samedi 6 août 2016

En coulisse de Rio 2016 : héraldique des Jeux Olympiques d'Été - 1ère partie : 1896-1944

C hers amis sportifs sur canapé, ou sur chaise longue pliante, si vous êtes en vacances : c'est parti ! pour 16 jours de compétitions multi-sports, après une belle cérémonie d'ouverture le 5 août : je veux parler bien sûr des Jeux olympiques de la XXXIe olympiade de Rio de Janeiro.
fragment d'une affiche d'époque
 ΟΛΥΠΙΑΚΟΙ ΑΓΩΝΕΣ = Jeux Olympiques

○ Comme chacun le sait : les Jeux olympiques (modernes) se tiennent tous les quatre ans, les années paires, en alternant Jeux olympiques d'été et Jeux olympiques d'hiver. Quatre ans séparent deux éditions pour celles d'été ou d'hiver et depuis 1994 deux ans entre les Jeux olympiques d'été et ceux d'hiver. Originellement dans l'antiquité, ils se tenaient dans le centre religieux d’Olympie, dans la Grèce du VIIIe siècle av. J.-C. au Ve siècle ap. J.-C.. Les Jeux ont été rénovés à l'initiative du baron Pierre de Coubertin en 1894 lorsqu’il fonda le Comité international olympique (C.I.O). Les premiers Jeux olympiques de l'ère moderne se déroulèrent symboliquement à Athènes en 1896. Dès lors, le C.I.O est devenu l’organisation gouvernant le mouvement olympique, dont la structure et les décisions sont définies par la Charte olympique.
 ○  Ce sont les Jeux de la XXXIe olympiade. Comme tout le monde ne le sait peut-être pas, il ne s'agit pas de la 31ème édition, mais qu'il s'est écoulé 30 x 4 ans depuis les premiers jeux inaugurés en 1896.  En effet : l’olympiade est une unité de temps ! constituée par la période de quatre années s’écoulant entre deux jeux olympiques. Elle était déjà la base de la chronologie du monde grec à partir d’Alexandre le Grand. En réalité, à cause des deux Guerres mondiales, nous en sommes aux 28èmes Jeux d'été (et même les 29èmes, si l'on rajoute les Jeux de 1906, non officialisés ou plutôt disqualifiés après coup par le C.I.O en 1946). Mais nous allons vérifier tout cela en nous penchant sur les images et les principaux symboles affectés à chacune de ces manifestation, comme je l'avais déjà fait pour les Jeux olympiques d'hiver ( voir → ICI) .
carte récapitulative des pays organisateurs des Jeux Olympiques d'Été depuis 1896 jusqu'en 2016 :  jusqu'à a ce jour, seuls deux pays
de l'Hémisphère sud ont été sélectionnés, le Brésil n'étant devenu le second que cette année même. A noter que la carte de l'Afrique est toujours vierge !
• Voici donc une rétrospective illustrée de cette épopée humaine et sportive depuis son origine officielle, en 1896. Elle fera l'objet de plusieurs chapitres.


1896 - Athènes - Grèce
Jeux de la Ière olympiade de l'ère moderne

.
emblème (d'époque) de la ville d' Athènes 
 profil de la déesse Athéna  -  armoiries non officielles
Il n'y a pas eu d'affiche officielle créée pour les Jeux Olympiques modernes avant ceux de
Stockholm en 1912 - Les images qui nous sont parvenues ne sont en fait la plupart du temps
 que les couvertures des programmes officiels des festivités.

la première médaille, en argent  (il n'y avait pas d'or) remise aux vainqueurs des premiers jeux de l'ère modernes avec un portrait
de Zeus portant Niké, la déesse de la victoire, sur l'avers (à gauche) et l'Acropole d'Athènes sur le revers (à droite).
la médaille souvenir remise aux autres participants


1900 - Paris - France
Jeux de la IIe olympiade


armoiries (d'époque) de la ville de Paris
 c'est à partir de 1924 que la nef remplace le vaisseau
trois-mâts que nous voyons ( image publicité Cigarettes Laurens)
une des médailles - plaque (recto-verso) créées par la Monnaie de Paris, remise aux vainqueurs des épreuves :
un athlète vainqueur devant l'Acropole à gauche et Niké au-dessus du site des Expositions de Paris, à droite
 (c'est la seule de l'ensemble des J.O. d'Été qui n'est pas de forme circulaire)
Les Jeux Olympiques de Paris en 1900 faisaient partie des festivités diverses proposées par l'Exposition Universelle.
De très nombreuses compétitions sportives se tiennent alors sous l'autorité des organisateurs de l'Exposition
 et ce sur plusieurs mois.


1904 - Saint Louis - États-Unis
Jeux de la IIIe olympiade

emblème de St. Louis (U.S.A - Missouri)
 chromo de collection allemande, issue d'une série éditée par la marque
 de cigarettes Aurelia à l'occasion des Jeux Olympiques de 1936
Le steamboat ou paddle steamer (bateau à roues) sur le Mississippi est
toujours le symbole de la ville de Saint Louis sur ses sceaux officiels.
médaille attribuée aux athlètes du 800 mètres - athlète vainqueur à gauche (revers) et Niké, déesse de la victoire à droite (avers) .
 Comme à Paris, précédemment, ces Jeux Olympiques sont couplés avec une exposition universelle, en l'occurrence celle célébrant
 le centenaire de la vente de la Louisiane par la France aux États-Unis (The Louisiana Purchase), officialisée en mars 1804 à Saint-Louis, lors de la Journée des trois drapeaux.
la médaille souvenir remise aux autres participants -  sur le revers sont disposés, parmi les diverses étoiles et inscriptions :
en haut un blason pour la ville de St. Louis; en bas à droite : un blason avec une fleur de lys, symbolisant la France,
 et au-dessous un autre blason avec une aigle pour les U.S.A.




1906 - Athènes (II) - Grèce

(II) signifie que c'est la deuxième fois que la manifestation est organisée dans la ville d'Athènes, après 1896
  Les Jeux Olympiques intercalaires de 1906, baptisés "Jeux de la décennie", furent une compétition multisports organisée par la Grèce en 1906 pour célébrer le dixième anniversaire de la rénovation des Jeux olympiques. Ils furent considérés initialement comme les 2èmes Jeux Olympiques à Athènes, en présence et avec l'accord de tout le mouvement olympique, constituant un succès sportif évident. Cependant, ils sont ultérieurement qualifiés de Jeux intérimaires ou intercalaires en raison de la position de Pierre de Coubertin et du Comité international olympique, qui en 1946 ne les reconnaît plus comme ayant été officiels.

armoiries de la ville d' Athènes
dessin de Jiří Louda -  armoiries non officielles

 médaille attribuée aux vainqueurs des Jeux intercalaires d'Athènes en 1906 , copie conforme de celle de 1896
 médaille souvenir remise aux autres participants des Jeux "intercalaires" de 1906, copie de celle de 1896.



1908  -  Londres  -   Royaume-Uni
Jeux de la IVe olympiade


armoiries (d'époque) de la ville de Londres
d'après ancienne carte postale Faulkner 1900/1914

Avec cette session de 1908, c'est donc la dernière image extraite des programmes
officiels qui nous sert d'affiche officielle.

 médaille des Jeux de Londres 1908 - le revers (à droite) représente Saint Georges, saint protecteur de la capitale et de l'Angleterre.
la médaille souvenir remise aux autres participants des Jeux de Londres 1908 - à gauche une allégorie de la gloire et de la renommée
 à droite : un quadrige, char à quatre chevaux pour la course, symbole récurent sur les médailles à suivre.





1912  -  Stockholm  -   Suède
Jeux de la Ve olympiade

armoiries de la ville de Stockholm
vignette de l’album "Sveriges Stadsvapen"
édité par la société  Kaffe Hag (1932)
le roi Éric (saint Éric) a un visage très
androgyne sur ce dessin !
Première affiche officielle de l'histoire des Jeux - admirez la performance (incomplète)
pour cacher le sexe de l'athlète !
 médaille attribuée aux vainqueurs des Jeux de Stockholm en 1912 - le revers (à droite) montre un héraut avec trompette et
 parchemin proclamant l'ouverture des Jeux devant le buste de Pehr Henrik Ling, pédagogue suédois considéré comme
 "le père de la gymnastique suédoise"
  médaille souvenir remise aux autres participants des Jeux de Stockholm en 1912 - à droite : Zeus portant Niké dans sa
main, il est assis sur un trône porté par une colonne ionienne.




1916  -  Berlin  -  Empire allemand (annulés)
Jeux de la VIe olympiade

 Les Jeux Olympiques de 1916 n'eurent pas lieu en raison de la Première Guerre mondiale,
vignette publicitaire (cinderella) d'époque
annonçant des jeux qui n'auront pas lieu


1920  -  Anvers  -   Belgique
Jeux de la VIIe olympiade

armoiries d'Anvers / Antwerpen (Belgique)
 chromo de collection allemande, issue d'une série éditée par la marque
 de cigarettes Aurelia à l'occasion des Jeux Olympiques de 1936
 médaille attribuée aux vainqueurs des Jeux Olympiques d'Anvers en 1920 - le revers (à droite) montre l'image d'une statue de la ville érigée en l'honneur du soldat romain mythique Silvius Brabo qui tua le géant Druon Antigoon à Anvers et après jeta sa main tranchée dans le fleuve Escaut. Druon Antigoon ou Antigone était un géant qui demandait un important péage à tous ceux qui voulaient remonter le cours de l'Escaut. Au pied de la statue sont posées les armoiries de la ville et en fond on devine les monuments de la grande cité portuaire
 médaille souvenir remise aux autres participants des Jeux d'Anvers en 1920




1924  -  Paris (II)  -   France
Jeux de la VIIIe olympiade

(II) signifie que c'est la deuxième fois que la manifestation est organisée dans la ville de Paris, après 1900
armoiries de la ville de Paris 
 armoiries version 1924 réglementées par le décret
 du 20 août 1949 (site internet de la ville)
fragment d'entête d'une lettre datée de 1923, avec ce qui peut être considéré comme le premier logo de l'histoire des Jeux Olympiques
Une affiche bien de chez nous (avec les armes de Paris, en bas à gauche) mais qui jette
un malaise, quand on reconnaît l’esthétisme de l'imagerie fasciste (Italie- Allemagne)
de cette période des années '1920 / '1930
 médaille attribuée aux vainqueurs des Jeux Olympiques de Paris en 1924
 médaille souvenir remise aux autres participants des Jeux de Paris 1924



1928  -  Amsterdam  -   Pays-Bas
Jeux de la IXe olympiade

armoiries de la ville de Amsterdam
vignette de l’album "Nederlandsche Gemeentewapens"
édité par la société Koffie Hag (1925-1932)


logos de style "Art Nouveau"

 médaille attribuée aux vainqueurs des Jeux Olympiques d'Amsterdam en 1928 ;  médaille "Trionfo"
 médaille souvenir remise aux autres participants des Jeux d'Amsterdam en 1928



1932  -  Los Angeles  -   États-Unis d'Amérique
Jeux de la Xe olympiade

armoiries de Los Angeles  (U.S.A - Californie)
 chromo de collection allemande, issue d'une série éditée par la marque
 de cigarettes Aurelia à l'occasion des Jeux Olympiques de 1936.
Les armes de Los Angeles combinent dans quatre quartiers, les quatre
 nations liées à son histoire spécifique : en 1 : les États-Unis d'Amérique
(depuis 1850); en 2 : la République de Californie (1846);
en 3 : le Mexique (1821-1846); en 4 : l'Espagne (1768-1821)


 médaille attribuée aux vainqueurs des Jeux Olympiques de Los Angeles en 1932 :
ce modèle intitulé "Trionfo" créé par le sculpteur italien Giuseppe Cassioli et inauguré pour les jeux d'Amsterdam en 1928 restera
 en service jusqu'en 1972 (Munich) avec le même revers (à gauche) et même jusqu'en 2000 (Sydney) avec un avers (à gauche) identique représentant Niké, la déesse grecque de la victoire.
 médaille souvenir remise aux autres participants des Jeux de Los Angeles en 1928




1936  -  Berlin  -   Allemagne
Jeux de la XIe olympiade

armoiries de la ville de Berlin ( Allemagne)
vignette de l’album "Deutsche Ortswappen"
édité par la société Kaffe Hag (1913-1939)
les initiales O H  sont celles de Otto Hupp, grand artiste
héraldiste allemand au style graphique très reconnaissable
L'emblème spécifique aux Jeux de Berlin 1936 est une cloche, mais pourquoi ? 
Sa création fut le fruit du hasard : un artiste, Johannes Boehland, réalisa tout d'abord
un emblème comprenant les cinq anneaux olympiques surmontés d'un aigle, accompagnés
 de la porte de Brandebourg, un des symboles de la ville. Après cela, le président du Comité
d'organisation des Jeux, le Dr. Lewald, n'étant pas satisfait de cette composition,
prit l'initiative d'ouvrir la partie inférieure de l'emblème, ce qui donna le dessin
 d'une cloche. Bien qu'étant le fruit du pur hasard, le symbolisme de cette figure
 fut immédiatement reconnu. Sur le bord de la cloche l'inscription : "Ich rufe die 
Jugend der Welt !" ("J'appelle la jeunesse du monde !"). L'artiste, Johannes Boehland
fut mandaté pour poursuivre la réalisation de l'emblème dans cette direction. L'emblème
 définitif fut ainsi composé de la cloche olympique sur laquelle se retrouvent les anneaux
 olympiques surmontés de l'aigle germanique. En plus des anneaux, de la flamme et du serment
olympiques, la cloche devint l'un des symboles forts et très présents des Jeux de Berlin.
source info : www.olympic.org/fr/
 médaille attribuée aux vainqueurs des Jeux Olympiques de Berlin en 1936 : médaille "Trionfo"
 médaille remise aux autres participants des Jeux de Berlin en 1936 - sur l'avers (à gauche) cinq athlètes alignés représentant
 les cinq continents tirent chacun une corde pour actionner la cloche olympique que nous retrouvons sur le revers (à droite)
et une médaille de fer (non validée par le CIO) attribuée par le régime nazi,  "Pour tous les mérites de ceux qui ont participé aux Jeux Olympiques de 1936" - relique tragique de l'histoire




1940  -  Tokyo  -   Empire du Japon (annulés) 
 remplacés par :  Helsinki  -   Finlande (annulés)
Jeux de la XIIe olympiade

projet d'affiche officielle pour des jeux finalement annulés
projet d'affiche officielle pour des jeux également
 annulés mais ce visuel sera quand même réutilisé plus tard
○ Les Jeux de la XIIe Olympiade, qui auraient dû avoir lieu entre le 21 septembre et le 6 octobre 1940, furent annulés en raison de la Seconde Guerre mondiale.  Tokyo aurait dû accueillir ces jeux, mais le Japon y renonça en raison du déclenchement de la seconde guerre sino-japonaise (1937).
 Les jeux ont alors été réattribués à Helsinki, en Finlande et reprogrammés du 20 juillet au 4 août 1940. Quand la Seconde Guerre mondiale éclata, la Finlande confirma qu'elle organiserait bien les Jeux. Elle y renonça cependant après avoir été attaquée par l'Union soviétique en avril 1940, et les Jeux olympiques d'été de 1940 furent définitivement annulés.

1944  -  Londres  -   Royaume-Uni (annulés)
Jeux de la XIIIe olympiade

○○ Les Jeux de la XIIIe Olympiade, prévus à Londres pour 1944 ont également été annulés. Les jeux d'été reprirent après la guerre avec les Jeux olympiques d'été de 1948 à Londres. Helsinki accueillit ceux de 1952 et Tokyo ceux de 1964.


• Avec ce contexte tragique de la première moitié du XXe siècle, où ces Jeux, qui se veulent un hymne à l'Humanité et à la fraternité entre les peuples, se sont déroulés dans une époque qui a vu la préparation d'affrontements à coup de nationalismes et de xénophobie, surclassée par les abominations de deux Guerres mondiales, je vous propose de suivre la suite de l'Histoire des symboles des Jeux dans un prochain volet, dans quelques jours. Le Monde ira-t-il mieux ? pas sûr ....
Voir chapitre 2 → ICI




Crédits
images, textes :
-  fr.wikipedia.org/wiki/
-  en.wikipedia.org/wiki/
-  olympic-museum.de
-  www.olympic.org/fr/
-  www.telegraph.co.uk/sport/olympics/
-  www.olympicartifacts.com


              Heraldão Dick

mardi 2 août 2016

Top 15 des plus grandes villes du Brésil avec leurs blasons

Voici un nouveau volet à cette série consacrée à la découverte de l’héraldique civique, à travers divers pays du Monde. Le principe du "Top xx" très répandu dans les médias et sur Internet, pour recenser ce qui est le plus remarquable dans un domaine particulier est ici adapté à cette thématique. Il nous permettra de découvrir ou réviser la géographie d'un pays choisi de manière aléatoire et dans le même temps de s'intéresser à sa diversité en matière de blasons et emblèmes municipaux.

 Nous partons en Amérique du Sud et, pour coller avec l'actualité, en l’occurrence les immanquables Jeux Olympiques de Rio, je vous invite à parcourir : le Brésil.




Voici donc les 15 plus grandes villes, plus exactement les plus grands municipios (communes) en terme de population, en-dehors des énormes concentrations urbaines qui caractérisent ce pays (chiffres 2015, estimations). Toutes ces villes dépassent le million d'habitants, la plupart sont localisées sur une bande de 100 km longeant le littoral de l'Océan Atlantique où est concentrée la population. 85,7% de la population vit dans les villes ce qui est énorme, par rapport aux étendues immenses du pays.




1 - SÃO PAULO

- nom complet originel : São Paulo de Piratininga
capitale de l'état de São Paulo (Estado de São Paulo)  - 11 967 825 habitants
Cette ville a fait l'objet d'un article plus détaillé → ICI ou encore → ICI







2 - RIO DE JANEIRO

- nom complet originel : São Sebastião do Rio de Janeiro
ancienne capitale du Brésil jusqu'en 1960, capitale actuelle de l'état de Rio de Janeiro (Estado de Rio de Janeiro)  - 6 453 680 habitants
Cette ville a fait l'objet d'un article plus détaillé → ICI ou encore → ICI







3 - SALVADOR

- nom complet originel : São Salvador da Bahia de Todos os Santos
capitale de l'état de Bahia (Estado da Bahia)  - 2 921 090 habitants
Cette ville a fait l'objet d'un article plus détaillé → ICI ou encore → ICI








4 - BRASILIA

capitale fédérale du Brésil depuis 1960 et siège du gouvernement du District Fédéral (Distrito Federal)  - 2 914 830 habitants
Cette ville a fait l'objet d'un article plus détaillé → ICI ou encore → ICI






5 - FORTALEZA

capitale de l'état de Ceará (Estado do Ceará)  -  2 591 190 habitants
Cette ville a fait l'objet d'un article plus détaillé → ICI ou encore → ICI






6 - BELO HORIZONTE

capitale de l'état de Minas Gerais (Estado de Minas Gerais)  -  2 502 560 habitants
Cette ville a fait l'objet d'un article plus détaillé → ICI ou encore → ICI








7 - MANAUS

capitale de l'état d'Amazonas (Estado do Amazonas)  -  2 057 710 habitants
Cette ville a fait l'objet d'un article plus détaillé → ICI  ou encore → ICI







8 - CURITIBA

capitale de l'état du Paraná (Estado do Paraná)  -  1 879 355 habitants
Cette ville a fait l'objet d'un article plus détaillé → ICI  ou encore → ICI








9 - RECIFE

capitale de l'état de Pernambouc (Estado de Pernambuco)  -  1 617 180 habitants
Cette ville a fait l'objet d'un article plus détaillé → ICI   ou encore → ICI








10 - PORTO ALEGRE

- nom complet originel : Nossa Senhora Madre de Deus de Porto Alegre
capitale de l'état de Rio Grande do Sul (Estado do Rio Grande do Sul)  - 1 476 870 habitants
Cette ville a fait l'objet d'un article plus détaillé → ICI ou encore → ICI





11 - BELÉM

- nom complet originel : Santa Maria de Belém do Grão Pará
capitale de l'état de Pará (Estado do Pará)  - 1 439 560 habitants
Cette ville a fait l'objet d'un article plus détaillé → ICI









12 - GOIÂNIA

capitale de l'état de Goiás (Estado de Goiás)  - 1 430 700 habitants
Cette ville a fait l'objet d'un article plus détaillé → ICI







13 - GUARULHOS

- nom complet originel : Nossa Senhora da Conceicão de Guarulhos
ville de l'état de São Paulo (Estado de São Paulo)  - 1 324 780 habitants








14 - CAMPINAS

ville de l'état de São Paulo (Estado de São Paulo)  - 1 164 100 habitants








15 - SÃO LUÍS

- nom complet originel : Saint-Louis de Maragnan (fondée par les Français)
capitale de l'état de Maranhão (Estado do Maranhão)  - 1 073 890 habitants
Cette ville a fait l'objet d'un article plus détaillé → ICI







• Avec ce focus sur les plus grandes métropoles brésiliennes, on pourrait presque penser que le Brésil est un pays où les règles fondamentales de l'héraldique sont assez bien respectées, pour les armoiries municipales, à quelques exceptions près. Mais ce n'est qu'une illusion, malheureusement !
• Hormis quelques villes, grandes ou petites, parmi celles qui ont eu un passé colonial remontant aux premiers établissements portugais, quelque fois hollandais ou français, la majorité des emblèmes, plus récents, posent des problèmes de blasonnement. Trop de paysages, de scènes agricoles, industrielles, de références historiques mises en images, avec un excès de détails, dans un style "case de bande dessinée" et le plus souvent "au naturel" (villes n°7 et 11). Excès aussi dans l'utilisation des nuances de couleurs (émaux) : par exemple les blasons des villes n° 9 et 10 seraient  -presque- parfaits si on n'avait pas deux nuances de bleu dans le premier ou deux nuances de vert dans le second ! ou carrément des couleurs difficilement identifiables, et avec fondu-enchaîné (ville n°11).
• Je l'ai déjà dit pour d'autres pays voisins du Brésil, et c'est le même constat dans tous les pays d'Amérique latine, du Mexique au Chili, c'en est même devenu un style particulier à ce continent, qui est de mêler la grande tradition héraldique européenne à une production globale d'emblèmes locaux plus basiques. Il n'est reste pas moins que ces images présentent parfois un certain intérêt et font pour le moins barrage aux logotypes (logos) façon "marque de lessive" qui abondent dans nos pays européens depuis une vingtaine d'années pour identifier nos villes et autres communes ! 




Si vous désirez encore en savoir plus sur le pays : le Brésil et ses emblèmes, c'est → ICI

A bientôt , pour un nouveau pays ...→ ICI
Et pour revoir le pays précédent ...  → ICI





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