jeudi 18 décembre 2014

Championnat d'héraldique des clubs de football #12 - la Liga d'Espagne 2014 - 2e partie

patch en tissu
Nous continuons la revue des emblèmes des clubs de football d'élite de la Liga Española commencée il y a quelques jours → .
 Je suis désolé pour les amateurs exclusifs de sport : ils ne trouveront pas ici, ni les résultats, ni statistiques et aucun commentaire sur leurs équipes favorites !  Mais s'ils veulent en savoir plus sur le logo qu'elles arborent, qu'ils ne sachent pas déjà, alors qu'ils restent encore un peu .... 

   Car en effet, de nombreux emblèmes sportifs se référent encore aux codes et à la discipline du blason et de l'héraldique, par l'entremise des armoiries de la ville ou de la province d'où provient le club.  L'Espagne est assez exemplaire dans l'utilisation de cette transposition graphique du blason. 
  Et si je peux faire aimer le foot aux passionnés de blasons, via cette discipline, j'en serais ravi !  Et vice et versa...
  
 Le championnat de football du plus haut niveau en Espagne s'appelait "la Primera División" entre 1928 et 2008, puis a été renommée comme un peu partout en Europe : "Liga " depuis 2008. Dans le langage courant, le terme de "Liga " est souvent utilisé pour désigner la compétition, bien que liga signifie simplement ligue en espagnol. L'antichambre de cette élite a pour nom "Liga Adelande (ex Segunda División)". 

 Voici pour la présentation, voyons la carte de localisation des 20 clubs de Liga maintenant :


   Comme les précédentes fois,  je mets en parallèle logos de clubs et blasons des "villes hôtesses", pour établir les liens quand ils existent, qui expliquent l'origine de certains symboles, mais pas tous et pas toujours.
   Je continue le  classement alphabétique par les noms des villes, qui est le plus naturel, le plus impartial, et aussi le plus pratique car trois d'entre elles comportent plusieurs clubs. Voici donc les 7 clubs suivants :




  
























GETAFE C.F. -  GETAFE CLUB DE FÚTBOL  (Getafe)
 

   Le club actuel a été créé en 1983, dans une importante ville de l'agglomération madrilène, située a 15 km au sud de la capitale espagnole. Getafe est également connue pour sa base aérienne militaire, l'une des plus anciennes d'Espagne. Le pionnier de l'aviation espagnole:  Juan de la Cierva y a fait évoluer ses célèbres autogires, appareils combinant avion et hélicoptère, dans les années '1920,  et ainsi Getafe est considérée comme le «berceau de l'aviation espagnole». Voici pour l'explication du spectaculaire "champ de sinople (couleur des pelouses de l'aérodrome) semé d'avions d'argent", visible à senestre de l'écu. 
   La partie dextre est "de gueules à la croix latine d'or, chargée au croisement du Sacré-Cœur de Jésus du champ ceint de la couronne d'épines de sinople (parfois d'or)". Ce symbole se réfère à la colline sacrée du Cerro de los Ángeles, située à proximité de Getafe. C'est un sanctuaire catholique dédié à Nuestra Señora de los Ángeles (Notre-Dame des Anges) depuis le XIVe siècle et au Sagrado Corazón (Sacré-Cœur) de Jésus depuis 1919. Cette colline est aussi considérée comme le centre géographique de la péninsule ibérique.
  L'emblème du club a repris assez fidèlement l'image du blason municipal, en substituant juste la couronne royale par un ballon de football. Le cercle bleu est aux couleurs du maillot des joueurs. Le terme "S.A.D." est là seulement pour désigner le statut juridique du club : Sociedad Anónima Deportiva (une Société Anonyme Sportive*).

(*) En France, le Paris-Saint-Germain Football est une S.A.S.P ( Société Anonyme Sportive Professionnelle)

exercice sur la base aérienne de Getafe affectée au Transport militaire.
Emblème de la Base Aérienne de Getafe - Ala n° 35







GRANADA C.F. -  GRANADA CLUB DE FÚTBOL  (Grenade) 
 

  Le club est né en 1931. Les couleurs sont le rouge et le blanc, tout comme le logo qui n'a pratiquement pas changé dans son aspect général, depuis les débuts du club. Son style graphique minimaliste, pourrait être assimilé au style "Art Déco", très en vogue entre les deux Guerres mondiales. Pour le lien avec l'héraldique locale, il faut chercher dans la pointe de l'écu : une grenade avec tige et feuilles, très stylisée. 
  Le fruit héraldique, outre les armes parlantes qu'il évoque avec le nom de la ville, était le symbole du royaume de Grenade (ci-dessous) reconquis par la Castille en 1492, après avoir chassé les derniers souverains arabes de la région et de la péninsule ibérique. Il figure indéfectiblement depuis cette date, en pointe, sur les armoiries de l'Espagne. Mais nous le trouvons aussi en bonne place dans les armes de la ville (ci-dessus à droite), en compagnie des "rois catholiques", les vainqueurs de la Reconquista : Ferdinand II d'Aragon et Isabelle de Castille, en majesté sur leurs trônes.

la grenade :  à gauche, le fruit naturel du grenadier (Punica granatum)
 ou à droite : grenade héraldique (Royaume de Grenade conquis par la Castille) :
"D'argent à la grenade d'or ouverte de gueules, tigée et feuillée de deux pièces de sinople".








 DEPORTIVO DA CORUÑA -   REAL DEPORTIVO DE LA CORUÑA 
(La Corogne) 
 

  Il figure parmi les plus anciens clubs d'Espagne, fondé en  1906. Son nom était initialement "Club Deportivo de la Sala Calvet" jusqu'en 1912. Il a alterné plusieurs périodes en Première et en Deuxième Divisions. Les couleurs du maillot sont des rayures verticales bleues et blanches. L'emblème qui a très peu changé depuis 1912, est formé de deux éléments : une ceinture fermée en cercle et un drapeau triangulaire, un pennon pour être précis, dont la pointe passe à travers le cercle principal ; le tout est surmonté d'une couronne royale.
Le drapeau représente  les couleurs de la Galice, la région de La Corogne et la ceinture est un emblème original provenant du Sala Calvet Gymnasium. Par contre aucune référence ne provient directement des symboles utilisés par la ville de La Corogne dans ses armes  (ci-dessus à droite) .
  

évolution du logo, selon le site : http://lafutbolteca.com









REAL MADRID -  REAL MADRID CLUB DE FÚTBOL  
 

  Avec le Barça, son grand rival catalan dans le fameux "clásico", et que nous avons vu lors du dernier volet, c'est un des clubs les plus prestigieux et les plus titrés en Espagne et dans le monde du football professionnel en général. 
  Créé en 1902, il n'a jamais quitté la Première Division et a été élu meilleur club du XXe siècle par la FIFA (Fédération Internationale de Football Association), c'est dire le niveau très élevé de son jeu, avec une constante : former ou recruter des joueurs exceptionnels, parmi les meilleurs du monde. Le mot Real figurant dans son nom signifie "royal" en espagnol, titre accordé au club par le roi Alphonse XIII d'Espagne en 1920. Le maillot des joueurs est traditionnellement entièrement blanc.
 L'emblème a souvent changé au cours de sa longue histoire (voir ci-dessous), il est basé sur  le monogramme mêlant les lettres M-C-F (initiales de Madrid Club de Fútbol) inscrites dans un cercle et traversé par une bande bleue (ou de pourpre à certaines époques) en diagonale. La couronne royale découle du titre accordé par le roi d'Espagne en 1920. Elle avait été naturellement supprimée pendant la période républicaine (1931-1939). A certaines époques, l'emblème a incorporé le blason (l'ancien, voir plus bas) de la capitale espagnole, mais ce n'est plus le cas depuis 1940.


évolution du blason, selon le site : http://lafutbolteca.com
on remarquera la suppression de la couronne royale pendant la République Espagnole (1931-1939)

  Le sponsor principal du Real est la compagnie aérienne Fly Emirates. En 2012, le club signe un accord avec les Émirats Arabes Unis afin de construire un parc thématique dont l'inauguration aura lieu en 2015 sur une île artificielle, le Real Madrid Resort Island. Afin de ménager les sensibilités des partenaires et de la clientèle locale de confession musulmane, le club espagnol a alors choisi de supprimer la croix, symbole chrétien qui figure sur son blason. Cette modification a suscité beaucoup de polémiques en Espagne et ailleurs (voir →), voyant ici un crime de lèse-majesté à l'encontre des institutions de l'Espagne. Mais il faut relativiser l'affaire : cela ne concerne à priori que le logo transposé et utilisé dans les Émirats (image ci-dessous), et non pas pas celle du club espagnol sur son propre sol !


ancien blason de Madrid (de 1842 à 1967), azulejos






ATLÉTICO MADRID  -   CLUB ATLÉTICO DE MADRID 
 

   Deuxième grand club de la capitale, mais non moins prestigieux, c'est son principal rival dans le cœur des supporters de la métropole. Le club est fondé en 1903 en tant que "Athletic Club de Madrid" par trois étudiants basques qui vivaient à Madrid. Ils voyaient ce nouveau club comme une branche de leur équipe d'enfance, l'Athletic Bilbao. Cette filiation basco-madrilène se remarque dans l'aspect des emblèmes et ce depuis le début, ainsi que dans la couleur des maillots : rayés de blanc et de rouge, seule la couleur des shorts et des bas les différencie : bleus pour Madrid, noirs pour Bilbao. En 1939 , après la guerre civile espagnole, en grande difficulté d'effectifs et financière, le club fusionne avec celui des aviateurs de l'Aviación Nacional,  ce qui a donné de curieux emblèmes "ailés" jusqu'en 1947.  
  Dès lors l'emblème de l'Atlético est un vrai blason héraldique parfaitement "blasonnable"  :
"Taillé , au premier d'argent à l'arbousier (madroño en espagnol) de sinople, fruité de gueules, fûté au naturel, supporté par un ours (oso en espagnol) rampant de sable à senestre, à la bordure d'azur chargée de sept étoiles du champ (de la ville de Madrid); au deuxième palé d'argent et de gueules de huit pièces". A certaines époques l'arbousier  était terrassé comme sur le blason/logo municipal actuel de Madrid (ci-dessus à droite), et le quartier inférieur était plutôt "de gueules à trois pals d'argent" au lieu de "palé d'argent et de gueules".
 

 "El Oso y el Madroño", sur la Puerta del Sol de Madrid
symbole héraldique de la ville, bronze du sculpteur Antonio Navarro Santafé (1966)
évolution du blason, selon le site : http://lafutbolteca.com

ancien blason de l'Athletic Bilbao









RAYO VALLECANO DE MADRID  ( Madrid, quartier de Vallecas
 

 C'est le troisième club madrilène, le moins célèbre des trois, sans lui faire offense. Il a été fondé en 1924 sous le nom de "Agrupación Deportiva El Rayo de Vallecas". Vallecas était à l'époque une petite ville des environs de Madrid,  qui a été fusionnée avec elle en 1950, devenant donc un quartier du sud-est de la capitale. Ce sont ses anciennes armoiries simplifiées (voir ci-dessous) : "écu de gueules, au râteau et à la fourche de sable mis en sautoir, timbré d'une couronne royale d'or, soutenu de deux branches d'olivier de sinople", qui sont placées dans le canton gauche du logo. L'emblème n'a pas changé dans sa forme générale depuis la création du club, mis à part les lettres initiales correspondant aux différentes appellations qu'a reçu le club. L'éclair rouge qui traverse l'écu d'argent symbolise le terme de "Rayo", le rayon en espagnol. Les couleurs du maillot des joueurs sont le blanc avec une bande diagonale rouge barrant la poitrine.

 armoiries de l'ancienne ville de Vallecas

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Coup de sifflet pour la deuxième mi-temps. Mais il y aura des prolongations !

Reprise du jeu dès que possible → 3e partie


A bientôt...


Crédits :
passer la souris sur les images pour voir leur origine
- pour l'essentiel :
• logos  : 
Wikipédia , clubs  ou sites de fans/supporters
• les blasons : 
commons.wikimedia.org



                            Herald Dick


mercredi 17 décembre 2014

Capitales du monde : Basseterre

 n on, non ! pas la Basse-Terre avec un trait-d'union, en Guadeloupe ! ce n'est pas une capitale... juste un chef-lieu de département et de région française. C'est d'une petite ville homonyme pas très éloignée dont il s'agit : Basseterre en un seul mot et elle est bien la capitale d'un état indépendant, celle-ci !





  
  Hélas ! j'ai cherché vainement un blason pour cette ville de Basseterre sans succès, alors que "notre Basse-Terre" de Guadeloupe en possède un, c'est énervant ! Et non plus aucun logo ni le moindre petit (vermi) sceau à se mettre sous la dent...  frustration.
 Alors par substitution, je remplace le vide par les armoiries de l'état de Saint-Christophe-et Niévès que nous voyons ci-dessus :
 - Écu "d’argent au chevron de gueules, accompagné de deux fleurs de flamboyants de gueules et d’un bateau à voile au naturel, et un chef d’azur chargé en fasce, d’une fleur de lys d’or, d’une tête de caribéen du même et d’une rose d’argent au cœur de gueules, boutonnée d'or, pointée de sinople". 
 -Timbre : un heaume d'acier, lambrequins d'azur et d'argent, sommé d'une couronne murale, et d'une torche brandie par deux bras, au naturel. 
 - Supports : deux pélicans , un palmier et un plan de canne à sucre, le tout au naturel.
 - Devise sur une banderole d'argent :  "Country Above Self" (La nation au-dessus de nous).





25 - Basseterre


Basseterre est la capitale de la fédération de Saint-Christophe-et-Niévès (St Kitts and Nevis en anglais) ; c'est un des principaux ports commerciaux des Petites Antilles du Nord.

Population  :  15 500  hab. ( estimation 2005).

   Basseterre a été fondée en 1627 par les Français, sous la responsabilité du sieur Pierre Belain d'Esnambuc. Elle a servi de capitale à la colonie française de Saint-Christophe, qui se composait des extrémités nord et sud de l'île (le centre avait été cédé à la Grande-Bretagne). Lorsque Philippe de Longvilliers de Poincy est devenu le gouverneur français de Saint-Christophe en 1639, la ville s'est transformée en un grand port prospère, régulant le commerce des Caraïbes orientales et de la colonisation. De Poincy fit rapidement de Basseterre la capitale de l'ensemble des colonies françaises des Antilles, qui comprenait les îles de la Guadeloupe et de la Martinique, et le resta jusqu'à sa mort en 1660. La ville est devenue la capitale de l'ensemble de l'île de Saint-Kitts en 1727, à la suite de l'expulsion des français de l'île, passée sous contrôle britannique à part entière.
   La ville de Basseterre possède une histoire des plus tragiques de toutes les capitales des Caraïbes, détruite à plusieurs reprises par les guerres coloniales, les incendies, les tremblements de terre, les inondations, les révoltes et les ouragans. Malgré tout cela, un nombre considérable de bâtiments bien restaurés existent encore dans le centre de Basseterre, qui conserve un beau patrimoine colonial.
  La ville est composée de deux paroisses, celle de Saint George Basseterre au nord et la partie sud est la paroisse de Saint Peter Basseterre.

Vue du ponton de débarquement et du quartier portuaire de la ville de Basseterre


timbres commémoratifs de l'indépendance (1983) : armoiries et drapeau nationaux

The Circus : place emblématique de la ville avec sa fontaine-horloge qui est en fait un mémorial : The Berkeley Memorial, construit en l'honneur de Thomas B.H. Berkeley, un ancien président du Conseil législatif général dans les années 1880
Sous l'horloge et sur les quatre faces sont disposées ses armoiries (détail ci-dessous)




capitale précédente  →   Banjul
capitale suivante     →     B...?


lundi 15 décembre 2014

Histoire parallèle : 15 décembre 1914-2014 -
les symboles des alliés de l'Allemagne

N ous allons aujourd'hui faire encore un nouveau point sur  les emblèmes utilisés dans la propagande patriotique au cours de la Première Guerre Mondiale. On pourra la mettre en miroir de la précédente édition voir → ICI qui  était consacrée aux alliés de la France.
 
Voici donc une nouvelle série d'images illustrant les pays alliés ennemis déclarés à ce jour: les deux Empires de l'ex-Triple Alliance ou Triplice : Allemagne et Autriche-Hongrie, auxquels il faut rajouter désormais l'Empire Ottoman ...

"arbre généalogique" de l'alliance des Empires : de bas en haut : l'Autriche-Hongrie,
l'Allemagne et la Turquie (Empire Ottoman), tous représentés par leur symboles nationaux.
Le sommet de l'arbre est décapité par un obus du fameux "canon de 75" , fierté de la
 technologie militaire française à l'époque.  

 carte allemande en écriture (typographie) de type "fraktur" , traduction : "Unis dans la lutte".
l'empereur Guillaume II pour l'Allemagne, le sultan Mehmed V pour la Turquie, et François-Joseph, empereur d'Autriche et roi de Hongrie.
 carte en langue allemande de style "Art Nouveau", légende en écriture "fraktur",
traduction : "Alliance à plusieurs contre un monde d'ennemis "
affiche en allemand et en turc, calligraphié en caractères arabes, traduction : " Unis dans la fidélité"
carte en allemand , traduction " Justice et la Vérité,
seront la victoire apportée par ces drapeaux".
carte en allemand , traduction " L'Union fait la Force"

carte patriotique allemande , traduction :
La Vistule reste allemande, le Rhin reste allemand
Malheur à nous, nous sommes menacés !
Nous sommes aussi durs que le minerai et la pierre
Et fidèles jusque dans la mort . 

 carte en langue allemande de style "Art Nouveau" , traduction :  "Le Danube sentinelle,  la sentinelle du Rhin, ils devraient être nos protecteurs".

 carte en langue allemande, traduction : "Nous voulons être un peuple de frères"
 carte en langue allemande : la Triple Alliance

Carte en langue tchèque , avec inscription en latin : "la force de l'esprit"
"Le loup et le héron", fable de Ésope (ou "le loup et la cigogne" de Jean de La Fontaine) :
carte postale anglaise (Tucks Post Card Oilette)  - illustrateur : F.Sancha
Un loup, ayant avalé un os, allait partout cherchant qui le débarrasserait de son mal.
 Il rencontra un héron, et lui demanda moyennant salaire d’enlever l’os. 
Alors le héron descendit sa tête dans le gosier du loup, retira l’os, puis réclama
 le salaire convenu.  « Hé ! l’ami, répondit le loup, ne te suffit-il pas d’avoir retiré
 ta tête saine et sauve de la gueule du loup, et te faut-il encore un salaire ? »
-o-
Cette fable montre que le plus grand service qu’on puisse attendre de la
 reconnaissance des méchants, c’est qu’à l’ingratitude ils n’ajoutent pas l’injustice.


carte en langue allemande , pouvant se traduire "J'étais là, permettez moi, s'il vous plait , d'être le troisième dans votre alliance"

carte allemande pour les fêtes du Nouvel An (1915)
autre carte de vœux allemande : " tendres remerciements, doux souvenirs"


les trois empereurs ci-dessus, version italienne " La brute Triplice" caricature signée Golia,
 pseudonyme de l'artiste italien Eugenio Colmo (1885 - 1967)




                 Herald Dick