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samedi 20 janvier 2018

Albums à vignettes Sanka #12 : Anjou, Maine, Touraine, Orléanais et Berry

Cet article constitue la suite de ma base d'archives de ma rubrique "Sanka" que vous pouvez consulter dans les onglets en haut ce la page d'accueil . Je rajouterai au fil de l'eau de nouvelles séries, région par région , mais afin de ne pas générer un temps de chargement trop long sur votre ordinateur, je mettrai l'accès aux anciennes pages par un lien vers ces archives , voilà pour le procédé ...


Pour rappel , ces albums de vignettes héraldiques étaient une création des célèbres Cafés Sanka qui ont démarré vers 1933 et duré jusqu' à la Seconde Guerre mondiale. Cette marque était une filiale de la firme allemande Café Hag , fondée en 1906 . Seulement 6 albums intitulés "la France Héraldique" ont été édités pour la France, alors que 40 étaient prévus initialement, mais la guerre a malheureusement mis fin au projet .

 Douzième volet de cette thématique nostalgique (voir tout en bas de cette page pour accéder aux anciennes séries).
   Nous allons découvrir les feuillets qui correspondent à cinq anciennes provinces de l'ouest et du centre de la France: l'Anjou, le Maine, la Touraine, l'Orléanais et le Berry, qu'on nomme plus généralement les Pays du Val de Loire. Aujourd'hui ces provinces font partie des régions administratives Pays-de-la-Loire et Centre-Val-de-Loire. Nous allons détailler en tout  9 départements:  Maine-et-Loire, Mayenne, Sarthe, Indre-et-Loire, Loir-et-Cher, Eure-et-Loir, Loiret, Cher et Indre.
   Sur la carte ci-dessous, qui provient aussi de l'album et que j'ai délimitée et adaptée pour l'éclairage du sujet, les sept départements forment un ensemble géographique et historique cohérent. En effet l'Orléanais et le Berry comptent parmi les plus anciennes provinces (duchés) rattachées à la couronne de France. L'Anjou est arrivé à la fin du XVe siècle, le Maine et la Touraine à la fin du XVIe siècle. Sous la Révolution française au moment de la création des départements, en 1790, les contours de ceux-ci ont globalement suivi les limites des anciens comtés et duchés constitutifs (voir la carte ci-dessous). Exception faite de l'Eure-et-Loir composé de morceaux de Maine, d'Orléanais et d'Île-de-France, le Cher qui est un agrégat de Berry, d'Orléanais et de Bourbonnais, ou la Mayenne, la Sarthe coupées en deux de Maine et d'Anjou, etc...  
 Chaque page rassemble les blasons de neuf villes les plus représentatives de chaque département. Je n'ai pas mis le texte des pages intermédiaires qui donne une description succincte de chaque ville, mais sans intérêt pour l'héraldique. En-dessous de chaque page, des liens permettent de comparer avec le blason actuel, le cas échéant.



La plupart de ces blasons sont toujours en vigueur à quelques petits détails près :
(cliquez sur le nom de la ville pour voir le blason actuel)
  • Beaufort-en-Vallée : le lion n'est pas contourné, mais est couronné, armé et lampassé de gueules.
  • Durtal : le blason est un peu différent aujourd'hui (quartiers 2 et 3 d'azur à la barre d'argent). Le blason montré ici est celui créé par Charles d'Hozier pour son Armorial Général de France (édit de 1696).
  • Pouancé : le blason est différent aujourd'hui (quartiers 1 et 4 d'or au pal de sinople et quartiers 2 et 3 à la barre d'or), d'après celui créé par Charles d'Hozier pour son Armorial Général de France (édit de 1696).





  Ce blason aux fûts de canons posés en sautoir est une version ancienne des armoiries de la province du Maine, enregistrées par Charles d'Hozier pour la constitution de l'Armorial Général de France (édit de 1696, voir → ICI). Les véritables armoiries historiques, consécutives au rattachement à la couronne de France, sont davantage connues sous leur version fleurdelisée : ICI



Pour cette série, juste une divergence notable :




Pour cette série, plusieurs différences avec les blasons actuels :
  • La Flèche : blason remplacé, mix entre le blason actuel et ceux créés par Charles d'Hozier pour son Armorial Général de France (édit de 1696).
  • La Ferté-Bernard : le chef d'azur est chargé de fleurs de lis d'or.
  • Le Lude : le blason est différent aujourd'hui (d'azur à la croix engrêlée d'argent.). Le blason montré ici est celui créé par Charles d'Hozier pour son Armorial Général de France (édit de 1696).
  • Mamers : Dans le quartier supérieur, le lion n'est pas passant mais rampant.
  • Sablé-sur-Sarthe : blason remplacé




Pour cette série, quelques changements notables :
  • Bléré blason différent, celui-ci est une variante.
  • Chinon : les châteaux et les fleurs de lis sont ordonnés différemment
  • Langeais : blason différent, celui-ci est une variante.
  • Loches : blason différent, celui-ci est une variante.
  • Tours : les tours sont "essorées" (couvertes d'un toit) de gueules.





Pour cette série encore, quelques divergences et changements :
  • Mondoubleau  :  le blason est différent aujourd'hui ( deux interprétations de la figure du monde héraldique). Le blason montré ici est celui créé par Charles d'Hozier pour son Armorial Général de France (édit de 1696).
  • Montoire : blason remplacé
  • Saint-Aignan : blason remplacé
  • Savigny-sur-Braye : blason remplacé





Pour cette série, de nouvelle différences ou modifications :





Pour cette série encore, quelques divergences et évolutions :
  • Ferrières-en-Gâtinais : blason remplacé (provient de l'abbaye de Ferrières) , celui qui est montré ici est une variante ancienne vue sur l’Armorial de la Planche (voir → ICI)
  • Gien : le chef de gueules a été supprimé, le blason qui est montré ici est une variante ancienne vue sur l’Armorial de la Planche (voir → ICI)
  • Montargis : les initiales MLF sont maintenant d'argent





Pour cette série encore, quelques divergences et changements :
  • Aubigny-sur-Nère  :  le blason est différent aujourd'hui. Le blason montré ici est celui enregistré par Charles d'Hozier dans son Armorial Général de France (édit de 1696, voir → ICI).
  • Lignières : le champ est d'or. Le blason montré ici est celui enregistré par Charles d'Hozier dans son Armorial Général de France (édit de 1696)
  • Sancerre : le champ est désormais d'azur. Le blason qui est montré ici est une variante ancienne vue sur l’Armorial de la Planche (voir → ICI)
  • Saint-Amand-Montrond : blason remplacé.
  • Vierzon : le champ est d'azur, la tour parfois penchée (en bande)





Pour cette dernière série, une seule divergence notable :

.


Pour d'autres régions  revenir à la page d'origine : Sanka


      HD 


Angers  Baugé Bauge Beaufort en Vallée Vallee Cholet Durtal Montreuil-Bellay Montreuil Bellay Pouance Segré Segre Saumur
Ambrières Ambrieres Craon Ernée Ernee Evron Lassay Laval Mayenne Saint St Ouen des Toits St-Ouen-des-Toits Saint-Ouen-des-Toits Ballon Bonnétable Bonnetable La Ferté-Bernard La Ferte Bernard Le Lude Le Mans Mamers Sablé-sur-Sarthe Sablé Sable sur Sarthe Saint-Calais St Saint Calais  Amboise Bléré Blere Châteaurenault Chateaurenault Chinon Langeais Loches Neuvy-le-Roi Neuvy le Roi Richelieu Tours  Blois Mondoubleau Montoire-sur-le-loir Montoire Morée Romorantin-Lanthenay Romorantin Saint-Aignan St Saint Aignan Savigny-sur-Braye Savigny sur Braye Selles-sur-Cher Selles sur Cher Vendôme Vendome Authon du Perche Bonneval Châteaudun Chateaudun Chartres Dreux Janville La Bazoche-Gouet La Bazoche Gouet Nogent-le-Rotrou Nogent le Rotrou Thiron-Gardais Thiron Gardais



samedi 13 février 2016

Recueil d'armoiries de villes de France peintes au XVIe siècle - chapitre #01 - Parlement de Paris

blason de la ville de Senlis (Ile-de-France)
avec une surprenante version "azur et or" 
 fin du XVIe siècle - manuscrit Fr 17256
"D'azur au pal d'or,  écu soutenu d'un
lis de jardin à trois fleurs, d'argent "
(la couleur or a très mal vieilli sur ce manuscrit,
presque effacée, prêtant confusion avec l'argent)
 J'  ai quelquefois évoqué ce présent manuscrit, depuis quelques semaines, notamment dans mes commentaires autour de celui qu'on appelle "l’Armorial de La Planche". En effet : je pensais que ce dernier, daté officiellement de l'an 1669, mais dont la rédaction a en fait débordé sur au moins une bonne décennie après 1669, était l'un des plus anciens manuscrits conservé, répertoriant des armoiries de villes de France, peintes en couleurs.
  Eh bien, j'ai découvert, en triant parmi les nombreuses œuvres numérisées proposées à la consultation en ligne par les bibliothèques publiques, un manuscrit plus ancien de presque un siècle avec de surprenantes planches d'armoiries concernant pas moins de 135 villes de France, bien cachées à la fin d'un armorial consacré à l'Ordre des Hospitaliers, ainsi qu'à de grandes maisons et dynasties européennes. C'est ce petit trésor oublié de l'héraldique municipale française que je voudrais vous faire partager. Nous allons découvrir, page par page, des choses qui pourraient peut-être bien remettre en question pas mal d'hypothèses ou d'affirmations d'experts et autres auteurs de livres d'héraldique, à propos des dates d'apparition et de la composition des armes de certaines villes.

   Ce manuscrit qui ne porte pas de titre général (il est identifié sommairement par l’appellation "Recueil de blasons peints") mais porte celui de "Chevaliers de S. Jean de Jérusalem" sur la tranche de la reliure en cuir. Il est référencé: cote "Français 17256" à la Bibliothèque Nationale de France à Paris. Il est daté du XVIe siècle, donc entre 1501 et 1600, ce qui manque cruellement de précision! Mais certains contenus et la présence de certaines armoiries vont permettre de le dater beaucoup plus finement, nous allons le vérifier très rapidement. Toutefois il faut comprendre que ces manuscrits étaient commencés à une certaine époque, puis ils étaient alimentés, augmentés, rectifiés, au fil de l'eau, et au cours du temps. Cela pouvait durer plusieurs années, parfois plusieurs décennies avant qu'ils soient finalement "arrêtés" et reliés pour le bénéfice de leur propriétaire, un personnage de haut rang dans la société en général, un prince, un aristocrate, un bourgeois ou un ecclésiastique haut placé. Son dernier possesseur identifié est Henri-Charles du Cambout, duc de Coislin (1665-1732) qui a été évêque de Metz de 1697 à sa mort. L'illustrateur, qui a peint les armoiries est identifié et porte le nom de Séguier, mais on n'en sait pas davantage sur lui. 
ancienne étiquette d'identification du manuscrit, rédigée en latin,
sur la page de garde
armoiries du Grand Maître Aloph de Vignancourt (aussi orthographié : Alof
de Wignacourt) - la date (1500,1 16) indiquée à droite est étrange  - folio 22v.
  Ce manuscrit armorial comporte plusieurs sections, et pour commencer une très intéressante et belle présentation illustrée et armoriée de l'Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem et de ses Grands Maîtres, depuis sa fondation à Jérusalem vers 1080, puis exilé successivement dans l'île de Chypre, puis à Rhodes et enfin à Malte. Le dernier Frère cité dans l'ordre chronologique du manuscrit, avec ses armes (ci-contre) est Aloph de Vignancourt (1547-1622), élu Grand Maître de l'Ordre en 1601, dans l'île de Malte.
 1601 :  voici donc une première date importante pour se rapprocher de la date finale du "bouclage" du manuscrit. On est au tout début du XVIIe siècle (durant le règne du roi de France et de Navarre: Henri IV)
 Les sections suivantes du manuscrit comprennent dans l'ordre : des armoiries peintes pour illustrer la généalogie de différentes grandes familles françaises et étrangères : dont les Vendôme, Guise, Dreux, Sully, Savoie, Ventadour, Choisy, Larchant, Gênes, les Treize Cantons Suisses et leurs alliés, de grands noms d'Espagne, d'Anjou, des compagnons de Guillaume le Conquérant, des maisons de Provence, de Paris  et tout à la fin: une série de villes de France et quelques grandes abbayes ou évêchés. C'est cette dernière section que je vais détailler dans mes pages.

  Comme je le fais pour l’Armorial de La Planche, je propose à titre indicatif et comparatif, placées en dessous de chaque page, les armoiries actuelles de chaque ville mentionnée. Cela permet ainsi au lecteur de se rendre compte de l'évolution ou de la constance du blason dans le temps en un peu plus de quatre siècles.

folio 105 r. (recto) :  Paris (Premier parlement de France)

PARIS

• Un Parlement était, sous l'Ancien Régime, dans le royaume de France, une cour de justice de dernier ressort, dite aussi cour souveraine, puis cour supérieure à partir de 1661, qui rendait la justice au nom du roi, dans un territoire délimité (voir liste des parlements et carte des zones d'autorité → ICI)

 • Voir l'évolution du blason de Paris, au siècle suivant,  avec La Planche (après 1669) ou d'Hozier (après 1696): → ICI


folio 105 v. (verso) : Lyon / Limoges / Poitiers / Angers / Bourges / Le Mans
.
Lyon
Poitiers 
Limoges 
Angers 
Le Mans
Bourges


• Vous pouvez vous exercer au petit jeu des différences et constater que seul le blason de Lyon n'a pas varié. A noter le blason d'Angers avec un chef à trois fleurs de lis, ce qui est assez exceptionnel, mais peut-être fautif de la part de l'auteur. Pour Le Mans, les trois chandeliers sont plus authentiques que les quatre actuels, en raison de la légende de saint Julien .

• Voir l'évolution des blasons au siècle suivant, avec La Planche (après 1669) ou d'Hozier (après 1696):
 Limoges → ICI      Poitiers → ICI    Angers → ICI    Bourges → ICI    Le Mans → ICI



folio 106 r. : Tours / Amboise / Orléans / Chartres / Vendôme / Blois
.

Tours
Orléans
Amboise
Chartres
Blois
Vendôme

• Juste quelques petites différences avec les blasons postérieurs et actuels :
- Champ d'azur au lieu de sable pour Tours, ainsi que des tours, non couvertes et sans girouettes, rajoutées plus tard.
- Champ d'or à deux pals de gueules pour Amboise, au lieu de palé d'or et de gueules provenant de la maison d'ancienne noblesse des Amboise.

• Voir l'évolution des blasons au siècle suivant,  avec La Planche (après 1669) ou d'Hozier (après 1696):
 Tours et Amboise → ICI         Orléans → ICI          Chartres →ICI           Vendôme et Blois → ICI


folio 106 v. : Angoulême / Loudun / La Rochelle / Pontoise / Magny-en-Vexin / Meulan
.

Angoulême
La Rochelle
Loudun
Pontoise
Meulan
Magny-en-Vexin

• On pourra s'étonner de la  ressemblance entre le blason de La Rochelle avec celui de Paris, à l'époque ! Seuls, le semé de fleurs de lis de Paris, à l'opposé des trois fleurs de La Rochelle, et l'émail de la coque du navire, en or, permettent de les différencier... Ce n'est que plus tard que la mer est devenue verte (sinople).. à La Rochelle.

• Voir l'évolution des blasons au siècle suivant, avec La Planche (après 1669) ou d'Hozier (après 1696):
 Angoulême et La Rochelle → ICI   Loudun → ICI   Pontoise → ICI   Magny → ICI   Meulan → ICI



folio 107 r. : Mantes / Montfort-l'Amaury / Dreux / Bellême, du comté du Grand Perche / Étampes / Nemours

.
Mantes-la-Jolie
Dreux
Montfort-l'Amaury
Bellême
Nemours
Étampes


• Sur ce folio 107 , quatre des six villes citées ont emprunté leurs armes à celles pleines, de grandes maisons de l'aristocratie qui y ont possédé à l'époque des fiefs, ou encore des apanages princiers qui leur étaient attribuées : le duché de Bretagne pour Montfort-l'Amaury, avec une couronne de surcroît, la maison de Dreux pour la ville de Dreux, le duché d'Alençon avec la ville de Bellême, dans le Perche et enfin la maison de Savoie-Nemours pour Nemours (pour plus de détails, visiter les liens ci-dessous).

• Voir l'évolution des blasons au siècle suivant, avec La Planche (après 1669) ou d'Hozier (après 1696):
Mantes, Montfort-l'Amaury et Dreux → ICI     Bellême → ICI     Étampes → ICI      Nemours → ICI




folio 107 v. : Montargis / Provins / Melun / Meaux / Senlis / Crépy-en-Valois
.

Montargis
Melun
Provins
Meaux
Crépy-en-Valois
Senlis


• On remarque la présence des initiales L F pour les mots : "Le Franc", placées sous l'écu de Montargis qui ont été associés un moment à la dénomination de la ville (Montargis-le-Franc). Les initiales ont par la suite migré et intégré le blason lui-même comme on peut le voir sur les armes actuelles (voir détails dans le lien ci-dessous).

• Parmi les quelques changements et augmentations qui ont affecté les armoiries de cette page, le plus remarquable est certainement celui de Senlis avec ce champ d'azur qui est étonnant. On connait parfaitement bien le blason de Senlis, inchangé depuis des siècles avec un champ de gueules au pal d'or. Et encore plus fort sont ces lis de jardin supportant l'écu, mis comme ornements parlants (cent-lis)! 


• Voir l'évolution des blasons au siècle suivant, avec La Planche (après 1669) ou d'Hozier (après 1696):
 Montargis → ICI    Melun → ICI     Senlis et Crépy-en-Valois → ICI  




C'est tout pour cette fois. Nous reviendrons très rapidement avec la suite de ce manuscrit très intéressant pour l'histoire de l'héraldique municipale de la France.
 C'est un témoignage jusque là peu connu, sauf  certainement par quelques érudits : historiens, chercheurs ou universitaires qui détenaient le privilège exclusif d'accéder et de pouvoir consulter ces trésors de notre Bibliothèque Nationale de France. Heureusement, l'excellente initiative opérée il y a quelque années maintenant de numériser les manuscrits et autres documents dormant dans les fonds des bibliothèques et archives publiques, dans le monde entier, permet maintenant à tous d'admirer ces merveilles, tranquillement installé dans son canapé de salon et de plus : gratuitement !

Suite de cette section du manuscrit consacré aux villes de France : feuillets suivants  → ICI  



 Crédits :
- Le manuscrit complet "Français 17256" est  consultable en ligne sur le site : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8528582x/
- Les blasons "modernes" proviennent tous du site incontournable :  armorialdefrance.fr
sauf celui de Montfort-l'Amaury qui vient de :  armoiries.free.fr
Je les remercie chaleureusement pour l'occasion.




          Herald Dick