vendredi 27 mars 2015

Top 15 des plus grandes villes du Mexique avec leurs blasons

 Voici un nouveau volet à cette série consacrée à la découverte de l’héraldique civique, à travers divers pays du Monde. Le principe du "Top xx"  est très répandu dans les médias et sur Internet, pour recenser ce qui est le plus remarquable dans un domaine particulier. Je l'ai donc adapté à ce nouveau sujet qui nous permettra à la fois de découvrir ou réviser la géographie d'un pays choisi de manière aléatoire et dans le même temps de s'intéresser à sa diversité en matière de blasons ou emblèmes municipaux.

 Je poursuis par un nouveau pays en Amérique, cette fois : le Mexique.



 
Zone métropolitaine de Mexico ( cliquer pour agrandir)

  Petite différence avec les éditions précédentes du fait que ce pays est beaucoup plus vaste et peuplé, et en raison que la ville de Mexico est une mégalopole, la liste sera augmentée jusqu'au 15ème rang. En effet déjà trois villes de l'immense agglomération de la capitale figurent dans le Top 12 ! (chiffres : 2010).



1 - MEXICO / Ciudad de México

capitale fédérale du Mexique, composant le District Fédéral (Distrito Federal) de Mexico
 - 8 851 001 habitants






2 - ECATEPEC / Ecatepec de Morelos

ville de l'État de Mexico, dans la Zone métropolitaine de Mexico - 1 655 015 habitants







3 - GUADALAJARA

capitale de l'État de Jalisco  - 1 495 182 habitants






4 - PUEBLA  / Puebla de Zaragoza

capitale de l'État de Puebla  - 1 434 062 habitants






5 - JUÁREZ  / Ciudad Juárez

ville de l'État de Chihuahua  - 1 321 004 habitants







6 - TIJUANA

capitale de l'État de Basse Californie (Baja California)  - 1 300 983 habitants







7 - LEÓN  / León de los Aldama

ville de l'État de Guanajuato  - 1 238 962 habitants








8 - ZAPOPAN

ville de l'État de Jalisco, agglomération de Guadalajara - 1 142 483 habitants








9 - MONTERREY

capitale de l'État de Nuevo León - 1 135 512 habitants






10 - NEZAHUALCÓYOTL

ville de l'État de Mexico, dans la Zone métropolitaine de Mexico - 1 104 585 habitants






11 - CHIHUAHUA

capitale de l'État de Chihuahua - 809 232 habitants








12 - NAUCALPAN / Naucalpan de Juárez

ville de l'État de Mexico, dans la Zone métropolitaine de Mexico - 792 211 habitants






13 - MÉRIDA

capitale de l'État de Yucatán777 615 habitants






14 - SAN LUIS POTOSÍ

capitale de l'État de San Luis Potosí - 722 772 habitants








15 - AGUASCALIENTES

capitale de l'État de Aguascalientes - 722 250 habitants







•  Le Mexique fait partie de ces nombreux pays d'Amérique latine où, en matière d'héraldique municipale, se côtoient le bon et le moins bon, et même carrément le très mauvais, qui serait à proscrire, comme nous pouvons déjà le constater sur ces 15 exemples ( Nos 2 et 6). Il y a bien des organisations au niveau national, expertes en la matière et prêtes à conseiller qui les solliciterait:  la Academia Mexicana de Genealogía y Heráldica, ou la Academia de Estudios Genealógicos y Heráldicos de México, mais elles n'ont aucun  pouvoir de contrôle ni autorité sur les productions locales, qui sont laissées à l'initiative des ayuntamientos (municipalités). N'importe qui peut donc se proclamer créateur de blasons, sans avoir aucune notion de base et produire ces choses surchargées de détails, dessinées de manière rudimentaire, scolaires, avec des couleurs improbables et antagonistes.

•  En revanche, l'intérêt et l'originalité de ces nombreuses créations mexicaines est de mêler la grande tradition de l'héraldique espagnole : des armoiries remontant à l'époque du règne de Charles Quint (Carlos I en Espagne) et des conquêtes du Nouveau Monde, avec l'art graphique et les symboles traditionnels ou culturels des populations "natives". Certaines sont héritées des Aztèques ou des Mayas, auxquels il faut rajouter les nombreuses ethnies composant le pays, de la Basse Californie au nord, au Chiapas au sud. Ces figures originales et fascinantes portent le nom de "glyphes". Ce sont souvent à l'origine des éléments d'écriture des langues pré-colombiennes et elles subsistent encore dans la symbolique des langues actuelles parlées par les aborigènes telles que le nahuatl.
  Dans cette série Top 15 nous en découvrons quatre, dont deux sont utilisés comme unique blason municipal et les deux autres comme un emblème alternatif. 
  Ainsi le n° 2 montre un "tépetl" (montagne en nahuatl) surmonté d'une tête d'oiseau, le n°12 est aussi un tépetl surmonté d'un motif géométrique représentant une maison et au-dessus 4 cercles qui compose le chiffre "quatre" : cela signifie donc que le lieu était une colline avec quatre maisons au sommet.  Le glyphe n° 10 représente un arbre à "zapotes" qui sont des fruits ressemblant à l'avocat, repris dans le blason héraldique à gauche, et ce sont donc des armes parlantes. Enfin le n° 12 montre une tête de coyote, encore des armes parlantes, mais sous forme de glyphe !  Il y  a d'autres références aux cultures des nations pré-colombiennes du Mexique, comme la magnifique tête de guerrier-aigle d'origine aztèque, qui fait fonction de cimier du n° 5. 
quelques glyphes d'inspiration pré-hispanique utilisés comme blasons par certains municipios du Mexique ( cliquer sur l'image pour agrandir)
source : http://www.inafed.gob.mx/
  Je suis conscient que ces blasons mériteraient plus de décryptage, comme le curieux n°14 qui porte l'effigie de "notre roi" de France, Saint Louis, vêtu à la mode de Louis XIV, perché sur une montagne et accompagné de lingots d'or et d'argent ! Mais je prévois un jour de faire plusieurs sujets sur les emblèmes des états du Mexique, leurs capitales et aussi peut-être un sujet sur les glyphes municipaux. Alors à suivre...





A bientôt , pour un nouveau pays ...
Et pour revoir le pays précédent ... →  ICI






          Herald Dick
 










Ciudad Juarez Leon Nezahualcoyotl Merida San Luis Potosi

mardi 24 mars 2015

Capitales du monde : Belgrade, suite :
ses 17 municipalités

 S uite du déjà très copieux sujet sur la ville de Belgrade qui nécessitait néanmoins un second volet pour compléter la présentation des emblèmes de cette grande métropole avec ses subdivisions. En effet la Serbie nous gâte avec une nouvelle héraldique civique très dynamique et de grande qualité artistique, depuis la fin des périodes troubles de la fin du XXe siècle. Il serait donc dommage de ne pas vous en faire profiter ! 




26 bis  - Belgrade


La Ville de Belgrade est divisée en 17 municipalités ; dix d’entre elles possèdent le statut de «municipalité urbaine» (Градска општина /Gradska opština) et sept ont le statut de «municipalité périurbaine» (Приградска општина / Prigradska opština).

La plupart de ces municipalités sont situées au sud du Danube et de la Save dans la région de la Šumadija (Choumadie). Trois municipalités, Zemun, Novi Beograd et Surčin, sont situées au nord de la Save dans la région de Syrmie, la municipalité de Palilula est, elle, située sur les deux rives du Danube, dans la région de Šumadija et dans le Banat.

le port et l'ancienne cité de Zemun sur le Danube,  au nord de la ville de Belgrade



Grandes armoiries de la municipalité de Stari grad / Стари град
 Nous avons précédemment que ce blason représentait la ville de Belgrade avant le blason officiel de 1931.

blason de Stari grad / Стари град
 adopté en 2004
blason de  Vračar / Врачар
 adopté en 1993


















Grandes armoiries de la municipalité de Vračar / Врачар
  Sur le plateau de Vracar se trouve la Cathédrale Saint-Sava, l'église principale des orthodoxes serbes.
Elle est symbolisée par cette croix d'or avec un pied circulaire, qui est en fait la croix surmontant le dôme de l'église.
Le nom de Sava en cyrillique est écrit dans un cartouche en dessous de l'écu.
.
cliquer sur le lien ci-dessous pour lire la suite :

vendredi 20 mars 2015

Voyage dans l'ombre de l'éclipse, et observation des blasons de l'Astronomie...

C'est le 20 mars 2015, dans la matinée, qu'un évènement naturel rare devrait passionner des milliers d'observateurs, surtout en Europe et aussi, en moins spectaculaire, au Proche-Orient ou en Afrique du Nord: une éclipse du soleil. Pour la contempler en phase "totale" il faudra habiter l'archipel du Svalbard, près du Pôle Nord, ou les Iles Féroé qui seront les seules terres disponibles. Ou alors naviguer dans l'Océan Atlantique Nord entre le Groenland, l'Islande, l'Écosse ou la Norvège.  Au total, cela  ne va concerner que peu de citoyens et quelques ours blancs indifférents au phénomène, car déjà habitués à la nuit polaire ! (voir carte ci-dessous)
 Pour les autres, comme ici en France, les plus avantagés, situés le long des côtes de la Manche auraient pu voir l'occultation de l'astre solaire par la lune, jusqu'à 80 % de sa surface, si la météo avait été favorable pendant la fenêtre de deux heures seulement. Malheureusement une grande partie de l'Europe était sous un couvert de nuages très épais, dommage ! La diminution importante de la luminosité est la seule manifestation qu' il était possible de constater.
  Rappelons que la dernière éclipse totale visible en France remonte au 11 août 1999, un spectacle extraordinaire (j'y étais !) et la prochaine aura lieu en... 2081 ! Donc il faut profiter de ces moments privilégiés que nous offre le ciel, faute de mieux, durant notre courte vie...
capture d'écran, le 20/03/2015 à 10h12, observatoire du Pic du Midi (France)

Tout cela nous amène à notre sujet du jour : l'Astronomie, l'Espace et plus précisément les grands astronomes qui ont marqué l'Histoire et la Science, ceux qui possédaient des armoiries familiales ou qui en ont reçu au titre de la reconnaissance de leur travaux. Cette liste n'est pas exhaustive et comme on dit dans les conférences publiques : pardon à ceux que j'ai oubliés !!
manuscrit en calligraphie arabe sur la Théorie des Éclipses , par Al-Bīrūni , mathématicien et astronome persan des Xe/XIe siècles.
L'homme a sans doute été frappé très tôt par les phénomènes célestes, mais les Égyptiens, les Babyloniens et les Chinois sont les premiers peuples à avoir accumulé des observations astronomiques, à partir du IIIe millénaire avant J.-C., généralement à des fins pratiques (établissement du calendrier, agriculture, prévisions astrologiques) ou religieuses.

Ce sont les Grecs, à partir du VIe s. avant J.-C., qui ont été à l'origine de l'astronomie scientifique. Cependant, l'autorité d'Aristote (IVe s. avant J.-C.) imposa longtemps la croyance dans l'immobilité de la Terre. Le plus grand astronome observateur de l'Antiquité fut Hipparque (fin du IIe s. avant J.-C.) ; son œuvre ne nous est connue que par celle de Ptolémée (fin du IIe s. avant J.-C.), dont la version arabe, ou Almageste, nous est parvenue et représente une vaste compilation des connaissances astronomiques de l'Antiquité.
manuscrit, copie du XIVe s. en calligraphie arabe sur le calcul des éclipses
 solaires et lunaires: "Merveilles des créatures étranges et des choses
existantes", par  Zakariya 'ibn Muhammad al-Qazwini (1203 -1283), qui était
un médecin persan, astronome, géographe et... écrivain de proto-science-fiction.
 En effet il a écrit un récit futuriste relatant l'histoire d'un homme qui voyage
 de la Terre vers une planète lointaine,  au XIIIe siècle, soit 800 ans avant
le film Interstellar, au cinéma, en 2015 !
L'astronomie classique a pris naissance au XVIe s. grâce à Copernic, qui proposa en 1543 une conception héliocentrique du monde ; puis Kepler établit de 1609 à 1619, à l'aide des observations de Tycho Brahe, les lois du mouvement des planètes ; à la même époque, Galilée effectua les premières observations du ciel à la lunette et fit de nombreuses découvertes (taches solaires, relief lunaire, phases de Vénus, satellites de Jupiter, etc.) ; enfin, Isaac Newton établit en 1687 les lois fondamentales de la mécanique céleste en déduisant des lois de Kepler et de la mécanique de Galilée le principe de la gravitation universelle.

On put, dès lors, calculer avec précision les mouvements de la Lune, des planètes et des comètes. Aux XVIIIe et XIXe s., la mécanique céleste est devenue de plus en plus précise, ce qui permit, en 1846, de découvrir la planète Neptune à la position que lui assignaient les calculs d'Urbain Le Verrier. La fin du XVIIIe s. vit aussi les débuts de l'astronomie stellaire, dont William Herschel peut être regardé comme le fondateur. Dans la seconde moitié du XIXe s., l'application de la photographie et de la spectroscopie à l'étude des corps célestes a permis l'essor de l'astrophysique. Au XXe s., la théorie de la relativité généralisée d'Einstein (1916) et la mise en évidence des galaxies ont renouvelé la cosmologie avant que la radioastronomie puis les techniques spatiales ne viennent ouvrir de nouvelles fenêtres pour l'étude de l'Univers.
source texte : www.larousse.fr/encyclopedie


Nicolas COPERNIC (Nicolaus Copernicus, 1473-1543)

"d'argent au chevron de sable, accompagné de trois roses de gueules, barbées de sinople et boutonnées d'or".

armoiries attribuées au frère de Copernic, Andreas et monogramme de son père également prénommé Nicolas
Armoiries modernes attribuées à la famille de l'astronome Copernic
De son vrai nom Mikołaj Kopernik est un astronome polonais né à Toruń. Il émet l'hypothèse de la rotation de la Terre et des autres planètes autour du Soleil. Publiée dans "De revolutionibus orbium coelestium libri". Il rend compte des mouvements des planètes mieux que le système de Ptolémée admis jusque là. Il soulève des critiques au sein de l'église car il n'attribue plusà la Terre sa place privilégiée. Son œuvre est mise à l'index en 1616. Sa pensée marque un tournant dans l'évolution des sciences. Sa théorie ne fut reconnue par les autres scientifiques qu'après l'invention de la lunette(vers 1610).  Voir toute sa biographie →



John DEE (1527-1608/1609)

"de gueules au lion rampant d'or, armé et lampassé d'azur, à la bordure dentelée d'or"

portrait du Dr John Dee sur une gravure d'époque
armes simples de la famille de Dee telles que peintes dans le
 chœur de l'église St Mary the Virgin Church à Mortlake
(un quartier actuel de Londres,  Royaume-Uni)

Illustration avec les armes de John Dee sur un document nommé
  "Letter and Apology" (1599) à destination de l'archevêque de Canterbury

Originaire de Londres, John Dee étudie les sciences mathématiques, avant d’être remarqué en 1550 pour ses conférences données à Paris sur Pythagore et Euclide. Il retourne en 1551 en Grande-Bretagne, réalise l’horoscope de Marie Ière Tudor et entre ainsi à la cour. Son influence est telle que la reine Élisabeth Ière, suivant les prédictions et conseils de l’astrologue, fixe son couronnement au 17 janvier 1559...
Voir toute sa biographie →



Tycho BRAHE (Tyge Ottesen Brahe, 1546-1601)

"De sable au pal d'argent - Cimier : une plume de paon au naturel entre deux proboscides de sable chargées chacune d'une fasce d'argent et ornées à l'extérieur de quatre plumes de paon au naturel dont une dans l'embouchure "

Astronome danois. Édificateur de l'observatoire de l'île de Hveen (Uraniborg). Astronome du roi, il s'y comporta en dictateur, mais effectua un nombre très important d'observations très précises pour l'époque, sans aucun instrument d'optique. Ses mesures admettaient une erreur d'une ou deux minutes d'arc. Il comprit la nécessité des observations systématiques de façon continue. Il se rendit compte que les tables prussiennes, éphémérides en vigueur à l'époque étaient entachées d'erreurs importantes (Plusieurs jours d'écart avec une conjonction Jupiter- Saturne). Il refusait le système de Copernic parce qu'il contredisait la Bible. Il croyait au système Géo-Héliocentrique d'Héraclide. Il établit un catalogue d'étoiles, démontra que les comètes ne sont pas des phénomènes atmosphériques. Il découvrit certaines des inégalités du mouvement de la Lune, ainsi que la variation de l'obliquité de l'écliptique.
Le 11 novembre 1572, il découvre une nouvelle étoile dans Cassiopée. Comme pour toutes les apparitions célestes, ses contemporains et lui-même en firent un mauvais présage. L'objet (une supernova, phénomène inconnu à cette époque) devint visible en plein jour. Constatant qu'il n'avait aucune parallaxe, il en conclut qu'il était très lointain. Il effectua des mesures de sa brillance qui sont encore utilisées aujourd'hui pour vérifier les calibrations des Supernovas.
Voir toute sa biographie →



GALILÉE (Galileo Galilei, 1564-1642)

"D'or à une échelle de trois échelons de gueules posée en pal"



Mathématicien, philosophe et astronome italien. Il utilisa le premier, en 1610, un système optique pour observer le ciel et révolutionna l'observation de l'Univers. Il découvrit l'inégalité de la surface de la Lune, les 4 étoiles (satellites) autour de Jupiter, Saturne au triple corps (les anneaux), les phases de Vénus, et résolut la Voie Lactée en étoiles. Il fut un des précurseurs de la mécanique classique (celle de Newton), introduisant l'usage des mathématiques pour l'explication des lois de la physique. Il établit la loi de la chute des corps dans le vide, et donna une première formulation du principe de relativité. Il défendit ardemment les thèses héliocentriques de Copernic. Contraire aux Saintes Ecritures, le livre écrit sur le sujet fut interdit et les exemplaires saisis et brûlés. A 70 ans (en 1634), jugé par l'église catholique, il fut accusé d'hérésie et dut prononcer un serment d'abjuration pour ne pas être condamné à mort sur le bûcher.  L'Église l'a réhabilité seulement en 1992.
Voir toute sa biographie →


Johannes KEPLER (1571-1630)

"coupé au premier d'or à l'ange issant de carnation, vêtu d'une aube de gueules, ailé du même, et au deuxième d'azur"


Astronome et mathématicien allemand. Très vite convaincu de la véracité du système héliocentrique de Copernic, il eut l'idée que l'espace entre les 6 planètes contenait les 5 solides parfaits. Il édita cette idée et rencontra Tycho Brahé qui lui confia la tâche de calculer l'orbite de Mars. Il lui fallu 6 ans d'efforts. Il en tira ses célèbres lois du mouvement des planètes :
· L'orbite des planètes est une ellipse dont le Soleil est l'un des foyers (1609).
· Les aires balayées par le rayon vecteur joignant le centre du Soleil au centre de la planète sont
proportionnelles au temps mis à le décrire (1609).
· Les carrés des périodes de révolution sidérale des planètes sont proportionnels aux cubes des grands axes de leurs orbites (1619)
Il succéda à Tycho Brahé. Comme ses contemporains savants, il a dû souvent fuir face à l'inquisition de l'Église.
Voir toute sa biographie →



les  CASSINI 
(Jean Dominique Cassini Ier, 1625-1712 ;  César François Cassini III, 1714-1784 ; 
Jean Dominique Cassini IV, 1748-1845)

"D'or à la fasce d'azur accompagnée de six étoiles à six branches du même"

Portrait de Giovanni Domenico Cassini ( Cassini Ier)
avec ses armoiries
Portrait de Jean-Dominique Cassini ( Cassini IV)
armoiries de Jean-Dominique Cassini enregistrées dans l'Armorial Général de France, constitué par Charles-René d'Hozier en application de l'édit royal de 1696 - Généralité de Paris - Volume I  - page 549 (blason reconstitué par Herald Dick, original ci-dessous) - BNF Paris

Famille de savants d'origine italienne, naturalisés français : astronomes et cartographes.
 Jean Dominique (1625-1712) organisa l'Observatoire de Paris et fit progresser la connaissance du système solaire par ses observations précisees. Voir toute sa biographie →
 César François Cassini de Thury (1714-1784) entreprit la plus grande carte de France. Voir toute sa biographie → ◙ ;
 travail colossal terminé par son fils Jean Dominique (1748-1845). Voir toute sa biographie →


Christiaan HUYGENS (1629-1695)

"D'argent à deux pals d'azur - Cimier un bras paré d'azur liséré d'or la main de carnation tenant une flèche d'or en bande la pointe en haut"
.
blason de la famille Huygens
autres armoiries (écartelées) de la maison de Huygens
document : Universiteitsbibliotheek Leiden (Leyde, Pays-Bas)

Astronome et physicien néerlandais. Il étudie la structure de la lumière et il est à l’origine de la théorie ondulatoire de la lumière. Il invente une méthode de polissage de lentilles ; Ses meilleurs instruments lui permettent de découvrir un satellite de Saturne et de préciser la nature des anneaux. Il conçoit un télescope qui porte son nom. Voir toute sa biographie →


Isaac NEWTON (1642-1727)

"de sable à deux os de jambe d'argent mis en sautoir, celui en barre brochant sur l'autre"
.

Les armoiries de la famille de Newton placées
 au-dessus de la porte d'entrée du domaine de
Woolsthorpe Manor (Lincolnshire, Royaume-Uni),
 qui est la maison natale d' Isaac Newton



Astronome anglais, inventa et construisit le premier télescope à miroir, mena des recherches sur la décomposition de la lumière par un prisme et présenta une théorie corpusculaire de la lumière. En1687, il fait paraître les Principes mathématiques de philosophie naturelle, sur le mouvement. Il développe sa mécanique (dite mécanique classique) à partir entre autres du principe d'inertie. Sa célèbre théorie de l'attraction universelle traduit le mouvement des astres et explique les trois lois de Kepler. Ces lois peuvent d'ailleurs être retrouvées mathématiquement en appliquant la mécanique classique de Newton. Newton pratiquait l'alchimie et croyait fermement à l'astrologie.
Voir toute sa biographie →



Jean Baptiste Gaspard  BOCHART DE SARON (1730 -1794)

"D'azur à un croissant d'or surmonté d'une étoile du même"

armoiries d'un parent de Jean-Baptiste-Gaspard Bochart de Saron, enregistrées dans l'Armorial Général de France, constitué par Charles-René d'Hozier en application de l'édit royal de 1696 - Généralité de Paris - Volume II - page 1317 - BNF Paris

blason de la ville de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne),
au quatrième et peut-être aussi au premier (avec une augmentation:
 une étoile supplémentaire) sont les armes des Bochart de Saron
 qui ont été seigneurs du lieu de 1573 à 1793.
Jean Baptiste Gaspard Bochart de Saron, dit aussi Bochart-Saron, est né à Paris le 16 janvier 1730 où il est mort guillotiné pendant la Terreur, le 1er floréal de l'an II (1794) Il est un magistrat, astronome et mathématicien français. Il est issu d’une grande famille de parlementaires parisiens. Passionné pour les mathématiques et l’astronomie, il excelle dans les calculs numériques les plus compliqués, notamment le calcul des orbites des comètes.
Voir sa biographie →


Joseph-Louis de LAGRANGE (1736 -1813)

"De sable au triangle équilatéral évidé d'or surmonté d'une lune figurée d'argent franc-quartier de comte-sénateur brochant au neuvième de l'écu"
.
Joseph Louis, comte de Lagrange (en italien Giuseppe Lodovico de Lagrangia), est né à Turin  Il est un mathématicien, mécanicien et astronome italien. Il fut professeur à Turin, où il fonda (1758) une société scientifique qui allait devenir l'Académie des sciences de Turin. Il séjourna à Berlin, où il fut invité en 1766. Venu à Paris en 1787, il devint président de la Commission des poids et mesures. Ses nombreux travaux concernent la théorie des équations algébriques où il prépara la voie à Galois, le calcul des variations, la théorie des fonctions analytiques où il utilisa le développement en série de Taylor pour les définir ainsi que leurs dérivées successives. Son ouvrage capital, la Mécanique analytique (1788), unifia les fondements de la mécanique. (Académie des sciences, 1772.)
Voir toute sa biographie →



William HERSCHEL (1738 -1822)

  "D'argent à une colline de sinople mouvant de la pointe de l'écu supportant le télescope de quarante pieds et son appareil dirigé vers senestre le tout au naturel au chef d'azur chargé du symbole astronomique d'Uranus d'or rayonnant du même "





Organiste et astronome britannique, d'origine allemande. Il réalise de nombreux instruments dont certains colossaux, il découvre Uranus et des satellites. Il est le premier à étudier systématiquement les étoiles doubles.
Voir toute sa biographie →



Jean-Baptiste DELAMBRE (1749 -1822)

 "De sable à la fasce cousue de gueules chargée du signe des chevaliers semé en chef d'étoiles d'argent parmi lesquelles deux plus grandes l'une à dextre au premier point l'autre à sénestre vers l'angle inférieur en pointe un globe terrestre d'or et d'argent ceint d'un méridien de sable"
.

Armes de Jean-Baptiste Joseph Delambre,
 Chevalier de l'Empire
Armes de Jean-Baptiste Joseph Delambre,
Baron de l'Empire
Jean-Baptiste Delambre se fait connaître en établissant les tables des satellites de Jupiter et celles de Saturne. En 1792, il est chargé par l’Assemblée nationale, avec Pierre François Méchain, de préciser la mesure de la méridienne entre Dunkerque et Barcelone. Il effectue les mesures de Paris à Dunkerque. L’ensemble de l’opération ne sera achevé qu’en 1799. Membre de l’Institut en 1792, il est membre fondateur du Bureau des longitudes en 1795. À la mort de Lalande, il accède à la chaire d’astronomie du Collège de France. À partir de 1815, il rédige une Histoire de l’astronomie en six volumes (1817-1827).
Voir toute sa biographie →


Pierre-François MÉCHAIN (1744 -1804)

"D'azur à deux fasces d'or chargées de cinq roses de gueules, barbées de sinople, boutonnées d'or posées 3 sur la fasce du chef et 2 sur la fasce de la pointe, accompagnées de cinq coquilles de Saint-Jacques d'or posées trois et deux, et d'un croissant du même en pointe".

Pierre Méchain est connu surtout pour avoir découvert une majeure partie des objets du catalogue Messier.  En 1781 et 1799, il découvre pas moins de sept comètes. Il effectue également, avec Jean-Baptiste Delambre, une mesure de l'arc du méridien Dunkerque-Barcelone afin de déterminer précisément le mètre, mais il refuse de communiquer ses mesures à cause d'une anomalie de 3 secondes d'arc qui l'obsède jusqu'à sa mort. C'est d'ailleurs pour refaire la mesure qu'il retourne en Espagne, où il meurt de la fièvre jaune, à Castellón de la Plana, dans la région de Valence.
Voir toute sa biographie →


Pierre-Simon de LAPLACE (1749 -1827)

"D'azur aux deux planètes de Jupiter et de Saturne avec leurs satellites et anneaux placés en ordre naturel posés en fasce d'argent surmontées en chef d'un soleil et d'une fleur à cinq branches d'or franc-quartier de comte-sénateur brochant au neuvième de l'écu "
.
Armes de Marquis  : comme ci-dessus à l'exception du franc-quartier qui est remplacé par
 un soleil d'or .

Astronome et mathématicien français. Il formula les lois de l'électromagnétisme. Il étudia la mécanique céleste. Il émit en 1796 l'hypothèse cosmogonique selon laquelle le système solaire serait issu d'une nébuleuse primitive de gaz en rotation.
Voir toute sa biographie →


John Louis Emil  DREYER ( né Johan Ludvig Emil Dreyer, 1852-1926)

" coupé au premier d'argent chargé d'un trèfle versé de sinople, chapé d'azur , au deuxième de gueules à trois besants d'argent, 2 et 1, chargés chacun d'une quartefeuille du même - Cimier: un bras d'armure tenant un trident en barre".

John Louis Emil Dreyer est un astronome irlando-danois.
Voir sa biographie →



Wernher von BRAUN (1912-1977)

"d'argent à trois losanges de gueules appointées en pairle - Cimier : trois truites en pal brochant sur deux plumes d'autruche, le tout d'argent".
.
photo de W. von Braun dans son bureau,  en tant que responsable du programme spatial américain à la NASA dans les années 1960/1970

armoiries familiales des von Braun, d'ancienne noblesse originaire de Silésie
qui a ensuite essaimé en Saxe, Anhalt , Haute-Lusace et Prusse orientale

 Wernher von Braun n'est pas un astronome, mais un ingénieur en astronautique d’origine allemande, qui a mis au point la fusée à combustible liquide. Il reçoit un diplôme de docteur de l’université de Berlin en 1934. Dès sa jeunesse, il se livre à des expériences sur les fusées. De 1937 à 1945, il est directeur de la base d’expérimentation allemande à Peenemünde, sur la mer Baltique. Il est chargé du développement de la fusée V2 à combustible liquide et à longue portée, utilisée pour bombarder l’Angleterre pendant la Seconde Guerre mondiale (voir V1 et V2, missiles). En 1945, après sa reddition aux forces armées américaines, il s’installe aux États-Unis comme conseiller technique dans le cadre du programme américain de fusées à White Sands Proving Grounds (Nouveau-Mexique). En 1950, il est nommé directeur du centre des missiles balistiques de l’armée, à Huntsville (Alabama). Von Braun est naturalisé américain en 1955. En 1960, il devient directeur du développement des opérations au centre de vol spatial George C. Marshall (NASA), à Huntsville. Il est responsable du développement de la fusée de lancement Saturn V utilisée lors du programme Apollo.
Voir toute sa biographie →



Voilà , j'espère que cette balade à travers les siècles et le génie humain vous aura plu. Bien évidemment, d'autres grands scientifiques sont absents de ce thème consacré avant tout à l'héraldique: de Aristote à Einstein, en passant par Arago, Flammarion, Le Verrier, Foucault ou Hubble ! mais ces grands hommes ne possédaient pas de blason, à ma connaissance. Cela n'enlève rien à leur mérite, au contraire, car certains sont morts pour en avoir eu, comme Bochart de Saron pendant la Révolution française.

A bientôt pour un prochain thème sur les grands hommes.

Et attention à vos yeux si vous regardez l'éclipse. J'aimerais bien que vous puissiez continuer de lire mon blog !


Crédits  : la provenance des images est visible en passant la souris dessus.


           Space  Dick