mercredi 10 juin 2015

•l'Armorial de La Planche - 1669 - Gouvernement de Guyenne - Sénéchaussées du Comminges et de la Bigorre

 S   uite de la visite d'un des plus anciens manuscrits répertoriant des armoiries de villes et de villages de France, dessinées à la plume et peintes à l'aquarelle, antérieur de trois décennies  à l'Armorial Général de France de Charles d'Hozier !  Voir la description initiale : →

Nous poursuivons avec la découverte du Gouvernement Général de Guyenne. Nous l'avons abordé les dernières fois, il est composé de nombreux anciens duchés ou comtés rattachés les uns après les autres au royaume de France, le tout dernier étant le Béarn, acquis en 1620 par un Édit de Louis XIII.  Ces entités administratives du royaume sont découpées en généralités et en sénéchaussées (pour le sud du pays). Nous allons découvrir les quinzième et seizième chapitres de ces sénéchaussées : l'ancien Comté de Comminges avec sa dépendance : le Couserans, et l'ancien Comté de Bigorre, réunis dans la province de Gascogne à la fin du Moyen-Âge. A la Révolution, lors de la création des départements, ces anciens pays seront incorporés dans quatre départements conjointement à d'autres entités dissoutes de l'Ancien Régime, que nous avons déjà évoquées pour certaines d'entre elles. Le Comminges formera la partie méridionale de la Haute-Garonne et quelques communes seront rattachées au département du Gers ou aux Hautes-Pyrénées. Le pays du Couserans rejoindra l'ancien Comté de Foix pour former l'Ariège. La Bigorre formera l'essentiel des Hautes-Pyrénées, en s'unissant avec le sud de l'ancien Comté d'Astarac.

 
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Voici l'extrait d'une carte datant de la fin du XVIIIe s. , donc postérieure d'un siècle, mais sur laquelle j'ai reconstitué les limites administratives de notre région :
 Vous pouvez cliquer sur toutes les images pour les agrandir









Les fragments de manuscrits proviennent toujours du Volume II. Pour enrichir l'étude, j'ai mis en bonus l'extrait équivalent (quand il existe) dans l'Armorial Général de France*  (1696-1711), établi par Charles-René d'Hozier, et comme auparavant, j'ai placé le blason actuel en-dessous, pour comparer les différences ou au contraire la constance des figures dans le temps.

(*) Armorial Général de France - volume XIV -  Languedoc - 1ère partie
   Armorial Général de France - volume XV - Languedoc et Roussillon - 2e partie ( BNF Paris)



Saint - Bertrand - de - Comminges
 (Haute-Garonne)

  Pour la première fois, nous débutons la liste des villes avec une absence de blason dans ce sujet consacré au travail de Pierre de la Planche ! Nous avions déjà parlé de cette curiosité récurrente dans ce manuscrit où visiblement son auteur attendait une information ou une confirmation pour compléter l'écu vide qu'il avait préparé. J'ignore si notre érudit jésuite n'a pas pu terminer son ouvrage faute de temps ou s'il n'a jamais eu gain de cause dans ses recherches documentaires.
 C'est donc une constante assez frustrante et qui est davantage marquée pour les pays du sud du Royaume de France, étudiés dans le second volume du manuscrit. Heureusement, le nord de la France est beaucoup mieux illustré en dessins d'armoiries, mais parfois avec une fiabilité discutable. Des blasons surprenants ont déjà été relevés, en Normandie, par exemple (voir ici→ ).

 Le petit village de Saint-Bertrand (environs 250 habitants actuellement) est considéré comme la capitale historique du pays de Comminges, symbolisé par la présence de son imposante cathédrale. C'est donc pour cette raison qu'il figure en tête de cet article.
  Le blason enregistré dans l'Armorial Général de France semble quant à lui, faire partie d'une série de figures attribuées d'office avec armes plus ou moins "parlantes".
  Le blason " De gueules au lion d'argent à la queue fourchée et passée en sautoir" est celui de la maison de Montfort. Simon de Montfort, commandant l'armée des Croisés qui battit le Comte de Toulouse Raymond VI et ses alliés, dont Bernard IV, Comte de Comminges, à la bataille de Muret le 12 septembre 1213, lors de la Croisade contre les Albigeois. Depuis 1212, Simon de Montfort occupait le Comminges, mais le concile de Latran IV (1215) rend son comté à Bernard en 1216. Toutefois en compensation, il est obligé de marier sa fille Pétronille avec Guy de Montfort, le fils cadet de Simon de Montfort.




Saint - Lizier  (Ariège)

 La cloche, symbole d'origine ecclésiastique de Saint-Lizier, petite ville, mais qui était néanmoins le siège d'un ancien évêché, est devenue au fil du temps le symbole de tout le pays de Couserans ("D'azur, à une cloche d'argent"). On la retrouve aussi dans le blason de la ville voisine de Saint-Girons ("D'azur, à une cloche d'or") . Et on la signale aussi dans quelques cités des pays voisins : à Saint-Gaudens ("D'azur à la cloche d'argent, bataillée d'or") dans le Comminges ou encore Saint-Félix-du-Lauragais ("D’azur à la cloche d'argent"). Voir plus bas pour Saint-Girons et Saint-Gaudens.
  C'est apparemment le blason "d'or à la cloche d'azur" que la cité aurait donné, dans le cadre de l'Édit de 1696 pour le recensement des armoiries en charge de Charles-René d'Hozier, et qui est utilisé encore par la commune actuellement. Il est donc le négatif (émaux inversés) de celui de Saint-Girons, ville qui a pris l'avantage au cours du temps sur Saint-Lizier, siège de des évêques, en devenant la "capitale" du Couserans, avec la présence du château seigneurial (les vicomtes de Couserans).
sources info :  www.ville-st-girons.fr/histoire-et-patrimoine  et  www.loubet.fr/couserans/saint-lizier-histoire.html





Tarbes (Hautes-Pyrénées)
  En 1482, l'écu écartelé était surmonté d'une crosse et d'une mitre d'évêque avec la mention circulaire: "Sagerades deu saget de la dite vila et ciutad de Tarbes". Un blason d'origine épiscopale, à nouveau donc, avec les couleurs or et gueules du Comté de Bigorre. Le blason sera timbré plus tard d'une couronne comtale à 9 perles visibles (XVIIe s.), puis baronnale en 1722, et enfin municipale (murale) à partir de 1860.   source info : www.tarbes.fr

[_)-(_]

 
D'autres lieux ou villes sont juste décrits par le texte, sans blason ni mention s'y rapportant :

• pour l'ancien Comté de Comminges :

- avec un contour de blason vide, sans description comme celui de Saint-Bertrand, plus haut:
 Samatan, Lombez, Muret, Saint-Gaudens, Saint-Girons.
- sans blason ni mention s'y rapportant :
Saint-Julien, Cazères, L'Isle-en-Dodon, Aurignac, Valentine, Montpezat, Sauveterre (-de-Comminges), Saliez (=Salies-du-Salat), Montréjeau, Saint-Béat, Aspech (= Aspet), Castillon (-en-Couserans)

• pour l'ancien Comté de Bigorre 

- avec un contour de blason vide, sans description :  Bagnères (-de-Bigorre), Rabastens (-de-Bigorre), Vic de Bigorre, Lourdes, Saint-Pé-de-Génerès (Saint-Pé-de-Bigorre).

 # cependant, quelques années plus tard, certaines villes (en gras, ci-dessus) ont été enregistrées et blasonnées dans l'Armorial Général de France (certains de ces blasons sont toujours d'actualité aujourd'hui, à quelques détails près ) :
 
Samatan (Gers)

Lombez (Gers)

Muret
(Haute - Garonne)

Saint -Gaudens
(Haute - Garonne)

Saint - Girons (Ariège)

Aurignac
(Haute - Garonne)

Valentine
(Haute - Garonne)

Sauveterre -de-
Comminges
(Haute - Garonne)

Salies -du- Salat
(Haute - Garonne)

Saint - Béat
(Haute - Garonne)

Aspet
(Haute - Garonne)

Castillon -en-
Couserans
(Ariège)



  # et pour être complet avec l'Armorial Général de France, on peut encore rajouter ces dernières villes appartenant à cette région et qui n'ont pas été mentionnées dans le manuscrit de La Planche :
-   Alan, Tournay :

 
Alan (Haute - Garonne)

Tournay
(Hautes - Pyrénées)

  
 
   Un très grand nombre d'autres villes ou villages de la région, nommés "communautés des habitants" (Com. des hañs) ou "communauté du lieu de.. ", dans les registres de l'Armorial Général de France ont été identifiés et enregistrés avec des armoiries la plupart attribuées d'office. Il serait fastidieux de les lister tous ici, d'autant que certaines localités ont été absorbées par les nouvelles communes constituées après la Révolution. Toutefois vous pouvez vous amuser à les rechercher dans les ouvrages numérisés chez Gallica, dont je donne les liens ci-dessous, et accessoirement aussi dans les très intéressantes fiches listées département par département sur le site : armorial de france.fr

A bientôt pour une nouvelle série ... → ICI


Crédits :
parmi les blasons "modernes" certains sont empruntés et parfois modifiés à :
http://armorialdefrance.fr/
 
 les extraits des manuscrits proviennent de :
- Bibliothèque et Archives du Musée du Château de Chantilly :
   . www.bibliotheque-conde.fr/ressources-en-ligne/
- Bibliothèque nationale de France à Paris : 
   . gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k111467n
   . gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1114681
 
 Et je remercie particulièrement les personnes responsables de la Bibliothèque et des Archives du Musée du Château de Chantilly :  http://www.bibliotheque-conde.fr/


             Herald Dick
 

dimanche 7 juin 2015

Top 10 des plus grandes villes du Portugal avec leurs blasons

 Voici un nouveau volet à cette série consacrée à la découverte de l’héraldique civique, à travers divers pays du Monde. Le principe du "Top xx" très répandu dans les médias et sur Internet, pour recenser ce qui est le plus remarquable dans un domaine particulier est ici adapté à cette thématique. Il nous permettra de découvrir ou réviser la géographie d'un pays choisi de manière aléatoire et dans le même temps de s'intéresser à sa diversité en matière de blasons et emblèmes municipaux.

 Nous continuons avec un nouveau pays d'Europe  : le Portugal




Voici donc les 10 plus grandes villes en terme de population, en-dehors des agglomérations. C'est d'ailleurs assez compliqué à exprimer : les subdivisions administratives du Portugal, qui sont prises en compte pour la démographie, sont le plus souvent les municípios, entités spécifiques à la péninsule ibérique. Elles portent le nom de la ville principale, mais regroupent très souvent autour d'elle plusieurs autres petites villes, bourgs, villages et localités diverses. C'est équivalent de nos Communautés urbaines ou Communautés d'agglomérations, en France, pour trouver un modèle de comparaison. J'ai néanmoins trouvé une source (ici → ) qui m'a permis d'établir un classement satisfaisant en séparant la ville historique proprement dite, de son município. (chiffres population : année 2011).

 


1 - LISBONNE / Lisboa

capitale du Portugal  et capitale (chef-lieu) du district de Lisbonne - 552 700 habitants






2 - PORTO

capitale (chef-lieu) du district de Porto - 237 591 habitants








3 - VILA NOVA DE GAIA

ville du district de Porto et de l’agglomération du Grand Porto - 186 502 habitants








4 - AMADORA

ville du district de Lisbonne et de l’agglomération du Grand Lisbonne - 175 136 habitants







5 - COIMBRA

capitale (chef-lieu) du district de Coimbra - 143 396 habitants







6 - BRAGA

capitale (chef-lieu) du district de Braga - 136 885 habitants 







7 - FUNCHAL

ville principale de l'île de Madère, et capitale de la région autonome de Madère  - 111 892 habitants









8 - ALMADA

ville du district de Setubal  - 108 615 habitants







9 - SETÚBAL

capitale (chef-lieu) du district de Setubal  -  98 131 habitants









10 - AGUALVA-CACÉM

ville du district de Lisbonne et de l’agglomération du Grand Lisbonne - 81 845 habitants








• Tous les dessins d'armoiries ont pour auteur Sérgio Horta, un grand artiste héraldiste portugais qui a généreusement transmis son œuvre dans le domaine public, visible par exemple sur Wikipedia, puis il a malheureusement fermé son site internet  : www.fisicohomepage.hpg.ig.com.br  . Son travail immense a permis de fournir des dessins d'une grande qualité héraldique à la quasi totalité des localités du Portugal, en allant jusqu'aux plus petites freguesias L'ensemble de l'armorial : armoiries et drapeaux, se distingue par  une harmonie exemplaire, d'un niveau rarement atteint dans un autre pays. Le seul petit reproche que j'ai personnellement, est cet effet métallique et brillant des couleurs qui est parfois utilisé par certains artistes pour "flamber",  mais cela n'enlève rien au talent de l'auteur. 

• Les couronnes municipales qui sont utilisées dans l'héraldique civique portugaise sont de quatre niveaux : 
- couronne murale d'argent à trois tours : les villages ou les freguesias.
- couronne murale d'argent à quatre tours : les petites villes (vilas)
- couronne murale d'argent à cinq tours : les grandes villes (cidades)
- couronne murale d'or à cinq tours : la capitale, Lisbonne, uniquement.

• Pour aider à l'identification de certaines figures, moins évidentes à cerner, voici une petite note explicative:
- ville n°1 : deux corbeaux de sable posés sur la proue et la poupe de la nef.
- villes n°1, 2 et 5 : l'écu est entouré par le collier de l'Ordre militaire de la Tour et de l'Épée (Ordem da Torre e Espada). 
- ville n°4 : en chef : une manche à air et une hélice d'avion ancien (aéroport); en pointe un grenadier d'or fruité de grenades ouvertes de gueules.
- ville n°5 : histoire antique et légendes de la ville, période des invasions barbares (Ve siècle) : le buste de la princesse Cindazunda, fille du roi des Suèves (représentés par le serpent ailé) offerte en mariage à Ataces, roi des Alains (emblème du lion), leurs ennemis, pour faire la paix (symbole du calice). source info : www1.ci.uc.pt/coimbra/BRASCOIM.HTML
- ville n°7 : cinq pains de sucre d'or, couverts d'une spirale de pourpre, disposés en croix.
- villes n°8 et 9 : sur la tour centrale du château, une croix de l'Ordre de Santiago (ou Saint-Jacques-de-l'Épée) de gueules. Idem : deux croix de pourpre, dans le chef du n°9.
- ville n°10 : de part et d'autre et surmontant le pont, des ailes de moulins en forme de roue, typiquement méditerranéens (voir ici → ).



Si vous désirez en savoir plus sur le pays : le Portugal et ses emblèmes, c'est → ICI


A bientôt , pour un nouveau pays ... → ICI
Et pour revoir le pays précédent ...  → ICI



          Herald Dick









Lisbon Oporto Agualva Cacem



jeudi 4 juin 2015

Histoire parallèle : 4 juin 1915-2015 -
la petite République de Saint-Marin suit l'Italie dans la guerre contre l'Autriche-Hongrie

Les alliances entre états souverains, signées en temps de paix, la plupart du temps, mésestiment parfois les conséquences en cas de conflit. Pour un petit état vulnérable, il lui est bien sûr indispensable, pour assurer sa protection et sa survie face une agression d'une puissance nettement mieux armée, de contracter une alliance avec un état ami de même force. Mais quand le protecteur est lui-même attaqué ou s'engage dans la guerre, la réciprocité de l'application du traité peut être un piège cruel et insurmontable pour le petit allié, même si son territoire n'est pas directement menacé. Voici un cas d'école exemplaire, et sans doute très peu connu dans toute l'immensité de la documentation sur cette Première Guerre mondiale. 
 Et comme toujours, elle est illustrée avec un maximum de documents d'époque, c'est le challenge, je le rappelle....

drapeau de la République de Saint-Marin
drapeau d'état de l'Autriche-Hongrie en 1914

•  La très ancienne République de Saint-Marin est un micro-état enclavé dans la région italienne d'Émilie-Romagne, près de la côte Adriatique et de la ville de Rimini. Sa population est à l'époque d'environ 10 000 habitants.

• Après les guerres napoléoniennes, l'État de Saint-Marin est reconnu au congrès de Vienne en 1815. Le petit pays a signé un traité d'amitié avec son voisin l'Italie en cours d'unification, en 1862, et l'a renouvelé en 1897.


23 mai 1915 : l'Italie décrète la mobilisation générale et déclare la guerre à l'Autriche-Hongrie.

armoiries de Saint-Marin - extraites du Meyers
Großes Konversations-Lexikon - Leipzig 1909.


• 4 juin 1915 : la République de Saint-Marin suit l'Italie dans la déclaration de la guerre aux puissances centrales. Un corps de volontaires est recruté et prendra part aux batailles de l'Isonzo (frontière italo-autro-hongroise dans les Alpes juliennes), et du Carso, dans les Alpes dinariques. Parmi les dizaines d'hommes partis au front, beaucoup ne reviendront pas.

• La République mettra en place sur son territoire un Hôpital de campagne. Parmi les blessés qui passeront un séjour dans cet hôpital, figure un certain Ernest Hemingway, engagé volontaire blessé aux jambes, en juillet 1918. Il sera transféré quelques jours après à l'hôpital de la Croix-Rouge américaine à Milan, où il sera opéré.


carte postale d'époque : drapeau de la République de Saint-Marin 
chromo d'époque : drapeau de la République de Saint-Marin , avec curieusement :
  les couleurs verticales, et un soldat de la milice du petit pays.

armoiries et drapeau de la République de Saint-Marin , avec les blasons de six châtellenies composant le petit état :
de gauche à droite : Borgo Maggiore, Saint-Marin, Serravalle, Montegiardino, Faetano et Fiorentino
les capitaines-régents (capitani reggenti) sont conjointement les deux chefs d'état de la République de Saint-Marin et ils sont
 élus tous les six mois - carte postale vers 1900.

carte géopolitique de l'Europe en date du 4 juin 1915.

caricature sur carte postale italienne d'époque - Traduction du texte en italien : dialogue entre François Joseph (à droite)
et  Guillaume II (à gauche) : "- Mon ami, vous ne pensez pas que le trône est un peu secoué ? // - Non, mon ami, parce que nous avons
 le plus grand OBUSIER du monde ! Nos belles bannières triompheront certainement ....  //
 -  Mais si un coup du sort nous envoie au fond .... //   - N'ayez pas de crainte ...  mettre (en joue) sera toujours bon !
  Comme avec le BRESLAU et le GOEBEN , nous vendrons très cher notre trône ".

drapeau de guerre de l'Empire Austro-hongrois , carte postale d'époque
Carte postale patriotique en langue allemande dont la traduction est en gros:
" Fidèles, réveillez-vous / A l'assaut de l'ennemi ! "
le bouclier du guerrier porte des armoiries de l'Autriche des Habsbourg ;
à gauche : les  armoiries et le drapeau de l'Empire allemand ;
à droite : les armoiries et le drapeau du Royaume de Hongrie 



• Source d’information pour ce sujet / article en italien :  La piccola guerra della Repubblica di San Marino (site :  www.ilgiornale.it)







mardi 2 juin 2015

Le Tennis en héraldique : en deux sets gagnants ...

En ce moment se déroulent les Internationaux de France, ou Tournoi de Roland-Garros, ou plus simplement "Roland-Garros". C'est un tournoi de tennis sur terre battue créé en 1925 et qui se tient annuellement depuis 1928 à Paris, dans le stade Roland-Garros. Il succède au Championnat de France créé en 1891. Organisé par la Fédération française de tennis (FFT), il se déroule sur la dernière semaine de mai et la première semaine de juin. Il est l'un des quatre tournois du Grand Chelem, le deuxième dans le calendrier après l'Open d'Australie en janvier. Suivent le tournoi de Wimbledon, dernière semaine de juin et première semaine de juillet, puis l'US Open en août.


Le tennis est aussi un sport populaire pratiqué à tout âge et qui coûte très peu cher par rapport au ski ou au golf ! Un grand nombre de communes se sont pourvues d'infrastructures sportives, parfois onéreuses, certaines pour la pratique du sport de compétition et d'autres pour les simples activités de loisirs. Et quelques-unes d'entre elles ont voulu le faire savoir au monde entier, y compris dans leurs armoiries !  Les amateurs trouveront cette pratique abusive et tenant davantage de l'annonce publicitaire que de l'art héraldique. Mais si c'est bien réalisé, pourquoi pas ! et cela procure un sujet original d'actualité pour Herald Dick Magazine !
commune d'Agon-Coutainville (Manche)
 Agon-Coutainville : écartelé, au premier et au quatrième de gueules aux trois léopards d'or rangés en barre, au deuxième coupé ondé au I d"azur plain et au II burelé ondé d'argent et d'azur de douze pièces, à la voile latine aussi d'argent, brochant, accompagnée de deux mouettes en chevron renversé du même rangées en bande en chef à senestre, au troisième de sinople à la tête de cheval contournée, senestrée d'un club de golf en barre soutenu d'une balle et surmontée d'une raquette de tennis en bande soutenue d'une balle à dextre, le tout d'argent.

commune de Saint-Arnoult (Calvados)

Saint-Arnoult : parti : au premier de sinople à l'église d'argent maçonnée de sable, au second de gueules à la raquette de tennis d'argent posée en barre accostée de deux balles du même ; le tout sommé d'un chef cousu d'azur chargé de trois cygnes nageant d'argent.


et voici quelques (anciens) joueurs trouvés au hasard en feuilletant l'Armorial Général de France, réalisé par Charles-René d'Hozier en application de l'édit de 1696 ( BNF - Paris). Vous noterez au passage quelques armes parlantes ayant trait au jeux de raquettes au de paume et d'autres plus obscures dont le sens nous échappe.






Et que le meilleur gagne... le saladier d'argent.




HD