samedi 9 janvier 2021

l'Armorial de La Planche - 1669 - Gouvernement de Provence - Sénéchaussées de Draguignan et de Grasse.


 S   uite de la visite d'un des plus anciens manuscrits répertoriant des armoiries de villes et de villages de France, dessinées à la plume et peintes à l'aquarelle, antérieur de trois décennies à l'Armorial Général de France de Charles d'Hozier ! Voir la description initiale : →


  Nous poursuivons avec la découverte du "livre" (c'est l'appellation donnée à une section d'un manuscrit, qui est lui-même divisé en chapitres) consacré au Gouvernement de Provence. Après les premiers chapitres consacrés aux Sénéchaussées d'Aix, de Brignoles, de Marseille et celle de Toulon nous abordons deux nouvelles sénéchaussées : celle de Draguignan et celle de Grasse.  Les subdivisions administratives de l'Ancien régime ont été abrogées sous la Révolution, et ont servi de base pour former en 1790 les arrondissements actuels de Draguignan et de Grasse pour les départements du Var et des Alpes-Maritimes. Voici donc le troisième chapitre consacré aux deux entités réunies en un seul sujet.

      Revenir à l'épisode précédent →

Voici l'extrait d'une carte datant de la fin du XVIIIe s. , donc postérieure d'un siècle, mais sur laquelle j'ai reconstitué les limites administratives de notre région :
 Vous pouvez cliquer sur toutes les images pour les agrandir
 

 






  Les fragments de manuscrits proviennent à nouveau du Volume II. Pour enrichir l'étude, j'ai mis en bonus l'extrait équivalent dans l'Armorial Général de France* (1696-1711), établi par Charles-René d'Hozier, et comme auparavant, j'ai placé le blason actuel en-dessous, pour comparer les différences ou au contraire la constance des figures dans le temps.

(*)  Armorial Général de France  -  volume XXIX  -  Provence 1ère partie  
       Armorial Général de France  -  volume XXX  -  Provence  2e partie  (BNF Paris)
 
 
 

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Draguignan (Var)

 Les armes de Draguignan sont parlantes et rappellent, s'il faut en croire la tradition, la légende du Dragon (Dracaena) qui ravageait jadis les territoires d'Ampus et de Draguignan. Il périt de la main de Saint Hermentaire, premier évêque d'Antibes et patron de la ville. Cette tradition, semblable à celle de la Tarasque que terrassa Sainte Marthe, illustre en fait, selon quelques auteurs, un symbole de la destruction du paganisme par l'évangélisation.
 Le magnifique dessin du manuscrit de La Planche nous montre un dragon bipède, à queue de serpent, avec un corps d'or et des ailes d'argent. Ce genre de bête fantastique, apparentée aux dragons (qui ont eux en fait quatre pattes) est aussi appelée "vouivre" ou "guivre".
  Dans l’Armorial Général de France, alors que la moindre petite paroisse de Provence figure avec ses armoiries propres en tant que Communauté d'habitants, la ville de Draguignan n'a pas fait enregistrer les siennes, pourtant bien connues : très étrange ! Celles que nous voyons ici correspondent au corps des Magistrats, sans doute les échevins de la ville, et de plus elles ont été créées de façon arbitraire par Charles d'Hozier, comme beaucoup d'autres.

 

 


plusieurs variantes récentes des armoiries de Grasse (Alpes - Maritimes)

 Grasse connut au XVe siècle, un bel essor dû au développement de la tannerie, bien avant de devenir la capitale de la parfumerie. Ceci expliquerait en partie l'origine des armes de la ville car l'agneau pascal est traditionnellement l'emblème de la corporation des drapiers. Ceci dit, les armoiries de Grasse ont connu une quantité considérable de variations au cours de son histoire, tels que nous en voyons quelques exemples ci-dessus. Agneau, tête droite, ou en arrière, terrasse ou pas terrasse, besants ou pas de besants, besants chargent l'auréole de l'agneau, ou le champ de l'écu, croix tenue par la patte dextre ou la senestre, etc... (voir ce site qui répertorie quelques images d'époques différentes ainsi que de nombreux blasonnements → ICI ). La municipalité elle-même ne semble pas avoir tranché sur un modèle définitif en conseil municipal et a maintenant adopté un logo.



Fréjus (Var)

  Fréjus, à l'instar des principales villes du littoral provençal (Marseille, Toulon, Antibes), porte dans son blason une croix, comme pièce principale. D'aucuns prétendent qu'elle est la marque des villes portuaires d'où les seigneurs embarquaient pour les Croisades. D'autres rappellent que ces quatre villes sont ou furent (Antibes, jusqu'au XIIIe s.) aussi des sièges d'évêchés.
  Comme on peut le vérifier sur le premier manuscrit, cette croix était initialement "de gueules sur champ d'argent". Il semble que c'est d'Hozier qui a validé la proposition d'inverser les émaux, et c'est cette version qui a désormais cours. Quant au chef d'azur aux trois fleurs de lis, marque des "bonnes villes du royaume de France", on s'interroge encore pour savoir exactement à quelle souverain la ville le doit.

 

 

Antibes
(Alpes - Maritimes)

  Même remarque que précédemment concernant l'origine de la croix d'argent sur fond d'azur. Au XVe siècle, Antibes est rattachée au royaume de France, avec tout le comté de Provence. Ceci explique la présence des quatre fleurs de lys d'or et du lambel de gueules qui proviennent du blason (moderne) de la Provence. Ce n'est que le 12 septembre 1817, quand le roi Louis XVIII, par lettres patentes, en même temps que la restauration de ses armoiries, lui accorde le rang de "bonne ville de France", que son blason est augmenté d'un chef d'azur semé de fleurs de lis d'or.


Vence
(Alpes - Maritimes)

  Encore une fois, le blason enregistré dans  l'Armorial général de France par la municipalité diffère par les émaux de celui qu'avait relevé Pierre de La Planche, quelques décennies plus tôt.



Saint - Paul -de- Vence
(Alpes - Maritimes)

   Même remarque que précédemment, avec la ville de Vence. De plus le blason de La Planche était magnifiquement "multicolore" et chargé d'une fleur de lis dans le canton dextre du chef.



Saint - Tropez (Var)


 En l'an 68, Torpes, intendant de Néron, refusant d'abjurer sa foi chrétienne, fut torturé, martyrisé et décapité à Pise et son corps jeté dans une barque sur l'Arno en compagnie d'un coq et d'un chien censés dépecer et se nourrir du défunt Torpes. Les courants ramenèrent la barque jusqu'au rivage d'Heraclea , cité antique romaine qui deviendra la future Saint-Tropez. Cette légende est d'ailleurs représentée par un blason alternatif que l'on rencontre souvent dans la ville : " D'azur à la barque de gueules portant saint Torpes allongé, un chien et un coq, surmonté d'un ange d'argent volant au-dessus et portant une couronne dans la main". source info : vexil.prov.free.fr/st%20tropez/canton_st_tropez.html et fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Tropez#Toponymie
   La ville de Saint-Tropez a fait enregistrer officiellement ses armoiries en 1697 par d'Hozier dans l'Armorial Général de France avec la graphie "St Torpez "et  avec ce blasonnement, qui est celui utilisé actuellement par la municipalité: "D'azur à saint Tropez vêtu en pèlerin d'or, sa tête nimbée du même, tenant de sa main dextre, une épée d'argent, la pointe en bas".
  Et pour finir, nous avons ce blason proposé par l'auteur de notre manuscrit, avec un "losangé d'argent et de gueules" qui se réfère manifestement aux armes de la maison de Grimaldi, princes de Monaco. Ce qui constitue une énigme, car les Grimaldi n'ont pas eu de fief sur ces terres, à aucun moment. Est-ce à cause de la proximité du village et du château de Grimaud dont on attribue à ses premiers seigneurs (à tort car il ne s'agit pas de la même famille) un lien avec les Grimaldi de Monaco (voir → ICI) ?



Pignans (Var)

  Nous avons ici la révélation de l'existence d'un ancien blason aux armes parlantes avec ces trois pins accompagnant l'initiale P de Pignans. D'autres armes parlantes, mais cette fois avec des pommes de pins (appelées pignes dans tout le sud de la France) ont été enregistrées dans dans l'Armorial Général de France


Lorgues (Var)

  Comme précédemment, le manuscrit de La Planche nous propose un blason tout à fait différent, mais qui n'a pas été retenu et remplacé par celui soumis par la ville à l'enregistrement officiel de l'Armorial Général de France, tel que nous le connaissons aujourd'hui, avec toutefois quelques divergences sur la race du chien ! Un blason qui a même été confirmé officiellement avec lettres patentes signées de Louis XVIII le 18 avril 1817 ( voir → ICI), lorsque la municipalité a demandé la restauration des ses anciennes armes, après la Révolution et le 1er Empire.


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D'autres lieux ou villes sont juste décrits par le texte, sans blason ni mention s'y rapportant :

  Grimaud, Cannes, Île de Sainte-Marguerite, île et abbaye de Saint-Honorat de Lérins (toutes rattachées à la commune de Cannes).
 
 # cependant, quelques années plus tard, certaines villes (en gras, ci-dessus) ont été enregistrées et blasonnées dans l'Armorial Général de France. Ces blasons sont toujours d'actualité, pour certains, à quelques petits détails près.

 

Grimaud (Var)

Cannes
(Alpes - Maritimes)


Abbaye de Lérins
(Alpes - Maritimes)


  # enfin, pour aller plus loin avec l'Armorial Général de France, on peut encore rajouter ces dernières localités qui dépendaient à priori de ces deux sénéchaussées, devenues aujourd'hui des communes importantes, et qui n'ont pas été mentionnées dans le manuscrit de La Planche :
Fayence, Mandelieu (-la-Napoule), Mougins,  Vallauris, Biot, Villeneuve (-Loubet), Cagnes (-sur-Mer), Saint-Laurent (-du-Var), Saint-Raphael, Cogolin, Vidauban, Roquebrune (-sur-Argens).

et leurs blasons respectifs sont, à quelques détails ou brisures près, toujours d'actualité :
 
Fayence (Var)

Mandelieu - La Napoule
(Alpes - Maritimes)

Mougins
(Alpes - Maritimes)

Vallauris
(Alpes - Maritimes)

Biot
(Alpes - Maritimes)

Villeneuve - Loubet
(Alpes - Maritimes)

Cagnes -sur- Mer
(Alpes - Maritimes)

Saint - Laurent -du- Var
(Alpes - Maritimes)

Saint - Raphaël (Var)

Cogolin (Var)

Vidauban (Var)

Roquebrune -sur- Argens
(Var)


   Un très grand nombre d'autres bourgades de la région, nommées simplement "communauté du lieu de..." (Com. du lieu de...), dans les registres de l'Armorial Général de France, ont été identifiées et enregistrées avec des armoiries souvent authentiques, car transmises par les représentants légaux de ces villages, mais quelquefois attribuées d'office par défaut. Il serait fastidieux de les lister toutes ici, d'autant que certaines localités ont été absorbées par les nouvelles communes constituées après la Révolution. Toutefois vous pouvez vous amuser à les rechercher dans les ouvrages numérisés chez Gallica, dont je donne les liens ci-dessous, et accessoirement aussi dans les très intéressantes fiches listées département par département sur le site : armorial de france.fr


A bientôt pour une nouvelle série ... → ICI


Crédits :

les blasons "modernes" sont empruntés  à : armorialdefrance.fr/

les extraits des manuscrits proviennent de :
- Bibliothèque et Archives du Musée du Château de Chantilly :
   . www.bibliotheque-conde.fr/ressources-en-ligne/
- Bibliothèque nationale de France à Paris : 
   . gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k111476m/f2.item
   . gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1114770/f2.item

 💶 Appel au mécénat ou aux généreux donateurs :
 Au cours d'échanges d'informations avec les responsables de la Bibliothèque du Musée Condé, au sujet du manuscrit, il m'a été rapporté que l'ouvrage de Pierre de La Planche n'est actuellement plus exposé ni mis à disposition des visiteurs. En effet, les deux volumes du manuscrit sont en mauvais état : "la couverture", ce que l'on nomme dans le métier: les plats de reliure, sont soit partiellement,soit totalement détachés du manuscrit, ce qui nuit à sa conservation. La reliure étant en effet là pour maintenir et protéger le manuscrit.
  Si des personnes ou des entreprises sont intéressées, en mode mécénat, pour participer à la prise en charge de la restauration de ces précieux ouvrages, qu'elles prennent contact pour les modalités, avec les bibliothécaires à cette adresse mail  : bibliotheque@domainedechantilly.com
ou sinon m'écrire à : heraldexpo@orange.fr et je transmettrai à ma correspondante privilégiée.

 

             Herald Dick  
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mercredi 6 janvier 2021

Jeu de casse-tête héraldique, made in U.K.

🎲 Voici bien longtemps que je ne vous ai pas proposé un petit jeu autour de l'héraldique (voir le dernier en date → ICI ). En effet, c'est un article récent paru sur un site de vente de voitures britannique  très connu dans son pays, et relayé par les réseaux sociaux, qui m'en a donné l'idée.

 Cette fois c'est donc au Royaume-Uni (U.K.) que je vous invite à voyager, virtuellement, en raison des circonstances sanitaires et géopolitiques actuelles. En effet le 1er janvier 2021, vous le savez, le Royaume-Uni quitte définitivement l'Union Européenne après quatre années d'errements politiques et de négociations interminables. Je ne suis pas compétent pour juger si ce sera une bonne chose ou pas, mais ce qui est certain, c'est que cela va bien compliquer la vie de beaucoup de gens et d'entreprises, des deux côtés de la Manche. A cela se rajoute la problématique de la pandémie avec ses barrières sanitaires aux frontières.  Outre ceux qui travaillent : les petites escapades du week-end en Eurostar seront elles aussi très comprises dans les mois à venir.

  Mais revenons à notre sujet.  Pour célébrer la présence de plus de 350 succursales à travers le Royaume-Uni, y compris une succursale dans chaque grande ville britannique, le site de vente d'automobiles www.webuyanycar. com a publié récemment un genre de casse-tête dont il est coutumier, pour tester la connaissance des internautes britanniques sur le sujet des armoiries de leurs grandes villes. Je vous donnerai, plus tard, le lien direct qui pointe sur la page du site d'origine, pour ne pas spoiler les réponses.

cliquer sur l'image pour l'agrandir

Ce tableau étrange fait référence à 25 villes britanniques importantes, chacune représentée par une interprétation artistique de l’un des éléments les plus emblématiques de ses armoiries. Les lecteurs sont mis au défi de voir combien de villes ils peuvent identifier en repérant les figures du bestiaire héraldique britannique. 

Sur l'image suivante, chacune des 25 figures animales ou humaines concernées par le jeu est identifiée par un numéro allant de 1 à 25, de façon apparemment aléatoire (en fait, non, pas tout à fait, il varie en fonction de l'ordre alphabétique croissant des villes concernées, le n°1 étant une ville commençant par la lettre A, etc..., la dernière, n° 25, débute par la lettre S, car plus rien après).

   Le jeu consiste à retrouver la grande ville britannique, qu'elle soit anglaise, écossaise, galloise ou nord-irlandaise, à laquelle se rapporte la figure extraite de ses armoiries. Il peut s'agir d'une figure de l'écu d'armes, donc du blason, mais aussi, et d'ailleurs ce sera le cas le plus fréquent, d'un élément des ornements extérieurs: supports, tenants ou cimiers. 
  Il n'y a qu'une seule figure correspondant à une seule ville, et donc il y a forcément des pièges à éviter ! Pour cela, il faut aussi tenir compte des couleurs, de la position et des détails portés par chacune des figures pour identifier la bonne ville ! 

 Le même jeu avec des villes françaises serait résolu en quelques minutes par la plupart des habitués de ce blog, j'en suis certain, car beaucoup sont incollables sur le sujet ! C'est pourquoi la barre est mise un peu plus haute avec l'héraldique civique britannique, en terme de difficulté. Mais je me trompe certainement, comme d'habitude, connaissant l'érudition des internautes ou sinon l'efficacité des outils de recherche par mots-clé ou par images en ligne sur internet.

 Faites moi part de vos propositions dans le cadre "Commentaires" en bas de ce sujet .
 Si vous écrivez en mode "Anonyme",  n'oubliez pas de signer à la fin avec votre nom ou votre pseudo, c'est plus sympa pour vous faire reconnaître ....
Et sans tricher, soyez honnêtes, s'il vous plaît ! Il n'y a rien à gagner, pas d'enjeu, c'est juste pour le plaisir ....

  De mon côté, je prépare en parallèle un article récapitulatif des réponses, illustré par les plus belles armoiries des 25 villes britanniques identifiées, qui sera accessible depuis cette page... mais plus tard !! 😉

A bientôt et bonnes recherches .... ! 

Le 6 janvier 2021 : enfin un joueur courageux et perspicace a fait de bonnes propositions (voir le pavé "commentaires" plus bas) et voici 12 premières villes identifiées (en noir) :

Le 19 janvier 2021 : un nouveau joueur a identifié 4 nouvelles villes, et pas les plus évidentes (en rouge) -  plus que neuf !!

Le 21 janvier 2021 : le premier joueur a réussi à nommer quatre nouvelles villes (en bleu) relativement difficiles - encore cinq à trouver !!  Comme vous pouvez le constater, l'ordre alphabétique croissant peut vous aider favorablement ....

Le 22 janvier 2021 :  Et voilà : les cinq dernières villes ont été identifiées (en violet). Bravo à ceux qui ont participé, et merci aux autres qui ont cherché.


 Et comme promis,  vous pouvez visualiser chaque réponse sur cette page où j'ai réuni toutes les armoiries de ces 25 villes britanniques → ICI
   
Vous pourrez ainsi juxtaposer les deux pages web pour comparer.

Greetings and thanks to U.K. : je salue et je remercie l'entreprise webuyanycar.com de me permettre de relayer en France ce rusé et ludique test de connaissances visuel ! Good luck for Brexit !

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       Herald Dick


vendredi 1 janvier 2021

ANNO MMXXI

οຂሏ

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📌 générateur de texte et polices online (très performant) : site fontmeme.com/fr/ 
modèles (fonts) utilisés : easy heraldics font / ludlow strong ale font / christmabet font / art nouveau caps font.

- image du masque anti-Covid : création © Herald Dick (désolé, il n'est pas en vente !)

 

 

.Herald Dick vous souhaite la Bonne Année 2021