L'héraldique est une passerelle spatiotemporelle. Les blasons nous parlent des Hommes, des Nations, des Communautés, de l'Histoire, du Spirituel, de la Nature, de l'Art, des Sciences, de la Vie, presque tout en fait...
armoiries du municipio (commune)
nommé désormais : Castrillo Mota de Judios (voir fiche Wikipedia)
Dans ce village est né le musicien organiste à la cour
de Philippe II d'Espagne : Antonio de Cabezón.
Ceci explique la présence du clavier sur le blason.
On peut voir dans le village l'humble maison en adobe où
il est né. Une plaque commémorative lui est dédiée.
Un petit village du nord de l'Espagne, Castrillo Matajudíos, situé dans la communauté autonome de Castille-et-León, province de Burgos a voté dernièrement en faveur d'un changement de nom. "Matajudios" se traduit en effet littéralement par : "CastrilloTue-les-juifs" ! On peut se demander même,comment après la tragédie de la Seconde Guerre mondiale et ce que le Monde entier sait sur la politique d’extermination des juifs par les nazis,cette affaire a pu perdurer jusqu'au XXIe siècle !
Les habitants du village ont dit oui dimanche 25 mai 2015 au changement du nom de leur commune, trop lourd à porter désormais, lors d'un vote organisé par le maire en parallèle du scrutin européen. "Avec ce nom, quand on voyage, on doit toujours fournir des explications parce que tout de suite, on te dit: 'à Castrillo on tue les Juifs!'", témoigne Lorenzo Rodriguez Perez, le maire du village, situé près de Burgos, dans le nord de l'Espagne.
"Et pourtant c'est tout le contraire parce que Castrillo descend d'une communauté juive et il y a une étoile de David sur notre blason", poursuit l'élu. Estimant que ce nom trahit l'héritage juif du petit village, son maire avait organisé ce vote, le jour même des élections au Parlement européen, et promis de démissionner si les habitants décidaient de garder le nom actuel.
Sur les 56 habitants en âge de voter, 52 ont participé au scrutin, "dont 29 ont décidé de changer le nom", a déclaré le maire. On est loin de l'unanimité ! Les habitants avaient le choix entre deux noms pour la commune, Mota Judios ou Mota de Judios, et ont opté pour le second par 26 voix contre trois. La mairie a entrepris d'examiner ces résultats à partir du 3 juin 2015 et entamer les démarches pour effectuer le changement le nom. Pour l'instant le site internet n'a pas bougé,voir → ICI.
au-delà de l'aspect moral et humaniste, on imagine l'impact financier que va provoquer cet évènement pour cette petite commune qui n'a pas beaucoup de moyens , en vue de changer tous les supports qui portent le nom désormais banni.
PETITE HISTOIRE
Selon certains historiens il y aurait une confusion à partir du toponyme castillan initial de "mota" qui signifie "colline", peu à peu transformé malencontreusement ou intentionnellement au cours des siècles en "mata" de matar : tuer. Car la persécution des juifs en Espagne à la fin du XVe, début XVIe siècles n'y est peut-être pas étrangère.
L'origine du village remonterait à 1035, lorsque des Juifs, dépossédés de leurs biens et expulsés de leurs maisons ailleurs en Espagne, s'étaient réfugiés là, sur une petite colline ou "mota", selon Lorenzo Rodriguez. Ils y étaient restés jusqu'en 1492, lorsque les Rois catholiques ordonnèrent l'expulsion d'Espagne de tous les Juifs qui refuseraient de se convertir au catholicisme. La première mention du nom Castrillo Matajudios apparaît en 1623, selon l'archéologue Angel Palomino, chargé d'une étude historique préliminaire commandée par la mairie. Les descendants de Juifs, convertis au catholicisme, auraient pu décider de changer le nom du village après 1492, afin de démontrer leur ferveur.
église San Esteban et ayuntamiento (mairie) à Castrillo Mota de Judios
"Les documents montrent qu'il y a eu plusieurs massacres de Juifs (...) comme cela s'est produit dans de nombreux quartiers juifs en Espagne et ailleurs en Europe", expliquait l'archéologue, qui estime qu'entre 300 et 400 foyers, soit environ 1.500 personnes ont peuplé le quartier juif de Castrillo Matajudios avant l'expulsion des Juifs d'Espagne.
Selon les historiens, au moins 200.000 Juifs vivaient en Espagne avant les expulsions de 1492. Ceux qui refusèrent de fuir ou de se convertir furent exécutés et brûlés vifs. Déclarant vouloir réparer une "erreur historique", le gouvernement espagnol a approuvé en février un projet de loi visant à faciliter la naturalisation des descendants de Juifs séfarades (Sefarad signifiant "Juif d'Espagne" en hébreu).
Ce titre rédigé à la manière des unes de tabloïds est un clin d’œil à une affaire qui est survenue
récemment dans une ville proche de Grasse, dans les Alpes-Maritimes : Peymeinade. Relayée par la presse locale (ci-dessous), elle a eu un impact non seulement dans le public de la région, mais aussi parmi des amis héraldistes de grande renom qui ont pris leur plume pour exprimer leur désapprobation, le mot est faible, plutôt une grosse colère, car c'est leur activité intellectuelle, artistique et culturelle, sinon leur métier, qui est attaqué indirectement ! Je les comprends.
cliquer sur l'image pour agrandir et lire plus confortablement l'article du quotidien Nice-Matin daté du 9 février 2015
le blason incriminé : commune de Peymeinade (Alpes-Maritimes) :
"d’argent à l’écusson d’azur chargé d’une croix du champ, accosté et supporté
par deux moines affrontés de carnation, habillés d’une bure au naturel et posés
sur une terrasse isolée de sinople, celui de dextre tenant dans sa main dextre
une faucille renversée d’argent et celui de senestre tenant de sa main senestre
une houe du même, le fer reposant à terre ".
Ces braves moines qui font penser à un célèbre fromage (pardon, mais c'est trop bon !) qui pourrait bien lui aussi subir le même sort dans la cantine de ce collège, proviennent de l'ancienne Abbaye de Lérins, au large de Cannes et sont là depuis plus de cinquante ans sur les façades, le mobilier urbain et les documents de cette sympathique cité du pays de Grasse.
Ils ne faisaient de mal à personne et voilà qu'on leur dit "vade retro", vous ne pénétrerez pas dans les écoles publiques de la commune. Enfin ce sont des enseignants qui se sont insurgés, brandissant les règles de laïcité dans les écoles de la République. On ne sait pas ce que pensent les parents d'élèves ! probablement une minorité est dans la même mouvance, les autres devant répondre qu'ils ont toujours vu ce blason ainsi, dans leur ville, qu'ils n'y font même plus attention, et que cela ne les choque pas davantage. Et donc le maire, attaqué au premier chef par l’invective, en reprenant les rôles de Don Camillo et Peponne à l'envers ! se défend avec courage et de bons arguments :
« Les bras m'en tombent »
Le maire sort de ses gonds : « Aujourd'hui, la laïcité est servie à toutes les sauces. Ce blason est une référence historique incontournable de la ville. On le voit partout. Et ça n'a jamais posé de problèmes. Si on en arrive là, je crains le pire. Franchement, c'est une tempête dans un verre d'eau, un faux débat, à moins d'avoir l'esprit affaibli !(...)Je ne céderais pas ! À ce compte-là, tant qu'on y est, pourquoi ne pas débaptiser tous les hameaux de Grasse, Saint-Antoine, Saint-Mathieu, Saint-François, etc. ? », s'emporte-t-il.
Bon, l'incendie est semble-t-il circonscris à l'enceinte du domaine scolaire et n'est pas propagé ailleurs dans la ville, semble-t-il, à la mairie par exemple : c'est un moindre mal qui devrait se régler facilement avec l'usage d'un logo. La commune en a déjà un, nous le voyons sur le site internet officiel :
D'ailleurs à côté du logo, le blason communal, en silhouette transparente monochrome, a déjà été quelque peu auto-censuré semble-t-il, pour diminuer son impact visuel.
Si une révolte éclatait dans la ville contre ces pauvres moines victimes du dogme de la laïcité qui commence à empoisonner le vivre ensemble un peu partout, y compris avec les communautarismes, le conseil municipal pourrait revenir à son ancien blason, qui a peut-être été oublié :
premier blason de la nouvelle commune de Peymeinade, créée en 1868,
extrait du livre : "Armoiries et Institutions des communes des Alpes-Maritimes, du Comté
de Nice et de la Principauté de Monaco, de Pierre-Jean Ciaudo (éditions Alp'Azur, 1978)
Mais il faudrait être sûr que l'adoption d'anciennes armes seigneuriales de l'Ancien Régime ne pose pas de problème à nos défenseurs des valeurs de la République jacobins !
L'incident n'est pas bien grave en soi, mais il dénote tout de même un gros malaise du vivre ensemble dans notre société multiculturelle et multi-cultuelle, y compris les athées, les agnostiques, les anarchistes, etc... L'hyper-médiatisation du moindre fait et le buzz permanent n'arrangent rien à l'affaire
Ceci dit, changer le blason historique d'une commune pour satisfaire les exigences, sans doute respectables, mais minoritaires de quelques personnes, pour des raisons de sensibilités religieuses, politiques, philosophiques ou culturelles, semble vain et voué à l'échec. Mais il y a eu des cas d'école (exemple : la suppression récente de la tête de maure à Castelsarrasin, qui du coup perd son caractère d'armes parlantes). Et pour la Corse, que fait-on ?
ancien blason de Catelsarrasin
(France, Tarn-et-Garonne)
nouveau et actuel blason de Castelsarrasin
Pour ce qui est de la création et de l'adoption de nouveaux emblèmes, blasons ou logos, mais plutôt des blasons évidemment, les collectivités locales, communes, associations, institutions publiques et mêmes des entreprises privées devront faire preuve de prudence à l'avenir, c'est ainsi, les temps changent et l’héraldique doit aussi s'adapter si on ne veut pas voir encore davantage de logos insipides orner les panneaux d'informations et le mobilier urbain.
Il y a quelques années, j'avais écrit une chronique sur des faits
similaires à ceux de Peymeinade, mais concernant l'adoption de tout nouveaux blasons,
notamment à Pornic (44), voir → ICI
où la haine, l'intolérance et surtout la mauvaise foi, ou le manque de
discernement sur l'importance du problème faisaient déjà froid dans le dos
!
En tout état de cause, il faut rappeler que pour la France, en application de la loi du 5 avril 1884, les communes disposent de la souveraineté totale en matière d'armoiries. La délibération du Conseil municipal, qui en aura accepté la composition, est l'acte officiel par lequel le blason communal acquiert son existence légale. Il s'ensuit que la description de ce blason, qui figure au texte de la délibération, devient la description officielle de ces armoiries.
Pour la composition de son blason, la commune peut faire appel à tout érudit ou artiste de son choix. Il lui est recommandé de s'adresser à des dessinateurs de qualité, au courant des règles de l'héraldique. Les communes sont vivement invitées à s'adresser au directeur des archives de leur département, qui sera en mesure de leur apporter d'utiles précisions.
La Commission nationale d'héraldique, dont le statut et la composition ont été précisés par décision ministérielle du 14 décembre 1999, est le seul organisme public à exercer officiellement une mission de conseil. Elle examine les dossiers qui lui sont soumis par les collectivités territoriales. Le cas échéant, elle propose à ces collectivités des modifications pour tenir compte des règles traditionnelles de l'héraldique, ou pour éviter, dans la mesure du possible, toute confusion avec d'autres blasons déjà existant. Son rôle demeure cependant seulement consultatif. Ses services sont évidemment sans frais.
Mais il existe d'autres organisations, avec un statut d'association de type loi 1901, qui conseilleront particuliers, associations, collectivités, communes, contre le paiement de frais de dossier :
• au niveau national : le Conseil français d'Héraldique.
• au niveau départemental, par exemple dans le département de la Loire (42), mais il y en a dans d'autres départements : la Conférence permanente d’héraldique de la Loire où siègent des artistes érudits de grand talent, ils se reconnaitront !
Voici encore, édité par la Commission nationale d'héraldique, ici → ◙ , un guide à l'usage des communes pour se confectionner un blason et des armoiries dans les règles de l'art. Elle est composée de sommités dans le domaine de l'histoire des symboles, des emblèmes et de l'héraldique tels que Michel Pastoureau ou Édouard Secrétan. A aucun moment dans ces lignes, il est préconisé aux conseils municipaux d'éviter les figures d'inspiration ou à caractère religieux, quelle que soit la religion concernée. C'est après, en délibération, selon la sensibilité des membres du conseil, avec l'assentiment de la population, c'est plutôt préférable, puisque c'est une image qui va représenter la commune, que les symboles et figures composant le blason devront être d'abord jugés recevables et convenables pour l'ensemble des contribuables.
La laïcité est certes un des piliers de la République française par les valeurs amenées par la Révolution de 1789 et les diverses lois votées pour la consolider jusqu'à ce jour. Mais il n'est pas possible culturellement de faire table rase du passé religieux de la France, qui est son patrimoine, dans ses armoiries territoriales, tout aussi bien que ses cathédrales ou ses palais royaux.
Crédits : article de journal : Denis Joulain inspiration : mails de Denis Joulain et Jean-Paul Fernon blasons empruntés à: - armorialdefrance.fr (auteur : Daniel Juric) - www.labanquedublason2.com ( auteurs : J-P. de Gassowski, Jean-Paul Fernon) - www.peymeinade.fr - conseil-francais-d-heraldique.com + livre : Armoiries et Institutions des communes des Alpes-Maritimes, du Comté de Nice et de la Principauté de Monaco, de Pierre-Jean Ciaudo (éditions Alp'Azur, 1978)
Le maire de l'ayuntamiento de Vélez Málaga (Andalousie) veut supprimer l'image xénophobe du blason de sa commune :
traduction :
Controversedans la ville deVélez-Málaga, cette fois en raison de l'image de la commune.L'équipe degouvernement du PP (Partido Popular) à la mairie, ne veut plusdans les documents officielstraitéespar le Consistoire voir un Arabeavec une lance dansla poitrine, tel que blasonné dans les armoirieshistoriques de la ville,qui ont été accordées par la reineIsabellele 14 Septembre1499.«Jesuis très fierde ce blasonqui est d'ailleurstoujours utilisée dansles événements officiels, mais aujourd'huiVelezdevrait donner uneimage moderne, d'ouverture pour une municipalité quin'a riencontre toute race oureligion",a dithierle maire, Francisco Delgado, ce qui justifie l'initiativede son gouvernementde dépenser 37.000€ pour une étudeafin de créerune nouvelle image corporativede la Ville.
Alors que cette audit du maire est pour lui absolument nécessaireétant donné que chaqueministère utiliseune interprétation différentedu blason,le PSOE (opposition) a critiqué largement cette action dansla situation de criseactuelle et les besoinsauxquels sont confrontés de nombreuses familles veleñas (les habitants) par rapport à ce montant investi, alors que la ville possède ce blason depuis plus de cinqans ( plutôt des siècles ?).
Selon le maire, l'idée est quela nouvelle image que l'on choisira à partir de cet emblème historique deVelez-Malaga mettra davantagel'accent sur la figure du roiFerdinand etsupprimera leMaureen cours d'exécutionavec une lancedevant soncheval ,entre autres raisonspour en finir avec les critiquesxénophobes.
blason Wikipédia : plus explicite
Blasonhistorique :
La reine Isabelleen 1499a accordé àVelez-Malaga les symboles de la ville: son sceau, les armoiries , la bannière et le drapeau. Le blasonreprésentele seul fait d'armesque le roi Ferdinand a réalisé au cours dela guerre de Grenadeet plus particulièrement dansla conquête de lavillede Vélez, qui a eu lieuen 1487. Pendant une parademilitaire de l'armée castillane, surgit une attaque desveleños(Maures) qui a surprisle monarquesans armureet l'oblige à combattre tel quel. L'audaced'unpalafrenier du roi nomméSebastianSanchez Pelao empêcheune lancede blesser le roi Ferdinand. Cepalefrenier a fait rempart de son corps devantle monarque pour lui éviterd'être blessé, ce qui lui a coûtésa vie. Pour commémorer cet exploit, le blason dela ville, décidé par la reine Isabellemontre le roi à chevalavec ungarçonde sa gardemort à sespiedset les Mauresfuyant, l'un transpercé d' une lance. La concession des armes sera effective à cet évènement 12 ans plus tard(1499) .
Personnellement, je ne prendrai pas position: j'aime l'Histoire et je suis contre la censure .
L' Espagne avec sa longue histoire : la Reconquista, mais aussi la conquête des Amériques, et d'autres guerres anciennes , la période napoléonienne et jusqu'à celles du franquisme est profondément marquée, voire blessée de manière irréversible. Le sentiment national est aussi un facteur d'unité et la mondialisation n'arrive pas à me convaincre que tout doit être balayé d'un revers de la main. Il y aura toujours des leaders et des perdants, quelque soit la tournure des évènements. L'égalité des peuples et des citoyens est une utopie.
Il existe des tas de blasons municipaux montrant de telles exactions perpétrées au cours des siècles. J'avais même l'intention d'en faire un sujet, pas seulement pour l'héraldique espagnole . Mais l'actualité m'a précédé . J'y reviendrai sûrement un jour. Mais d'ailleurs j'ai déjà évoqué quelques "cas" dans mes pages consacrées au Tour d'Espagne → La Vuelta.
ville de Bazas (France - Gironde)
En France, aussi, des "têtes de maures" sont encore très présentes dans d'innombrables blasons et aussi des scènes "crues" de martyres chrétiens. Pour combien de temps ? jusqu'à ce qu'un décret ministériel décide d'abolir définitivement ces images sujettes à polémiques, historiques ou pas, et qu'on mette à la place des petits lapins gambadant au bord de la rivière locale !
A méditer... c'est un problème de société très intéressant...
Voici comment l'absence de démocratie participative, avec à la clé une décision collégiale par vote, donc inattaquable, comme ce merveilleux exemple à Poitiers ( voir mon précédent article) peut causer des dégâts dans la société d'un village ou d'une ville. Remontent les vieilles haines partisanes, laïcité contre religions, luttes de clans ou de classes, jalousies, polémiques et règlements de comptes entre personnes, et même des explications plutôt amusantes de pseudo-psychologues sur des connotations sexuelles !! Bref toute la nature humaine dans ce qu'elle a de plus négatif ...
Voici deux cas édifiants :
Projet de nouveau blason qui sera sans doute adopté ? par la municipalité de l'Hermitière ( France - Orne)
D'or à la croisette ancrée de sable ( Ordre des Templiers)
accostée de deux chênes de sinople;
à la bordure componée d'argent et de sinople; au chef d'azur,
brochant sur la bordure, chargé d'un triangle d'or accosté
de deux colombes essorantes et affrontées d'argent.
Tiercé en pairle renversé: au 1er de sinople à la cotice en barre abaissée accompagnée en chef à dextre de la tour carillon de l'église du Clion, le tout d'argent (Le Clion sur Mer), au 2e coupé ondé au I d'azur à la vierge à l'enfant d'or, à l'oculus d'argent (Sainte Marie sur Mer), mouvant de la partition, au II de gueules au porc-épic d'argent et à la trangle ondée du même brochant sur le coupé, au 3e d'azur à l'ancre de marine posée en bande, chargée d'un fût de canon posé en barre, le tout d'or, surmonté d'une étoile du même et accosté de deux mouchetures d’hermine d'argent (Pornic); à deux fois parées d'or posées en chevron brochant sur les lignes de partition et au demi-pal d'argent terminé en pointe d'écusson, mouvant du chef, chargé en pointe d'un écusson d'or à la croix de sable (pays de Retz) surmonté de deux mouchetures d'hermine de même l'une sur l'autre (Bretagne), et brochant sur le tout.
couronne navale des ports et devise (je vous laisse lire)
ouf !!!....
Voici la présentation officielle de la municipalité :
Et maintenant une avalanche de diatribes contre la municipalité et par la cause des communes associées (absorbées): Clion-sur-Mer et Sainte-Marie-sur-Mer qui perdent ainsi un peu leur identité.
Et surtout l'image de la Vierge Marie et de l'Enfant Jésus, qui dérange, on en est encore là ( et je ne parle pas des posts racistes et xénophobes qui pullulent sur le net dans les forums(faites une recherche par vous-même avec "nouveau blason de Pornic", et vous vous rendrez compte ) :
Alors , messieurs(mesdames) les élu(e)s : de grâce, surtout si vous gérez une petite ville, consultez TOUS vos concitoyens ! Je sais qu'il y a un conseil municipal qui les représente, mais ce n'est pas suffisant pour décider de ce genre de chose.
Vous n'êtes pas une marque de hamburgers, mais une communauté d'habitants et de professions qui travaillent dans votre ville.
L'image de votre ville représente et appartient à tout le monde. Tenez compte non seulement des sensibilités politiques, religieuses , minorités, etc.. mais aussi de la qualité héraldique et esthétique.
Prenez conseil auprès de vrais héraldistes qui savent, c'est leur métier, comment trouver un bon compromis avec toutes les données et les sensibilités, que vous allez fournir afin de vous proposer quelque de chose de simple , cohérent et surtout esthétique !
Si vous pensez que cela demande un déploiement de moyens considérables pour votre budget d'organiser un bureau de vote , utilisez la consultation par Internet sur un site sécurisé !
Et quand une majorité aura décidé , eh bien là, d'accord, les opposants devront se soumettre , et rengainer leurs armes et leurs larmes ! C'est ainsi que la vraie démocratie devrait fonctionner. Pas la loi du plus fort , mais le choix du plus grand nombre.