lundi 7 décembre 2015

7 décembre 1815-2015 : bicentenaire de la mort de Michel Ney, maréchal et prince d'Empire

 Aujourd'hui, nous commémorons de nouveau, après Joachim Murat en octobre dernier, la fin tragique d'un autre grand soldat des campagnes militaires de Napoléon Ier. Il se couvrit de gloire sur de nombreux champs de bataille. Les deux hommes, au sommet de leur gloire, et par l'excès de leurs egos, se sont au final entraînés dans la chute réciproquement à Waterloo : après quoi, l'un a été déporté dans une île anglaise de l'Atlantique sud, et le second a fini fusillé par des français royalistes, pour trahison.

armoiries de Michel Ney, maréchal d'Empire,
 prince de la Moskowa
 "D'or bordé d'azur, en cœur un écu du second, chargé
 d'un orle du champ, accosté de deux mains adossées,
 vêtues de sable, tenant des badelaires d'argent ;
au chef des ducs de l'Empire brochant".
portrait de Michel Ney peint par Charles Meynier (1804)
(avec ses armoiries dans le coin supérieur droit)
musée du Château de Versailles - France


Michel Ney

(• Sarrelouis 1769 - † Paris 1815)

la maison natale de Michel Ney à Saarlouis ( Allemagne - land de Sarre)  avec en façade : ses armoiries pavoisées du drapeau français
 et une plaque commémorative rédigée en allemand,  se terminant par : "Napoléon l'appelait " le brave des braves".


 Michel Ney, maréchal d'Empire, duc d’Elchingen, prince de la Moskowa, pair de France (sous la Restauration).
• né à Sarrelouis, village-frontière fortifié de la Lorraine, français à l'époque (aujourd'hui : Saarlouis, ville du land de Sarre, en Allemagne), le 10 janvier 1769.
• mort fusillé à Paris, place de l'Observatoire, le 7 décembre 1815.

armoiries successives de Ney, maréchal d'Empire, Duc d'Elchingen et prince de la Moskowa -  extraits de l'Armorial du premier Empire
(planche n°86) - auteurs Vicomte Révérend et Comte E. Villeroy - éd. H. Champion - Paris (1911)
  Né à Sarrelouis le 10 janvier 1769, Michel Ney fut général de brigade à vingt-sept ans. Il s'illustra à la tête de l'armée française en Suisse (1802), puis fut élevé au rang de maréchal d'Empire (1804). L'année suivante, Ney fut vainqueur à Elchingen et conquit le Tyrol. Il se distingua également à Iéna et pendant les campagnes de Prusse et de Pologne, et la victoire de Friedland (1807) lui valut le surnom de « brave des braves ». Napoléon Ier le fit duc d'Elchingen en 1808.

le Maréchal Ney soutenant l'arrière-garde de la Grande Armée pendant la retraite de Russie (1856) -
la scène se situe aux portes de Moscou en flammes dans le fond - peinture de Adolphe Yvon (1817-1893) -
 Manchester Art Gallery (Royaume-Uni)

À l'issue de la campagne de Moscou (1812), Napoléon récompensa sa conduite glorieuse en le titrant prince de la Moskowa. Puis, après l'abdication de Napoléon, vaincu une première fois, le 14 avril 1814, Ney se rallia aux Bourbons. A la première Restauration, le roi Louis XVIII et sa cour le nommèrent "pair de France" et le chargèrent d'arrêter Napoléon de retour de l'île d'Elbe : il se déclara alors, avec son armée, pour l'empereur (13 mars 1815). Le 16 juin 1815, Ney fut vaincu à Quatre-Bras, mais manifesta une incroyable bravoure en dirigeant les charges de la cavalerie à Waterloo.

timbre émis en 1947 par la Sarre (en Allemagne),
 alors dans la zone d'occupation française et
reconnue indépendante pendant quelques années.
armoiries de Michel Ney, maréchal d'Empire,
duc d'Elchingen
 "D'or bordé d'azur, en cœur un écu du second, chargé
 d'un orle du champ, une bande d'argent sur le tout,
 accosté de deux mains adossées, vêtues de sable,
 tenant des badelaires d'argent ;
au chef des ducs de l'Empire brochant".



Proscrit, il se cacha puis fut arrêté : traduit devant un conseil de guerre, Ney fut ensuite jugé devant la Chambre des pairs pour avoir trahi les Bourbons. Condamné à mort, il fut fusillé à Paris le 7 décembre 1815.
l’exécution du Maréchal Ney dans le quartier de l'Observatoire, à Paris , le 7 décembre 1815 - carte postale vers 1900



             Herald Dick
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