mercredi 7 mai 2014

Capitales du monde : Bandar Seri Begawan

 C    e n'est pas le nom d'un Jedi de la saga Starwars !
Bandar Seri Begawan est certainement parmi les capitales d'état, une de celles que peu de gens sont capables de situer ! Alors, allons voir ...




  Il n'y a actuellement pas d'emblème spécifique et officiel pour identifier la cité capitale du pays. Ce sont donc les armoiries du Sultanat de Brunei (Brunei Darussalam) qui sont représentées ci-dessus  sur les bandeaux des sites Internet officiels de la ville. "Jabatan Bandaran " se traduit par "Services municipaux".
Je vous invite à revoir mon sujet précédent sorti lors de la fête nationale pour l'interprétation de la symbolique de cet emblème : →



capitale n° 21 - Bandar Seri Begawan


Bandar Seri Begawan,  ou simplement " BSB " ,   بندر سري بڬاوان  en jawi (malais écrit avec l'alphabet arabe), est la capitale du sultanat du Brunei et le chef-lieu du district de Brunei-Muara.

Population agglomération : 140 000 hab. (2010)

La ville qui s'appelait avant Bandar Brunei.(qui signifie : le Port de Brunei)  est renommée en 1970 Bandar Seri Begawan par Omar Ali Saifuddien III, le père de l’actuel sultan. Sri Bhagwan, mots qui viennent du sanskrit, peut donc être traduit par « béni des dieux», ainsi « Bandar Seri Begawan » est la  donc «la ville bénie ». Elle devient officiellement la capitale du pays en 1920 et le gouvernement de l'époque s'y installe l'année suivante.
Bandar Seri Begawan est un grand port pouvant accueillir les plus gros tonnages ainsi que la place agricole de l'arrière-pays et un centre commercial. La ville abrite les bureaux du gouvernement de Brunei et l'Université Brunei Darussalam fondée en 1985. Son palais royal Istana Nurul Iman,et sa mosquée (ci-dessous), l'une des plus grandes d'Asie, constituent ses principaux sites touristique

la mosquée Omar-ali-Saifuddien et la barge princière au centre de la baie de Brunéi
voici deux visuels (non officiels) proposés par les graphistes de deux sites vendeurs d'images dont les références sont en-dessous

deux timbres de 1972 montrant la naissance de la ville sur le site déjà occupé par des habitations sur pilotis
emblème national sur les grilles du palais du Sultan
emblème du Sultan régnant sur une stèle contre les grilles du Palais Istana Nurul Iman
le même emblème sur un mur extérieur dans le Palais

emblème de l'Université de Brunei à Bandar Seri Begawan







capitale précédente  →  Bamako
capitale suivante     →  Bangkok


 



lundi 5 mai 2014

Concours pour un blason "plus moderne" à Gargenville (Île-de-France)

 Voici ci-dessous, un article du Parisien, le grand quotidien régional paraissant en
Île-de-France et sa version sur Internet, daté du 3 mai 2014, qui m'a fait bondir sur mon canapé ! Rappelons que les récentes élections municipales viennent d'installer de nouvelles équipes dans certaines communes, et c'est le cas pour la ville citée en titre, et que, pourvues de ce nouveau mandat, elles souhaitent faire table rase du passé ! Le changement c'est tout de suite ! Et donc en premier la signalétique communale va faire les frais de ce coup de balai, évidemment. Comme si le maire nouvellement élu gérait une entreprise de 6 000 personnes à qui il faut donner une nouvelle carte de visite frappée d'un logo tout beau tout neuf !
 Pour cela la commune organise un concours ouvert à tous, en se démarquant à priori d'un grand nombre d'autres municipalités qui payent (très cher) des officines de design pour effectuer leur rebranding,  parfois dans des conditions financières obscures, voire douteuses, et dont le résultat est presque systématiquement affligeant !
 Mais le fait d'en appeler à l'amateurisme, s'il est plus correct économiquement, et participe de la démocratie directe, sera-t-il satisfaisant du point de vue artistique et héraldique, rien n'est moins sûr ! Et le jury qui va délibérer pour valider le projet définitif est-il lui même compétent dans les mêmes domaines ?


Mais pourquoi donc les équipes municipales de ce pays veulent elles toujours "moderniser" le blason de leur ville ?  Est-ce que le patrimoine d'une commune, qu'il soit matériel ou immatériel, a besoin d'être moderne, fashion ou super hype ? C'est pour ainsi dire antinomique : le Patrimoine, par essence est un héritage immuable qui doit être soigneusement entretenu et conservé, et certainement pas une chose qu'on réadapte, qu'on reconfigure, qu'on upgrade à la mode du moment ou selon les désidératas de ceux qui, profitant de leur petit moment de pouvoir éphémère veulent tout réformer y compris ce qui est intouchable : la mémoire commune et communale !
 "D’azur au four à chaux d’argent, maçonné de sable, allumé de gueules
 et sommé d’un dôme d’argent; au chef ondé de gueules chargé de
 trois lions d’or et soutenu d’une devise ondée d’argent".
Les belles armoiries de la commune de Gargenville (France - Yvelines)
dessinées en 1966 par Mireille Louis, la fille du grand Robert Louis et
que la nouvelle équipe municipale élue en 2014 veut moderniser !
   On parle ici de l’identité, des racines, de l'histoire d'une communauté humaine. Des dizaines de générations réunies dans le même lieu avec une nature, des rues, des bâtiments divers : maisons,  châteaux, forts militaires, lieux de culte, ponts, mairie, écoles, bâtiments agricoles, commerciaux, industriels, etc... qui sont le patrimoine de cette commune.
  On y rajoutera un patrimoine immatériel : l'appartenance ou le lien vers une communauté plus importante : un pays, une province, une nation communs, des traditions, une cuisine, un parler, etc.. Ce sont aussi des activités humaines spécifiques liées aux ressources naturelles, et au savoir faire des hommes originaires de cette ville ou de ce village. Ou encore des hommes qui en sont natifs et qui ont marqué à quelque niveau que ce soit, l' histoire locale ou l'histoire en général, ailleurs, y compris dans le monde entier. Et puis beaucoup de choses aussi pour lesquelles il faudrait des dizaines pages de blog pour les énumérer et les développer toutes...
Et pour finir, en principe : le blason d'une commune , c'est un assemblage de symboles qui va exprimer un ou plusieurs éléments de ce patrimoine, matériel et immatériel, mais clairement identifiable, et qui est lui-même un élément fort de ce patrimoine.

D'ailleurs, le site Internet de la commune de Gargenville (voir le lien  ICI ) montre que des habitants savent déjà tout cela et c'est certain, beaucoup en sont fiers et y sont attachés. Voici le texte extrait de la page web  :

Le blason de Gargenville :

Le blason de la Commune, réalisé en 1966, est le fruit d’un travail d’équipe: le dessin de Mme Mireille Louis, héraldiste, avec le concours de MM. Michon, chef modeleur céramiste, Legrand, ingénieur céramiste et Pargachewsky, peintre décorateur.

Le blason comporte au centre et dans la partie basse de l’écusson, un ancien four à chaux, au foyer rougeoyant qui marque l’origine et la présence encore aujourd’hui d’importantes cimenteries dans notre commune.

Au centre de l’écusson, une barre ondulée symbolise la Seine qui borde notre territoire.

Au-dessus, trois lionceaux reprennent certains éléments du blason de la famille de Giffard qui a possédé la seigneurie d’Hanneucourt du XIVe au XVIIe siècle.

Une couronne de murs surmonte cet écu, avec trois tours crénelées, évoquant un ancien château.

L’écusson est soutenu à droite par un pampre de vigne, symbolisant celles qui occupaient nos coteaux autrefois, et à gauche par une gerbe de blés marquant l’activité agricole qui fut celle de notre village.


Mais voilà, ce document va très certainement être prochainement remisé aux archives, pour accueillir à la place un magnifique logo aux lignes épurées, ressemblant à une marque de yaourts comme celui-ci :

  Ne hurlez pas encore, ce n'est qu'une parodie faite de ma main, que j'ai dessinée en 3 minutes, chrono en mains ! Vous pouvez aisément la comparer aux "fantastiques" logos de nos villes françaises qui pullulent depuis vingt ans, sans y trouver à redire !  Et je peux y adjoindre en commentaires toute une page de ce que vous voulez comme bla-bla et argumentaires pour qualifier les avantages de la commune et surtout son équipe municipale, en interprétant les formes et les couleurs !
  En général, cette chose est vendue par un cabinet de consultants en design ou en infographie pas moins de 10 000 € HT ! juste en-dessous de la somme plancher exigeant la mise en concurrence obligatoire des achats dans le cadre des Marchés Publics.

 Certes, les responsables de la commune de Gargenville jouent la transparence, c'est à mettre à leur actif, et font appel au sens artistique et aux sensibilités propres des candidats, résidents dans la commune ou pas,  pour trouver le meilleur compromis. Ceci est encadré par le règlement faisant figure de cahier des charges qui est soumis aux intéressés dans le concours, à télécharger sur le portail du site de la commune, intitulé : A vos crayons !
 Vous lirez dans ce règlement que l'objet recherché est nommé "blason-logo". Ce mot étrange me fait douter énormément sur la finalité du projet, car soit c'est un blason, et les armoiries existent déjà qui identifient fort bien la commune depuis près de 48 ans ! soit ce sera un logo. Un logo qui n'aura rien coûté en R & D (Recherche et Développement), mais dont la reproduction future sur tous les supports: papiers, véhicules, mobiliers urbains, etc.. va elle, bien sûr, entraîner le dégagement d'un budget conséquent pour sa réalisation. Probablement pour remplacer les armoiries communales sur les mêmes supports, déjà en service !


Alors, puisque il semble hélas, inutile de jouer davantage les Don Quichotte du blason face aux moulins du logo, attendons la clôture du concours : le 30 mai, et la publication des résultats dans le courant de l'été, très certainement. J'espère être agréablement surpris, cela m'arrive parfois en découvrant des logos communaux presque plus intéressants que leurs prédécesseurs les blasons ! C'est tout de même rarissime... Mais dans ce cas là, c'est moi qui devrai remiser mon coup de gueule aux archives !!!
 
A suivre ....

Crédit :
le Parisien, journée du 3 mai 2014



Le 7 avril 2016 

Après une longue période sans information sur l'aboutissement de cette consultation, un internaute vient de me le signaler, et le remercie infiniment,  l'apparition du nouveau "blason moderne" adopté par la commune. Et on n'est pas surpris par le résultat : ça valait le coup d'attendre ... pour mettre aux oubliettes  (ou brûler dans le four à chaux qu'il représente) le blason historique !!

© image provenant du site de la ville

Vous pouvez découvrir la genèse intellectuelle et toute la symbolique finement ciselée qui s'y rapporte, qu'on n'imagine même en le regardant, et qui a permis d'aboutir à ce résultat édifiant, voir → ICI .
 Vous pouvez , vous devez même si vous êtes concernés par l'impact financier de ce projet, adresser vos remarques  au service communication de la commune et relayer l'info via les réseaux sociaux.


bien à vous




 






vendredi 2 mai 2014

l'Armorial de La Planche - 1669 - Gouvernement de Bourgogne - Bailliage d'Aval en Franche- Comté

 S   uite de la visite d'un des plus anciens manuscrits répertoriant des armoiries de villes et de villages de France, dessinées à la plume et peintes à l'aquarelle, antérieur de trois décennies  à l'Armorial Général de France de Charles d'Hozier !
 Voir la description initiale : →

 Nous poursuivons cette partie qui est intitulée dans le manuscrit:  "Addition au Gouvernement de Bourgogne", correspondant à la description de la Province de Franche-Comté, anciennement nommée "Comté de Bourgogne". Une province qui n'est pas encore totalement acquise par le Royaume de France, à une date située vers 1675 (voir l'épisode précédent → ). On se rappellera que l'administration royale de l'époque divisait le pays en gouvernements puis en  généralités , elles-même composées de sénéchaussées et de bailliages. Après les bailliages du nord (Amont, Dole et Besançon), parcourus la fois précédente, nous accédons au bailliage d'Aval qui correspond de nos jours aux trois quarts sud du département du Jura ainsi qu'une partie de l'arrondissement de Pontarlier, dans le département du Doubs.

 Voici l'extrait d'une carte datant de la fin du XVIIIe s. , donc postérieure d'un siècle, mais sur laquelle j'ai reconstitué les limites administratives de notre région :



  
Vous pouvez cliquer sur les images pour les agrandir





Les fragments de manuscrits proviennent du Volume II. Pour enrichir l'étude, j'ai mis en bonus l'extrait équivalent dans l'Armorial Général de France*  (1696-1711), établi par Charles-René d'Hozier,  et comme auparavant, j'ai placé le blason actuel en-dessous, pour comparer les différences ou au contraire la constance des figures dans le temps.

 (*) Armorial Général de France - volume VII - Bourgogne Comté - Généralité de Besançon ( BNF Paris)


Salins -les - Bains (Jura)

Le blason de Salins découle de celui de la célèbre maison de Chalon avec les couleurs inversées ( "de gueules à la bande d'or"). Les terres de Salins ont été conquises au XIIIe siècle par Jean Ier de Chalon pour l’intérêt que présentait l'exploitation du sel dans les sources d'eau salée, qui fera la richesse du pays et de ses propriétaires.


Poligny (Jura)

  Par quel mystère, les gens de Charles d'Hozier ont ils dessiné un écu "parti" au lieu du "coupé" ? Le blason de Poligny a toujours été :  mi-coupé en chef du Comté de Bourgogne et d'argent plain. De plus, on a représenté le lion naissant au centre de la partition, ce qui est carrément incongru, par rapport aux armes de Franche-Comté, qui dans cette configuration devraient être pleines. Remarquez plus haut, la devise de la ville : "A Dieu plaise, Poligny " qui est très ancienne (1614) ...





Arbois (Jura)

Dans la symbolique chrétienne, le pélican déchirant sa poitrine pour nourrir ses petits, représente le sacrifice du Christ, qui versa lui aussi son sang pour les autres. Il est décrit dans ce cas en héraldique "un pélican et sa piété" et est assimilé à l'action de l'eucharistie.


Nozeroy (Jura)

Comme Salins plus haut, les armes de Nozeroy empruntent le blason de la grande maison noble franc-comtoise des Chalon, ici avec les bonnes couleurs, qui étaient seigneurs de Nozeroy. Les armoiries, qui remontent au mieux à 1530, sont donc formées des armes de la famille de Chalon, sur lesquelles ont été rajoutés un sapin et un ours debout contre lui. L'ours serait celui de Berne (les Suisses) arrêté par le sapin, car il ne sait pas grimper dans cet arbre, c'est un symbole de la résistance montagnarde comtoise. Bizarrement, si l'on enlève le sapin et qu'on agrandit la bande pour la charger de l'ours, on obtient justement les armes du canton et de la ville de Berne ! A noter, la graphie "Nozeret" sur le manuscrit et ce blason totalement différent, dont l'origine est bien obscure, avec cette croix ancrée chargée d'une fleur de lis, répertorié par Charles d'Hozier. La croix ancrée est un symbole courant dans la Bresse voisine et en Savoie pour se référer à Saint Maurice d'Agaune.
  source info partielle (sapins) :  http://jeanmichel.guyon.free.fr/monsite/histoire/lesplanches/armoiriessapin.htm



Pontarlier (Doubs)

Les premières armoiries de Pontarlier datent de 1565. Le pont est un symbole parlant. Quant à la tour, elle rappelle que la ville était entourée de murailles. De fait l'ensemble figure le Pont Saint Éloi, reliant la ville au faubourg Saint Étienne, franchissant le Doubs, actuel pont de l’hôpital et la tour du même nom qui assurait le passage et la défense du pont. Dans l'Armorial Général de France c'est un château qui a été pris en compte, sans explication.




Saint - Claude (Jura)
Comme on peut le voir, l'essence de l'arbre représenté est bien différente selon les époques. La plus ancienne représentation des armes de la ville de Saint-Claude remonte à 1593. A cette date, elles sont simplement décrites "d'argent au pin arraché de sinople". Toutefois, plusieurs modifications apparaissent sur le sceau de la ville utilisé dès 1622 : on y reconnaît très clairement la silhouette d'un épicéa arraché, sous un chef chargé d'un croissant (sans couleurs, bien sûr). L'Armorial Général de France a enregistré les armoiries en 1701 avec la description "d'or, à un arbre arraché de sinople, et un chef d'azur chargé d'un croissant d'argent". C'est donc un arbre sans spécification d'essence qui est représenté : un feuillu, pas un conifère. Plus tard, après le Premier Empire, avec le rétablissement de l'usage des armoiries, le blasonnement avec "le pin arraché" repris d'après les anciens sceaux, sera remis en vigueur par la commune. Mais en Franche-Comté, l'essence la plus présente est le sapin (ou plutôt l'épicéa), et les pins y sont très rares. C'est donc le sapin qui sera fixé définitivement sur les armoiries municipales vers le milieu du XIXe siècle, et le blasonnement modifié en conséquence "d'or au sapin de sinople....". source info partielle  :  http://jeanmichel.guyon.free.fr/monsite/histoire/lesplanches/armoiriessapin.htm



Orgelet (Jura)

Orgelet, ayant obtenu ses franchises de Jean Ier de Chalon-Auxonne, en mars 1267, a reçu en 1542 le statut de ville du Comté de Bourgogne et siège d'un bailliage secondaire du grand bailliage d'Aval, et pouvait donc prétendre à posséder ses armoiries. Elles lui furent accordées par Charles Quint, Empereur et Comte de Bourgogne, au XVIe siècle. Elles se présentent sous la forme d'armes parlantes, à savoir trois épis d'orge à cause du nom "Orgelet". Mais le Père de La Planche, lui, a blasonné "trois épies de bled ( de blé) "  .. il n'a pas mentionné les armes parlantes pourtant évidentes. Et il n'avait pas obtenu beaucoup d'informations pour la description de ce petit bourg jurassien, car la page est restée blanche, contrairement à son habitude !
source info partielle  : http://www.asphor.org/


Arlay (Jura)

Encore une fois, nous retrouvons le blason de la maison de Chalon, mais ici c'est la lignée de Chalon-Arlay, avec cette étoile d'azur qui est une "augmentation" du blason originel. Les ruines du château médiéval d'Arlay qui couronnent  une colline du village sont toujours très impressionnantes et témoignent de la puissance de cette grande famille jurassienne. Il faut savoir que les Chalon-Arlay sont devenus plus tard Princes d'Orange, auxquels ont succédé les comtes de Nassau, stathouders de Hollande et sont indirectement parmi les ancêtres des souverains actuels des Pays-Bas (voir le lien du début du §) !



D'autres lieux ou villes sont juste décrits par le texte, parfois avec le contour d'un blason préparé mais resté vierge, et sans mention s'y rapportant :

Jougne, Saint-Amour, Bletterans, Lons-le-Saunier, Château-Chalon, Clairvaux.

 # cependant, quelques années plus tard, certains lieux ou villes (en gras, ci-dessus) ont été enregistrés et blasonnés dans l'Armorial Général de France :

commune de Saint-Amour 
 (Jura)

commune de Bletterans
 (Jura)



 # et pour être complet avec l'Armorial Général de France, on peut encore rajouter ces dernières villes appartenant à la province de Franche-Comté et qui n'ont pas été mentionnées dans le manuscrit de La Planche :
-   Vaux-et-Chantegrue, Conliège, L'Aubépin.


commune de Vaux -et- 
Chantegrue (Doubs)

commune de Conliège
 (Jura)


commune déléguée
de L' Aubépin  (Jura)


A bientôt pour une nouvelle série...
et une nouvelle région (ou Gouvernement)  



parmi les blasons "modernes" certains sont empruntés à :
http://labanquedublason2.com/ (dessins :  Jean-Paul Fernon)

 Et je remercie particulièrement les personnes responsables de la Bibliothèque et des Archives du Musée du Château de Chantilly :  http://www.bibliotheque-conde.fr/


             Herald Dick