vendredi 6 janvier 2012

Epiphanie et Noël orthodoxe

a nuit du 6 au 7 janvier est selon le rite chrétien orthodoxe,  la célébration de la Nativité du Christ , car les pays qui pratiquent cette religion ( Russie, Ukraine, Balkans, Grèce, Caucase) ont gardé l'usage du calendrier Julien et non le calendrier Grégorien comme nous les occidentaux qui fêtons Noël le 25 décembre. Ces douze jours de décalage se retrouvent aussi pour la fête de l'Epiphanie que la religion Catholique romaine  fête le 6 janvier et les orthodoxes le 19. En France, cette fête n'est plus fixe et est attribuée au premier dimanche de janvier.  Elle commémore la date de visite de l'enfant Jésus par les Rois Mages qui apportèrent de leur pays lointains, et après plusieurs jours de voyage,  les riches présents pour honorer le nouveau-né de Bethléem. 
Armoiries fictives de Gaspard , Melchior et Balthazar
miniature extraite de l'Armorial de Gelre ( fin XIVè siècle) - folio N° 28Vo




Légende 1 : En revenant de Palestine, Balthazar se serait fixé aux Baux-de-Provence, dans le sud de la France. Les seigneurs des Baux le tenaient pour leur ancêtre, ils portaient à ce titre, dans leur blason  de gueules, une étoile d’argent à 16 rais , et leur cri de guerre était : " Au hasard, Balthazar " 
sceau des seigneurs des Baux
(XIIè siècle)
le cornet sera adopté par la lignée des
princes d'Orange, plus tard.

les seigneurs de Blacas d'Aulps
en Provence également,
(d'argent à la comète de gueules)
sont soupçonnés de s'être inspiré
de cette même légende

Les Baux-de-Provence
(France - Bouches-du-Rhône)
armes des seigneurs des Baux


Cathédrale de Cologne (Allemagne)
 Légende 2 :
Selon la Légende Dorée de Jacques de Voragine (~1261/1266) qui résume la vie des premiers saints chrétiens : Sainte Hélène, mère de l'empereur Constantin Ier ( premier empereur romain à se convertir au christianisme) avait retrouvé les reliques des Rois Mages vers 330 et les avait transportées à Constantinople, puis elles avaient été transférées à Milan par l'évêque Saint Eustorge, avant d'aboutir à Cologne, sur ordre d'un empereur germanique que Jacques de Voragine appelle Henri. 
  En réalité , c'est l'empereur Frédéric Barberousse qui assiègea et détruisit Milan en 1162. Les restes supposés des Rois
Mages auraient été transportés par Rainald von Dassel en 1164 de Milan à Cologne , où ils sont depuis proposés à la vénération des fidèles dans une châsse en or, exposée dans le chœur de la cathédrale. Dans toute la suite du Moyen Age on les a donc appelés les "trois rois de Cologne". A cette époque , le vol des reliques était une affaire courante, et fructueuse, car les recettes induites par les pélerinages de vénération des saints étaient énormes.


^   Châsse des Rois Mages , en or massif  >>
Cathédrale Saint-Pierre et 
Sainte-Marie de Cologne  
images Wikipédia
 
Blason sur une façade de la gare
de Cologne / Köln
"d'hermine au chef de gueules
chargé de trois couronnes d'or"
(celles des Rois Mages)


les grandes armoiries de Cologne
les hermines se rapportent à Sainte Ursule ,
princesse bretonne :  mais il y a eu une petite confusion
car la Bretagne en question était l'île  
(la Grande Bretagne) plus exactement les Cornouailles,
donc on devrait avoir des besants au lieu des hermines !!


Voilà , en quelques lignes, et sur un seul sujet ,  nous sommes allés de la Palestine à l'Allemagne, en passant par Constantinople, l'Italie , la Provence et même les îles britanniques ! Sur 2000 ans d'Histoire. Avec l'héraldique , c'est le voyage spatio-temporel permanent et c'est pour cela que je l'aime !! suivez la bonne étoile !


Herald Dick

mardi 3 janvier 2012

Villes et villages de France avec armoiries dynastiques #01


Ville de Saint-Denis
(Seine-Saint-Denis)
armoiries historiques non utilisées
celles des rois Capétiens

un des logos en service
 E n héraldique territoriale ou municipale, les éléments qui composent la blason peuvent avoir une origine très diversifiée : histoire , religion,  géographie, agriculture, industrie, tourisme, sites naturels, armes parlantes , etc...  Puis, schématiquement parlant, ces notions sont combinées entre elles par des figures spécifiques pour former un ensemble que l'on espère le plus cohérent et esthétique possible. Mais, de très nombreuses communes, dans le choix de leurs armoiries, se sont référées ou se réfèrent à celles déjà existantes, d' une ou plusieurs familles , souvent aristocratiques , qui ont possédé une propriété : château, terres , moulin, prieuré, etc... sur leur territoire. C'est le paradoxe de notre État républicain ( en France), qui a supprimé en 1790 les privilèges de la Noblesse et avec, l'usage des armoiries. Et après ça, les communes, après coup, peu à peu, se parent de leurs signes de reconnaissance et revendiquent ainsi de fait, leur ancienne soumission ! 
Cathédrale-Basilique de Saint-Denis
tombeaux des Rois de France

 Toutefois, sans l'affirmer vraiment, certaines municipalités se sont "affranchies" de ces liens équivoques avec "l'Ancien Régime", comme par exemple la ville de Saint-Denis, nécropole ancestrale des Rois de France, qui a préféré l'adoption d'un logo plus conforme aux signes républicains et laïques.   
ruines du château féodal des Ducs de Bourbon , berceau de la dynastie
Bourbon-l'Archambault (Allier)


Ville de
Bourbon-l'Archambault
armoiries peu utilisées,
identiques à celles de la maison 
de Bourbon (période "moderne")


 Impossible de lister dans un article tous les villages et villes de France dont les armes ont été empruntées en partie ou totalement à une famille,  un lignage aristocratique, ou ecclésiastique. C'est une encyclopédie qu'il faut pour cela !  Mais je me suis concentré juste sur quelques grands noms de l'Histoire de France depuis la période féodale au Moyen-âge,  les familles en question portent très souvent le nom de leur fief d'origine et inversement. Au meilleurs des cas , il y a  une parfaite adéquation  : son et image ( noms et armoiries communes) !
 Et pour éliminer encore quelques approximations, je n'ai sélectionné que les armes "pleines" sans augmentation, ni partition de nature étrangère. Voici quelques exemples parmi les plus remarquables ,
des noms qui figurent dans notre Larousse des noms propres :

Ville d' Evreux (Eure)
et armes des comtes d'Evreux
(titre honorifique depuis le
XVè siècle)

 
Ville de Dreux (Eure-et-Loir)
et armes des premiers
Comtes de Dreux
(XIIè siècle) 

Villes de Nevers (Nièvre)
et d'Auxerre (Yonne)
et armes des premiers
 Comtes de Nevers (XIIè siècle)
















Ville de Châtillon-sur-Marne
(Marne)
et armes des premiers
Comtes de Châtillon (XIIè siècle)
 
Ville de Montlhéry (Essonne)
et armes des premiers
Comtes de Montlhéry
(XIIè siècle)

  
Ville de Montmorency
(Val -d'Oise)
et armes de la célébrissime
famille du même nom
successeurs de Montlhéry


















le Connétable Anne de Montmorency (1492-1567)
chef militaire de François Ier



Si celles belles armoiries, archi-célèbres,  ne sont que peu utilisées par les municipalités qui en portent le nom, celles-ci font néanmoins honneur à notre Histoire pour ne pas en avoir changé. La tendance à l'utilisation systématique du logo tempère un peu l'enthousiasme , avec cette petite infidélité ! Toutefois, la grande majorité d'entre elles savent rappeler dans leurs brochures à la rubrique "histoire locale" l'origine de leur blason, et l'associer aux grands hommes ou femmes qui portent le même qu'elles , et cela même s'ils n' ont que très peu, voire jamais résidé dans ces lieux ! A titre d'exemple  :  Montmorency , qui nous donne au passage, l'explication des 16 alérions !!  








Ville de Lusignan (Vienne)
et armes du célèbre
 Roi de Jérusalem,
puis de Chypre
Gui de Lusignan.

Ville de Coucy-le-Château
 (Aisne) et armes
des puissants
seigneurs de Coucy
 
Ville de La Rochefoucauld(Charente)
et armes de l’indéfectible
famille millénaire, dont les 
descendants résident toujours
 dans le château médiéval 
d'origine , près d'Angoulême !


















François de La Rochefoucauld (1613-1680)
Homme politique , humaniste,
grand écrivain et poète moraliste du XVIIè siècle

  J'ai volontairement réuni ces armoiries pour un mariage des couleurs et des figures. On apprécie l'harmonie et la noblesse ( jeu de mots) qui en résulte.
Leurs noms également, archétypes de l'aristocratie de France sont récurrents dans l'Histoire de notre pays, à toutes les époques quand les lignages ne se sont pas éteints faute d'héritier. L'actrice Sophie de La Rochefoucauld  qu'on a pu voir dans les séries TV  "Plus Belle la Vie" et "P.J." ou "les Rois maudits" en est un exemple actuel.
Sophie de La Rochefoucauld





Ville de Brienne-le Château
(Aube)
et armes des seigneurs de Brienne

             Les Guerriers :

Village de Clisson
(Loire-Atlantique)
et armes des seigneurs de Clisson



Village de Broons
(Côtes d'Armor)
et armes du Connétable
Bertrand du Guesclin  





Village de Labrit (Landes)
et armes des comtes d'Albret
(postérieurement au
Connétable de France mort
 à Azincourt en 1415)  
   
Village de la Tour-d'Auvergne
(Puy-de-Dôme)
et armes des premiers seigneurs
du même nom


Village de Coligny (Ain)
et armes de plusieurs maréchaux
ou amiraux de France, dont le chef
des Protestants assassiné lors
de la terrible Nuit de la
Saint-Barthélémy, le 24 août 1572



Village de Turenne (Corrèze)
et armes des premiers seigneurs
 de Turenne (XIIIè siecle) 

Henri de la Tour d'Auvergne ,
 vicomte de Turenne ( 1611-1675)
maréchal de France sous Louis XIV



J'aurai l'occasion de revenir sur ce sujet passionnant,  pour livrer des tas d'autres exemples célèbres...
Mais je ne résiste pas à terminer sur une note "people" qui clora cet article en beauté avec un cas d'actualité, ce qui nous changera des hommes de guerre et des politiciens :

Jean-Charles de Castelbajac , grand couturier et styliste français
qui signe ses œuvres avec la  croix de ses ancêtres !


Village de Castelbajac
(Hautes -Pyrénées)
et armes de la famille d'origine  bigourdane
depuis le XIIè siècle.
(les fleurs de lys datent du XVIIè siècle)


A bientôt...


Crédits :
photos : Wikipédia
blasons ( merci à tous)
http://armorialdefrance.fr/
http://labanquedublason2.com/
http://www.heraldique-europeenne.org/Accueil.htm

Herald Dick

lundi 2 janvier 2012

Exposition héraldique en Vendée


Château de Sigournais

 Ce n'est pas une information toute chaude, mais cela peut intéresser quelques amateurs de passage en Vendée. Le joli chateau de Sigournais , près de Chantonnay, datant du XVè siècle, présente une exposition très fournie de blasons de villes de France et d'Europe.
photo du site internet
 Plusieurs salles de la demeure sont mises à disposition par le propriétaire, depuis plusieurs mois déjà, comme une galerie ou plutôt un petit musée improvisé de l'héraldique municipale. 
Cette exposition permanente est à l'initiative de
Michel Froger, héraldiste très réputé et auteur de plusieurs armoriaux sur les villes et villages de Bretagne et de Vendée , ainsi que d'autre ouvrages sur l'héraldique.
Quelques-uns de ses livres les plus récents sont mentionnés dans ma page Livres.

Vous pouvez consulter les conditions de visite du château par  le lien suivant : Château de Sigournais

En attendant son ouverture au printemps prochain ,
voici une petite vidéo pour patienter et se faire une idée :




HD

dimanche 1 janvier 2012

2012 !!!




de droite à gauche et de bas en haut,
armoiries des villes ou villages de  :
Benkovce (Slovaquie)
Owen (Allemagne)
Novedrate (Italie)
Nercillac (France- Charente)
Eiterbach (Allemagne)

Angrogna (Italie)
Nack (Allemagne)
ÖstriNgen (Allemagne)
Elgorriaga (Espagne)
Etrépagny (France - Eure)


Avec tous meilleurs voeux
Herald Dick

vendredi 30 décembre 2011

La carte des Préfectures de Robert Louis

 De mes archives personnelles, j'ai extrait pour vous ce petit "trésor" dont je ne me séparerais pour rien au monde. Il s'agit d'un document héraldique de dimension 21 x 27,5 cm de type plaquette composée de quatre pages cartonnées pliées en deux.

 Sur la 1ère page , est dessinée une silhouette de la France de couleur noire sur un fond or et avec des rayons partant du centre vers les bords. Les départements (sauf la Corse qui n'est pas représentée) dont on aperçoit les contours en blanc sont chargés des 89 blasons représentant les préfectures de l'époque + le blason d'Ajaccio isolé au large de la Provence. 
 A gauche est disposée une rose des vents chargée de 4 couronnes murales;
en encadrement : le titre de l’œuvre : "Livre d'Or des Villes de France" et en bas : la signature typographique de Robert Louis, héraldiste.

Les 2e et la 4e pages sont imprimées avec les explications précieuses sur l'origine de chaque blason, classées par ordre alphabétique croissant des villes. La 3e page est blanche.

Vous noterez la définition de son art, exprimée par le Maître,  ci-dessus.

Tout en bas du volet N°4 , est indiqué en petits caractères, ce texte (peu lisible sur l'image ) :

COMPOSITION HERALDIQUE ET TEXTE HISTORIQUE DE L'ARTISTE R. LOUIS (DEPOSE), IMPRIMES PAR LE PROCEDE RELIEF TYPO-EMAIL IMBERT, SAINT-ETIENNE - TOUS DROITS DE REPRODUCTION RESERVES - DIFFUSION "LE TEMPS RETROUVE" - PARIS

"Le Temps Retrouvé" est le nom d'un série innombrable de documents, cartes postales armoriées édités par province, ou par département, ou par ville. Ils ont été créés par Robert Louis dans les années 1950/60 jusqu'au décès de l'artiste en 1965.  Ces objets magnifiques, de très grande qualité d'imprimerie sont très recherchés par les collectionneurs et j'ai la chance d'en posséder quelques-uns, glanés chez les bouquinistes parisiens, il y a une vingtaine d'années.

 Mais revenons à notre carte de France : pour en admirer les détails , je l'ai coupée en quatre (numériquement !!) pour vous ...


Nord-ouest : blasons (entiers) des villes,  de haut en bas et droite à gauche :
Arras (62) - Amiens (80) - Rouen (76) - Evreux (27) - Beauvais (60) - Caen (14) - Paris *(75) - Saint-Lô (50) - Alençon (61) - Saint-Brieuc (22) - Quimper (29) - Versailles* (78) - Chartres (28) - Rennes (35) - Laval (53) - Le Mans (72) - Vannes (56) - Orléans (45) - Nantes (44) - Blois (41) - Angers (49) - Tours (37) - Bourges (18) - La Roche-sur-Yon (85) - Châteauroux (36) -  Niort (79) - Poitiers (86)

(*) les départements de la Seine (75) et de la Seine-et-Oise (78) ont été supprimés et remplacés en 1968 par  6 nouveaux départements redécoupés. Paris et Versailles sont restées préfectures de Paris-département(75) et des Yvelines (78)

Nord-est : blasons (entiers) des villes,  de haut en bas et droite à gauche :
Lille (59) - Laon (02) - Mézières* (08) - Metz (57) - Châlons-en-Champagne (51) - Bar-le-Duc (55) -  Strasbourg (67) - Nancy (54) - Melun (77) - Epinal (88) - Troyes (10) - Colmar (68) - Chaumont (52) - Auxerre (89) - Vesoul (70) - Dijon (21) - Belfort (90) - Nevers (58) - Lons-le-Saunier (39) - Besançon (25) - Mâcon (71) - Moulins (03) - Bourg-en-Bresse (01)

(*) avant  la fusion avec Charleville en 1966 pour devenir Charleville-Mézières et porter un nouveau blason

Sud-est : blasons (entiers) des villes,  de haut en bas et droite à gauche :
Annecy (74) - Saint-Etienne (42) - Lyon (69) - Grenoble (38) - Chambéry (73) - Le Puy-en-Velay (43) - Valence (26) - Privas (07) - Gap (05) - Mende (48) - Avignon (84) - Digne-les-Bains (04) - Nice (06) - Nîmes (30) - Marseille (13) - Draguignan * (83) - Ajaccio ** (20)

  (*) la préfecture à été déplacée à Toulon en 1974.
(**) la Corse ne faisait qu'un seul département jusqu'en 1976 et Bastia est devenue la préfecture de la Haute-Corse, Ajaccio restant celle de la Corse du Sud.

Sud-ouest : blasons (entiers) des villes,  de haut en bas et droite à gauche :
Guéret (23) - La Rochelle (17) - Limoges (87) - Angoulême (16) - Clermont-Ferrand (63) - Tulle (19) - Périgueux (24) - Aurillac (15)  - Bordeaux (33) - Cahors (46) - Agen (47) - Montauban (82) - Rodez (12) - Mont-de-Marsan *(40) - Albi (81) - Auch (32) - Toulouse (31) - Montpellier (34) - Carcassonne (11) - Pau (64) - Tarbes (65) - Foix (09) -  Perpignan ** (66)

   (*) le champ du blason de Mont-de-Marsan  est tantôt de gueules, tantôt d'azur, selon les époques !
(**) c'est le seul blason de forme atypique , en losange , qui marque son ancienne appartenance historique (Aragon) voir la Catalogne voisine où ce format est trés répandu . 

Je vous présenterai d'autres documents signés par Robert Louis dans mes pages.

Herald Dick

jeudi 29 décembre 2011

La bataille du logo vs le blason : armistice complaisant dans l'Orne !!

PRIS SUR LE WEB
Encore un bel exemple de démocratie participative pour le choix d'un blason municipal ?  Un petit bourg normand de l'Orne : Mâle qui possède déjà un logo pour être dans l'époque ...(bla bla bla ! ), propose pour les traditionnalistes de voter pour le choix d'un blason au nom du patrimoine. Tout cela serait excellent si il n'y avait pas un petit bémol. En effet : les quatre propositions sont absolument identiques, mis à part la différence des couleurs !! où est le choix ? comme quoi, une bonne idée de départ peut s'avérer être très décevante. Je vous laisse juger par vous-même avec le message intégral publié par le Conseil municipal(vous aurez le lien Internet tout en bas ) :



Mercredi 28 décembre 2011-   12:00
 
 
Comme vous avez pu le lire dans les extraits de Conseil du dernier bulletin municipal, la Commune travaille actuellement en étroite collaboration avec le Pays Perche Ornais, sur un plan de poche pour la Commune, présentant les différents sites communaux, les chemins de randonnées, les entreprises, ...
En complément à cette démarche, le Pays Perche Ornais a proposé de travailler sur la conception d'un blason.
 
Forte d'un logo qui inscrit Mâle dans le présent et dans l'avenir, la Commune de Mâle sera ainsi bientôt dotée d'un blason, qui inscrira dans le marbre une histoire commune, un patrimoine.
 
 
Nous diffusons en avant-première les quatre propositions qui ont été faites et qui ont fait l'objet d'un premier travail validé par le Conseil... vos commentaires et réactions sont évidemment les bienvenus...
Quelques explications...
 
Version 1
Écartelé, au 1, de sinople, à une chouette d’or ; au 2, d’argent à une roue de gueules ; au 3, d’argent, à cinq billettes de gueules posées deux et trois ; au 4, de sinople, à une crosse d’or et une épée d’argent en sautoir ; sur le tout un écu de sable inversé.

Version 2
Écartelé, au 1, de sinople, à une chouette d’or ; au 2, du même à une roue de gueules ; au 3, d’or, à cinq billettes de sable posées deux et trois ; au 4, de sinople, à une crosse d’or et une épée d’argent en sautoir ; sur le tout un écu de sable inversé.

Version 3
Écartelé, au 1, de sinople, à une chouette d’or ; au 2, d’argent à une roue de sable ; au 3, d’argent, à cinq billettes de sable posées deux et trois ; au 4, de sinople, à une crosse d’or et une épée d’argent en sautoir ; sur le tout un écu de gueules inversé.

Version 4
Écartelé, au 1, de sinople, à une chouette d’or ; au 2, du même à une roue de sable ; au 3, d’or, à cinq billettes de sable posées deux et trois ; au 4, de sinople, à une crosse d’or et une épée d’argent en sautoir ; sur le tout un écu de gueules inversé.

Explicatif de la symbolique :
Disposées en croix de Saint-André (sautoir), la crosse symbolise l’ancienne Abbaye Notre-Dame des Clairets (1), et l’épée, attribut de Saint-Martin, rappelle le vocable de l’église paroissiale et celui de la chapelle de Launay. Clin d’oeil à la nature, sur fond de sinople (vert), allusion aux riches pâtures de la vallée de l’Huisne (prairie de Tené (2)), la chouette chevêche y est présente : elle nidifie dans de vieux saules traités en têtards. Meuble d’armoiries de forme rectangulaire, les billettes suggèrent, par leur disposition verticale, les «rebatteries» des briqueteries (3). La roue à pales atteste les nombreux moulins qui jalonnaient le cours de l’Huisne. Deux d’entre eux - le moulin de la Mouchetière, près du bourg du Theil, et le moulin de Fée dit «le Moulin de Mâle» - verront l’implantation de l’usine de papier Abadie. Occupant le centre du blason, un écusson inversé, affectant la forme d’une taque (plaque de cheminée), rend hommage au dur labeur de la fonderie, activité qui perdure depuis bientôt deux siècles au lieu-dit prédestiné de «l’Écu».

1. Dépendant de l’abbaye de la Trappe, elle se signale par son porche aux doubles armoiries daté 1620.
2. Espace protégé, classé en Zone Naturelle d’Intérêt Écologique Faunistique et Floristique
3. Après moulage et calibrage, les briques étaient empilées à proximité du four pour former de véritables murs, les «rebatteries». Leur «affinage» (séchage) durait trois ou quatre semaines avant cuisson. La commune a compté jusqu’à 5 tuileries et briqueteries, dont la dernière, celle du Gibet, ferma en 1977.
 
Lors des voeux de l'équipe Municipale du 07 janvier prochain, 4 modèles seront proposés aux Mâloises et aux Mâlois et chacun désignera le blason qu'il préfère. A l'issue de ce vote, le blason qui aura reçu le plus de suffrages sera offocialisé par le Conseil Municipal du 31 janvier 2012.
 
A vos suggestions ! ... et rendez-vous le 07 janvier 2012 !

lien vers le site de la commune d'où est tiré le texte ci-dessus : http://www.male61.com/
(images et texte appartenant à son auteur, ne pas reproduire à des fins commerciales)

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