formes (sculptures sur les bâtiments, poinçons sur les pavés...) source texte : fr.wikipedia.org
  La Planche a dessiné une salamandre d'argent sur son brasier d'or :  mais c'est alors la copie de l'(ancien) blason de la ville du Havre !  Sarlat se différencie en effet par le fait que la salamandre est d'or sur un brasier du même métal...


Bergerac (Dordogne)

Le blason découle d'un sceau de 1322. En 1995, les trois fleurs de lis en pal ont remplacé le semé.
Les fleurs de lys symbolisent à l’origine l’attachement de Bergerac à la cause royale. C’est en 1322, en effet sous la pression de Charles IV Le Bel, que le seigneur de Bergerac : Renaud de Pons, dont les habitants avaient fort à se plaindre, signa les "Status et coutumes de la ville de Bergerac", lui donnant ainsi son autonomie. Alors le sceau des Consuls de Bergerac sera composé du dragon et des fleurs de lys.
La "légende du Coulobre " rapporte qu’un monstre affreux nommé "La Gratusse" causait d’effroyable ravages dans notre région. Caché dans une caverne non loin de la localité de Lalinde, il s’en prenait tout particulièrement aux mariniers de la Dordogne qu’il attirait dans son antre et dévorait. Or, Saint-Front, évêque de Périgueux, chassé de cette ville par la persécution qui y sévissait alors, s’était réfugié sur les coteaux qui surplombent la rivière. Il vint à bout de la bête en allumant un bûcher et en ordonnant au monstre soumis de s’y entraîner et en le précipitant dans les flots de la Dordogne ? La légende comporte plusieurs variantes. Quoiqu’il en soit on montre encore dans le pays "le Saut de la Gratusse" proche de la chapelle de Saint-Front, qui s’ouvre sur un large panorama sur la vallée.  source texte : http://marjac-nouveaudepart.blogspot.fr/2007/03/blason-de-bergerac.html
 On remarquera la variante de couleurs enregistrée à l'Armorial Général de France où les deux quartiers du blason parti sont d'azur. Cette configuration a d'ailleurs été maintenue à la Restauration en 1818 dans la lettre patente accordant le rétablissement des armes de la ville (source : Archives Nationales - Paris).

[_)-(_]

D'autres lieux ou villes sont juste décrits par le texte, sans blason ni mention s'y rapportant :

- avec un contour de blason vide, sans description  : Mussidan, Lalinde, Villefranche (-de-Périgord), Domme, Beaumont (-du-Périgord), Molières, Montpazier, Montignac, Nontron.

- sans blason ni mention s'y rapportant :  La Force, Cadouin (Abbaye), Terrasson (-la-Villedieu), Saint-Cyprien, Limeuil, Issigeac, Eymet, Belvès, Miremont (château à Mauzens-et-Miremont), Couze (-et-Saint-Front), Savignac, Brantôme, Thiviers, Montréal (château à Issac),

# cependant, quelques années plus tard, certaines villes (en gras, ci-dessus) ont été enregistrées et blasonnées dans l'Armorial Général de France (des blasons toujours d'actualité aujourd'hui, à quelques détails près, sauf pour Villefranche et Thiviers qui ont adopté un autre blason ) :

 # et pour être complet avec l'Armorial Général de France, on peut encore rajouter ces dernières villes appartenant à la province du Périgord et qui n'ont pas été mentionnées dans le manuscrit de La Planche :
-   Excideuil (2 lieux différents portent ce nom), Bourdeilles, Ribérac et Saint-Pardoux-la-Rivière.





A bientôt pour une nouvelle série ... →


Crédits :
les blasons "modernes" sont empruntés  à :
http://labanquedublason2.com/ (dessins :  Jean-Paul Fernon)



  Et je remercie particulièrement les personnes responsables de la Bibliothèque et des Archives du Musée du Château de Chantilly :  http://www.bibliotheque-conde.fr/


             Herald Dick