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mercredi 11 novembre 2015

Héraldique analogies #07 - les blasons avec symboles alchimiques et astronomiques, 1ère partie.

commune d'Avesta (Suède)
(ce n'est pas un site de rencontre ♥)
 Åprès les lettres et les chiffres (voir le précédent chapitre → ), voici un nouveau volet complétant cette série liant objets, signes, symboles divers avec des figures héraldiques par analogie.
  Cette fois nous allons explorer un langage ancien ou plutôt une codification pour représenter de manière conventionnelle des éléments de la nature par les signes. Si certains de ces signes nous paraissent maintenant très mystérieux, quelques uns nous sont très familiers car ils ont revêtu d'autres significations, dans notre époque contemporaine.
 Alchimie, étymologiquement parlant, est un mot très intéressant : il nous vient du latin médiéval alchimia, lui-même dérivé de l'arabe al-kīmiyā' et du grec khumeia, mixtion. Quel voyage !!
 Alchimie donnera in fine le mot "chimie", que nous connaissons bien, quand la discipline a perdu son aspect spirituel, ésotérique et sulfureux, pour ne garder que la partie matérielle et l'expérimentation purement scientifique, au cours du XVIIe siècle.
  Il en est de même pour l'astrologie, qui d'ailleurs, nous allons le voir utilise certains symboles en commun, et qui au fil du temps, a été supplantée par l'astronomie, discipline basée plus globalement sur l'expérimentation et l'étude scientifiques. Seule différence par rapport à l’alchimie : ses pratiques et croyances sont toujours très en vogue et encore appréciées de nos jours, même par des gens très instruits et haut placés.

Armes de la Royal Society of Chemistry britannique
 son siège est situé à Burlington House , Piccadilly , à Londres
Nous voyons au centre de l'écu un soleil inscrit dans un hexagone
dont chaque sommet est chargé d'un symbole décrivant
six des métaux essentiels et les six planètes connues depuis
les temps anciens. On y rajoute le soleil central, assimilé à l'or.
ci-dessous les armoiries complètes, avec les ornements extérieurs :

 L'alchimie a été présente dans toutes les civilisations. En Occident, elle apparaît, après celle de la Chine ou de l'Inde, à Alexandrie en Égypte aux IIe et IIIe siècles. Arabes et Persans la recueillent et la transmettent à l'Europe vers les XIe-XIIe siècles. Elle mêle des considérations d'ordre physico-chimique autant que mythologique, occultiste ou magique. C'est pourquoi elle a pu, par quelques aspects techniques, anticiper certaines voies de la chimie moderne, ou même influencer favorablement la pensée de certains savants (Paracelse, le père de la médecine hermétique, et peut-être même Newton, dont on sait qu'il s'y adonna).

Liste de symboles - extrait du livre : Théories et
 symboles des alchimistes.. par Albert Poisson (1891)

 Mais nous n'allons pas ici entrer plus avant dans les détails de ces disciplines sur lesquelles il existe des tas d'ouvrages écrits et des sites internet. Je vous propose de vous intéresser aux signes et symboles que leurs adeptes utilisaient pour transmettre leurs expériences dans les formules et les prédictions.  Des signes que l'héraldique a parfois repris à son compte de diverses manières ...

 • les Métaux

Nous allons commencer par l'élément le plus présent dans l'héraldique, plus particulièrement l'héraldique civique, et très commun dans la nature aussi : le Fer, mais son signe alchimique représente aussi la planète Mars en astrologie, ainsi que le sexe masculin. C'est d'ailleurs par cette dernière symbolique que nous le connaissons le mieux. Mais vous allez voir, vous l'avez observé aussi ailleurs... et peut-être sans vous être interrogés sur son origine.


commune de Loppi
(Finlande - Kanta-Häme)
localité d' Eiserfeld (<1967)
(Allemagne - Rhénanie-N.Westphalie)
commune de Kiruna
(Suède - Laponie)
commune de Karlskoga
(Suède - Värmland)
ville de Smethwick
(Royaume-Uni -  West Midlands)
commune de Rautalampi
(Finlande - Savonie du Nord)

  Si on le rencontre dans un bon nombre de blasons, surtout dans les pays du nord de l'Europe, c'est en général pour illustrer les mines de fer, comme celle de Kiruna, la plus grande du monde, ou bien pour l'industrie sidérurgique (Eiserfeld), les fonderies pour l'armement (à Karlskoga). Et aussi la construction mécanique, comme par exemple l'automobile, avec cet exemple vers lequel je voulais vous amener et que vous connaissez forcément. La marque suédoise Volvo (mot qui signifie : faire tourner, rouler, en latin) a choisi ce visuel en 1927 qui cumulait ainsi deux symboles en un: celui du fer ou de l'acier, matière première des produits de la marque et celui de la virilité pour ceux à qui elle s'adressait ! déjà très malins ces graphistes, à l'époque ...

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Nous poursuivons avec un autre métal très présent dans l'héraldique civique, le Cuivre, mais son signe alchimique représente aussi la planète Vénus en astrologie, ainsi que le sexe féminin. Ici encore c'est certainement cette valeur symbolique qui est la plus connue.


commune d' Outokumpu
(Finlande - Carélie du Nord)
commune d' Åtvidaberg
(Suède - Östergötland)
commune de Røros
(Norvège - Trøndelag)
Polevskoï /Полевской
(Russie -  Oural)
commune de Falun
(Suède - Dalécarlie)
village de Špania Dolina
(Slovaquie)

Pour toutes ces localités, c'est la découverte et l'exploitation des mines de cuivre qui ont fait leur réputation. Celle d' Outokumpu en Finlande était la plus grande mine d'Europe, lors de sa mise en service en 1910 (fermée en 1989).

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Maintenant nous passons à quelques métaux beaucoup plus rares, du moins par leur présence dans les blasons : d’abord,  le Mercure dont le signe est identique à celui de la planète du même nom.

Rutsweiler am Glan
(Allemagne - Rhénanie-Palatinat)
ville de Dunajská Streda
(Slovaquie)
commune de Stahlberg
(Allemagne - Rhénanie-Palatinat)

Ici encore certaines de ces localités ont un rapport avec l'extraction du mercure, sous la forme la plus courante du minerai appelé cinabre (sulfure de mercure = HgS ) de couleur rouge, très souvent dans des zones escarpées ou montagneuses. Pour celui du centre : Dunajská Streda , c'est en raison du mot "streda" qui est le jour du mercredi en slovaque, donc à l'origine le jour du dieu Mercure chez les Romains !

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○ Après le mercure, voici le Plomb, dont le signe est associé à la planète Saturne en astrologie. Et rappelez vous que la maladie due à l'absorption toxique de plomb est nommée "saturnisme".

localité de Bleiwäsche
(Allemagne - Rhénanie du Nord-Westphalie)
Le blason ci-dessus nous montre en plus du signe alchimique, des armes parlantes, puisque l'étymologie du toponyme de l'ancienne commune de Bleiwäsche, signifie littéralement  "lavage du plomb" en allemand, de Blei = le plomb, toujours en rapport avec les anciennes activités minières.

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• Une petite déception avec l'Étain, métal associé à la planète Jupiter. Je n'ai rien trouvé pour le métal en relation avec l'héraldique, en revanche une ancienne famille balte d'ascendance germanique, originaire de Lübeck, a mis le symbole de la planète Jupiter dans ses armes depuis le XVIIe siècle (voir ICI , texte en russe).
famille von Bradtke ou Bradke
 de l île d'Ösel (Saaremaa), Estonie et pays baltes

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• Voici maintenant l'Argent dont le symbole est un croissant, car associé à la Lune qui était considérée comme une planète parmi les autres pour les astrologues.


ville de Wilnsdorf (ancien blason)
(Allemagne - Rhénanie du Nord-Westphalie)

Là, certains d'entre vous vont croire que j'ai un peu triché, car des blasons avec des croissants, il y en a naturellement  "à la pelle" et dans tous les pays !! Mais je vous assure que pour celui-ci, et vous pouvez le vérifier in situ, si vous lisez l'allemand : ICI , il s'agit bien d'une référence aux mines d'argent de la région. La ville a (malheureusement) depuis quelques années maintenant, remplacé le quartier supérieur avec le croissant, par les armes de la maison de Nassau, qui est pourtant déjà bien largement représentée ailleurs, et c'est bien dommage.

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○ Et enfin, pour terminer avec les métaux / planètes, ce sera avec l'Or, associé naturellement au Soleil. Le soleil du point de vue scientifique est une étoile bien évidemment, mais nous sommes là dans l'astrologie, je le rappelle, et on parle ici de planète, comme pour la Lune.

commune de Viljakkala
(Finlande - Pirkanmaa)
Vous allez dire que le signe du blason n'est pas le même et c'est vrai... Et la raison est très simple et astucieuse: les mines de Viljakkala produisaient de l'or mais aussi du cuivre ! et pour cette raison , les deux symboles alchimiques ont été fusionnés en un seul. A ce jour, je n'ai pas d'autre exemple avec le symbole de l'or seul.

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◘ Puisque nous venons de voir en quelque sorte un alliage de symboles alchimiques et héraldiques, dans l'esprit des alliages en métallurgie, voici d'autres exemples d'associations. Il faut donc comprendre que les ressources minières de ces territoires étaient mixtes (on peut rajouter le blason de la ville d'Avesta, visible au début de ce sujet) :

commune de Garpenberg
(Suède - Dalécarlie)
Fer + Cuivre + Fer
commune de Hällefors
(Suède - Örebro)
Argent + Fer
















.
gravure montrant Basile Valentin, alchimiste et moine bénédictin du XVe siècle, auteur de traités d'alchimie qui connurent
un grand succès. Le Livre des Parfums (XVIIe siècle) - Bibliothèque Inter-universitaire (BIU) de la Santé - Paris Descartes.
○ Une suite est prévue pour les éléments non métalliques, à bientôt ....  → #08 ICI


Crédits :
• blasons :
http://commons.wikimedia.org/wiki/

 • symboles alchimiques et astrologiques :
http://www.symbols.com/

• éléments du tableau périodique de la chimie (symboles chimiques, avec numéro atomique à gauche et masse atomique à droite) :
http://www.geologues-prospecteurs.fr/dictionnaire-geologie/t/

autres images :
→ passer la souris sur l'image pour découvrir sa provenance. 




          Herald Dick

mardi 2 décembre 2014

2 décembre 1814-2014 : bicentenaire de la mort du Marquis de Sade

  Aujourd'hui, le 2 décembre 2014, on célèbre le 200e anniversaire de la mort du célèbre écrivain et philosophe subversif français, libertin et débauché, dont l’œuvre sulfureuse a longtemps été censurée. Il a été surnommé "le divin Marquis"  :

blason de la maison de Sade : 
"De gueules à l'étoile à huit rais d'or chargée
 d'une aigle bicéphale éployée de sable,
membrée, becquée, languée, diadémée de gueules".
esquisse de portrait (supposé) de Donatien de Sade
par le peintre Charles-Amédée-Philippe van Loo
(on n'a en fait pas de portrait authentifié) 


Donatien Alphonse François de Sade

 (• Paris 1740 - † Charenton-le-Pont / Saint-Maurice 1814) 

armoiries de Sade : couronne de comte, en tant que chef  de famille
  (et non de marquis, titre provisoire qui ne durait qu'en tant que fils aîné) ;
tenants : un griffon et un lion rampants d'or lampassés de gueules posés sur des rinceaux
 de sable;  banderole avec devise en latin "OPINIONE DE SADO" (l'Opinion de Sade).


• né à Paris le 2 juin 1740
• mort à l'asile psychiatrique de Charenton, près de Paris, le 2 décembre 1814


© http://jean.gallian.free.fr


le blason de la maison de Sade, ornement
du château de Saumane-en-Vaucluse
qui a appartenu à la famille
 La Maison de Sade est une famille noble française d'origine provençale. Elle a eu un rôle important dans l'exercice de hautes fonctions en Provence, dans le Comtat Venaissin, auprès de la papauté d'Avignon, et en France (hommes de lettres, hommes politiques, magistrats, évêques, militaires…). Son membre le plus connu est le Marquis de Sade.
 Parmi ses aïeux figurent : Louis de Sade, gouverneur d'Avignon en 1177 qui a entrepris la construction du premier pont de cette ville, le célèbre pont Saint-Bénézet. 
 Paul a reçu en 1316 le pape Jean XXII lors de son arrivée en Avignon.
 Hugues III dit le jeune, député de la ville d'Apt, père d'Elzéar, échanson du Pape Benoît XII, fut autorisé par l’empereur Sigismond, lors de sa visite à Avignon en 1416, à ajouter à ses armes l'aigle bicéphale.
Le comte de Sade, père du marquis, est militaire, diplomate, poète, philosophe et .... libertin. Ses frères : Jean-Louis-Balthazar fut commandeur de l’ordre de Malte, puis bailli et grand prieur de Toulouse, et Jacques-François fut abbé commendataire d’Ébreuil. Quatre sœurs vivent en religion.

armoiries d'un évêque de la maison de Sade, peinture murale
 de la Cathédrale de Cavaillon (Vaucluse)
gravure du XVIIIe s. : branche des Sade,
 seigneurs d'Eyguières (Bouches du Rhône)
blason d'une branche des Sade à Tarascon ( Bouches du Rhône) - Armorial Général de France (d'Hozier, 1696/1711) -
Généralité de Provence - volume I - page 397 ( BNF Paris) - ici l'étoile est d'argent et non pas d'or, est-ce une brisure, ou une erreur ? 
maison de Sade (d'après armorial J.B Rietstap,
 dessins de Victor et Henri Rolland coloriés par Lionel Sandoz)
  ici l'aigle est entièrement de sable

Né à Paris le 2 juin 1740, aristocrate d'ancienne noblesse, le marquis de Sade, de son nom complet : Donatien Alphonse François de Sade, débuta par une brillante carrière militaire. Démobilisé en 1763 avec le grade de capitaine de cavalerie, il s'installe dans le château familial de Lacoste, dans le Vaucluse, où il épouse Renée-Pélagie de Montreuil dont il eut deux fils et une fille et qui, dans l’adversité, se montra une épouse fidèle et dévouée. Peu de temps après son mariage commença la longue série de ses incarcérations, dues principalement à des actes de débauches retentissants : sur les soixante-quatorze années que dura son existence, Sade en passa ainsi près de la moitié en prison. Entre deux incarcérations, ou à la faveur d’évasions, il vécut dans son château de La Coste en Provence. Condamné à mort par le parlement d'Aix-en-Provence, il se réfugie en Italie, puis il est arrêté de nouveau en 1777, incarcéré à Vincennes, puis à la Bastille (1784-1789). En 1789, il fut libéré de la Bastille où il était incarcéré par lettre de cachet et participa brièvement aux actions de la Révolution française (1790). Considéré arbitrairement comme fou à partir de 1804, il finit ses jours interné à Charenton, le 2 décembre 1814.

Condamné à un isolement prolongé, Sade composa un nombre impressionnant de romans, de contes, de pièces de théâtre et de traités philosophiques. Beaucoup de manuscrits (pièces de théâtre entre autres) furent détruits par la police et une grande partie de ce qui est resté ne fut publié que bien après sa mort.

édition originale de Justine ou les malheurs de la Vertu , publié en 1791 en Hollande
caricature du XIXe siècle montrant un portrait peu
flatteur du Marquis de Sade 

 Les romans de Sade se présentent souvent comme une succession de tableaux d’une cruauté presque insoutenable, alternant avec les longues dissertations morales ou métaphysiques que l’auteur place dans la bouche de ses héros. L’art romanesque reste dans la continuité de l’époque : c’est en effet davantage par la nature de son propos que Sade a rompu avec toute tradition.

C’est le cas en particulier de la Nouvelle Justine ou les Malheurs de la Vertu, suivie de l’Histoire de Juliette, sa sœur (1797), dont le premier volet fait suite à une première Justine écrite avant 1790, et dont le second est plus connu sous le titre Juliette ou les Prospérités du Vice. Les deux récits, parfaitement complémentaires, mettent en scène deux sœurs dont la première, Justine, ne connaît que des expériences terribles par son obstination à rester vertueuse. En revanche, sa sœur Juliette s’adonne au vice sans remords ni souci de morale, cherchant à satisfaire tous les désirs que lui dicte sa nature, et sort victorieuse de toutes les situations.

Autre ouvrage également célèbre : les Cent Vingt journées de Sodome (écrit avant 1789 et publié pour la première fois en 1931-1935), que Jean Paulhan désigna comme « l’Évangile du mal ». Dans ce récit presque insoutenable qui emprunte quelques-uns de ses traits au roman gothique, quatre bourreaux, tous de haute naissance, font subir en toute impunité d’infinis supplices à un groupe de jeunes femmes prisonnières dans leur château isolé. Les descriptions minutieuses des sévices physiques infligés aux victimes se suivent avec une régularité accablante dans ce qui fait figure d’inventaire quasi exhaustif des perversions sexuelles. Ce roman inspirera plus tard le cinéaste italien Pier-Paolo Pasolini qui l'adapta pour son dernier film très controversé "Salò ou les 120 Journées de Sodome" (1976), transposant l'histoire dans l'Italie fasciste en 1943.
gravure explicite mais très soft (par rapport à d'autres du même livre) :
 "La Nouvelle Justine ou Les Malheurs de la vertu" (édition début XIXè s.)

   Si la violence des scènes est subversive, les questions philosophiques posées le sont plus encore. Aline et Valcour ou le Roman philosophique (1795), le plus classique de ses ouvrages sur le plan romanesque, et la Philosophie dans le boudoir (1795) en témoignent. Attaquant les tabous fondateurs de la civilisation occidentale, Sade, radicalement athée, entraîne le lecteur dans un vertigineux renversement des valeurs et pose comme principe absolu l’obéissance aux seules lois de la nature, qui impliquent pour lui la recherche du plaisir des sens et la liberté totale de l’individu.
   Sade est de nouveau transféré à Charenton en 1803, organisant des représentations théâtrales avec les pensionnaires, rédigeant ses derniers romans : les Journées de Florbelle (1804-1807), l'Histoire secrète d'Isabelle de Bavière (1813), la Marquise de Gange (1813). Mort à 74 ans, un an après avoir entamé une liaison avec une jeune fille de 16 ans, il est enterré religieusement, contrairement aux souhaits formulés dans son testament.


Tout au long du XIXe siècle, son œuvre, pourtant connue et admirée de Sainte-Beuve, Baudelaire et Flaubert, demeura interdite. Guillaume Apollinaire et les surréalistes contribuèrent par la suite à sa progressive réhabilitation.


http://www.laurentgranier.com/
 armoiries de la maison de Sade, interprétées par Laurent Granier, artiste héraldiste, avec son aimable autorisation
ici, l'écu est timbré d'une couronne de marquis 
 © Laurent Granier 2001 - www.laurentgranier.com

 
  Pour l'étymologie, le patronyme de Sade a fourni, à la fin du XIXe siècle au psychiatre austro-hongrois Richard Freiherr von Krafft-Ebing (1840-1902) un terme pour décrire ces graves troubles mentaux et diverses perversions, avec l'invention des mots de "sadisme" et "sadique" et aussi le "sado-masochisme".
  La définition du sadisme est la recherche de plaisir dans la souffrance (physique ou morale: domination, contrôle) volontairement infligée à autrui (éventuellement un animal). Même si le sadisme peut exister indépendamment des activités sexuelles, il y est fréquemment associé.
le château de La Coste (commencé au XIe s.), ancienne possession des Simiane,  puis des Sade, et le village de Lacoste, dans le Lubéron (dépt du Vaucluse)


Au moins deux communes de Provence ont repris les armes (anciennes, sans l'aigle) de la maison de Sade dans leurs armoiries. Ces deux communes et leurs châteaux respectifs ont été à un moment donné un fief de la famille.

Commune de Lacoste  (Vaucluse)
" Écartelé: aux 1er et 4e d'or à la tour d'azur ouverte du champ
 (de Simiane), aux 2e et 3e de gueules à l'étoile à huit rais
d'or (de Sade); à la croix de huit pointes pommetées de sable
 chargée en cœur d'une colombe descendante d'argent
(croix huguenote ou du Saint-Esprit), brochant sur la partition.
  © Daniel Juric - http://armorialdefrance.fr/
Commune de Saumane-de-Vaucluse
 (Vaucluse)
"De gueules à l'aigle couronnée d'or (famille
d'Astouaud),  accompagnée au premier canton d'une étoile
 à huit rais du même (de Sade)".
   © Daniel Juric - http://armorialdefrance.fr/








pour compléter votre information :
Site généraliste : Wikipedia
Site intéressant sur le bicentenaire : ICI
Et aussi un  blog : ICI


 

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