vendredi 22 mars 2019

spécial Moldavie

L'équipe de France de football affronte pour la première fois de son histoire la Moldavie, ce vendredi soir à 20h45, dans le cadre des qualifications pour l'Euro 2020. L'occasion de découvrir ce modeste pays d'Europe de l'est.

MOLDAVIE
 Republica Moldova

  Le nom de la Moldavie vient de l'allemand ancien "mulde" qui signifie "terrain creux, carrière,  mine", et qui a successivement désigné une cité minière (aujourd'hui Baia, en Roumanie), la rivière Moldova passant à côté, et pour finir une principauté née dans cette région. Ce nom désigne le territoire de l'ancienne Principauté de Moldavie (1359-1859) aujourd'hui partagé entre la Roumanie, l'Ukraine et bien sûr la République de Moldavie. La Principauté de Moldavie est passée au XVIe siècle sous souveraineté de l'Empire Ottoman, puis de la Transylvanie. En 1812, l'Empire russe annexe la Moldavie actuelle et en fait une province sous le nom de "Bessarabie" , qu'elle perd suite à la Guerre de Crimée en 1856 et qu'elle récupère en 1878 jusqu'à la Révolution de 1917. Après un court essai d'indépendance et l'union à la Roumanie, une partie de la Moldavie russophone est annexée, puis la totalité intégrée en 1940 dans l'U.R.S.S jusqu'à la chute de celle-ci en 1991, où elle obtient cette fois l'indépendance définitive.


  • Les armoiries de la République de Moldavie, adoptées en 1990, se composent d'une aigle stylisée de couleur naturelle portant une croix orthodoxe d'or dans son bec de gueules, et dans ses serres également de gueules : une branche d'olivier au naturel à dextre et un sceptre d'or à senestre. L'aigle soutient un écu coupé cousu de gueules et d'azur chargé d'un rencontre de bœuf auroch (Bos primigenius) d'or, accompagnée d'une étoile à huit branches en chef, d'une rose quintefeuille en pointe à dextre, d'un croissant contourné en pointe à senestre , et deux losanges couchés en guise d'oreilles, brochant sur le coupé, le tout d'or. L'écu est bordé d'un filet d'or. Ce blason est inspiré des armes historiques de l'ancienne Principauté médiévale de Moldavie (voir historique... plus bas)  Ci-dessous, les armoiries version militaire, comme ici les gardes-frontières montrent l'aigle aux ailes déployées mais abaissées, et tenant une hache d'armes et une clé dans ses serres.


  • Le drapeau de la Moldavie a été adopté également en 1990. Il est composé de trois bandes verticales égales bleue, jaune et rouge (en allant de gauche à droite) et frappé des armoiries nationales au centre de la bande jaune. Toutefois au revers, les couleurs comme les armoiries sont  inversées comme dans un miroir. Le drapeau moldave ressemble à celui de la Roumanie, de par leur longue histoire commune, mais il en diffère par la présence permanente des armoiries et par les dimensions, avec une proportion de 1:2 au lieu de 2:3 pour la Roumanie. Ci-dessous en second, nous voyons l’étendard présidentiel, très coloré avec du pourpre, notamment.



  Le 29 mars 2012, Igor Dodon (élu président de la Moldavie en 2016) proposa de changer le drapeau de la Moldavie adopté lors de l'indépendance du pays en 1991, qu'il juge trop semblable à celui de la Roumanie voisine, par un nouveau drapeau symbolisant ce qu'il appelle la « nationalité moldave, différente de la roumaine même si on parle la même langue, car une nation est une construction volontaire qui ne dépend pas de la langue, et nous, nous voulons construire notre propre nation ». À cela ses adversaires (y compris dans son propre parti) répliquent que si cette position était une question de principe, elle devrait s'appliquer à tous les citoyens du pays sans distinction, quelles que soient leurs langues et histoires, or elle ne s'applique qu'aux roumanophones tandis que les Russes, les Ukrainiens et tous les autres sont, pour leur part, libres de se considérer membres de leurs communautés linguistiques respectives, par-delà les frontières de la République.
Projet de drapeau proposé par Igor Dodon et le Parti communiste.
cliquer sur le lien ci-dessous pour lire la suite :

dimanche 10 mars 2019

l'Armorial de La Planche - 1669 - Gouvernement de Lyonnais - Bailliage de Beaujolais et de Dombes

S   uite de la visite d'un des plus anciens manuscrits répertoriant des armoiries de villes et de villages de France, dessinées à la plume et peintes à l'aquarelle, antérieur de trois décennies à l'Armorial Général de France de Charles d'Hozier ! Voir la description initiale : →

Nous poursuivons avec la découverte du "livre" (c'est l'appellation donnée à une section d'un manuscrit, qui est lui-même divisé en chapitres) consacré au Gouvernement de Lyonnais.  Après le premier chapitre consacré à la Sénéchaussée du Lyonnais, puis le suivant pour la Sénéchaussée du Forez, nous abordons le troisième chapitre consacré cette fois au Bailliage du Beaujolais, augmenté du petit pays voisin de la Dombes.  Le territoire de cet ancien Comté et ancienne province, abrogée sous la Révolution, est partagé entre les départements actuels du Rhône et de la Loire, et la Dombes a été intégrée au département de l'Ain.

      Revenir à l'épisode précédent →



Voici l'extrait d'une carte datant de la fin du XVIIIe s. , donc postérieure d'un siècle, mais sur laquelle j'ai reconstitué les limites administratives de notre région :
 Vous pouvez cliquer sur toutes les images pour les agrandi






   Les fragments de manuscrits proviennent toujours du Volume II. Pour enrichir l'étude, j'ai mis en bonus l'extrait équivalent dans l'Armorial Général de France* (1696-1711), établi par Charles-René d'Hozier, et comme auparavant, j'ai placé le blason actuel en-dessous, pour comparer les différences ou au contraire la constance des figures dans le temps.

                  (*)  Armorial Général de France  -  volume XVII  -  Généralité de Lyon

Villefranche -sur- Saône
(Rhône)

 Et voilà l'exemple d'une belle constance d'un blason à travers les siècles !  si l'on fait exception des petits détails insignifiants affectant le dessin de la tour et de sa muraille, bien évidemment....
 La seule modification significative se situe au niveau du chef avec ces étranges cotices alésées de gueules (plus exactement des bâtons alésés) qui surchargent les trois fleurs de lis. Elles n'ont été rajoutées que vers le milieu du XXe siècle, pour rappeler que la capitale historique du comté de Beaujolais fut une possession de la maison de Bourbon (de 1400 à 1627).

 cliquer sur le lien ci-dessous pour lire la suite :

vendredi 1 mars 2019

Supports & cimiers : le bestiaire, animal et mythologique, de Daniel de La Feuille - 1695

fragment d'une planche héraldique
 de Daniel de La Feuille
  Nous voici de retour, à nouveau à la fin du XVIIe siècle, décidément une période passionnante et faste dans l'histoire de l'héraldique française. En effet, c'est à cette même période que Pierre de La Planche a réalisé ses fameux manuscrits (voir → ICI) dont je vous livre des extraits commentés depuis 2012. Et c'est aussi durant ces mêmes décennies, que Charles-René d'Hozier a mis en chantier l'énorme Armorial Général de France, en application de l'édit royal de 1696. Par ailleurs, de nombreux traités d'héraldique ont été publiés par des auteurs contemporains plus ou moins obscurs et se copiant les uns les autres, sans originalité particulière.
   Mais, au hasard des explorations dans l'immense fonds numérisé de la Bibliothèque Nationale de Paris, je me suis arrêté sur une découverte que j'ai faite récemment. C'est le talent graphique et l'inventivité de cet artiste graveur  pour décrire un propos qui lui tenait sans doute à cœur, qui m'ont séduit et qui provoqueront chez vous, je l'espère le même effet !  Son nom est Daniel de La Feuille. Pour les érudits, il n'est certainement pas un inconnu, car son nom est cité aussi en tant qu'excellent cartographe réputé de son temps, et je publierai une autre fois quelques exemples de ses cartes géographiques armoriées assez étonnantes. Mais, en ce qui me concerne, je dois l'avouer, je n'avais jamais entendu parler de cet artiste méconnu, jusqu'à cette agréable révélation.

Frontispice gravé,  avec ce qui semble être les armoiries personnelles de l'auteur que l'on retrouve  sur d'autres
 publications à son nom et son blason est : "Bandé bretessé et contre-bretessé d'argent et de gueules".
📖 Petite biographie :  Daniel de La Feuille est né en 1640 à Sedan, dans les Ardennes, en France et il est décédé à Amsterdam, dans les Provinces-unies des Pays-Bas, où il a été inhumé le 1er juillet 1709. Il est issu d'une famille huguenote de Sedan et commence par apprendre l’horlogerie. Puis il s’installe avec sa famille en 1683 à Amsterdam afin d’échapper aux persécutions religieuses (dont l'aboutissement sera la révocation de l'édit de Nantes en 1685) et il devient graveur d’estampes. En 1691, il est admis dans la corporation des libraires et publie cette même année le livre qui sera considéré comme son chef-d’œuvre : "Devises et emblèmes anciennes et modernes..." (voir exemplaire numérisé → ICI). Il s’agit d’une collection de devises tirées des plus célèbres auteurs, mises en images sous forme de blasons et de médaillons.
fragment d'une planche de médaillons extraits du livre
"Essay d'un dictionnaire contenant la connoissance du monde..." (1700)
C’est ce même goût pour les symboles, hiéroglyphes et allégories qui guide la rédaction d’un nouvel ouvrage publié neuf ans plus tard : "Essay d’un dictionnaire contenant la connoissance du monde, des sciences universelles..." (voir exemplaire numérisé → ICI).  Son titre pourrait laisser penser qu’il s’agit d’un dictionnaire classique, mais en réalité il est constitué d’une collection de vignettes imagées représentant des mots, des concepts, des valeurs morales, des sentiments, des muses des arts et des sciences. C’est ainsi que se côtoient : l’Astrologie, la Vérité, la Sottise, l’Amour pour la patrie, la Médecine, le Tourment d’amour, Force de courage, le Printemps ou encore la Musique. L’éloge des vertus et la dénonciation des vices sont au cœur des préoccupations d’un auteur à l’évidence très moraliste. Il publiera aussi, entre autres livres, vers 1696, et toujours à Amsterdam ou il vit définitivement, plusieurs volumes de "Fables choisies mises en vers par Monsieur de La Fontaine". Ses livres sont édités en général avec des textes bilingues : français et néerlandais (flamand comme écrit sur les pages titres). Il est aussi, comme indiqué au début, l'auteur d'atlas et de cartes géographiques illustrées et armoriées, une grande spécialité hollandaise à cette époque.
   Et voici enfin l'ouvrage qui sert de base à ce sujet : " Méthode nouvelle pour apprendre l'art du blason, ou la science des nobles par dialogues, avec un discours sur les devises, supports, cimiers, lambrequins, & tombeaux. Enrichis des pavillons & des enseignes que chaque nation porte en mer, & des figures nécessaires pour leurs explications, en françois & en flamand. A Amsterdam, chez Daniel de La Feuille, 1695 ". C'est un traité de vulgarisation de l'héraldique, écrit en deux langues, avec une méthode originale de dialogue avec questions/réponses  (on dirait "FAQ" aujourd'hui) sur les termes du blason. Il est illustré par de belles planches d'armoiries fictives ou réelles.



 cliquer sur le lien ci-dessous pour lire la suite :

jeudi 21 février 2019

Capitales du monde : Beyrouth

 🌲   Voici maintenant presque un an que nous avons quitté la dernière capitale au centre de l'Europe : Berne en Suisse. Le hasard de l'ordre alphabétique nous amène maintenant dans un pays du Moyen-Orient pour y découvrir une capitale et une ville fascinante et dynamique, mais conservant toujours les clichés de la ville dangereuse, suite à la terrible guerre civile de 15 ans qui l'a profondément blessée.


   L'emblème de la ville de Beyrouth s'apparente davantage à un logo, même si il a une apparence familière et sympathique d'armoiries héraldiques, avec cet écu de type français ancien, timbré d'une couronne murale, mais qui est fortement stylisée.
 L'écu d'argent est chargé d'un navire de commerce phénicien au naturel avec cinq rameurs actionnant chacun leur rame sur des vagues d'azur, un livre ouvert avec la devise en latin : "Berytus Nutrix Legum" (Beyrouth, Mère des lois) d'un côté et sa traduction arabe "بيروت أم الشرائع" de l'autre brochant sur la mâture du navire; le tout est surmonté d'un chef de gueules et soutenu d'une champagne du même. Les couleurs rouge, blanc et rouge correspondent au drapeau national du Liban. 
 L'écu est sommé d'une couronne stylisée d'or crénelée et chargée d'un cèdre du Liban de sinople. L’inscription en arabe بلدية بيروت située en dessous se traduit par "Municipalité de Beyrouth"



  Quelle est la date d'adoption de cet emblème qui est pourtant bien officiel ?  Un article de Wikipedia en anglais (voir → ICI) donne 2007 comme année de création. On ne doit pas être bien loin de la réalité. Il reste à trouver un témoignage ou un document le confirmant.


panneau routier d'entrée de ville avec
inscriptions en arabe et en français
(La francophonie est historiquement très
pratiquée au Liban )



panneau indicateur en arabe devant la façade de l'hôtel de ville
pour signaler les Services municipaux de Beyrouth


















capitale n° 30 - Beyrouth


Beyrouth,  en anglais: Beirut, en arabe : بيروت  est la capitale et la ville la plus peuplée du Liban.

Population  :  363 033 hab. pour la ville (chiffres 2015), 1.916 100 hab. pour l'agglomération .

  Beyrouth a été longtemps considérée, du fait de son emplacement stratégique, comme un carrefour entre les trois continents Asie, Afrique et Europe, et un accès privilégié vers l'Orient. Sa population est un mélange unique de cultures orientale et occidentale.
  Le toponyme de Beyrouth vient du phénicien Beroth qui signifie "la ville des puits". C'est un des sites les plus anciennement occupés par l'homme, comme l'ont démontré les vestiges des occupations préhistoriques. A l'époque Phénicienne, cependant, c'est une ville secondaire par rapport à Byblos, Tyr ou Sidon , plus prospères. C'est durant l’occupation romaine, sous les ordres de Pompée, à partir de 64 av. J.-C., que la Beyrouth antique a connu la période la plus glorieuses de son histoire.     Nommée Colonia Julia Augusta Felix Berytus, elle a reçu le statut de ville romaine et accueillit une école de droit très réputée (d'où le livre ouvert avec l’inscription latine "Berytus Nutrix Legum " dans le blason), qui sous le règne de Septime Sévère (192-211 ap. J.-C.) rivalisait avec celles de Byzance / Constantinople ou de Rome.


vue sur la corniche et le Rocher Al Raouché et le quartier du même nom - © photo Bader Helal – Bader Photography

 Beyrouth maintient aujourd'hui son rôle de grand centre culturel avec une grande influence sur tout le Moyen-Orient. Ses huit universités ont formé un grand nombre des principaux dirigeants de la région. C'est aussi un centre commercial, bancaire et financier important dans la région avec environ 85 banques libanaises ou étrangères  et de nombreuses sociétés d'import-export qui y ont un siège.
La ville a également un fort attrait touristique avec ses musées, sa gastronomie, la Grotte des Pigeons et la corniche de Raouché.
Hôtel de ville (mairie ) de Beyrouth, construit en 1924. Le bâtiment est dans les styles architecturaux vénitien et arabesque,
 un mélange qui exprime l'identité régionale de la région


figure principale du blason de Beyrouth : le navire phénicien

les Phéniciens

⛵ La Phénicie, antique nom d'une étroite bande de terre sur la côte orientale de la Méditerranée, correspondant en partie au Liban d'aujourd'hui. Ce territoire, d'environ 320 km de long et de 8 à 25 km de large, était barré à l'est par la chaîne du Liban. La frontière sud en était le mont Carmel ; celle du nord était probablement le fleuve Éleuthère, appelé aujourd'hui le Kebir (ou Oronte) et qui forme la frontière nord du Liban.
  Bien que ses habitants formaient une civilisation homogène et se considéraient eux-mêmes comme une seule nation, la Phénicie n'était pas un État unifié mais un groupe de cités-états, dont l'une dominait habituellement les autres. Les cités les plus importantes furent Byblos (Djebail), Arwad (Rouad), Akko (Saint-Jean d’Acre), Sidon (Saïda), Tripoli, Tyr (Sour) et Béryte (Beyrouth). Tyr et Sidon abritèrent tour à tour le siège du gouvernement.
 cliquer sur le lien ci-dessous pour lire la suite :

vendredi 15 février 2019

l'Armorial de La Planche - 1669 - Gouvernement de Lyonnais - Sénéchaussée du Forez

S   uite de la visite d'un des plus anciens manuscrits répertoriant des armoiries de villes et de villages de France, dessinées à la plume et peintes à l'aquarelle, antérieur de trois décennies à l'Armorial Général de France de Charles d'Hozier ! Voir la description initiale : →

Nous poursuivons avec la découverte du "livre" (c'est l'appellation donnée à une section d'un manuscrit, qui est lui-même divisé en chapitres) consacré au Gouvernement de Lyonnais.  Après le premier chapitre consacré à la Sénéchaussée du Lyonnais, nous nous déplaçons juste à côté dans la  Sénéchaussée du Forez.  Le territoire de cet ancien Comté et ancienne province, abrogée sous la Révolution, a servi de base pour former le département de la Loire. Voici donc le deuxième chapitre .

      Revenir à l'épisode précédent →

Département de la Loire

Voici l'extrait d'une carte datant de la fin du XVIIIe s. , donc postérieure d'un siècle, mais sur laquelle j'ai reconstitué les limites administratives de notre région :
 Vous pouvez cliquer sur toutes les images pour les agrandir












Les fragments de manuscrits proviennent toujours du Volume II. Pour enrichir l'étude, j'ai mis en bonus l'extrait équivalent dans l'Armorial Général de France* (1696-1711), établi par Charles-René d'Hozier, et comme auparavant, j'ai placé le blason actuel en-dessous, pour comparer les différences ou au contraire la constance des figures dans le temps.

                  (*)  Armorial Général de France  -  volume XVII  -  Généralité de Lyon



Montbrison (Loire)
  La ville est née au Moyen Âge autour du château des comtes du Forez, dont elle devint la capitale. Elle fut fortifiée à la suite des ravages que lui infligèrent les Anglais au début de la guerre de Cent Ans. François Ier la rattacha à la Couronne avec tout le pays de Forez.
  Le blason de Montbrison apparaissant sur le manuscrit montre un bâtiment fortifié formé d'une tour de forme carrée, talutée et maçonnée à la base, couverte et girouettée, accolée à la dextre d'un logis également couvert et girouetté à senestre, le tout d'argent. Pas de terrasse à cette époque.
 Au cours du temps le dessin de cet ouvrage fortifié évoluera vers une une tour parfois couverte, parfois pas, attenant à une simple muraille crénelée, percée d'une porte, et variera avec la présence ou pas d'une terrasse rocheuse. Si le champ reste toujours de gueules surmonté d'un chef de France, l'émail du "château" et de la terrasse alterne l'or et l'argent, selon les époques.
  Affichées pour l'anecdote, les armoiries "attribuées d'office" dans l'Armorial Général de France, et ce sera cas pour toutes les villes de ce chapitre consacré au Forez, ont toutes été fabriquées à la chaîne par Charles d'Hozier (voir → ICI), alors que nous avons sous les yeux la preuve que les vraies armes de la plupart de ces villes étaient connues. Le principe de conception de d'Hozier était simple et ingénieux: sur la base d'un écu avec une pièce honorable constante: ici le chevron, celui-ci est chargé d'un meuble, qui lui, est variable : rose, étoile, fleur de lis, pomme de pin, coquille, calice, molette, mâcle, rustre, losange, croissant, merlette, trèfle, billette, goutte, cœur ... et en  jouant avec les combinaisons de couleurs, on obtient ainsi une multitude de possibilités. Mais au final ces blasons générés de manière mathématique, n'ont aucune personnalité, ni histoire à raconter. Toutefois, pour ce qui est des communes actuelles, certaines, les ont tout de même conservés, mais elles restent rares.


cliquer sur le lien ci-dessous pour lire la suite :