lundi 9 janvier 2012

La Gendarmerie Nationale , troisième volet de l'inventaire Geo Héraldique #04

 Nous avons parcouru les deux fois précédentes,  par le biais des écussons armoriés qu'elles arborent,   les unités de Gendarmerie départementales, en postes fixes dans nos régions (voir: Géo Héraldique #04) et celles détachées à l’Étranger , ou qui officient dans les Communautés d'Outre-Mer (voir : La Gendarmerie Nationale hors métropole). Cela nous a permis de parcourir la planète sur tous les continents !  Mais nous n'en avons pas fini pour autant avec ce sujet, et de retour en métropole, ils nous reste à étudier encore quelques unités spécialisées de cette grande institution nationale qui perpétue l'usage de l'héraldique officielle dans notre pays . 

État-major de la Gendarmerie Mobile
ex-Légion de G.M. d'Ile-de-France
basée à Maisons-Alfort (94)
Le semé de fleurs de lys sur champ d"azur
est celui de la province d’Île-de-France .
Rien à voir avec une revendication
pour la monarchie de France !
   Cette fois-ci, nous découvrons la Gendarmerie Mobile , qui  officie dans des missions de maintien de l'ordre et de sécurité générale.  Elle se doit d'intervenir  là où on a besoin d'elle en un minimum de temps. Il s'agit donc pour l'essentiel de gérer la sécurité des personnes et des biens pendant des évènements exceptionnels : manifestations diverses de grande ampleur, émeutes , catastrophes, grosse délinquance, plans de sécurité anti-terrorisme de type Vigie-Pirate, etc...  
  Sa structure date de 1921, elle a été plusieurs fois remaniée. 2005 étant la date du dernier organigramme. Ses forces sont réparties sur tout le territoire national.
  Depuis le 1er juillet 2005, la Légion de Gendarmerie Mobile d'Ile de France (LGMIF) s'appelle la Force de Gendarmerie Mobile et d'Intervention (FGMI). Commandée par un général, elle est subordonnée à la Région de gendarmerie d'Ile-de-France. 
   Elles n'en font partie, dans l'organigramme de la Gendarmerie Mobile au sein de la G.N., mais j'y intègre, en raison de l'affinité de leurs missions, très spécialisées  : la Garde Républicaine et le Groupe d'intervention de la Gendarmerie nationale  (GIGN).
En effet, il faut comprendre que c'est d'abord un sujet sur l'héraldique militaire, et non pas sur l'administration militaire.
 
écussons des Groupements de Gendarmerie Mobile de la FGMI d'ïle-de-France , de droite à gauche :
Grpt II/I de Melun (77) - Grpt III/I d'Aubervilliers (93) - Grpt IV/I d'Issy-les-Moulineaux - Grt V/I de Beynes (78)
en fait les deux derniers groupements ont fusionné en 2007 en une  seule unité  nommée IV/I   à Beynes.
 
Vous conviendrez avec moi que ces blasons sont d'une simplicité et d'une élégance rare ...  en adoptant ces figures basiques : vergettes, jumelles et chevronnels , peu employés ailleurs.
 
 Opérant sur tout le territoire français,  voici 3 unités très spécialisées , mais néanmoins très populaires :
 
écusson de la Garde Républicaine
pour les services d'honneur et de sécurité
du Président et des Instances nationales :
Ministères, Assemblée Nationale, Sénat
mais aussi sur certains évènements
(exemple : le Tour de France)

(régiments de cavalerie et motocyclistes)
blason identique aux armes de Paris
écusson du Groupement Blindé
 de la Gendarmerie Mobile,
 basé au Camp de Versailles - Satory (78)
"d'argent au char blindé de sable
 pointant son canon à dextre,
au chef d'azur semé de fleurs de lys"




ancien écusson du Groupement de Sécurité et
 d'Intervention de la Gendarmerie Nationale
(G.S.I.G.N), 

 basé au Camp de Versailles - Satory  (78),
unité dissoute en 2007 pour former l'actuelle unité du G.I.G.N  

ici, on s'éloigne un peu de l'héraldique
du point de vue formel ;  on y voit empilés :  
 un parachute, un triangle tiercé bleu-blanc-rouge,
un viseur de fusil d'assaut ,
une aigle essorante et la traditionnelle grenade !
(voir détails intéressants dans les commentaires
des visiteurs tout en bas de cette page : date 1/11/2022 )

écusson du Groupement d'Intervention de
la Gendarmerie Nationale  (G.I.G.N)

on a simplifié le dessin en réduisant le nombre 
de figures : la grenade, le parachute, le viseur de fusil
 d'assaut, un mousqueton d'équipement d'escalade
et les lettres GIGN sur le tout
Il sera encore davantage simplifié plus tard,
 
en 2021, voir → ICI.

 


Pour accompagner les parades militaires il faut un peu de musique :

écusson de la Musique de la
Garde Républicaine pour les services
la lyre est symbolique , bien sûr !
car très peu utilisée dans les cérémonies. 
écusson de la Musique de la
 Gendarmerie Mobile basée à Maisons-Alfort























grandes armoiries** de la Garde Républicaine dessinées
en 1981 par M Vougny sur l'initiative de M Rosière  à l'occasion
 de la parution d'un ouvrage sur l'histoire de cette formation.

 (**) voici le blasonnement et la symbolique détaillée des grandes armoiries de la GardeRépublicaine :
(source : www.force-publique.net):

🛡 " Écartelé: au 1 d'azur à une grue d'or tenant dans sa patte une vigilance d'argent accosté d'une étoile à dextre et de trois fleurs de lis d'or à senestre; au 2 de gueules à l'aigle impériale couronnée d'or empiétant un foudre du même, au 3 de gueules au faisceau de licteur d'or supportant un bonnet phrygien de gueules, le faisceau accosté de deux branches de laurier d'or; au 4 d'azur à une bombe d'or enflammée du même. Sur le tout écusson aux armes de Paris ".
• L'ensemble est entouré de deux rameaux de chênes et de lauriers. Les armes sont placées sur un sautoir de d'épée et de clef, le tout d'argent.
• En pointe figure la croix de chevalier de la légion d'honneur et la composition est surmonté d'une couronne murale de quatre tours.

- Le bleu et le rouge sont celles de la ville de Paris, municipalité à laquelle la Garde a toujours été attachée.
- Premier quartier : la grue d'or, cet animal est représenté avec sa vigilance. En fait la grue repose sur une seule patte et tient dans l'autre une pierre dénommée vigilance. Si l'animal relâche son attention et s'endort, la patte retombe sous le poids et cela nécessite donc une attention de chaque instant. L'oiseau est adextré d'une étoile, elle évoque l'ordre de l'étoile créé par Jean II le Bon dont le chevalier du guet fut longtemps le seul bénéficiaire. Ces symboles évoquent le guet royal qui exerçait en permanence la fonction de surveillance et de protection. La Garde républicaine, de par sa filiation, est l'héritière de ces missions. Les trois fleurs de lis ne sont présentes que pour illustrer la continuité historique avec les autres quartiers.
- Second quartier: l'Empire. L'aigle impériale évoque tout autant la garde municipale de Paris que la gendarmerie impériale, devancières directes de la Garde républicaine.
- Troisième quartier: la République. Présente aussi sous les différentes républiques, la Garde républicaine a assuré en permanence ses missions au profit des gouvernements légitimes. Ces régimes sont ici évoqués avec les attributs traditionnels, faisceau de licteur, bonnet phrygien et couronne civique.
- Quatrième quartier, la gendarmerie. Sur le fond bleu figure la grenade d'or attribuée à la Garde républicaine. En effet, la garde fait partie intégrante de la gendarmerie depuis 1849.
- Sur le tout du champ est cousu l'écusson aux armes de la ville de Paris. Il rappelle que l'histoire de la Garde, évoquée au travers des quartiers, est très intimement lié à la ville de Paris.
- La couronne murale. Cette couronne évoque le lien avec la ville de Paris. Cette municipalité dite de première catégorie devrait figurer avec 5 tours. Il n'y en a que 4 sur la couronne et il n'a pas été trouvé de justification pour cette erreur. Les rameaux de chêne et d'olivier. Ils illustrent les valeurs militaires et les vertus civiques, le service au profit de la collectivité. A la pointe de ces rameaux figure la croix de chevalier de la Légion d'honneur accordée par décret en date du 9 octobre 1900.
- L'épée (support). Elle rappelle que la Garde républicaine est une unité militaire, que ses personnels ont combattu sur de nombreux théâtres d'opérations.
- La clef. Elle évoque la confiance accordée par la ville qui confie sa sécurité à la Garde républicaine.
- La couronne civique: ces rameaux de chêne et d'olivier illustrent les valeurs militaires, les vertus civiques et la grandeur du service de la collectivité.
- La Légion d'honneur : à la pointe de la couronne figure la croix de chevalier de la Légion d'honneur remise en 1928.


 Après l'Ile-de-France , passons aux unités déployées dans les régions françaises , composées de 6 Groupements , divisées en Escadrons puis eux-mêmes répartis en Pelotons  :
écussons,actuels et anciens en-dessous (avec le cartouche jaune tenant lieu de chef, datant de 1991)  des Groupements de Gendarmerie Mobile - qui s'appelaient "Légions de Gendarmerie Mobile" avant 2005 - de droite à gauche :
Zone de Défense Sud-Ouest (Bordeaux) - Z.D. Ouest (Rennes) -  Z.D. Sud-Est (Lyon)
"parti , à dextre, reparti d'azur et de sable , chargé d'une grenade enflammée d'or" ; à senestre , vous reconnaissez les armes des provinces de Guyenne, de Bretagne et du Lyonnais.

écussons ( actuels et anciens en-dessous) des Groupements de Gendarmerie Mobile - de droite à gauche :
Zone de Défense Sud (Marseille) - Z.D. Est (Metz) -  Z.D. Nord (Villeneuve-d-Ascq/Lille)
vous reconnaissez les armes des provinces de Provence , de Lorraine et de Flandre
Vous allez vous demander mais où sont passés les 1ère , 4e et 8e légions ??.... (et non pas la 7e Compagnie ! ;-) Eh bien,  si la 1ère est celle de l'Ile-de-France vue au début ,  les 4e  (Orléans) et 8e (Dijon) ont existé un temps mais ont fusionné avec les Zones de Défense Ouest et Est.

anciens écussons , non réactualisées.
 vous reconnaissez les armes des provinces de l'Orléanais et de Bourgogne

Voilà ,  la Section Gendarmerie Mobile est maintenant close . Mais ce n'est pas encore fini pour l'inventaire des services de la Gendarmerie ; il reste à découvrir encore quelques unités spécialisées , et encore les Écoles et Centres de Formation.
 Donc à bientôt pour le dernier volet de cette saga militaire... 



                  Herald Dick










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vendredi 6 janvier 2012

Epiphanie et Noël orthodoxe

a nuit du 6 au 7 janvier est selon le rite chrétien orthodoxe,  la célébration de la Nativité du Christ , car les pays qui pratiquent cette religion ( Russie, Ukraine, Balkans, Grèce, Caucase) ont gardé l'usage du calendrier Julien et non le calendrier Grégorien comme nous les occidentaux qui fêtons Noël le 25 décembre. Ces douze jours de décalage se retrouvent aussi pour la fête de l'Epiphanie que la religion Catholique romaine  fête le 6 janvier et les orthodoxes le 19. En France, cette fête n'est plus fixe et est attribuée au premier dimanche de janvier.  Elle commémore la date de visite de l'enfant Jésus par les Rois Mages qui apportèrent de leur pays lointains, et après plusieurs jours de voyage,  les riches présents pour honorer le nouveau-né de Bethléem. 
Armoiries fictives de Gaspard , Melchior et Balthazar
miniature extraite de l'Armorial de Gelre ( fin XIVè siècle) - folio N° 28Vo




Légende 1 : En revenant de Palestine, Balthazar se serait fixé aux Baux-de-Provence, dans le sud de la France. Les seigneurs des Baux le tenaient pour leur ancêtre, ils portaient à ce titre, dans leur blason  de gueules, une étoile d’argent à 16 rais , et leur cri de guerre était : " Au hasard, Balthazar " 
sceau des seigneurs des Baux
(XIIè siècle)
le cornet sera adopté par la lignée des
princes d'Orange, plus tard.

les seigneurs de Blacas d'Aulps
en Provence également,
(d'argent à la comète de gueules)
sont soupçonnés de s'être inspiré
de cette même légende

Les Baux-de-Provence
(France - Bouches-du-Rhône)
armes des seigneurs des Baux


Cathédrale de Cologne (Allemagne)
 Légende 2 :
Selon la Légende Dorée de Jacques de Voragine (~1261/1266) qui résume la vie des premiers saints chrétiens : Sainte Hélène, mère de l'empereur Constantin Ier ( premier empereur romain à se convertir au christianisme) avait retrouvé les reliques des Rois Mages vers 330 et les avait transportées à Constantinople, puis elles avaient été transférées à Milan par l'évêque Saint Eustorge, avant d'aboutir à Cologne, sur ordre d'un empereur germanique que Jacques de Voragine appelle Henri. 
  En réalité , c'est l'empereur Frédéric Barberousse qui assiègea et détruisit Milan en 1162. Les restes supposés des Rois
Mages auraient été transportés par Rainald von Dassel en 1164 de Milan à Cologne , où ils sont depuis proposés à la vénération des fidèles dans une châsse en or, exposée dans le chœur de la cathédrale. Dans toute la suite du Moyen Age on les a donc appelés les "trois rois de Cologne". A cette époque , le vol des reliques était une affaire courante, et fructueuse, car les recettes induites par les pélerinages de vénération des saints étaient énormes.


^   Châsse des Rois Mages , en or massif  >>
Cathédrale Saint-Pierre et 
Sainte-Marie de Cologne  
images Wikipédia
 
Blason sur une façade de la gare
de Cologne / Köln
"d'hermine au chef de gueules
chargé de trois couronnes d'or"
(celles des Rois Mages)


les grandes armoiries de Cologne
les hermines se rapportent à Sainte Ursule ,
princesse bretonne :  mais il y a eu une petite confusion
car la Bretagne en question était l'île  
(la Grande Bretagne) plus exactement les Cornouailles,
donc on devrait avoir des besants au lieu des hermines !!


Voilà , en quelques lignes, et sur un seul sujet ,  nous sommes allés de la Palestine à l'Allemagne, en passant par Constantinople, l'Italie , la Provence et même les îles britanniques ! Sur 2000 ans d'Histoire. Avec l'héraldique , c'est le voyage spatio-temporel permanent et c'est pour cela que je l'aime !! suivez la bonne étoile !


Herald Dick

mardi 3 janvier 2012

Villes et villages de France avec armoiries dynastiques #01


Ville de Saint-Denis
(Seine-Saint-Denis)
armoiries historiques non utilisées
celles des rois Capétiens

un des logos en service
 E n héraldique territoriale ou municipale, les éléments qui composent la blason peuvent avoir une origine très diversifiée : histoire , religion,  géographie, agriculture, industrie, tourisme, sites naturels, armes parlantes , etc...  Puis, schématiquement parlant, ces notions sont combinées entre elles par des figures spécifiques pour former un ensemble que l'on espère le plus cohérent et esthétique possible. Mais, de très nombreuses communes, dans le choix de leurs armoiries, se sont référées ou se réfèrent à celles déjà existantes, d' une ou plusieurs familles , souvent aristocratiques , qui ont possédé une propriété : château, terres , moulin, prieuré, etc... sur leur territoire. C'est le paradoxe de notre État républicain ( en France), qui a supprimé en 1790 les privilèges de la Noblesse et avec, l'usage des armoiries. Et après ça, les communes, après coup, peu à peu, se parent de leurs signes de reconnaissance et revendiquent ainsi de fait, leur ancienne soumission ! 
Cathédrale-Basilique de Saint-Denis
tombeaux des Rois de France

 Toutefois, sans l'affirmer vraiment, certaines municipalités se sont "affranchies" de ces liens équivoques avec "l'Ancien Régime", comme par exemple la ville de Saint-Denis, nécropole ancestrale des Rois de France, qui a préféré l'adoption d'un logo plus conforme aux signes républicains et laïques.   
ruines du château féodal des Ducs de Bourbon , berceau de la dynastie
Bourbon-l'Archambault (Allier)


Ville de
Bourbon-l'Archambault
armoiries peu utilisées,
identiques à celles de la maison 
de Bourbon (période "moderne")


 Impossible de lister dans un article tous les villages et villes de France dont les armes ont été empruntées en partie ou totalement à une famille,  un lignage aristocratique, ou ecclésiastique. C'est une encyclopédie qu'il faut pour cela !  Mais je me suis concentré juste sur quelques grands noms de l'Histoire de France depuis la période féodale au Moyen-âge,  les familles en question portent très souvent le nom de leur fief d'origine et inversement. Au meilleurs des cas , il y a  une parfaite adéquation  : son et image ( noms et armoiries communes) !
 Et pour éliminer encore quelques approximations, je n'ai sélectionné que les armes "pleines" sans augmentation, ni partition de nature étrangère. Voici quelques exemples parmi les plus remarquables ,
des noms qui figurent dans notre Larousse des noms propres :

Ville d' Evreux (Eure)
et armes des comtes d'Evreux
(titre honorifique depuis le
XVè siècle)

 
Ville de Dreux (Eure-et-Loir)
et armes des premiers
Comtes de Dreux
(XIIè siècle) 

Villes de Nevers (Nièvre)
et d'Auxerre (Yonne)
et armes des premiers
 Comtes de Nevers (XIIè siècle)
















Ville de Châtillon-sur-Marne
(Marne)
et armes des premiers
Comtes de Châtillon (XIIè siècle)
 
Ville de Montlhéry (Essonne)
et armes des premiers
Comtes de Montlhéry
(XIIè siècle)

  
Ville de Montmorency
(Val -d'Oise)
et armes de la célébrissime
famille du même nom
successeurs de Montlhéry


















le Connétable Anne de Montmorency (1492-1567)
chef militaire de François Ier



Si celles belles armoiries, archi-célèbres,  ne sont que peu utilisées par les municipalités qui en portent le nom, celles-ci font néanmoins honneur à notre Histoire pour ne pas en avoir changé. La tendance à l'utilisation systématique du logo tempère un peu l'enthousiasme , avec cette petite infidélité ! Toutefois, la grande majorité d'entre elles savent rappeler dans leurs brochures à la rubrique "histoire locale" l'origine de leur blason, et l'associer aux grands hommes ou femmes qui portent le même qu'elles , et cela même s'ils n' ont que très peu, voire jamais résidé dans ces lieux ! A titre d'exemple  :  Montmorency , qui nous donne au passage, l'explication des 16 alérions !!  








Ville de Lusignan (Vienne)
et armes du célèbre
 Roi de Jérusalem,
puis de Chypre
Gui de Lusignan.

Ville de Coucy-le-Château
 (Aisne) et armes
des puissants
seigneurs de Coucy
 
Ville de La Rochefoucauld(Charente)
et armes de l’indéfectible
famille millénaire, dont les 
descendants résident toujours
 dans le château médiéval 
d'origine , près d'Angoulême !


















François de La Rochefoucauld (1613-1680)
Homme politique , humaniste,
grand écrivain et poète moraliste du XVIIè siècle

  J'ai volontairement réuni ces armoiries pour un mariage des couleurs et des figures. On apprécie l'harmonie et la noblesse ( jeu de mots) qui en résulte.
Leurs noms également, archétypes de l'aristocratie de France sont récurrents dans l'Histoire de notre pays, à toutes les époques quand les lignages ne se sont pas éteints faute d'héritier. L'actrice Sophie de La Rochefoucauld  qu'on a pu voir dans les séries TV  "Plus Belle la Vie" et "P.J." ou "les Rois maudits" en est un exemple actuel.
Sophie de La Rochefoucauld





Ville de Brienne-le Château
(Aube)
et armes des seigneurs de Brienne

             Les Guerriers :

Village de Clisson
(Loire-Atlantique)
et armes des seigneurs de Clisson



Village de Broons
(Côtes d'Armor)
et armes du Connétable
Bertrand du Guesclin  





Village de Labrit (Landes)
et armes des comtes d'Albret
(postérieurement au
Connétable de France mort
 à Azincourt en 1415)  
   
Village de la Tour-d'Auvergne
(Puy-de-Dôme)
et armes des premiers seigneurs
du même nom


Village de Coligny (Ain)
et armes de plusieurs maréchaux
ou amiraux de France, dont le chef
des Protestants assassiné lors
de la terrible Nuit de la
Saint-Barthélémy, le 24 août 1572



Village de Turenne (Corrèze)
et armes des premiers seigneurs
 de Turenne (XIIIè siecle) 

Henri de la Tour d'Auvergne ,
 vicomte de Turenne ( 1611-1675)
maréchal de France sous Louis XIV



J'aurai l'occasion de revenir sur ce sujet passionnant,  pour livrer des tas d'autres exemples célèbres...
Mais je ne résiste pas à terminer sur une note "people" qui clora cet article en beauté avec un cas d'actualité, ce qui nous changera des hommes de guerre et des politiciens :

Jean-Charles de Castelbajac , grand couturier et styliste français
qui signe ses œuvres avec la  croix de ses ancêtres !


Village de Castelbajac
(Hautes -Pyrénées)
et armes de la famille d'origine  bigourdane
depuis le XIIè siècle.
(les fleurs de lys datent du XVIIè siècle)


A bientôt...


Crédits :
photos : Wikipédia
blasons ( merci à tous)
http://armorialdefrance.fr/
http://labanquedublason2.com/
http://www.heraldique-europeenne.org/Accueil.htm

Herald Dick

lundi 2 janvier 2012

Exposition héraldique en Vendée


Château de Sigournais

 Ce n'est pas une information toute chaude, mais cela peut intéresser quelques amateurs de passage en Vendée. Le joli chateau de Sigournais , près de Chantonnay, datant du XVè siècle, présente une exposition très fournie de blasons de villes de France et d'Europe.
photo du site internet
 Plusieurs salles de la demeure sont mises à disposition par le propriétaire, depuis plusieurs mois déjà, comme une galerie ou plutôt un petit musée improvisé de l'héraldique municipale. 
Cette exposition permanente est à l'initiative de
Michel Froger, héraldiste très réputé et auteur de plusieurs armoriaux sur les villes et villages de Bretagne et de Vendée , ainsi que d'autre ouvrages sur l'héraldique.
Quelques-uns de ses livres les plus récents sont mentionnés dans ma page Livres.

Vous pouvez consulter les conditions de visite du château par  le lien suivant : Château de Sigournais

En attendant son ouverture au printemps prochain ,
voici une petite vidéo pour patienter et se faire une idée :




HD

dimanche 1 janvier 2012

2012 !!!




de droite à gauche et de bas en haut,
armoiries des villes ou villages de  :
Benkovce (Slovaquie)
Owen (Allemagne)
Novedrate (Italie)
Nercillac (France- Charente)
Eiterbach (Allemagne)

Angrogna (Italie)
Nack (Allemagne)
ÖstriNgen (Allemagne)
Elgorriaga (Espagne)
Etrépagny (France - Eure)


Avec tous meilleurs voeux
Herald Dick