dimanche 14 octobre 2018

The Swiss touch : variations inattendues de la croix blanche sur fond rouge ...

 ✚  Une croix blanche sur fond rouge de forme parfaitement carrée ou "de gueules à la croix d'argent" pour les armoiries. Le monde entier connait ce symbole et son propriétaire : la Suisse.
 Dans la plupart des pays à travers le monde, pour ainsi dire la totalité, il est très mal vu, voire illégal et répréhensible de détourner de leur usage, ou d'attenter à l'image des symboles nationaux. Les suisses ne font pas exception : il existe bien des lois fédérales et cantonales qui protègent drapeaux et armoiries dans le pays. Toutefois, il existe des dérogations sur l'emploi exceptionnel des symboles suisses pour certains usages encadrés, voir → ICI.   Dans un autre registre, le détournement des symboles dans un cadre maîtrisé et la liberté dont jouissent les citoyens du pays, permettent l'expression artistique, y compris dans l'humour et la dérision, mais sans outrance ni excès pouvant choquer telle ou telle communauté. Voici un petit florilège de détournements produits par de grands illustrateurs suisses, publiés à l'origine en toute liberté sur des cartes postales ou édités en librairie sous forme de bande dessinée :










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dimanche 7 octobre 2018

Top 15 des plus grandes villes d'Afrique du Sud avec leurs blasons

Voici un nouveau volet à cette série consacrée à la découverte de l’héraldique civique, à travers divers pays du Monde. Le principe du "Top xx" très répandu dans les médias et sur Internet, pour recenser ce qui est le plus remarquable dans un domaine particulier est ici adapté à cette thématique. Il nous permettra de découvrir ou réviser la géographie d'un pays choisi de manière aléatoire et dans le même temps de s'intéresser à sa diversité en matière de blasons et emblèmes municipaux.

  Après une longue absence, nous rendons visite au tout premier pays d'Afrique depuis le début de cette longue série : la République d'Afrique du Sud.



Carte de la Province de Gauteng où se concentre la plus grande conurbation
 du pays avec sept des quinze villes de ce sujet

  L'Afrique du Sud est un état fédéral composé de 9 provinces selon le découpage institué en 1994 qui a mis fin aux précédentes divisions administratives basées sur le régime de l'apartheid.
  Voici donc les 15 plus grandes villes du pays, en terme de population propre (chiffres estimés en 2018), indépendamment des municipalités ou aires métropolitaines qui elles, regroupent plusieurs villes. Le nom de ces villes est écrit successivement, quand cela est le cas:  en français, en anglais et en afrikaans.


1 - LE CAP / Cape Town / Kaapstad

ancienne capitale de la colonie britannique du Cap jusqu'en 1910, actuelle capitale parlementaire de l'Afrique du Sud et de la province du Cap-Occidental (Western Cape Province ; Provinsie Wes-Kaap) -
3 433 440 habitants.


ancienneté des armoiries : 1899
(d'après un sceau datant de 1804)



2 - DURBAN

ville de la province du KwaZulu-Natal (KwaZulu-Natal Province ; Provinsie KwaZulu-Natal ) - 3 120 280 habitants.


ancienneté des armoiries : 1882 (sceau)

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dimanche 30 septembre 2018

Les blasons des provinces françaises -
la série 1295 des cartes postales des éditions Barré et Dayez - 2de partie

  E  n août dernier, j'avais laissé en suspens, mais provisoirement, ce sujet sur ces belles cartes postales d' "après-guerre"qui sont bien connues des passionnés d'héraldique et des cartophiles. Je vous invite à  relire le préambule d'un précédent sujet → ICI qui vous donnera quelques informations sur la maison d'édition Barré et Dayez et sur l'historique de ces productions qui ont une certaine réputation chez les collectionneurs, dont je fais partie.

 📖 Je vous propose donc de découvrir ensemble les douze et dernières provinces de cette série n°1295 dans l'ordre croissant des lettres qui les identifient de M à Z (sauf la lettre Q qui n'a pas été utilisée). Je rappelle que cette série 1295 ne s'attache qu'aux anciennes provinces du sud, de l'est et du centre de la France, limitée par une ligne virtuelle en diagonale allant de Bordeaux à Besançon, en passant par Clermont-Ferrand et Dijon. Comme dans les précédents volets, je vous livre quelques unes (il y en a certainement d'autres, plus rares) des variétés notables dans les illustrations de chaque province, qui ont évolué au cours des années durant lesquelles elles sont sorties de l'imprimerie de la maison Barre & Dayez (entre 1944 et 1955 semble-t-il).

1295 M - Comté de Nice avec petite couronne comtale et 
encadrement "rubans" - à noter : l'aigle parait très "ramassée",
les ailes sont éployées 

1295 M - Comté de Nice avec grande couronne comtale et 
encadrement "feuilles d'acanthe" - ici, l'aigle est plus élégante,
las ailes sont plus basses, elle est pourvue d'une langue 
et sa tête est surmontée d'une couronne à l'antique ;
les rochers sont plus rapprochés.

1295 N - Vivarais avec une grande couronne comtale 
et un encadrement  "feuilles d'acanthe"


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vendredi 21 septembre 2018

l'Armorial de La Planche - 1669 - Gouvernement de Languedoc - Sénéchaussée du Velay

S   uite de la visite d'un des plus anciens manuscrits répertoriant des armoiries de villes et de villages de France, dessinées à la plume et peintes à l'aquarelle, antérieur de trois décennies à l'Armorial Général de France de Charles d'Hozier ! Voir la description initiale : →

 Nous poursuivons avec la découverte du "livre" (c'est l'appellation donnée à une section d'un manuscrit, qui est lui-même divisé en chapitres) consacré au Gouvernement de Languedoc. Après la Sénéchaussée de Toulouse, le pays de l'Albigeois et du Castrais, les Sénéchaussées du Lauragais, de Carcassonne, de Béziers, de Montpellier, de Nîmes, puis les pays du Gévaudan et du Vivarais nous abordons le dixième chapitre consacré au pays du Velay.
   Le territoire de cet ancien Comté du Velay, et ancienne province, abrogée sous la Révolution, a servi de base pour former la moitié orientale du département de la Haute-Loire à laquelle on a rattaché au sud quelques communes du Gévaudan (le canton de Saugues), d'autres du Vivarais (Pradelles, Lafarre) et aussi au nord-est quelques unes provenant du Forez (Bas-en-Basset). L'autre moitié composant le département à l'ouest, a été détachée de l'ancienne province d'Auvergne que nous parcourrons, je l'espère dans un futur volet, mais pas tout de suite. 
  Si de nos jours, le Velay et donc la Haute-Loire, sont liés à la Région Auvergne-Rhône-Alpes, il n'en était pas de même sous l'Ancien régime; à cette époque, cette province dépendait des États du Languedoc.

      Revenir à l'épisode précédent →

Département de la Haute-Loire



Voici l'extrait d'une carte datant de la fin du XVIIIe s. , donc postérieure d'un siècle, mais sur laquelle j'ai reconstitué les limites administratives de notre région :
 Vous pouvez cliquer sur toutes les images pour les agrandir 









  Les fragments de manuscrits proviennent cette fois du Volume II. Pour enrichir l'étude, j'ai mis en bonus l'extrait équivalent dans l'Armorial Général de France* (1696-1711), établi par Charles-René d'Hozier, et comme auparavant, j'ai placé le blason actuel en-dessous, pour comparer les différences ou au contraire la constance des figures dans le temps.

(*)  Armorial Général de France  -  volume XIV  -  Languedoc 1ère partie  
       Armorial Général de France  -  volume XV  -  Languedoc  2e partie  (BNF Paris)


Le Puy -en- Velay 
(Haute-Loire)

  L'image de l'aigle qui symbolise Le Puy (Podium elevatum en latin) aurait été attribuée à la ville par Hugues Capet en 992. Le semé de fleur de lys fut lui concédé par Saint Louis en 1254. En effet le Velay, après avoir fait partie du duché d'Aquitaine, fut incorporé à la province du Languedoc, devenue domaine de la Couronne au XIIIe siècle, consécutivement à la fin de la croisade des Albigeois.




Monistrol -sur- Loire
(Haute-Loire)
   Très souvent, on l'a déjà vu, l'auteur du manuscrit a préparé comme ici,  un emplacement pour y dessiner les armoiries des villes pour lesquelles il a rédigé un descriptif. Mais les écus sont restés désespérément vides. Nous en ignorons la raison : manque d'information fiable, manque de temps, on ne le saura jamais.
   Attention, à ne pas confondre les Monistrol du département: il y a d'une part Monistrol-sur-Loire qui nous intéresse ici, mais qui n'est pas relevé sur le fragment de la carte du XVIIIe s. affiché plus haut, et d'autre part: Monistrol-d'Allier qui lui est bien mentionné sur la carte, mais qui n'est pas du Velay, mais du pays de Gévaudan (la Margeride).
  Les armoiries de Monistrol-sur-Loire sont une déclinaison de celles du Velay (voir au début de cette page), ou peut-être est-ce l'inverse ? Mais ici, pas de bordure engrêlée d'argent, l'épée en pal à senestre ne prolonge pas un senestrochère, le dextrochère est d'or et ne sort pas d'une nuée d'azur.  Les symboles de la crosse et de l'épée rappellent le double pouvoir, spirituel et temporel, du seigneur ecclésiastique de Monistrol, qui est l'évêque du Puy et qui y possède un château-résidence. Au passage, la devise de la cité est reprise de celle du comte-évêque : " Ad utrumque paratus", qui signifie "prêt pour les deux",  renvoie encore au double pouvoir des comtes-évêques du Velay. Sous l'Ancien Régime, la ville fut parfois appelée Monistrol-l'Évêque. La Révolution la rebaptise Monistrol-en-Velay puis Monistrol-sur-Loire, appellation qui s'est imposée sous la Monarchie de Juillet.  source texte : new.obs43.fr/wiki7-09.php?nom=Monistrol-sur-Loire



Yssingeaux (Haute-Loire)


 Le blason d'Yssingeaux, dont le toponyme est d'origine assez obscure, est composé d'armes parlantes en dialecte vellave (du Velay) : "Lou Cinc Jailhs" qui veux dire "les cinq coqs".



[_)-(_]


  D'autres lieux ou villes sont juste décrits par le texte, sans blason ni mention s'y rapportant : Polignac, Craponne (-sur-Arzon), Saint-Didier (-en-Velay), Solignac (-sur-Loire), Le Monastier (-sur-Gazeille).

  Il semble qu'aucune de ces communes n'ait été répertoriée ni blasonnée dans l'Armorial Général de France en tant que communauté d'habitants, ni même d'autres, non répertoriées dans le manuscrit de La Planche.



A bientôt pour une nouvelle série ...


Crédits :
les blasons "modernes" sont empruntés  à : armorialdefrance.fr/

les extraits des manuscrits proviennent de :
- Bibliothèque et Archives du Musée du Château de Chantilly :
   . www.bibliotheque-conde.fr/ressources-en-ligne/

 - Bibliothèque nationale de France à Paris : 
   . gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k111467n
   . gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1114681


💶 Appel au mécénat ou aux généreux donateurs :
 Au cours d'échanges d'informations avec les responsables de la Bibliothèque du Musée Condé, au sujet du manuscrit, il m'a été rapporté que l'ouvrage de Pierre de La Planche n'est actuellement plus exposé ni mis à disposition des visiteurs. En effet, les deux volumes du manuscrit sont en mauvais état : "la couverture", ce que l'on nomme dans le métier: les plats de reliure, sont soit partiellement,soit totalement détachés du manuscrit, ce qui nuit à sa conservation. La reliure étant en effet là pour maintenir et protéger le manuscrit.
  Si des personnes ou des entreprises sont intéressées, en mode mécénat, pour participer à la prise en charge de la restauration de ces précieux ouvrages, qu'elles prennent contact pour les modalités, avec les bibliothécaires à cette adresse mail  : bibliotheque@domainedechantilly.com
ou sinon m'écrire à : heraldexpo@orange.fr et je transmettrai à ma correspondante privilégiée.


             Herald Dick  
.



mardi 11 septembre 2018

La Vuelta a España 2018 - le Tour d'Espagne en blasons - 3e semaine, de la Cantabrie à Andorre et le final à Madrid

  Nous voici  de retour encore une dernière fois sur les routes d'Espagne (voir le précédent chapitre → : ICI), après une journée de repos bien méritée,  pour vivre cette troisième semaine dans la continuité de la précédente. Nous retrouverons la côte atlantique accompagnée du prolongement vers l'est des Monts cantabriques, dans la Communauté de Cantabrie suivie de la Province basque de Biscaye. Puis nous effectuerons un grand saut de puce vers les provinces aragonaises et catalanes, nous gravirons les Pyrénées avec deux étapes ayant un final dans la Principauté d'Andorre, pour enfin terminer le dernier jour, traditionnellement, dans la Communauté de Madrid. 
  Nous finirons ainsi le parcours avec six étapes, une seule, l'avant-dernière en Andorre, s'adresse aux purs grimpeurs, deux autres sont moyennement accidentées mais avec un final en côte, une autre est dédiée aux spécialistes du chrono, et les deux dernières, plates, sont à la portée des sprinters et notamment celle du final, prestigieuse, suivie du podium sur la Plaza de Cibeles à Madrid.

📌 Comme dans les premiers volets, j'ai rajouté aux villes de départ et d'arrivée, 3 blasons de villes ou de communes (municipios) supplémentaires, traversées par les coureurs sur leur itinéraire, pour l’intérêt historique, géographique et surtout héraldique qu'ils apportent.

  Voici la carte du parcours de cette troisième et dernière semaine  :

Communauté autonome de Cantabrie
Communauté autonome d'Aragon
Communauté autonome du Pays Basque
Communauté autonome de Catalogne
Communauté autonome de Madrid
Principauté d'Andorre
les falaises du littoral de la Cantabrie, dans la localité de Toñanes (municipio de Alfoz de Lloredo)


16e étape - Mardi 11 Septembre 2018  :
Santillana del Mar -  Torrelavega
(épreuve contre la montre individuel)


• Santillana del Mar
Communauté autonome de Cantabrie
○ Blason : D'argent à la tête de sainte Juliana (Julienne), de carnation, surmontée d'une couronne tenue par deux anges affrontés, de carnation, ailés d'argent, ayant chacun une palme d'or en fasce dans leurs mains près du corps; la tête est soutenue en pointe à dextre d'une palme de sinople et à senestre d'un satyre de gueules avec lequel elle est reliée à son cou par une chaîne de sable.
Timbre : couronne de marquis.

version érotico-kitsch,  mais officielle
utilisée par la commune de Santillana












 • Cette sainte catholique, Julienne de Nicomédie, est vénérée localement par les pèlerins, pour ses reliques rapportées dans l'ancien royaume des Asturies. Elle a donné son nom d'abord à une abbaye au Moyen-âge, puis peu à peu à la localité : Sancta Iuliana en latin > Sancta Illana > Santayllana > Santillana.
L'ensemble des figures résume son hagiographie et son martyre.
 • La version des armoiries que j'ai choisie pour illustrer cette page, dessinée par Eduardo Panizo Gómez, est celle qui me paraît la plus correcte du point de vue héraldique, à la différence d'autres designs, beaucoup plus contestables, et pourtant certains ont été adoptés officiellement par les services de la commune ! (voir ci-contre).



kms 2 à 18 :  municipio de
 Alfoz de Lloredo
Communauté autonome de Cantabrie.
kms 19 à 26 :  municipio de Reocín
Communauté autonome de Cantabrie
nous retrouvons la figure de sainte
Juliana, mentionnée plus haut.
.




♦  Le parcours traverse de nombreuses localités, mais avec le système de découpage territorial particulier à cette région très densément peuplée, seuls quatre municipios (communes) sont parcourus par l'épreuve du jour. Outre celui de la ville-départ et celui de la ville-arrivée, on ne rajoute que deux municipios intermédiaires, et eux seuls sont  pourvus d'armoiries:







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km 32 • Torrelavega
Communauté autonome de Cantabrie
○ Blason : Écartelé en sautoir, aux premier et quatrième de sinople à deux bandes de gueules bordées d'une filière d'or ; aux deuxième et troisième, d'or plain chargés de l'inscription en lettres d'azur disposée en orle : "AVE MARIA", le premier mot inscrit dans le deuxième quartier, l'autre dans le troisième quartier.
Timbre : couronne ducale.

 • Ce blason, certainement un des plus célèbres en Espagne, et même largement connu au-delà de ses frontières, est celui de la grande maison aristocratique des Mendoza. Cette famille d'origine basque (provinces d'Álava et de Biscaye) qui s'est mise au service du royaume de Castille.dès le XIVe siècle, est à l'origine du lignage des premiers marquis de Santillana del Mar.
• Pour se rendre compte de l'importance historique de cette illustre maison d'Espagne, seulement au travers de l'héraldique, je vous invite à visiter cette page, qui rassemble un nombre insensé de lieux et de personnages qui ont repris ce blason, si étrange et très reconnaissable, dans leur armoiries (voir → ICI)






17e étape - Mercredi 12 Septembre 2018  :
Getxo  -  Balcón de Bizkaia


• Getxo
Communauté autonome du Pays basque - Province de Biscaye.
○ Blason  : D'argent, à un arbre arraché de sinople aux branches duquel pendent deux chaudrons de sable, tenus par trois maillons d'une chaîne d'or, et un loup passant de sable, brochant sur le fût de l'arbre, armé de gueules, emportant un agneau d'argent dans sa gueule ; à la bordure de gueules, chargée de la devise en capitales d'or de langue et de style graphique basque : "KALTEA DAGIANAK BIZARRA LEPOAN ".

• Ce blason s'inspire des armes de l'ancienne seigneurie de Biscaye .
• La devise en langue basque peut se traduite par : "Celui qui fait le mal, porte sa barbe sur les épaules",  une belle expression imagée, qui signifie que l'on se retourne souvent derrière soi, pour constater les dégâts, quand on a mal agi.


km 60 :  Derio
province de Biscaye
(Comm. auton. du Pays basque)
losangé d'or et de sinople avec
treize pièces de sinople chargées
d'un lis d'argent : très élégant !
km 106 :  Gernika / Guernica
province de Biscaye
(Comm. auton. du Pays basque)
l'arbre de Guernica est l'emblème
de la province de Biscaye et un
symbole important pour les Basques.
km 92 :  Bermeo
province de Biscaye
(Comm. auton. du Pays basque)
ce blason rappelle que les ports
basques étaient jadis spécialisés
dans la chasse à la baleine.




kms 126 et 149 : Munitibar 
Communauté autonome du Pays basque - Province de Biscaye - Municipio de Munitibar-Arbatzegi-Gerrikaitz. 
○ Blason : D'or à la bande de sable engoulée par deux têtes de dragon de gueules, accompagnée de deux chaudrons de sable.










km 157 : 🏔 Balcón de Bizkaia 🏔
Communauté autonome du Pays basque - Province de Biscaye - Municipio de Mendata.
  La côte qui mène à ce sommet du pays de Biscaye sera gravie deux fois, une première fois  partiellement et la seconde fois pour accéder à l'arrivée finale à l'Alto del Balcón de Bizkaia, située à l'altitude de 925 mètres. Sur 7 kilomètres, les pentes augmentent progressivement de 6 à 13%  avec un passage extrême à 23,85 % , effrayant !!, même pas en rêve pour un cyclotouriste....




18e étape - Jeudi 13 Septembre 2018  :
Ejea de los Caballeros  -  Lleida / Lérida


• Ejea de los Caballeros
Communauté autonome d'Aragón - Province de Saragosse.
○ Blason : Bouclier en forme de cuirasse, d'azur, terrassé au naturel (couleur de terre), au cavalier en armure d'argent, au haubert d'or, le heaume sommé de trois plumes une de gueules et deux d'or, monté sur son cheval d'argent harnaché de gueules, tenant dans la dextre une lance d'or terminée par un pennon d'argent chargé d'un écusson d'or à la bande de gueules.
  Supports : deux canons d'artillerie de sable et deux drapeaux enroulés aux couleurs de l'Aragon mis en sautoir, accompagnés de six boulets de canon de sable en tas soutenant l'écu.
  Timbre : couronne royale ouverte.



.



km 71 :  Grañén
province de Huesca
(Communauté autonome d'Aragón )
Premier quartier : armes de la
famille de Torellas ; deuxième :
blason de la famille de Gurrea.
troisième : armes d'Aragón
km 157 :  Almacellas
province de Lleida
(Communauté autonome de Catalogne )
Un très nombre d'armoiries municipales et
 territoriales en Catalogne sont timbrées
 d'une couronne civique murale avec 3, 5 ou
 7 tours selon l'importance de la collectivité.
km 101 :  Peralta de Alcofea
province de Huesca
(Communauté autonome d'Aragón)
Premier quartier : armes d'Aragón
deuxième : armes parlantes ,
poire = pera en espagnol,
et en catalan  



km 186.1 : Lleida / Lérida
Communauté autonome de Catalogne - Province de Lleida.
○ Blason : Écu en losange (caironat en catalan), d'or à quatre pals de gueules; sur le tout brochant; une branche de lys à trois tiges de sinople terminées par des fleurs aux pieds nourris d'argent, celle de dextre posée en bande, celle de senestre en barre.
Timbre : couronne royale ouverte.

• Basé sur les armoiries de l'ancien royaume d'Aragon (el Señal Real de Aragón). Lleida reçut sa charte de ville au XIIIe siècle avec le statut de ville royale. Les trois fleurs de lys sont le signe distinctif présent sur des sceaux et des pièces de monnaie de Lleida depuis le XIIIe siècle, et on prétend qu’elles sont liées à la fertilité de ses terres, irriguées par le río Segre.





Vue nocturne sur la vieille ville de Lleida dominée par son immense Cathédrale de la Seu Vella (XIIIe siècle)



19e étape - Vendredi 14 Septembre 2018  :
Lleida / Lérida  -  Andorra / Andorre Naturlandia


• Lleida / Lérida
Communauté autonome de Catalogne - Province de Lleida.
♦ Logo de l'administration municipale (Ajuntament), inspiré par les armoiries de la ville. L'autre logo précédent : "Diputació de Lleida" est celui du gouvernement provincial 
et s'inspire des armoiries provinciales, un peu différentes de celle de la ville.
La Paeria, vient du nom donné au palais de la Paeria, qui est un bâtiment datant du XIIIe siècle abritant la mairie de Lleida.


km 20 :  Balaguer
province de Lleida
(Communauté auton. de Catalogne )
Première capitale du Comté d'Urgell
au XIIe s., le blason est écartelé
des quatre pals de la Catalogne et
de l'échiqueté du comté d'Urgell 
La couronne est aussi de nature comtale
en tant qu'ancienne capitale 

km 130 : municipio de
 Les Valls de Valira
province de Lleida
(Communauté auton. de Catalogne )
la fasce ondée représente la rivière
Valira. Le taureau est l'attribut
de saint Saturnin de Toulouse
rappelant son martyre, mort attaché
 à un taureau furieux.; il se
rapporte au monastère du lieu :
 Saint-Saturnin de Tabérnolas
L'écu est timbré d'une couronne
murale de village (3 tours)
km 102 : Organyà
province de Lleida
(Communauté auton. de Catalogne )
Ce sont des armes parlantes :
 òrgan = orgues
L'écu est timbré d'une couronne
murale de ville (5 tours)







km 136 : Sant Julià de Lòria
Principauté d'Andorre - Paroisse de Sant Julià de Lòria
○ Blason : Écu elliptique, d'or à quatre pals de gueules .
 Soutiens  : deux rameaux de laurier au naturel, liés par un ruban aux couleurs du drapeau andorran (bleu-jaune-rouge).

• Le territoire d'Andorre est divisé administrativement en sept paroisses, équivalentes de nos communes. Celle de Sant Julià de Lòria  est la quatrième en terme de population, et la plus méridionale, située sur le principal axe de communication avec l'Espagne et la Catalogne. Ses armoiries sont d'ailleurs communes avec celles de la région historique de Catalogne.

km 154,4 :  🎡 Naturlàndia
Principauté d'Andorre - Paroisse de Sant Julià de Lòria
Naturlàndia est un parc d'attractions multi-activités situé dans la montagne de la Rabassa, sur le territoire paroissial de Sant Julià de Lòria, en Andorre.
 C'est une initiative inaugurée en 2007 par la communauté paroissiale dans le but de dynamiser le site de La Rabassa, la seule station de ski de fond de la principauté. Jusqu'en 2007, les installations n'étaient utilisées que pendant la saison de ski ou autrement comme stand de tir sur plateau.
Naturlàndia est divisé en deux niveaux, le premier à 1.600 mètres d’altitude et le second à 2.060 mètres. Il a aussi une ferme-école et un amphithéâtre pour 700 personnes.
C'est là, au Coll de la Rabassa à  2.025 m. que sera jugée l'arrivée de l'étape après la seule difficulté du joutr : une montée sur 17 kilomètres à 7% de moyenne.





20e étape - Samedi 15 Septembre 2018  :
Andorra  • Escaldes-Engordany  -  Coll de la Gallina Santuario de Canolich


• Escaldes-Engordany
Principauté d'Andorre - Paroisse de Escaldes-Engordany.
Pas d'armoiries, cette paroisse d'Andorre leur a préféré un logo en forme de sceau.

• Au centre : le Pont de la Tosca, datant de 1820, sur le riu Madriu. Tout proche de lui se trouve une source d'eau chaude, qui a donné son étymologie au village d'Escaldes. Le motif circulaire est encadré par une branche de houx et un épi de blé stylisés, représentant l'aspect naturel montagneux et agricole du lieu.







kms 12 et 57 :  Encamp
paroisse d'Encamp
(Principauté d'Andorre)
.

km 32:  Ordino
paroisse d'Ordino
(Principauté d'Andorre)
.
km 30 :  La Massana
paroisse de la Massana
(Principauté d'Andorre)
.





km 87 : Andorre - la Vieille
Principauté d'Andorre - Paroisse d'Andorre-la-Vieille
○ Blason : Écu en ovale de sinople à trois pals ondés cousus d'azur.
 Timbre: couronne princière ouverte.

• On constate des formes très diverses dans les symboles du pays : ici c'est un écu ovale, ou elliptique pour être exact, et une enquerre sur les couleurs qui ne devraient même pas cohabiter ainsi selon les règles des couleurs en héraldique !

• Le vert représente la vallée fertile où se situe la ville et les pals ondés représentent la rivière Valira, alimentée par le Valira de l'est et le Valira du nord.





km 97,3 : Coll de la Gallina Santuario de Canòlich
Principauté d'Andorre - Paroisse de Sant Julià de Lòria
• Le Col de la Gallina est une ascension typiquement andorrane, dont le sommet fait partie de la paroisse de Sant Julià de Lòria, à proximité de la frontière sud de la Principauté d’Andorre avec l'Espagne. Ce sont plus de 7 kilomètres avec une pente moyenne de 8 % et des côtes jusqu'à 15%. Le sommet du col, situé à l'altitude de 1.480 mètres, abrite le sanctuaire de Canòlich. 

• Le sanctuaire de Canòlich (en catalan : santuari de la Mare de Déu de Canòlic) est un sanctuaire catholique et une ancienne église romane, remaniée de style baroque. L'édifice est classé bien d'intérêt culturel et la fête qui s'y déroule tous les derniers samedis de mai est classée fête d'intérêt culturel par l'état andorran.



21e étape - Dimanche 16 Septembre 2018  : Alcorcón  -  Madrid (arrivée)



• Alcorcón 
Communauté autonome de Madrid.
○ Blason : D'or au mont de sinople surmonté de trois pots de gueules posées en fasce.
Timbre : couronne royale fermée.

• La ville d'Alcorcón a été l'un des centres importants de production de poteries, ustensiles de cuisine et autres récipients traditionnels en terre cuite pendant cinq siècles qui couvrait les besoins des environs de la capitale espagnole Madrid et au-delà.












km 6 :  Leganés
Communauté de Madrid
Premier quartier : armes de
Don Diego Mexía Felípez de
 Guzmán : premier marquis de
 Leganés. Le second symbolise les
 anciens marais qui ont donné les
sols fertiles où le village s'est
 installé.
km 18 :  Vallecas (ancienne commune)
Communauté de Madrid
annexée à Madrid en 1950, c'est maintenant
un district de la capitale divisé en deux quartiers :
Puente de Vallecas et Villa de Vallecas
Le blason évoque le passé agricole quand ce
n'était qu'un petit bourg voisin de la capitale.
km 9 :  Getafe
Communauté de Madrid
Cette ville à 13 km au sud de Madrid
abrite une importante base militaire
de l'Armée de l'air espagnole;
Le premier quartier se réfère à
un monument de Getafe dédié au
Sacré-Cœur de Jésus


kms 32 à 100,9 :  Madrid  
Communauté de Madrid
○ Blason : "D’argent à l’ours(e) de sable rampant(e) et appuyé(e) contre un arbre de sinople, fûté au naturel, fruité de gueules et terrassé de sinople, à la bordure d’azur, chargée de sept étoiles d’argent".
Timbre : couronne royale ouverte.

 • Ces armes sont très anciennes, elles remontent au début du XIIIe siècle.  Le sceau initial représentait un ours brun passant ( ni rampant, ni appuyé contre un arbre, inexistant alors, et surmonté des sept étoiles formant la constellation de la Grand Ourse). L’ours est en fait en raison de ce symbole astronomique : UNE ourse !!! On dit aussi que la région où est situé Madrid s’appelait anciennement Úrsica et qu’il y avait nombre d’ours et de sangliers….
 
• En 1222 , un procès en justice eut lieu pour mettre fin à l’opposition entre les représentants de la Ville et les autorités ecclésiastiques pour le droit d’utiliser les prairies et les bois autour de la cité.
Les premiers obtinrent les bois, les seconds, les prairies … C’est à la suite de ce litige, qu’est apparu sur les armes de la ville l’arbre fruité, et que l’ours s’est dressé contre lui, alors que l’Église a gardé le symbole de l’ours passant sur le pré (prado en espagnol, d’où le nom du Musée du Prado) … Les sept étoiles du ciel se sont dispersées dans la bordure, rajoutée à ce moment.
 • Mais l’arbre qu’en est-il ? est-ce un pommier, non : il n’y a pratiquement pas de pommiers dans cette région, à cause du climat ! et puis les fruits ont toujours été représentés très petits … On a longtemps évoqué l’arbousier (madroño en espagnol), c'est la version la plus admise, mais pourtant, il n’y a guère plus d’exemplaires de cette espèce à Madrid, non plus !! Par contre, la région est très propice à la croissance abondante du micocoulier (Celtis australis , el lodón en espagnol) qui produit de petits fruits orangés consommables … par les ours, pourquoi pas. A confirmer ...
Vue aérienne sur la Plaza Mayor, au centre de Madrid, qui fêtait ses 400 ans l'année dernière en 2017




C 'est terminé pour l'édition 2018
podium, fête, tapas, feux d'artifice...    
 et rendez-vous en 2019


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💶 Crédits :
carte des provinces (en couleurs) visitées lors de cette 3e et dernière semaine
- cartes :  www.lavuelta.com
- blasons, drapeaux :   es.wikipedia.org  ou commons.wikimedia.org
- les logos viennent des sites officiels de chaque commune ou institutions.
- Autres images : passer la souris dessus pour découvrir leur origine




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