jeudi 14 novembre 2019

Héraldique médiévale : le Grand Armorial Équestre de la Toison d'Or - 7e épisode

 (archivage d'un précédent onglet consacré aux images du Moyen-âge)

  Nous reprenons la destination du XVè siècle en Bourgogne ducale, à l'époque du Duc Philippe III, le Bon (1396-1467). Rappelons que la particularité de cet armorial est de mêler des pages d'écus armoriés rangés en 5 rangs de 5 ou 4 écus par page,  avec des planches où sont figurés les grands princes et seigneurs, montés à cheval, parés pour le tournoi en tenue héraldique complète y compris le harnachement de l'animal : absolument exceptionnelles de beauté !
  Des inscriptions en lettres gothiques ou simple cursives permettent d'identifier à coup sûr les personnages y compris sur bon nombre d'esquisses.
Enluminure avec un personnage représenté assis et écrivant, vêtu d'un tabard aux couleurs
de Bourgogne, qui est vraisemblablement l'auteur du manuscrit: le héraut d'armes de Bourgogne :
 Jean Le Fèvre de Saint-Rémy.
 En bas, et dans les rinceaux de ce même feuillet, sont les armoiries de Jean II de Melun, châtelain
 de Gand, et de Marie de Sarrebruche, sa femme. Dans la miniature qui orne ce feuillet, les verrières
 portent les blasons des familles de Lalaing et de Croy-Renty.
Folio 1r. Chronique « des fais du noble et vaillant chevalier messire Jacque de Lalain »,
 par Jean Le Fèvre de Saint-Rémy (XVe siècle)
 Manuscrit français 16830 - Bibliothèque Nationale de France - Paris.

  L'auteur présumé,  Jean Lefèvre de Saint-Rémy (1395 -1468), était Roi d'Armes de la Toison d'Or à la cour du Duc de Bourgogne.  En tout : 167 folios de papier très épais , avec les marges un peu rognées ou dégradées parfois, nous dévoilent  890 écus venant de l'Europe entière et  80 figures équestres , plus 23 esquisses inachevées. Le manuscrit est,  c'est très dommage, incomplet pour certains royaumes:  en Espagne, Portugal, Italie et la partie sud-ouest du Royaume de France. Mais il n'en demeure pas moins un extraordinaire recueil de la chevalerie de la première moitié du XVè siècle.


Source iconographique : BnF, Bibliothèque de l'Arsenal, Ms. 4790 - PARIS


le Duc d'Autriche * - folio N° 17 vo
"de gueules à la fasce d'argent"
 heaume à grille, couronne d'or fermée ornée de pierres précieuses,
lambrequins de gueules, cimier: une queue de paon,
étoffes à doublure bleue - cheval gris pommelé.
inscription du haut en gothique en lettres rouges (incomplète) :
  "le duc __ daut... "


   (*) Ce personnage ne peut être qu'Albert V de Habsbourg, duc d'Autriche en 1404, roi de Hongrie en 1437, de Bohême en 1438, et empereur sous le nom d'Albert II en 1438. Il décèdera le 27 octobre 1439




l' Évêque de Laon, duc *  - folio N° 49
"d'azur semé de fleurs de lis d'or, à la croix d'argent chargée
 d'une crosse épiscopale de gueules posée en pal"
 salade et bavière ornées de perles, laissant apparaitre le visage 
 pas de cimier - juste une pierre d'émeraude sur le haut du casque 
 au canton senestre: mitre rouge, ornée de perles et
 d'émeraudes, portée par un chérubin de couleur lilas.
bannière aux armes, étoffes damassées, à doublure d'hermine - cheval gris foncé
inscription du haut en gothique en lettres rouges :
 "levesque ♦ de ♦ laon ♦ duc"


(*) Fondé par saint Rémy, évêque de Reims, l'évêché de Laon devait être appelé un des premiers aux honneurs de la pairie ecclésiastique du royaume de France, au XIIe siècle, avec le titre de duc. 
  À l'époque de la compilation de l'armorial, deux évêques ont successivement occupé le siège de Laon : Jean de Roucy (1385-1419) et Guillaume de Champeaux (1419-1444).

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jeudi 31 octobre 2019

La chapelle de Sedlec, en République Tchèque, avec son blason macabre : histoire d'Os !

🕷 Nous sommes dans la période de fêtes successives d'Halloween 🎃 🦇, de la Toussaint ⛼, suivies du Jour des Morts 💀; l'ambiance se prête idéalement à ce sujet insolite, macabre et un peu dérangeant, en tout cas difficile à placer pour une autre occasion, il faut bien le reconnaître.
  Pourtant, la raison de la publication de cet article révèle aussi une autre origine, liée à l'actualité, et au développement des réseaux sociaux, vous allez comprendre plus loin. 

Intérieur de la chapelle-ossuaire de Sedlec, dans la municipalité de Kutná Hora, en Bohême centrale, non loin de
Prague  (République tchèque)

Non, vous ne rêvez pas, ce sont bien des armoiries, composées de plusieurs quartiers et les figures qui s'y rattachent,
 surmontées d'une curieuse couronne princière, sommée elle-même d'une croix latine. Le tout est entièrement réalisé en
 combinant et juxtaposant des os humains: fémurs, tibias, os iliaques, sacrums, rotules, clavicules, omoplates, crânes, etc...
L'écu d'armoiries est fixé sur une structure en bois mouluré et derrière apparaissent les empilements du véritable
 ossuaire constitué à la fin du Moyen-âge et à partir du XVIe siècle.
Nous verrons plus bas à quelle famille se réfère le blason, car ce sont de vraies armoiries familiales,
celles des propriétaires historiques des lieux ...
Chapelle funéraire de Tous-les-Saints et cimetière du monastère cistercien de Sedlec, anciennement en allemand Sedletz.
localisation de la ville de Kutná Hora sau centre de la carte de la  République tchèque
Pour accompagner votre visite par une musique "dark ambient" très appropriée, cliquez sur le player (patienter quelques secondes, ça ne commence pas tout  de suite ):


  L'origine de cet ossuaire remonte à celle de l'église de l'Assomption de Sedlec appartenant à l'ordre cistercien. En 1278, le père-abbé est envoyé en Terre sainte par Ottokar II de Bohême et revient de ce pèlerinage avec une poignée de terre provenant du Golgotha qu'il répand sur la surface du cimetière lequel gagne ainsi une réputation de terre sainte propre à assurer le repos éternel en attendant la résurrection.r le Golgotha ​​qu'il a republié sur la surface du film. le repos éternel en attendant la résurrection.
  En 1348, la peste noire frappe durement la Bohême et cette année-là, ce sont quelque trente mille personnes qui y sont enterrées.

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jeudi 24 octobre 2019

l'Armorial de La Planche - 1669 - Gouvernement de Lyonnais - Sénéchaussée du Haut Auvergne

 S   uite de la visite d'un des plus anciens manuscrits répertoriant des armoiries de villes et de villages de France, dessinées à la plume et peintes à l'aquarelle, antérieur de trois décennies à l'Armorial Général de France de Charles d'Hozier ! Voir la description initiale : →

  Nous poursuivons avec la découverte du "livre" (c'est l'appellation donnée à une section d'un manuscrit, qui est lui-même divisé en chapitres) consacré au Gouvernement de Lyonnais.  Après les  chapitres dédiés successivement aux Sénéchaussées du Lyonnais, du Forez, de Beaujolais et Dombes, du Bourbonnais, de la Marche, nous atteignons maintenant une très grande province historique de France : l'Auvergne . Il apparaît donc que plus de trois siècles avant la grande réforme des Régions adoptée en 2015, qui fit couler beaucoup d'encre, l'Auvergne et le Lyonnais étaient déjà réunis dans la même entité administrative ! Le territoire de cet ancien Comté et ancienne province, abrogée sous la Révolution, était alors divisé en deux sénéchaussées : Bas Auvergne et Haut Auvergne, faisant l'objet de deux chapitres distincts dans le manuscrit. Nous avons traité de la sénéchaussée du Bas Auvergne sur deux volets précédemment. Nous arrivons maintenant au septième et ultime consacré à la sénéchaussée du Haut Auvergne. Son territoire couvre la presque totalité du département actuel du Cantal exceptées quelques communes du nord-est autour d'Allanche, rattachées à la sénéchaussée du Bas Auvergne

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 On constate que Robert Louis a utilisé vers 1949, ce blason ci-dessus au griffon coupé de gueules et de sinople pour la création des armes du département du Puy-de-Dôme (qui n'ont jamais été officialisées).
  L'origine de ce griffon semble très obscure;  ce seraient les armes des anciens comtes d'Auvergne, comme l'a rapporté Maistre Louvan Geliot, advocat au parlement de Bourgogne dans son ouvrage imprimé en 1635 à Paris : Indice armorial , ou Sommaire explication des mots usitez au blason des armoiries.... , pages 208 et 210,  voir en ligne cet exemplaire conservé à la BNF → ICI.


 Voici l'extrait d'une carte datant de la fin du XVIIIe s. , donc postérieure d'un siècle, mais sur laquelle j'ai reconstitué les limites administratives de notre région :
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   Les fragments de manuscrits proviennent toujours du Volume II. Pour enrichir l'étude, j'ai mis en bonus l'extrait équivalent dans l'Armorial Général de France* (1696-1711), établi par Charles-René d'Hozier, et comme auparavant, j'ai placé le blason actuel en-dessous, pour comparer les différences ou au contraire la constance des figures dans le temps.
                 
                (*)  Armorial Général de France  -  volume II  -  Généralité d'Auvergne   (BNF Paris)  
                    
Saint - Flour (Cantal)

  Ce blason pourrait être une combinaison/brisure des anciennes armes de l'abbaye d'Aurillac et de la maison de France. C'est aussi un blason très proche de celui de Jean, duc de Berry, comte d'Auvergne, qui racheta en 1392 la vicomté de Carlat.  source texte : https://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Flour_(Cantal)#Héraldique
  On remarquera que Pierre de La Planche a utilisé un parti d'azur et de gueules (?) au lieu d'or, le semé de lis est entièrement d'or et il n'a pas dessiné de bordure de gueules. On est droit de dire qu'il s'est trompé, car un manuscrit plus ancien de quelques décennies nous rétablit l'image du blason déjà connu à cette époque, voir → ICI  (folio 110v).

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jeudi 10 octobre 2019

Capitales du monde : Bichkek

 ⨷ n avait stoppé notre parcours guidé par l'ordre alphabétique, la dernière fois à Beyrouth, ville dont le nom est connu de tous. Cette fois, tout en restant en Asie, nous allons nous rendre dans une capitale d'1 million d'habitants tout de même, mais dont le nom peut laisser perplexe d'ignorance car il est rarement cité dans l'actualité et surtout il a changé plusieurs fois dans l'histoire.

  La ville de Bichkek est représentée officiellement depuis 1994 par un emblème de type logotype, bleu, formé d'un rectangle évoquant une tour crénelée. Depuis que Pichpek (le premier village du lieu) est devenu une forteresse au début du XIXe siècle, la tour symbolise la force et le pouvoir. La base du rectangle est coupée par une ligne en zig-zag et une autre droite. La première symbolise la chaîne de montagnes d'Ala-Too, qui est la partie nord du massif de hautes montagnes d'Asie centrale : le Tian-Shan . La ligne droite représente le fleuve Tchou qui marque la frontière avec le Kazakhstan voisin au nord.
  Sur le haut du rectangle bleu est placé un carré blanc bordé de bleu, posé sur une pointe s'insérant entre les deux sommets de la "montagne" stylisée. Il contient un cercle bleu dans lequel est inscrit la figure stylisée d'un félin blanc tacheté. 
   Le léopard des neiges (Panthera uncia), puisque c'est de lui qu'il s'agit, est un symbole de courage, de volonté, d'endurance et est l'un des anciens totems du peuple Kirghiz. Le cercle et le carré, dans lesquels est inscrit le léopard blanc, signifient l’unité du temps (cercle) et de l’espace (carré), selon l’ancienne idée kirghize de l’intégrité. De plus, le cercle à l'intérieur du carré symbolise quatre valeurs: la personne, la culture, l'écologie et l'économie.
En dessous est placé le nom de la capitale écrit en alphabet cyrillique : " БИШКЕК ".

Quelques variations constatées du logo créé en 1994, dont le dernier rappelant la date d'accession au statut de ville sous l’Empire russe.

le léopard ou panthère des neiges, gros félin emblématique mais rarement observable des hautes montagnes d'Asie centrale.

capitale n° 31 - Bichkek


Bichkek,  en anglais: Bishkek, en kirghize et en russe : Бишкек , est la capitale et la ville la plus peuplée du Kirghizistan.

Population  :  1.012.500 habitants en 2019 (estimation).

  Située dans la vallée du fleuve Tchou (ou Chu), dans le nord du pays, Bichkek est un centre industriel (machines agricoles, denrées alimentaires, textiles, matériaux de construction) et administratif. A proximité se trouve l'aéroport international de Manas. Elle est également le siège de l'université d'État kirghize et de l'Académie kirghize des sciences, elle accueille un orchestre symphonique et plusieurs musées et théâtres. Les Russes, qui constituaient l'ethnie majoritaire, ont vu leurs effectifs décroître ces dernières décennies car beaucoup d'entre eux ont émigré en Russie, tandis que les Kirghizes ont vu leur population fortement augmenter et sont devenus l'ethnie prédominante.
la Place Ala-Too au centre de la ville, avec une statue monumentale :  Erkindik, dite "la statue de la liberté" qui a remplacé
 en 2003 celle de Lénine qui elle a été déplacée dans un autre endroit.
  La ville a pour origine une forteresse construite au milieu du XIXe siècle par les khans de Kokand dans un lieu-dit nommé Pichpek. En 1862, elle est détruite par les Russes qui construisent à sa place un poste militaire à partir duquel ils entreprennent la colonisation de la région. En 1878, Pichpek accède au statut de ville de l'Empire russe. Le vrai démarrage économique de la ville a lieu lors de l’établissement en 1924 d’une liaison ferroviaire avec Moscou. Pishpek devient le centre administratif de la région autonome (oblast) de Kara-Kyrgyz. En 1926, Pichpek est baptisée Frounzé en l'honneur d’un général de l’Armée rouge natif de la ville. En 1936, Frounze devient la capitale de la nouvelle république socialiste soviétique (R.S.S) de Kirghizie puis, en 1991, celle du Kirghizstan indépendant. En 1991, le Parlement kirghize lui donne le nom actuel de Bichkek.

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dimanche 29 septembre 2019

Philatélie - septembre 2019 (archives)

 📯 Nouvelle synthèse à propos des thèmes associés de l'héraldique et de la philatélie: voici un récapitulatif, que je ne prétend pas être exhaustif, des derniers timbres et autres produits philatéliques parus ou signalés en cours d'année 2019, une année décidément très riche et  très prolifique, concernant divers thèmes et tous pays confondus.



Kiribati : célébration du 40e anniversaire de l'indépendance - détail armoiries ci-dessous
République de Kiribati

Slovaquie : 100e anniversaire de la mort de Milan Rastislav Štefánik, astronome, aviateur, général,
 homme politique, et diplomate slovaque qui servit aussi pour la France. Il fut l'un des cofondateurs
 de la République tchécoslovaque -   détail de l'emblème ci-dessous
Emblème des Légions tchécoslovaques (1917 - Première Guerre mondiale)

Pologne : armoiries de la famille Tęczyński, 
puissante dynastie au service de la Pologne
 depuis le Moyen-âge
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lundi 23 septembre 2019

l'Armorial de La Planche - 1669 - Gouvernement de Lyonnais - Sénéchaussée du Bas Auvergne - 2nde partie

 S   uite de la visite d'un des plus anciens manuscrits répertoriant des armoiries de villes et de villages de France, dessinées à la plume et peintes à l'aquarelle, antérieur de trois décennies à l'Armorial Général de France de Charles d'Hozier ! Voir la description initiale : →

  Nous poursuivons avec la découverte du "livre" (c'est l'appellation donnée à une section d'un manuscrit, qui est lui-même divisé en chapitres) consacré au Gouvernement de Lyonnais.  Après les  chapitres dédiés successivement aux Sénéchaussées du Lyonnais, du Forez, de Beaujolais et Dombes, du Bourbonnais, de la Marche, nous atteignons maintenant une très grande province historique de France : l'Auvergne . Il apparaît donc que plus de trois siècles avant la grande réforme des Régions adoptée en 2015, qui fit couler beaucoup d'encre, l'Auvergne et le Lyonnais étaient déjà réunis dans la même entité administrative ! Le territoire de cet ancien Comté et ancienne province, abrogée sous la Révolution, était alors divisé en deux sénéchaussées : Bas Auvergne et Haut Auvergne, faisant l'objet de deux chapitres distincts dans le manuscrit. La sénéchaussée du Bas Auvergne (c'est le terme exact employé par les contemporains et non pas: Basse-Auvergne) est détaillée dans le sixième chapitre. Son immense territoire couvre la presque totalité du département actuel du Puy-de-Dôme, plus quelques cantons du sud de l'Allier, le long de la vallée de la Sioule et dans la Limagne bourbonnaise, une grande partie du département de la Haute-Loire (le Brivadois), quelques communes du nord-est du Cantal (Cézallier) et quelques cantons de la Creuse orientale appartenant à la région naturelle des Combrailles.
   Du fait de son exceptionnelle densité, ce sixième chapitre du Bas Auvergne a fait l'objet de deux articles, tout en maintenant une cohérence géographique. Le second volet sera consacré aux régions de la Limagne, du Livradois et du Brivadois.

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Voici l'extrait d'une carte datant de la fin du XVIIIe s. , donc postérieure d'un siècle, mais sur laquelle j'ai reconstitué les limites administratives de notre région :
 Vous pouvez cliquer sur toutes les images pour les agrandir












   Les fragments de manuscrits proviennent toujours du Volume II. Pour enrichir l'étude, j'ai mis en bonus l'extrait équivalent dans l'Armorial Général de France* (1696-1711), établi par Charles-René d'Hozier, et comme auparavant, j'ai placé le blason actuel en-dessous, pour comparer les différences ou au contraire la constance des figures dans le temps.
                 
                (*)  Armorial Général de France  -  volume II  -  Généralité d'Auvergne  (BNF Paris)
                  


Billom ( Puy-de-Dôme)

  Voici un blason qui a traversé de nombreux siècles avec peu de changements. L’émail du château et la position de l'asymétrie des tours flanquant celui-ci sont les seules petites différences. Ce château héraldique semble nous rappeler l'existence d'une vraie forteresse ruinée et totalement oubliée depuis longtemps sur une butte de la commune, voir cette page → ICI



Issoire ( Puy-de-Dôme)

  Cette vieille ville de fondation gallo-romaine sous le nom de Iciodorensium et dont le toponyme s'est longtemps orthographié " Yssoire ", donne l'explication de notre initiale Y devenue figure principale du blason, avec quelques variations de formes, purement esthétiques et le rajout d'une couronne à laquelle le site de la commune donne une origine royale, à vérifier ! .
Les armoiries au sautoir de gueules semé de fleurs de lys d'or, proposées par Charles d'Hozier dans son Armorial  Général de France sont à priori "attribuées d'office" et n'ont pas survécu à leur époque.


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