samedi 10 octobre 2015

Les blasons de la mythologie et de l'histoire antique #03 : Hercule et les Triballes

 Suite de la série consacrée aux personnages de la mythologie : grecque, romaine, moyen-orientale, asiatique, etc.. ainsi qu'aux acteurs ou héros de l'Histoire antique et du haut Moyen-Âge (période antérieure à l'an 1000) auxquels ont été attribué des armoiries dans les manuscrits ou armoriaux médiévaux et renaissance. Revoir l'épisode précédent  →


Le Blason des Armoiries par Hiérosme / Jérôme de Bara (extrait) - édition : Barthelemi Vincent, 1581 - Google Books (https://books.google.fr/)

HERCULE
- blason selon Jérôme de Bara : "De pourpre à une hydre à sept têtes d'argent, enrichie, ornée, ou ombrée de sinople, armée de gueules".

Hercule, dans la mythologie romaine est un demi-dieu et héros à la force et au courage légendaires. La légende d’Hercule, dont le nom est la forme latinisée d'Héraclès, emprunte la plus grande partie de ses épisodes à celle de son prédécesseur grec. Cependant, d’autres récits sont propres à la figure romaine du héros.

○ Les douze travaux et autres aventures empruntées à Héraclès :
Tous les épisodes de l’histoire d’Héraclès se retrouvent dans la légende herculéenne. Hercule est ainsi le fruit d’une aventure de Jupiter (Zeus chez les Grecs) avec la princesse de Mycènes Alcmène. Après avoir tué sa femme et ses enfants sous le coup d’une crise de folie déclenchée par Junon (Héra chez les Grecs), il doit se soumettre, tout comme Héraclès, à l’épreuve des douze travaux imposée par son cousin Eurysthée en guise d’expiation. Il réussit brillamment chacun des travaux, et surmonte également tous les dangers rencontrés en chemin.

○ Légendes particulières :

Hercule possède quelques traditions personnelles. La légende raconte ainsi qu’il tue le roi Faunus qui, ayant pour habitude de sacrifier les étrangers aux dieux, tente de s’en prendre à lui. Il affronte également le brigand Cacus, fils du dieu Vulcain, doté de trois têtes et crachant du feu. Celui-ci profite du repos d’Hercule pour dérober une partie du troupeau volé au géant Géryon. Il dissimule son méfait en usant d’un stratagème : il tire les bêtes par la queue pour les faire pénétrer à reculons dans sa caverne afin que leurs traces ne trahissent pas son geste. Hercule le démasque et le tue de sa massue. La légende raconte qu’après avoir terrassé Cacus, Hercule assoiffé se voit empêché de se désaltérer à une source sacrée par des femmes célébrant les mystères de la déesse Bona Dea. Pour se venger, il décrète que les femmes n’auront pas le droit d’accéder à son sanctuaire.
Hercule et l'Hydre, tableau d'Antonio del Pollaiolo (1470) - Musée des Offices - Florence (Italie)
  
La disparition de Cacus vaut à Hercule la bienveillance du roi Évandre, qui l’accueille dans son palais sur le mont Palatin, à l’emplacement de la future cité de Rome. Le souverain élève alors un autel en son honneur. Selon la tradition, ce sanctuaire serait l’Ara Maxima situé du Forum Boarium, à Rome.
Badge héraldique du porte-avions  HMS Hercules
de la Royal Navy (Royaume-Uni), 1945/1961
(vendu à la marine indienne )

○ Symbole de force et de courage insurpassables, Hercule voit son culte s’étatiser en 312 av. J.-C. Au fil de l’histoire, les empereurs romains, notamment Néron et Commode, s’identifient à lui et font de sa figure l’emblème du pouvoir impérial.



Hercule dans l'emblème officiel de la
Communauté autonome d'Andalousie (Espagne)
Hercule dans les armoiries officielles
 de la ville de Cadix en Andalousie (Espagne)

Hercule dans les armoiries
 de la ville de Policoro en Basilicate (Italie)  

○ Hercule est un personnage abondamment représenté, tant dans l’art antique que dans l’art occidental à partir de la Renaissance. Il apparaît communément comme un homme en pleine force de l’âge, à la musculature développée, habituellement vêtu d’une simple peau de lion. La massue est l’un de ses principaux attributs. Dans l’art romain, Hercule apparaît sur des mosaïques, des fresques et des sculptures d’ornementation sur les sarcophages. Sont mises en scène les diverses aventures qui peuplent son histoire ; le cycle des douze travaux fait l’objet de nombreuses œuvres. Le personnage d’Hercule inspire par ailleurs différents auteurs antiques, dont Sénèque, avec Hercule furieux et Hercule sur l’Œta.



  ?? (armoiries de droite) : 
- blason selon Jérôme de Bara : "D'or, à une hure ou tête de sanglier de sable, armée, et un trait issant de la gueule de celle-ci, d' argent fortifié ou soulevé de gueules."

 Bizarrement, dans le texte, l'auteur ne donne pas de nom au personnage auquel seraient attribuées ces armoiries, ni même de commentaires. Et pourquoi les avoir incluses dans cette série consacrée à la mythologie gréco-romaine ? Car, en effet cette figure ne correspond pas ni un roi ni à une divinité antique, mais elle est connue comme étant les armoiries fictives associées au peuple antique des Triballes (Triballi en latin), qui habitait une région des Balkans au nord de la Macédoine et de la Thrace grecques, nommée "la Mésie" et qui correspond en gros à certaines parties de la Serbie, de la Bulgarie et de la Roumanie actuelles.
○ Les Triballes menacèrent à plusieurs reprises les cités grecques installées sur les côtes adriatiques, égéennes, ou pontiques, qui ne durent leur salut qu'à l'intervention d'Athènes. En 339 avant notre ère, Philippe II, au retour de son expédition contre les Scythes, se vit refuser le passage de l'Istros par les Triballes à moins de partager son butin. Au cours du combat qui s'ensuivit, au résultat indécis, Philippe perdit une partie du butin et fut blessé. Au printemps 335 avant notre ère, après que les Triballes eurent attaqué des garnisons macédoniennes, Alexandre le Grand lança contre eux une grande offensive. Dans cette campagne, nécessaire pour Alexandre car elle lui permit de garantir sa frontière nordique avant son expédition d'Asie, les effectifs engagés furent considérables (plus de 15 000 fantassins et 1 500 cavaliers). Les Triballes, dirigés par le roi Syrmos, furent sévèrement battus et ne se manifestèrent plus par la suite. 
l'Empereur de Serbie dans les Chroniques du Concile
de Constance, par Ulrich Riechental, secrétaire de la
ville de Constance (Souabe, Allemagne), entre 1414 et 1437
armoiries de la Serbie (Servien),  par Johann von Francolin,
 héraut du royaume de Hongrie (v. 1565)

○ Dans un grand nombre d'armoriaux médiévaux et postérieurs, ces armoiries représentent la Serbie médiévale, associée à l'ancienne tribu des Triballes, par les Byzantins notamment qui nommaient les serbes par ce nom générique de Triballi. Plus tard, les nationalistes serbes, tels que Karađorđe (Karageorges) qui se révoltèrent contre l'Empire ottoman entre 1804 et 1815, réutilisèrent ce motif de la hure de sanglier percée d'une flèche, comme symbole sur leurs sceaux. On la trouve encore de nos jours dans bon nombre d'armoiries territoriales de la Serbie (voir ci-dessous). 

armoiries de la ville de Kragujevac (Serbie)
armoiries de ville de Velika Plana (Serbie)


Personnages suivants : → ICI



          heraldos  dicos
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mardi 6 octobre 2015

Histoire parallèle : 5 et 6 octobre 1915-2015 -
la Bulgarie attaque la Serbie conjointement avec les Empires centraux

  Revenons à nouveau un moment sur le cours de l'histoire de la Première Guerre mondiale. Ce mois d'octobre va voir entrer sur la scène européenne un nouveau belligérant très important: la Bulgarie. Courtisée depuis des mois par les deux camps pour entrer dans le conflit, le choix sera finalement le groupe des Empires centraux y compris l'ancien ennemi et occupant: l'Empire ottoman. Car la Bulgarie sortait d'une défaite en 1913 contre ses anciens alliés serbes, roumains et grecs dans la Deuxième Guerre balkanique, insatisfaite sur le tracé de ses frontières, elle avait au final perdu encore beaucoup plus de territoires. Le ressentiment engendré par cette déroute faisait que l'occasion de reconquérir ces terres perdues, pour reformer l'ancien Empire bulgare médiéval, était une aubaine. Autre élément non négligeable, le souverain de la Bulgarie, le roi Ferdinand Ier était d'ascendance germanique, de la maison de Saxe-Cobourg et Gotha, ce qui naturellement a pu peser dans la balance. 

drapeau marchand du royaume de Bulgarie en 1915
drapeau d'état du royaume de Serbie en 1915


• été 1915 :  les Alliés tentent à nouveau d'obtenir l'intervention du royaume de Bulgarie à leurs côtés, en promettant des accroissements de territoires en Macédoine serbe et en Thrace turque. Ces promesses suscitent la rancœur de la Serbie, qui retarde une offensive contre le front autrichien. La Serbie mobilise des troupes le long de la frontière bulgare en cas d'attaque. Le commandement militaire serbe préconise même une attaque préventive et un anéantissement de la Bulgarie par surprise, avant que celle-ci ne lance les hostilités. Les généraux français approuvent, mais pas les Russes. Les hésitations et divergences de vues des alliés finissent par lasser le gouvernement bulgare.

 • 6 septembre 1915 : par la signature d'une convention secrète,  le Reich allemand  et l'Autriche-Hongrie promettent fermement au royaume de Bulgarie l'octroi de :  la Macédoine jusqu'à la rivière Morava, un accès à la Mer Égée en Thrace, avec le port grec de Cavalla, si la Grèce se range du côté des alliés, ainsi que la Dobroudja, si la Roumanie se rapproche également de la Triple entente.

"La Bulgarie dans la Guerre mondiale : De la Mer du Nord à la Mer Noire,  des Armes fortes unies comme un seul Homme"
carte postale d'époque de langue allemande  avec les armoiries des quatre Empires alliés : Turquie, Allemagne,
Autriche-Hongrie et Bulgarie.
• 22 septembre 1915 : mobilisation générale en Bulgarie.

• 23 septembre 1915 : mobilisation partielle en Grèce.

5 octobre 1915 : entrée en guerre de la Bulgarie contre la Serbie.

6 octobre 1915 :  invasion de la Serbie par la Bulgarie, conjointement à une offensive austro-hongroise dans le nord.

• 9 octobre 1915 : Entrée (pour la seconde fois) de l'Autriche-Hongrie dans Belgrade, la capitale serbe.

• 10 octobre 1915 : Premiers engagements entre l'armée serbe, prise désormais entre deux fronts, et l'armée bulgare.

 • 14 octobre 1915 : Alors que les deux armées sont déjà engagées dans les combats, la Serbie et la Bulgarie se déclarent mutuellement et officiellement la guerre ! 

portrait  du souverain bulgare (de 1887 à 1918) - carte publicitaire éducative vers 1910
carte postale de propagande humoristique de langue allemande :
"Nous, les quatre frères, devons gagner.  Tout le monde fera sa part de guerre"
carte géopolitique au 5 octobre 1915 avec  la Bulgarie comme nouveau belligérant

le roi Pierre Ier de Serbie  (de 1903 à 1918) - carte postale serbe d'époque
carte postale d'époque : drapeau et femme soldat de Serbie
 en uniforme militaire,  signée de l'illustrateur italien M. Cherubini

drapeaux et armoiries de la Serbie, page extraite du livre en anglais
 "Drawings of the flags in use at the present time by various nations" (Londres-1916)





               Herald Dick


dimanche 4 octobre 2015

Philatélie et héraldique : rétrospective Madagascar

 Depuis trois ans exactement, j'ai entrepris, en commençant logiquement par la France, un recensement par ordre croissant et chronologique des timbres émis depuis l'invention de ces petits bouts de papiers adhésifs et lesquels font référence à l'héraldique. D'abord ce furent ceux qui en avaient fait le thème principal (voir le premier des 10 volets → ICI) et par la suite suivirent d'autres, dont des armoiries, plus discrètes, n'étaient qu'un ornement plus ou moins visible sur le timbre émis pour illustrer un sujet d'une autre nature : tourisme, histoire, personnages, institutions, etc...
 Arrivé au bout du chemin en France, avec un rythme qui s'essoufflait, faute de matière première, c'est dans la rubrique et les archives des nouveautés "Philatélie" qu'ils faudra les chercher. Cette page tournée, je vais désormais explorer d'autres pays, parmi les plus représentatifs. Et pour aller à l'essentiel, je mettrai l'accent sur les productions dont le blason est réellement le sujet principal, sauf quelques exceptions qui mériteront d'être commentées.

  Le tout premier de ces pays, qui est un de mes préférés pour la qualité de ses réalisations est donc Madagascar. Essentiellement pour cette belle série de 15 timbres sur les armoiries des villes malgaches, lancée quelques années seulement après l'accès à indépendance du pays, acquise le 20 juin 1960, après une période  de préparation de deux ans (voir timbre ci-contre).
 Cette série multiple est caractérisée néanmoins par une facture et un savoir-faire très occidental, dans son aspect général, et son élaboration. Aucune ville du pays ne possédait de blason, et il en était ainsi dans la plupart des pays africains. Les créateurs des dessins sont français, d'abord l'incontournable Robert Louis, au début, en tant qu'expert, par sa réputation en France. Mais il est décédé en 1965, et son œuvre a été poursuivie par une autre grande artiste héraldiste : Suzanne Gauthier qui a dessiné le reste de la série. C'est elle qui a créé notamment les armoiries officielles des Terres Australes et Antarctiques françaises (TAAF) , mais aussi bien d'autres : communes françaises, quelques armoiries nationales et municipales africaines et un grand nombre de timbres-poste africains à motif héraldique, également. La fabrication et l'impression en héliogravure des feuilles de timbres ont été réalisées en France par la société SO.GE.IM. (Société de Gestion et d'Impression) basée en banlieue parisienne,  et aussi par la société Delrieu, à Paris même.
 C'est peut-être pour toutes ces raisons qu'elle plait visuellement aux européens. Je ne suis pas certain, pour les mêmes raisons citées plus haut, qu'elle fasse autant la fierté des malgaches eux-mêmes, en raison de leur culture, de leur histoire, et de leurs traditions propres. Il n'en reste pas moins que ces timbres superbes sont un témoignage d'une certaine époque, ils ont été validés par les dirigeants du gouvernement malgache du moment, qu'ils aient été sous influence ou non de l'ancien pays colonisateur.
 


1ère série : 6 timbres
années 1963/1966
N° 388 YT (ordre et numérotation du catalogue Yvert & Tellier)
N° 509 MI (ordre et numérotation du catalogue Michel)

Blason de la ville d' Antsirabe
dessiné par Robert Louis

"D'azur à la barre de gueules chargée en cœur d'une forme en croix avec un noyau chargé d'un losange d'argent, accompagnée au canton dextre d'un   rencontre de zébu de sable, et à senestre de sept burelles ondées d'argent ".
Timbre : couronne municipale de 3e catégorie (4 tours)

• Devise : "Rano masina, rano manoro" qui parle de l'eau : " Eau de source précieuse, eau sacrée".
Antsirabe est très connue pour ses eaux thermales, elle était surnommée la "Vichy malgache", d'où également les ondes à senestre.


• Le zébu (Bos taurus indicus), animal domestiqué emblématique de l'île de Madagascar est originaire de l'Inde. Il est encore très important dans la vie quotidienne des habitants des villages et présent dans la symbolique du pays, jusque dans l'emblème national.

• Je recherche une explication convaincante pour l'objet en forme de croix, au centre : il pourrait s'agir d'un monument de pierre vue par dessus.



années 1963/1966
N° 388A YT
N° 510 MI

Blason de la ville d' Antalaha
dessiné par Robert Louis

"Parti d'or et d'argent, à deux fleurs de vanille au naturel, courbées et accolées l'une à l'autre, brochant sur l'écu".
Timbre : couronne municipale de 3e catégorie

• Devise : "Ny asa no harena" qui se traduit littéralement par "le travail c'est la richesse".

• Antalaha, dans la partie nord de Madagascar est la capitale de la vanille. En effet, c'est cette orchidée qui est la première source de revenu du district et de ses environs.





années 1963/1966
N° 389 YT
N° 511 MI

Blason de la ville de Tuléar
dessiné par Robert Louis

"Écartelé, en un et quatre, de gueules au requin posé en croissant couché d'argent, en deux et trois d'or au zébu furieux de sable".
Cimier : un bouclier circulaire et deux lances en sautoir, d'or et d'argent, lambrequins de sable et de gueules.

• Devise : "Fiherenana no maha toly ary"  qui signifie: "le retour est possible quand le but est atteint".

• Le nom actuel de Tuléar est Toliara. C'est la grande ville portuaire du sud, sur le Canal du Mozambique.





années 1963/1966
N° 390 YT
N° 512 MI

Blason de la ville de Majunga
dessiné par Robert Louis

"De gueule au baobab d'or, au chef d'azur chargé de trois pirogues à voiles d'or".
Timbre : couronne municipale de 3e catégorie.
Supports : deux crocodiles d'or.

• Devise: "Ho velona fa tsy ho levona" qu pourrait être traduit par "vivre n'est pas une fin"

• Le vieux baobab de la ville de Majunga est une célébrité nationale:  il est crédité de 800 ans d'âge (voir ici → ). La ville est un grand port sur la côte nord-ouest, elle est nommée plus exactement : Mahajanga.





années 1963/1966
N° 391 YT
N° 513 MI

Blason de la ville de Fianarantsoa
dessiné par Robert Louis

"De gueules à une stèle d'or surmontée de quatre étoiles disposées en croix du même, flanqué en pal de sable, à deux jumelles d'argent".
Timbre : couronne municipale de 2e catégorie (5 tours).

Soutiens : deux plants de riz au naturel et deux outils de culture d'or.

• Devise : "Soa fianatsa ro mahavokatsa" est un dicton dans le dialecte local, en rapport avec l'agriculture et la productivité.

• Il est possible que la stèle soit le Monument aux morts de la Première Guerre mondiale de la ville (voir ici → ). Mais une internaute éclairée (voir commentaires, en bas de cette page) m'a convaincu, en m'affirmant qu'il s'agit en fait de la représentation d'une pierre levée comme en voit beaucoup (voir ici → ), isolées, dans la brousse du pays Betsileo autour de la ville. Les couleurs rouge et noir reprennent celles des lambas de cérémonie, pièces du costume traditionnel des malgaches.
 • Et enfin les étoiles symbolisent la constellation de la Croix du Sud, équivalent de l'étoile polaire dans le ciel austral.



années 1963/1966
N° 392 YT
N° 515 MI

Blason de la capitale Tananarive
dessiné par Robert Louis

"Écartelé , au premier et quatrième quartiers, d'or au rencontre de zébu de sable , au deuxième et troisième, d'azur à la fleur de lis d'or".
Timbre : couronne municipale de 1ère catégorie (7 tours).

• Devise : "Arivo lahy tsy maty indray andro" qui se traduit par : " Où mille hommes ne meurent pas en un seul jour".  Voir le sujet plus ancien, sur la capitale →   qui se nomme aujourd'hui Antananarivo








années 1963/1966
N° 392A YT
N° 514 MI

Blason de la ville de Diego-Suarez
dessiné par Robert Louis

"Coupé au premier d'argent à un vaisseau de gueules, au second d'azur à deux sabres d'argent passés en sautoir".
Timbre : couronne municipale de 3e catégorie.

• Devise : "Fanjaitsy noreky taretsy" écrite dans le dialecte de la région qui signifie en gros "le fil a besoin de l'aiguille", métaphore sur la solidarité.

• Diego-Suarez est un important port de la pointe nord du pays, la ville se nomme désormais : Antsiranana







 L'Avenue des Baobabs entre Morondava et Belon'i Tsiribihina, région de Menabe dans l'ouest de Madagascar.  photo Todd Gustafson


2ème série : 7 timbres
année 1970
N° 437A YT
N° 610 MI

Blason de la ville d' Ambalavao
dessiné par Suzanne Gauthier

"De sinople à une stèle d'argent en tau renversé, la base maçonnée de sable, chargée d'un rencontre de zébu de sable sur le tout, chapé d'or à deux plantes à fleurs locales de gueules et de draperies disposées en encadrement, rayées d'azur, de gueules et d'argent et inversement".
Timbre : couronne municipale de 5e catégorie (crénelée).

• Devise: "Ny toky fitaka fa ny atao no hita" qui pourrait se traduire en "il faut se méfier des promesses, il faut juger par les actions"

• La stèle est un monument dédié aux officiers français, cinq aviateurs morts dans un crash d'avion en 1947 (voir ici →). Le pavoisement aux couleurs bleu-blanc-rouge du drapeau français complète l'hommage.



années 1967/1971
N° 438 YT
N° 514 MI

Blason de la ville de Mananjary
dessiné par  Suzanne Gauthier

"D'azur à la calebasse d'or, chargée d'un édifice dont la pente du toit se prolonge par deux poutres au bout desquelles est perché un oiseau, et surmontée d'une fleur locale, le tout de gueules et brochant sur le tout; au chef d'argent chargé de sept feuilles en éventail d'un arbre du voyageur de sinople".
 Timbre : couronne municipale de 3e catégorie

• Devise : "Asa fa tsy kabary".

• L'arbre du voyageur ou "ravinala" (Ravenala madagascariensis) est une plante géante,  endémique à l'île de Madagascar, extraordinairement belle et décorative, ressemblant à un bananier en forme d'éventail.



années 1967/1971
N° 438A YT
N° 626 MI

Blason de la ville de Morondava
dessiné par  Suzanne Gauthier

  "D'or au baobab de sinople fûté au naturel , chaussé d'azur à deux pirogues à voiles d'argent".
Soutiens : deux branches d'un arbre à fruits au naturel.
Timbre : couronne municipale de 4e catégorie (3 tours).
• Devise : "Asa filaminana fahasambarana".


• Les baobabs avec six espèces endémiques dans l'île sont une des nombreuses curiosités offertes par la nature que ce soient la flore, la faune et les paysages très particuliers, avec une biodiversité unique au monde, évidemment fragile à cause de l'impact des activités humaines.




année 1971
N° 438B YT
N° 515 MI

Blason de la ville d' Ambatondrazaka
dessiné par  Suzanne Gauthier
 
 "Écartelé, en un de gueules au rencontre tricéphale de zébu d'or, en deux d'azur à une oie d'argent nageant et pêchant sur une mer de même, en trois d'azur à un poisson d'argent accompagné d'une anguille du même, les deux posés en barre, en quatre de gueules à un épi de maïs d'or accosté de deux épis de riz du même".
Timbre : couronne municipale de 5e catégorie.
Soutiens : des épis de riz au naturel.

• Devise : "Izay mitambatra vato"  qui se traduit en gros par "l'union fait la force".

• La région est principalement caractérisée par ses plaines qui nourrissent les oies dans les fermes d'élevage, ses rizières et le lac Alaotra, célèbre pour ses poissons "besisika" vendu sur le marché de la ville, très réputé.


années 1967/1971
N° 439 YT
N° 516 MI

Blason de la ville (île) de Nossi-Bé
dessiné par  Suzanne Gauthier
 
 "Tranché de gueules cantonné du chef à dextre d'un quart de soleil d'or, et d'azur au requin d'argent sur une mer de même, une fleur de lys d'or brochant au cœur".
Timbre : couronne municipale de 3e catégorie.

• Devise :" Nosy Magnitry" qui signifie "l'île parfumée ou l'île au parfum".

• Nosy be (Nossi Be) est une île connue pour ses plantations d'ylang ylang, fleur réputée pour la parfumerie et de canne à sucre.





année 1970
N° 439A YT
N° 611 MI

Blason de la ville de Tamatave
dessiné par  Suzanne Gauthier

 "D'azur à mer d'argent, un mât d'or mis en barre habillé d'une voile latine gonflée d'argent à trois plis de sable; au chef d'or à une roue dentée de gueules accostée de deux plantes à six feuilles de sinople".
Timbre : couronne municipale de 1ère catégorie.

• Devise  : "Lakana tsara voha mahafak'onja" qu'on pourrait traduire littéralement par "Une barque bien menée surmonte les vagues".

•  Toamasina (anciennement Tamatave) est une ville portuaire située sur la côte est de l'île face à l'Océan Indien.



année 1968
N° 440 YT
N° 577 MI

Blason de la ville d' Antsohihy
dessiné par  Suzanne Gauthier


 "Écartelé, au premier et au quatrième d'azur, au bateau habillé et flammé d'argent sur une mer du même; au deuxième d'or à l'arbre de sinople fruité de gueules, au troisième d'or au palmier de sinople".
Timbre : couronne municipale de 5e catégorie.
Soutien : un massacre de zébu au naturel.


• Devise : "Zanahary  tsy mitahy ny vaka" est un dicton malgache qui se traduit par : "Dieu n’aide point l’oisif ". C’est l’équivalent du proverbe français : "Aide-toi et le ciel t’aidera" .





3ème série : 2 timbres 
année 1972
N° 496 YT
N° 646 MI

Blason de la ville de Maintirano
dessiné par  Suzanne Gauthier


" Coupé au premier d'argent à un rencontre de zébu de gueules accosté de deux palmiers de sinople; au deuxième d'azur à trois pirogues à voiles d'argent disposées en deux et un".
Timbre : couronne municipale de 5e catégorie.

La devise est "fiaraha-miasa no hery" c'est-à-dire en français : " l'union fait la force".










année 1972
N° 497 YT
N° 647 MI

Blason de la ville de Fénérive-Est
dessiné par  Suzanne Gauthier


"D'azur à une barre d'or chargée de trois clous de girofle de sinople pointés de gueules, accompagnée d'un soleil d'or au canton dextre et un vaisseau sur une mer du même à senestre".
Timbre : couronne municipale de 3e catégorie.

•Devise : "Betsimisaraka tsy misara - Draha magnono".

• Madagascar est le premier exportateur de clous de girofle, même s'il est le deuxième plus grand producteur après l'Indonésie. Le girofle est la deuxième valeur des exportations du pays, derrière la vanille.





+ 1 timbre réimprimé avec surcharge 
année 1974
N° 540 YT (ancien 439 YT)
N° 709 MI  (ancien 516 MI)

Blason de la ville (île) de Nossi-Bé
avec surcharge en noir : 25 Fmg

dessiné par  Suzanne Gauthier













○ et quelques autres timbres ○

année 1982
série de 4 timbres, dont cette valeur de 150 Fmg : N° 688 YT

60e anniversaire de l'URSS (drapeaux nationaux)
• jumelage des villes d' Erevan (Arménie) et de Tananarive /Antananarivo
• armoiries des villes respectives.
(mais celles d'Erevan sont incorrectes, c'est en fait la représentation d'une statue équestre monumentale de la ville, érigée en l'honneur de David de Sassoun)


année 1994
N° PA 212 YT ( PA = Poste Aérienne)

Conférence Zone A à Antananarivo
"Profil pour réussir dans le 21è siècle"


• armoiries de la capitale malgache sur lesquelles est rajouté un symbole ou logo.



année 1994
N° PA 213 YT

Conférence Zone A à Antananarivo
"Profil pour réussir dans le 21è siècle"



• armoiries de la capitale malgache sur lesquelles est rajouté un symbole ou logo. 


C'est donc ici, il y a plus de vingt ans déjà, que s'arrête, pour le moment, la participation du pays au bonheur des amateurs de blasons.  Mais en France nous n'avons pas fait vraiment mieux et cela depuis plus longtemps encore !

 Pour finir en beauté, voici quelques enveloppes philatéliques utilisant ces beaux timbres et complétant la collection :


 



• source informations et textes :
http://blasonmada.canalblog.com

• images timbres, lettres : 
http://www.timbres-afrique-francophone.com
http://www.delcampe.net


À bientôt pour la suite de ce thème  ... → ICI




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