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jeudi 6 avril 2017

Histoire parallèle : 6 avril 1917-2017
les États-Unis entrent dans le conflit en déclarant la guerre à l'Allemagne

  Voici maintenant quelques mois que nous ne sommes pas allés en repérage sur les différents fronts de ce gigantesque conflit planétaire. C'est l'entrée en guerre de nouveaux belligérants, et non des moindres, qui relancent la poursuite de notre sujet sur les symboles de la Première Guerre mondiale, avec toujours le même challenge : utiliser des documents d'époque.

drapeau (à 48 étoiles) des États-Unis d'Amérique en 1917
 (extrait du livre américain  Flags of the World de Byron
 McCandless et G.H. Grosvenor, National Geographic Society - U.S.A - 1917)
Armoiries des États-Unis, version Hugo Gerard Ströhl (extraites d'une planche
 du dictionnaire Meyers Großes Konversations-Lexikon - 1909)
drapeaux de guerre et marchand de l'Allemagne en 1917 (extraits du livre américain  Flags of the World de Byron
 McCandless et G.H. Grosvenor, National Geographic Society - U.S.A - 1917)

• 18 décembre 1916 :  Les États-Unis amorcent une tentative de médiation entre les belligérants lorsque le président, réélu en novembre 1916, Woodrow Wilson transmet une note proposant d'entamer des négociations de paix sur la base du "ni vainqueurs, ni vaincus".

• 26-30 décembre 1916 : Les gouvernements des Empires centraux semblent accepter le principe de la médiation Wilson. Une conférence est ouverte à Londres pour discuter la proposition américaine. Finalement, l'Entente fait connaître sa position: pas de négociations avec les Puissances centrales, dont le flou de leur réponse sème le trouble et fait penser qu'ils veulent juste gagner du temps pour se réarmer.

• 19 janvier 1917 :  L'affaire du "télégramme Zimmermann" révélée, provoque un séisme dans la vie des américains, réveillant chez eux le spectre d'une menace directe sur les frontières nationales. Le ministre des Affaires étrangères allemand Arthur Zimmermann adresse à l'ambassade allemande à Mexico des instructions secrètes pour négocier, en cas d'entrée en guerre des États-Unis, une alliance avec le Mexique pour attaquer ceux-ci. Le message est intercepté et déchiffré par l'Entente qui le transmet à Washington. On saura plus tard que le Mexique, déjà en proie aux évènements de la Révolution sur son propre territoire, a refusé toute alliance militaire qui l'aurait conduit inéluctablement à une guerre suicidaire contre les États-Unis.

armoiries et drapeaux des États-Unis - carte cadeau publicitaire d'époque
 • 22 janvier 1917 :  Le président des États-Unis, Woodrow Wilson en appelle encore aux pays européens en guerre à faire "une Paix sans vainqueurs ". Il ne sera bien évidemment pas entendu.

•  3 février 1917 :  En réaction à la reprise de la guerre sous-marine des Allemands, dans l'Océan Atlantique, parfois très près des côtes américaines, qu'elle avait abandonné en 1915, sous la pression de la menace de l'entrée en guerre des États-Unis, Washington rompt ses relations diplomatiques avec Berlin. Les stratèges allemands pensent que les États-Unis ne seront pas prêts logistiquement pour partir en guerre avant trois ans.

•  25 février 1917 :  Le paquebot Laconia de la compagnie britannique Cunard Line est torpillé par le sous-marin U-50 de la Kaiserliche Marine à six milles (11 kilomètres) à l'ouest du rocher de Fastnet, alors qu'il revenait des États-Unis vers l’Angleterre avec 75 passagers et un équipage de 217 hommes.Une première torpille l'atteint sur tribord à hauteur de la salle des machines, mais le navire ne coule pas ; vingt minutes plus tard une deuxième torpille frappe à nouveau la salle des machines, également sur tribord, et le Laconia coule vers 22 h 20. Douze personnes trouvent la mort, six matelots et six passagers britanniques et américains.

• 28 février 1917 :  Le torpillage du Laconia fit grand bruit aux États-Unis, malgré le faible nombre de victimes, mais cumulé avec l'affaire du télégramme Zimmermann déchiffré et traduit, le scandale est amplifié dans la presse américaine. L'accumulation de ces divers évènements contribua largement à retourner l'opinion publique américaine jusqu'alors très largement isolationniste. Ce climat influença naturellement la politique en haut lieu.

6 avril 1917 : Les États-Unis déclarent la guerre à l’Allemagne.
Le Sénat américain, par 82 voix contre 6, et la Chambre de Représentants par 373 voix contre 50 entérinent la décision du président Wilson d'entrer en guerre aux côtés de l'Entente. Officiellement, le pays ne fera pas partie d'aucune alliance, pour garder sa liberté politique et diplomatique tout en affichant un statut "d'associé de l'Entente".



portrait de Woodrow Wilson (1856-1924), président (démocrate) des États-Unis
 durant le premier conflit mondial, encadré d'une couronne de lauriers
( il recevra le Prix Nobel de la Paix en 1919) , drapeau américain,
silhouette du Capitole à Washington et poème- carte postale américaine d'époque


Le débarquement des premières troupes américaines à Saint-Nazaire en  juin 1917  -  photo : ecpad.fr

différents drapeaux officiels et militaires en 1917 ( planche extraite du livre américain  Flags of the World de Byron McCandless et G.H. Grosvenor, National Geographic Society - U.S.A - 1917)
Récapitulation des forces alliées de l'Entente en 1917 avec les drapeaux, de gauche à droite : Monténégro, Belgique, États-Unis, Empire britannique, Italie, France, Russie, Japon, Roumanie et Serbie. Carte postale d'époque.
(ont été oubliés dans la liste des alliés : Australie, Nouvelle-Zélande, Canada, Afrique du Sud, Portugal)



                 Herald Dick

mardi 14 février 2017

Top 15 des plus grandes villes des États-Unis d'Amérique avec leurs blasons

Voici un nouveau volet à cette série consacrée à la découverte de l’héraldique civique, à travers divers pays du Monde. Le principe du "Top xx" très répandu dans les médias et sur Internet, pour recenser ce qui est le plus remarquable dans un domaine particulier est ici adapté à cette thématique. Il nous permettra de découvrir ou réviser la géographie d'un pays choisi de manière aléatoire et dans le même temps de s'intéresser à sa diversité en matière de blasons et emblèmes municipaux.

  Nous avons laissé l'Europe, pour nous rendre en Amérique du Nord et coller avec l'actualité, suite aux dernières élections présidentielles, je veux parler des: États-Unis d'Amérique.




Voici donc les 15 plus grandes villes, en terme de population (chiffres : 2015 [estimations]):



1 - NEW YORK / New York City

- ancien nom de fondation hollandaise : Nieuw-Amsterdam (Nouvelle-Amsterdam)
ville de l'état de New York (State of New York) -  8 550 405 habitants









2 - LOS ANGELES

- ancien nom de fondation espagnole : El Pueblo de Nuestra Señora la Reina de los Ángeles
ville de l'état de Californie (California)  -  3 971 880 habitants






3 - CHICAGO

ville de l'état de l'Illinois  -  2 720 550 habitants








4 - HOUSTON

ville de l'état du Texas  -  2 296 220 habitants





5 - PHILADELPHIE / Philadelphia

ville de l'état de Pennsylvanie (Pennsylvania) -  1 567 440 habitants







6 - PHOENIX

capitale de l'état d'Arizona  -  1 563 025 habitants






7 - SAN ANTONIO

- anciens noms de fondation espagnole : Misión San Antonio de Valero ou Misión de El Álamo et El Presidio de San Antonio de Béjar
ville de l'état du Texas  -  1 469 845 habitants









8 - SAN DIEGO

- anciens noms de fondation espagnole : Misión de San Diego de Alcalá et El Presidio Reál de San Diego
ville de l'état de Californie (California)  - 1 394 928 habitants






9 - DALLAS

ville de l'état du Texas  -  1 300 090 habitants






10 - SAN JOSE

- ancien nom de fondation espagnole : El Pueblo de San José de Guadalupe
ville de l'état de Californie (California)  -  1 026 910 habitants






11 - AUSTIN

capitale de l'état du Texas  -  931 830 habitants







12 - JACKSONVILLE

- anciens noms coloniaux, successivement : français, espagnol, britannique : Fort Caroline, San Mateo, Cow Ford
ville de l'état de Floride (Florida)  -  868 030 habitants








13 - SAN FRANCISO

- anciens noms de fondation espagnole : Misión de San Francisco de Asís et El Presidio Reál de San Francisco
ville de l'état de Californie (California)  -  864 820 habitants








14 - INDIANAPOLIS

capitale de l'état de l'Indiana  -  853 170 habitants








15 - COLUMBUS

capitale de l'état de l'Ohio  -  850 110 habitants







empreinte d'un sceau de la ville de New York datant de 1764
on peut déchiffrer tous les éléments encore présents sur le
 "city seal" moderne, y compris la dénomination en latin :
"SIGILLUM CIVITAT(is). NOV(i). EBORAC(i)."
(le Sceau de la Ville de New York)
 • Armoiries ou logos ? Héraldique ou art graphique ? ce sont les premières questions que l'on peut se poser pour qualifier les emblèmes territoriaux et institutionnels des États-Unis d'Amérique. Je parle des grands sceaux (seals) circulaires qui font la spécificité du pays. Si le blason, c'est à dire le langage qui permet de décrire simplement en quelques mots les armes, indépendamment des styles de dessin et des nuances de couleurs, est primordial, alors, pour les puristes, les sceaux américains ne sont pas, dans l'absolu, tous, du domaine de la science héraldique.
  Et c'est pour cette raison que j'ai mis en tandem, quand le cas se présentait : quelques rares armoiries, et le sceau de ville (city seal), bien davantage utilisé par les municipalités américaines, et très fréquemment représenté en monochromie.
 D'ailleurs, cette forme monochrome nous rappelle la véritable origine des sceaux, qu'ils soient personnels ou communautaires : une empreinte de cire appliquée sur un acte, un document officiel (cf. New-York, ci-contre) pour authentifier sa provenance, et qui existe depuis la haute Antiquité, mais qui s'est largement développée au Moyen-âge.
   Toutefois, quelques-unes de ces marques circulaires ou ovales, et bien évidemment celles qui identifièrent les premiers territoires colonisés en Amérique du Nord ou les plus anciennes fondations, militaires, religieuses, agricoles, minières qui deviendront les futures villes, les futures institutions du pays, découlent de l'héritage et des connaissances apportés par les premiers colons européens qui se sont établis sur le sol américain, et plus particulièrement dans les colonies anglaises. Quelquefois ce sont les propres blasons de ces colonisateurs, à titre personnel, ou dédiés à leurs dirigeants : princes, rois et commandants, qui ont essaimé et sont devenus des emblèmes de cités ou de territoires entiers, après la Révolution américaine et l'Indépendance (par exemple : Washington DC, Maryland, AlabamaPittsburgh).
ancien sceau de la ville de Norfolk - Virginie (1913)
• Parmi les symboles les plus communs hérités de l'histoire de cette colonisation des terres du nord : nous avons les bateaux à voile (villes n°3, 5, 8, 13 et 15); les ailes de moulin hollandais (ville n°1); les charrues et les gerbes de céréales ( villes n° 3, 4, 5, 10 et 13); les bâtiments des missions catholiques (villes n°7 et 8) .
   Les hommes sont souvent représentés: des marins (villes n° 1 et 13) , des pionniers (n° 13) , des amérindiens (n°1 et 3), un militaire qui est devenu président des États-Unis : Andrew Jackson (ville n°12). Les deux seules femmes de cette sélection (ville n° 5) sont des images allégoriques de la Paix et de l'Abondance.

• Héraldique ou art graphique du logo ? il y a une troisième voie qui mettra peut-être tout le monde d'accord : la sigillographie (l'étude des sceaux). Mais une évolution moderne de la sigillographie, réactualisée avec les outils d’aujourd’hui : les supports numériques,  la transmission dématérialisée des documents ayant remplacé le parchemin et le papier, et l'art graphique et le dessin assisté par ordinateur ont succédé au crayon, au pinceau et aux poinçons du graveur.

Parmi les plus anciennes armoiries de villes américaines : voici celles de Philadelphie (établies en 1789)
ici représentées sous forme d'un tableau. Peinture réalisée vers 1821 par un artiste nommé Thomas Sully.
(Le sceau a été créé bien plus tard en 1874, reprenant l'image des armoiries (voir plus haut)) 
  propriété de l'Independence National Historical Park,  à Philadelphie - Pennsylvanie

• Une remarque particulière concerne l'emblème de la ville de Phoenix  (n°6) : ici nous avons bien un vrai logo dont la forme, la ou les couleurs, l'utilisation, sont réglementées par une charte graphique et des droits de reproduction ( voir → ICI) . Dans un cas général,  toutes les créations graphiques sans exception sont sous la protection des lois sur la propriété intellectuelle et soumis à des droits d'utilisation ou de reproduction accordés par leurs auteurs et/ou leurs propriétaires.
 Pour la ville n°12, c'est encore un autre cas d'étude : nous avons un logo en couleurs à gauche inspiré par le sceau monochrome, à droite ! 


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🗽Si vous désirez encore en savoir plus sur le pays : les États-Unis (U.S.A) et ses emblèmes, c'est → ICI

A bientôt , pour un nouveau pays ...ICI


Et pour revoir le pays précédent ...  → ICI




          Herald Dick
 








jeudi 19 janvier 2017

Ils sont allé sur la Lune: les insignes des missions Apollo (1966-1972)

le logo de la mission Apollo 17, la dernière en date, à ce jour
 à avoir déposé des astronautes sur la Lune, en décembre 1972
🌌  Il est mort lundi 16 janvier 2017, à l’âge de 82 ans. C'est la Nasa qui a annoncé son décès sur le réseau social Twitter. Il était le dernier homme à avoir posé le pied sur la Lune : son nom est Eugene ou "Gene" Cernan. C'était le 14 décembre 1972, avant qu'il ne remonte dans le module lunaire (le LEM) qui va le ramener vers le vaisseau Apollo 17 en orbite lunaire, puis vers la Terre avec ses deux coéquipiers : Harrison Schmitt et Ronald Evans.
 
  Après la mort d'Eugene Cernan, il reste six astronautes encore en vie à avoir foulé le sol lunaire. Parmi eux, se trouve Buzz Aldrin, le deuxième homme à avoir posé le pied sur la Lune, quelques minutes après Neil Armstrong, qui lui est décédé en 2012.

Photo de Eugene Cernan sur le sol de la Lune,  à côté du "rover" , le véhicule lunaire avec lequel ils parcoururent de longues distances à chaque sortie extra-véhiculaire,  pour explorer la proximité du point d'alunissage.  Le rover va parcourir une distance cumulée de 35,9 km en 4 h 26 min, établissant un nouveau record dans ce domaine. Cernan et Schmitt s'éloignent jusqu'à 7,6 km du module lunaire.    Photo : Harrisson Schmitt-Nasa-AFP
le logo officiel du programme Apollo, avec la lettre A
majuscule pour Apollo, entre la Terre et la Lune sur
laquelle se dessine le profil du dieu gréco-romain Apollon
 qui a donné son nom au projet et en arrière plan :
 la constellation d'Orion
  🌓 Ces hommes "à l'étoffe des héros" qui ont fait l'admiration du monde entier, certains qui nous fait frémir d'inquiétude, et attristés également par leur sacrifice dans les rares mais tragiques accidents, portaient sur leurs équipements et combinaisons : des  patchs, des écussons, des insignes brodés identifiant chacune des missions. Dans le titre de ce sujet je proclame "qu'ils sont allés sur la Lune", en parlant des insignes qui accompagnaient les vols habités, mais ce n'est pas tout à fait vrai : pas vraiment tous ! Certaines missions ont échoué dans leurs tentatives, parfois tragiquement. D'autres ont constitué des reprises en main pour préparer le grand coup qu'a été Apollo XI avec le premier pas humain sur la Lune. Nous allons voir ces étapes dans le développement de cette page. Mais je ne vais pas vous relater toute l'histoire en détails, il existe tellement de récits passionnants qui ont  fait ce travail. Je vous propose une revue des symboles de cette grande aventure qui a passionné le monde entier durant deux décennies, en pleine Guerre froide, une longue période durant laquelle l'Union Soviétique et les États-Unis d'Amérique se sont livré à une lutte technologique sans pareil dans l'histoire de l'humanité, pour la conquête de l'espace. Une bagarre sans pitié qui a eu au moins le mérite d'occuper les esprits et les moyens à autre chose que de déclencher une guerre nucléaire sur le sol terrestre, cette fois !
  patch (écusson en tissu) reconstitué d'après l'original (période 1964-1966)


les missions préparatoires


APOLLO 1 - prévu le 21 février 1967

• Premier vol prévu avec un équipage, composé de: Virgil "Gus" Grissom ;  Edward "Ed" White  et Roger Chaffee.
  Il n’eut jamais lieu car un incendie éclata dans le module de commande du vaisseau lors d'une répétition au sol en conditions réelles le 27 janvier 1967, provoquant la mort de son équipage, ainsi que l'arrêt provisoire du programme. Les missions suivantes avec équipages (Apollo 2 -3) sont annulées, et la NASA reprend les essais techniques pour sécuriser les futurs lancements.

• L'insigne montre le module de commande en orbite au-dessus de la Terre, survolant le Golfe du Mexique avec la Floride au centre, d'où sont lancées les fusées, depuis Cap Canaveral. Sur l'horizon à droite, la Lune, toute petite est éclairée à moitié par les rayons du soleil..


 Apollo 4 - novembre 1967- vol de test inhabité, pas d'insigne créé.


APOLLO 5 - janvier 1968

• Vol inhabité visant à tester le module lunaire qui devrait amener les astronautes sur la Lune.

 • Cet insigne n'a pas été dessiné par la NASA, mais par les ingénieurs de la société Grumman qui ont construit le module lunaire. Il représente la manœuvre d'urgence « fire in the hole », effectuée par un module sans trains d'atterrissage.
 Au-dessous, le globe terrestre, rappelant le lieu de la mission. La Lune est représentée dans le coin en haut à droite. On peut lire, en lettres blanches majuscules, « LM-1 » et « APOLLO-5 ».



Apollo 6 - avril 1968 - vol de test inhabité, pas d'insigne créé.

APOLLO 7 - octobre 1968

• Équipage : Walter "Wally" Schirra, Donn Eisele et Walter "Walt" Cunningham.

• L'insigne de la mission, composée de cinq couleurs, dépeint le module de commande et de service, son propulseur SPS allumé et dont la trainée de feu ceinture un globe qui symbolise l'orbite terrestre que réalise la mission . On peut lire les chiffres romains « VII » (dans l'océan Pacifique sud). Le nom de l'équipage est inscrit en blanc sur fond noir, sur un cercle qui entoure le globe.


APOLLO 8 - octobre 1968

• Équipage : Frank Borman, James  "Jim" Lovell et William "Bill" Anders.

• L'insigne, atypique, en forme de triangle est en fait la silhouette de la capsule (le module de commande) Apollo. On y voit un 8 rouge, qui enlace la Terre et la Lune et qui représente aussi bien le numéro de la mission que son objectif : aller de la Terre à la Lune et revenir. Sur ce chiffre sont inscrits en blanc les noms des membres d'équipage.
Le dessin d'origine est dû à l'un des astronautes, Jim Lovell.


APOLLO 9 - mars 1969

• Équipage : James "Jim" McDivitt, David "Dave" Scott et Russell "Rusty" Schweickart

•  L'insigne de la mission représente une fusée Saturn V sur laquelle les trois lettres USA sont inscrites en rouge. À sa droite, un module Apollo pointe vers un module lunaire. La trainée du module Apollo dessine un cercle de feu.
Le nom des membres d'équipage est inscrit en blanc, ainsi que le nom de la mission en majuscules « APOLLO IX ». La lettre « D » du nom de McDivitt est remplie de rouge, pour indiquer qui s'agit de la « mission D » dans la séquence alphabétique des missions Apollo.



APOLLO 10 - mai 1969

• Équipage :  Thomas "Tom" Stafford, John W. Young et Eugene "Gene" Cernan

• L'emblème de la mission, en forme de bouclier, représente le chiffre romain « X » en perspective, posé sur la Lune. Un module de commande ceinture la Lune et passe entre les bras du « X », alors qu'un module lunaire remonte depuis la surface. La Terre est visible en arrière-plan. Une bordure large, bleu ciel, porte le mot « APOLLO » au-dessus, et le nom de l'équipage au-dessous. Le contour de l'insigne est un liseré doré.
l'équipage de la mission Apollo X - de gauche à droite :
 Gene Cernan, Tom Stafford, John Young - Photo : NASA



et enfin : LA LUNE !!
Module de commande et de service Apollo 15 - Photo NASA


APOLLO 11 - juillet 1969

• Équipage : Neil Armstrong, Edwin « Buzz » Aldrin et Michael Collins.

• Sur l'insigne de la mission, un pygargue, emblème des États-Unis, porte des rameaux d'olivier dans ses serres et semble vouloir se poser sur la surface de la Lune caractérisée par ses nombreux cratères. Dans le fond, la Terre est en partie éclairée par les rayons du soleil. Le nom de la mission, « APOLLO 11 » est écrit en lettres dorées au-dessus.
  L'insigne de la mission Apollo 11 a été conçu par Collins, qui voulait un symbole fort pour immortaliser «l'atterrissage lunaire pacifique par les États-Unis». Il a choisi un aigle comme symbole, et avait mis une branche d'olivier dans son bec. Les fonctionnaires de la NASA ont dit que les griffes de l'aigle semblaient trop guerrières et après une discussion, la branche d'olivier a été déplacé dans ses griffes. L'équipage a décidé que le chiffre romain XI ne serait pas compris dans certaines nations et a préféré "Apollo 11"; Ils ont décidé de ne pas mettre leurs noms sur l'insigne, de façon qu'il soit "représentatif de tous ceux qui avaient travaillé pour réussir le premier alunissage de l'histoire, sans distinction".


APOLLO 12 - novembre 1969

• Équipage : Charles "Pete" Conrad, Richard "Dick" Gordon et Alan "Al" Bean.

• L'insigne de la mission Apollo 12 évoque l'origine des membres d'équipage : l'US Navy. On y voit un bateau à voile se posant sur la Lune, formant une traînée de feu et portant le drapeau des États-Unis en guise de pavillon. Le nom de la mission, « APOLLO XII » et celui des membres sont inscrits en bleu sur une large bordure dorée, avec un liseré bleu. Le bleu et l'or sont les couleurs traditionnelles de l'US Navy. On peut distinguer quatre étoiles dans l'arrière-plan, une pour chaque astronaute, et une en l'honneur de Clifton Williams, qui décéda dans le crash d'un avion T-38  le 5 octobre 1967 et qui aurait probablement été aux commandes du module lunaire pour Apollo 12.

 
APOLLO 13 - avril 1970

• Équipage : James "Jim" Lovell,  John Leonard "Jack" Swigert  et Fred Haise.

• L'insigne de la mission Apollo 13 montre trois chevaux volants comme le "char d'Apollon" à travers l'espace, entre la lune et le soleil dans le fond. En hommage à la carrière de Jim Lovell dans la marine, le logo porte une devise «Ex Luna, scientia» (De la lune, le savoir)  dérivée de celle de l'U.S. Naval Academy : «Ex scientia tridens» (Du savoir, le pouvoir sur les mers). Le numéro de mission Apollon XIII apparait au-dessus en chiffres romains.
 Cet insigne est l'un des deux seuls de la mission Apollo - l'autre étant Apollo 11 - à ne pas inclure les noms de l'équipage, suite au remplacement de Ken Mattingly, initialement désigné pour participer au vol d'Apollo 13. En effet, il est contraint deux jours seulement avant le décollage, de rester sur Terre, les responsables du vol ayant crainte de le voir développer une rougeole pendant la mission. Il est alors remplacé par Jack Swigert. Et l'insigne n'a pas pu être modifié après le remplacement de Mattingly.

APOLLO 14 - janvier-février 1971

• Équipage : Alan "Al" Shepard, Stuart "Stu" Roosa  et Edgar "Ed" Mitchell.

• L'insigne ovale montre une broche (un pin's) d'astronaute d'or de la NASA, qui était offerte aux astronautes américains après avoir réussi leur premier vol spatial complet, de la Terre à la Lune (ci-dessus). Celle-ci figure un vaisseau spatial imaginaire suivi d'une trainée de feu depuis l'orbite terrestre en direction de la Lune. Une bande elliptique d'or borde le tout et inclut le nom de la mission en rouge et les noms des astronautes en vert. Le créateur se nomme Jean Beaulieu.

APOLLO 15 - juillet-août 1971

• Équipage : David "Dave" Scott, Alfred "Al" Worden et James "Jim" Irwin

• L’insigne de la mission, circulaire, présente des oiseaux stylisés bleus, blancs et rouges, survolant Rima Hadley. Ils sont immédiatement suivis de deux cratères formant les chiffres romains « XV ». L’ensemble est ceinturé de rouge et de blanc, où on peut lire « APOLLO 15 » ainsi que le nom des astronautes. L’insigne porte un liseré bleu. L’idée originale du dessin de l'insigne est due au dessinateur de mode Emilio Pucci, qui suggéra le motif avec les trois oiseaux. L'équipage modifia les couleurs originales (bleu et vert) pour se rapprocher de celles du drapeau américain


APOLLO 16 - avril 1972

• Équipage : John Young, Thomas "Ken" Mattingly, Charles "Charlie" Duke.

•  L'insigne de la mission Apollo 16 représente un pygargue à tête blanche perché sur un blason "de gueules à trois pals d'argent, au chef d'azur, chargé de l'inscription  'APOLLO 16' en lettre capitales d'argent "  représentant le peuple américain. En arrière plan un fond gris représentant la surface de la Lune tandis que le symbole de la NASA, un V stylisé dessiné à l'horizontale et doré barre la surface lunaire et l'armoirie. Sur le pourtour de l'insigne figurent seize étoiles symbolisant le numéro de la mission et les noms des membres de l'équipage. La bordure bleue contenant noms et étoile est soulignée d'or. Cet insigne a été dessiné sur la base de suggestions émises par l'équipage.



APOLLO 17 - décembre 1972

• Équipage : Eugene "Gene" Cernan, Ronald "Ron" Evans, et Harrison "Jack". Schmitt.

•  L' insigne est composé de l'image de profil du dieu solaire grec Apollon sur le contour blanc d'un aigle américain, avec quatre barres rouges et trois étoiles blanches rappelant les symboles : blason et drapeau des États-Unis. Les trois étoiles blanches représentent aussi les trois membres d'équipage de la mission. Le fond noir  comprend la Lune, la planète Saturne et une galaxie ou une nébuleuse et des étoiles éparses. L'aile de l'aigle recouvre partiellement la Lune, suggérant la présence établie de l'homme là-bas. Le regard d'Apollon et la direction du mouvement de l'aigle incarnent l'intention de l'homme d'explorer d'autres destinations dans l'espace. Les  couleurs du drapeau américain (rouge, blanc et bleu), la couleur or, étaient représentatives d'un "âge d'or" du vol spatial qui devait commencer avec Apollo 17. L'image d'Apollon est empruntée à la célèbre sculpture antique grecque : " l' Apollon du Belvedere". L'insigne a été conçu par Robert McCall, avec la contribution de l'équipage.

pour rappel : les armoiries des États-Unis d'Amérique
dont certains éléments sont repris sur quelques insignes


🌗 Avec Apollo 17 se termine l'épopée des missions d'exploration à destination de la Lune, côté américain. Ce petit voyage hors des codes de l'héraldique classique, méritait bien un petit détour à  travers les symboles graphiques.

l'équipage d'Apollo 16, de gauche à droite :  Thomas Mattingly, John W. Young, et Charles M. Duke, bardés de leurs insignes divers
 - Photo NASA -




Crédits :
- insignes et photos :  www.nasa.gov





          H Dick MMXVII