mercredi 18 avril 2018

Top 10 des plus grandes villes de Roumanie avec leurs blasons

Voici un nouveau volet à cette série consacrée à la découverte de l’héraldique civique, à travers divers pays du Monde. Le principe du "Top xx" très répandu dans les médias et sur Internet, pour recenser ce qui est le plus remarquable dans un domaine particulier est ici adapté à cette thématique. Il nous permettra de découvrir ou réviser la géographie d'un pays choisi de manière aléatoire et dans le même temps de s'intéresser à sa diversité en matière de blasons et emblèmes municipaux.


  Après une longue absence, nous revenons en Europe, à la rencontre d'un singulier pays de langue latine enclavé au milieu de nombreux pays de langue slave, en Europe du sud-est : la Roumanie.




 La Roumanie est composée depuis 1918 et 1945 par la réunion de plusieurs provinces ou anciennes principautés (Transylvanie, Valachie, Moldavie, Dobroudja, etc...) ayant chacune un passé historique différent. Mais ces anciennes régions historiques n'ont plus de statut administratif officiel. En fait, le pays est organisé en 41 judet(e), divisions équivalentes à nos départements ou aux comtés britanniques.Ceux-ci sont ensuite subdivisés en municipalités (municipalități, pour les grandes agglomérations), villes (orașe, pour les zones urbaines) et communes (comune, pour les zones rurales) .
  Voici donc les 10 plus grandes villes au sens général, en terme de population et indépendamment de leurs agglomérations (chiffres : 2011, dernier recensement). 





1 - BUCAREST / București

capitale de la Roumanie, avec le statut spécial de municipalité de niveau supérieur ( municipiul București ) dans région historique de Valachie  - 1 883 425 habitants.





2 - CLUJ / Cluj-Napoca

- anciens noms :  Klausenburg (allemand) - Kolozsvár (hongrois)
chef-lieu du județ de Cluj ( județul Cluj ) dans région historique de Transylvanie  - 324 580 habitants.





3 - TIMIŞOARA

- anciens noms :  Temeschburg ; Temeschwar ;Temeswar (allemand)  - Temesvár (hongrois)
chef-lieu du județ de Timiș ( județul Timiș ) dans la région historique du Banat  - 319 280 habitants.





4 - IAȘI

chef-lieu du județ de Iași ( județul Iași ) dans région historique de Moldavie roumaine  - 290 420 habitants.





5 - CONSTANȚA

- anciens noms :  Köstence (turc)  - Кюстенджа / Kioustendza (bulgare)
chef-lieu du județ de Constanța ( județul Constanța ) dans région historique de Dobroudja  - 283 870 habitants





6 - CRAIOVA

chef-lieu du județ de Dolj ( județul Dolj ) dans région historique d'Olténie ou Petite Valachie  - 269 510 habitants.





7 - BRAȘOV

- anciens noms :  Kronstadt (allemand) - Brassó (hongrois)
chef-lieu du județ de Brașov ( județul Brașov ) dans région historique de Transylvanie  - 253 200 habitants.






8 - GALAŢI

chef-lieu du județ de Galaţi ( județul Galaţi ) dans la région historique de Moldavie roumaine  - 249 430 habitants.






9 - PLOIEŞTI

chef-lieu du județ de Prahova ( județul Prahova ) dans région historique de Munténie ou Grande Valachie  - 209 945 habitants





10 - ORADEA

- anciens noms :  Großwardein (allemand) - Várad ; Nagyvárad (hongrois)
chef-lieu du județ de Bihor ( județul Bihor ) dans région historique de Crișana en Transylvanie  - 196 370 habitants






• La Roumanie est un pays relativement jeune, parmi la communauté des nations du monde. Il s'est construit en plusieurs phases à partir du milieu du XIXe siècle, par l'union successive de plusieurs entités, les premières, autonomes : Valachie et Moldavie, ou d'autres encore, concédées par les traités qui ont suivi la fin des grands conflits européens : Dobroudja, Transylvanie, pour l'essentiel.
anciens sceaux de la ville de Cluj, à l'époque nommée Klausenburg
à gauche : 1377,  à droite :  XVIe-XVIIe siècles
• Certaines parmi les grandes cités du pays possédaient déjà des emblèmes figurant sur les premiers sceaux, utilisés dès le Moyen-âge, pour les régions rattachées à l'Empire germanique notamment, et qui ont été repris et prolongés dans le blason qu'elles ont adopté après la création de la nation roumaine.
anciens sceau et blason de la ville de Brasov, à l'époque nommée Kronstadt
à gauche : 1421, juste une couronne (armes parlantes, Krone = couronne en allemand);
à droite :  1532 avec la souche d'arbre traversant la couronne, blason définitif.
• D'autres emblèmes ont vu le jour pour les différentes entités territoriales : municipales ou régionales, au cours du XXe siècle, y compris pendant la période communiste (1945-1989). Le processus s'est encore développé depuis la restauration de la démocratie dans le pays jusqu'à aujourd'hui où des petites communes adoptent pour la première fois de nouvelles armoiries. Mais ce qui ressort de l'observation de cette héraldique civique roumaine: c'est sa grande homogénéité, en raison d'un système d'attribution contrôlé, réglementé, normalisé, et cela dure depuis plus d'un siècle.
  En Roumanie, la création des armoiries territoriales se fait selon des règles strictes de la science héraldique et de l'art. Les traditions locales sont également prises en compte. Ces règles sont stipulées dans la méthodologie établie par la Commission de l'Héraldique, de la Généalogie et de la Sigillographie de l'Académie roumaine et distribuée aux chefs-lieux des judets (départements).

armoiries des anciennes principautés de Valachie et de Moldavie, avant 1859
• La forme et les dimensions des boucliers (ou des écus) sont standards : une forme qu'on peut décrire  de type "écu français ancien". Les figures doivent être clairement identifiables, avec un contour net, et occuper la surface de l'écu de manière harmonieuse. Il n'est pas permis d'inscrire le nom de la ville ou du judet sur l'écu ni même en-dehors. Les blasons peuvent reprendre des symboles historiques, tels que les emblèmes des anciennes principautés roumaines.
anciennes armoiries de la ville de Timisoara (ancienne Temesvár hongroise)
datées de 1781 - le premier quartier est aux armes de Hongrie ancien et
l'écusson en cœur porte l'aigle de l'Empire
A noter : dans le blason actuel  (voir plus haut, la ville n° 3), la tour du deuxième quartier
porte à senestre un drapeau roumain troué, symbole de la Révolution roumaine
 de 1989 durant laquelle la ville a joué un grand rôle y compris médiatique. 
•  Les armoiries des villes et des communes doivent être timbrées d'une couronne murale correspondant à leur importance administrative, ou selon leur démographie : sept tours visibles sur la couronne pour les capitales de judet, cinq tours: les villes moyennes ou trois tours : les petites villes (moins de 20.000 habitants), et même une seule tour pour les communes rurales (voir cette série → 🔖 ).
 A noter un détail qui peut passer inaperçu, mais qui a une signification distinctive importante pour certaines villes.  C'est un petit ornement supplémentaire placé comme un cimier, identifiant les anciennes capitales historiques du pays et notamment celles des anciennes principautés de Valachie (l'aigle) et de Moldavie (la tête d’auroch) depuis leur création au XIVe siècle, jusqu'à leur réunion en 1859, formant ainsi les bases de la future Roumanie. 
couronne avec insigne des anciennes capitales de la Valachie
comme Craiova, Bucarest, et avant elles : Câmpulung, Targoviste
couronne avec insigne des anciennes capitales
 de la Moldavie, comme Suceava ou Iasi 


📖 source infos, textes et images blasons :
-  ro.wikipedia.org/wiki/Heraldica_României







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