vendredi 29 juillet 2016

Couronnement insolite en Roumanie

C'est un ami Facebook qui me l'a signalé et qui m'a soumis l'idée et je l'en remercie, il se reconnaîtra !  Ce mini-évènement avait échappé à mes radars. Pourtant il a plus d'importance qu'il n'y parait, de par la symbolique qu'il véhicule. Il y a la parole officielle des politiques, avec son langage lisse et standardisé pour présenter les choses et il y a les idées qui se cachent derrière les actes. Cette affaire n'est pas anodine en terme d'image, mais aussi en terme de coût, car elle entraîne beaucoup de changements : sur les documents, les objets, et tous les supports de communication officiels. Je ne pense pas qu'on ait entrepris ce projet sans une arrière-pensée politique. Mais je peux me tromper.

Regardez ces armoiries, ce sont celles de la Roumanie et cherchez la nouveauté !

AVANT le 22 Juillet 2016
APRÈS le 22 Juillet 2016

 Bon,  ce n'est pas bien difficile puisque le titre de ce sujet vous en donne l'indice ...
 La réponse est évidemment le retour de cette couronne sommant la tête de l'aigle qui avait disparu depuis 1948.  Et c'est tout récent : la loi modifiant les armoiries nationales a été votée le 8 juin 2016 par le Parlement roumain et promulguée par le président de la République, Klaus Iohannis, le 11 juillet 2016. C'est la loi n° 146/2016 modifiant la loi n°. 102/1992 sur les armoiries nationales et le sceau qui a été publiée dans le Bulletin Officiel, Partie I, no. 542 du 19 Juillet 2016, entrée en vigueur le 22 juillet.
nouveau sceau officiel 2016


 Les armoiries actuelles de la Roumanie avaient été préalablement adoptées par une loi du Parlement roumain le 10 septembre 1992, en remplacement de l'emblème communiste qui avait été honni durant la révolution de 1989. Rappelez-vous ces drapeaux bleu, jaune, rouge exhibés avec un grand trou au centre, là où on avait découpé les symboles du régime des tyrans, le couple Ceaucescu.

  Ces armoiries sont inspirées de celles d'avant 1948, mais sans les insignes monarchiques et sans le blason ni la devise latine des Hohenzollern : "Nihil sine Deo" (Rien sans Dieu). La Roumanie a en effet rétabli la démocratie dans un régime de République et officiellement laïc même s'il n'y a pas de séparation nette vis-à-vis des cultes religieux.

armoiries du Royaume de Roumanie de 1922 à 1947 
  hormis l'ensemble des ornements extérieurs, on retrouve avec l'écu central tous les éléments des nouvelles armoiries de la Roumanie de 2016, excepté bien sûr l'écusson en cœur aux armes de la maison de Hohenzollern-Siegmaringen (écartelé d'argent et de sable) qui a régné jusqu'au 30 décembre 1947 (avec le dernier roi : Michel Ier, qui est toujours prétendant au trône).
Il faut tout de même noter quelques petites différences entre le blason de 1922 et celui de 2016 :
- la couronne de l'aigle qui était d'or pour la royauté, est aujourd'hui d'acier pour la République
- le sceptre tenu dans la serre senestre de l'aigle était d'or terminé par une fleur de lis,  il est désormais d'argent et en forme de masse d'armes.
- dans le deuxième quartier aux armes de la Moldavie , la rose et le croissant sont de couleurs différentes or/argent
- dans le quatrième quartier aux armes de Transylvanie, l'aigle est passé du sable à l'argent
 Le 16 février 2016, le Sénat approuvait un projet de loi modifiant les armoiries de 1992 (101 voix sur 176). Ce projet de loi est donc adopté le 8 juin 2016 par la Chambre des députés (avec 262 voix sur 412). Les nouvelles armoiries réinstallent une couronne royale fermée sur la tête de l'aigle symbolisant ainsi «la souveraineté nationale de l'État roumain, indépendant, unitaire et indivisible ».
« La couronne d'acier sur l'aigle des armes du Royaume de la Roumanie a été coulée avec l'acier d'un canon turc capturé lors de la guerre d'indépendance en 1877 et symbolise le caractère de la souveraineté nationale et de son indépendance, obtenue par le sacrifice et la lutte de nos ancêtres», voilà ce qui est écrit dans l'exposé des motifs qui a accompagné la présentation de la nouvelle loi.
 Selon le même projet de loi, les pouvoirs publics, toutes les institutions de l'état ont jusqu'au 31 décembre 2018 pour remplacer les emblèmes et les sceaux existants par les nouveaux modèles. Jusqu'à cette date, les deux types d' armoiries peuvent encore être utilisés et coexister.
  Remarque : à ce jour, le site internet de la présidence roumaine n'a pas encore fait la mise à jour !  voir → ICI.  La banque centrale émettra de nouvelles pièces de monnaie et des billets de banque, mais les anciens pourront être utilisés au-delà du 31 décembre 2018.

Voici un flash info annonçant la nouvelle sur une chaîne de la télévision roumaine, le 15-07-2016 :


 Je rappelle que la Roumanie, membre de l'U.E., est une République. Et pourtant, pour alimenter ma rubrique "Philatélie et Héraldique", je vois ces dernières années et ces dernières semaines même (voir les récentes émissions de timbres dans mon dossier Philatélie) de plus en plus d'hommages rendus aux anciens monarques de la Roumanie, évoqués par la Poste d'État avec de luxueux souvenirs philatéliques faisant la part belle à l'histoire de la dynastie des Hohenzollern et plus particulièrement au dernier roi : Michel Ier (voir ci-dessous), toujours prétendant au trône. Celui ci a abdiqué en décembre 1947 lors de la prise de pouvoir des communistes, puis il a dû s'exiler. Il est revenu dans son pays en 1992 et aujourd'hui, malgré bientôt 90 ans, il est toujours en forme, et il bénéficie d'une écoute et d'une vraie popularité dans le peuple roumain, lassé des politiques. D'autre part, la révolution de 1989 était dirigée contre la dictature des Ceaucescu, et le régime communiste qui les avait portés au pouvoir. Le peuple roumain n'avait pas de griefs contre la monarchie d'avant la Seconde Guerre mondiale, ce sont les circonstances et les dirigeants du gouvernement de transition démocratique qui ont choisi de maintenir un régime républicain pour tenter d'installer une vraie démocratie. Alors pourquoi pas un jour, le rétablissement de la monarchie en Roumanie, validée par les urnes ou le parlement ? La couronne rajoutée aux armoiries n'est peut-être pas si anodine que cela ... Mais cette opinion n'engage que moi.

 Bloc commémoratif  "Histoire vécue" avec le portrait de l'ex roi Michel Ier à différentes époques, émission sortie en 2014



Par cet acte symbolique, la Roumanie rejoint les nombreuses nations issues de l'ancien bloc communiste en Europe, qui après la chute de l'Empire soviétique ou l'éclatement de la Yougoslavie, ont renoué avec un régime démocratique. Et,  malgré le choix d'un régime de République ces pays ont repris pour leurs armoiries, les symboles de leur anciennes monarchies ou empires ! Donc avec couronnes royales, impériales, sceptres, globes, manteaux d'hermines et autres attributs d'une royauté sont montrés avec ostentation. Pour tout citoyen convaincu du bien fondé de ses idées, cela parait inimaginable que des symboles liés à la monarchie puissent représenter une nation républicaine !  Mais dans les Balkans, le Caucase ou en Russie, c'est possible....

Fédération de Russie


Bulgarie



Serbie



Monténégro



Hongrie


Géorgie


 Plus discrètes mais quand même bien "royales" : de simples couronnes sur la tête du symbole historique national:

Pologne
République Tchèque (petites armoiries)


Albanie





Crédits :
sources infos, images, vidéo et textes (traduits) :
- ro.wikipedia.org/wiki/Stema_României
- www.antena3.ro/actualitate/stema-romaniei-va-fi-modificata-361292.html
- www.avocatnet.ro/content/articles/id_43446/Incepand-de-astăzi-stema-Romaniei-arată-altfel.html
- www.ziaruldeiasi.ro/stiri/toate-institutiile-statului-au-nevoie-de-stampile-noi-stema-romaniei-schimbata--133900.html
- en.wikipedia.org/wiki



mardi 26 juillet 2016

Recueil d'armoiries de villes de France peintes au XVIe siècle - chapitre #05 (final) - Parlements du sud du royaume de France

blason attribué à la ville de Marseille
 les couleurs sont inversées : très surprenant ! 
 fin du XVIe siècle - manuscrit Fr 17256
 N ous voici de retour pour remonter dans le temps des premiers blasons municipaux avec l'un des plus anciens manuscrits répertoriant des armoiries peintes en couleurs de villes de France. Il est en effet bien antérieur d'au moins trois quarts de siècle à celui réalisé par Pierre de La Planche dont je publie régulièrement des extraits depuis plusieurs années . Il est bien sûr aussi et encore plus ancien que l'illustre Armorial Général de France de Charles d'Hozier qui fait souvent référence pour l'ancien régime, avant la Révolution française et la suppression des armoiries en 1790. La date exacte est difficile à évaluer avec précision, mais nous sommes à coup sûr dans les dernières années du XVIe siècle, plutôt au début du XVIIe grâce à certains indices que nous avons notés dans les précédents volets.

 Voir la description initiale de notre armorial du XVIe siècle (BNF / Français 17256) dans le premier volet: → ICI, ainsi que le chapitre précédent :  #04

 Comme je le fais pour l’Armorial de La Planche, je propose à titre indicatif et comparatif, placées en dessous de chaque page, les armoiries actuelles de chaque ville mentionnée. Cela permet ainsi au lecteur de se rendre compte de l'évolution ou de la constance du blason dans le temps en un peu plus de quatre siècles.

 Nous terminons la découverte de cette partie de ce précieux manuscrit avec les dernières régions qui étaient à l'époque administrées par des Parlements. Je le rappelle encore : ces divisions administratives de l'Ancien Régime, les parlements, représentaient l'autorité législative et judiciaire au nom du roi à travers tout le royaume. Il y en avait dix à cette époque, et elles étaient de tailles inégales (voir → ICI).Voici donc successivement les villes importantes de la Bourgogne (trois dernières villes), la Provence, le Dauphiné, la Guyenne, le Languedoc.

folio 114 v. (verso) :  [Parlement de Bourgogne] - Gex - Belley  - Bar-sur-Seine  - 
Provence - Parlement de Provence - Aix - Marseille

Gex
Bar-sur-Seine
Belley

Provence moderne
Marseille
Aix-en-Provence

• On retrouve, avec les blasons de Gex et de Belley, les mêmes caractéristiques que dans le manuscrit, postérieur de plusieurs décennies, de La Planche (voir les liens ci-dessous) : à savoir le geai, l'oiseau comme armes parlantes de Gex et un loup (une louve, plus exactement) "passant(e)" qui est devenu(e) plus tard "ravissant(e)", c'est-à-dire debout sur ses postérieurs, pour représenter la ville de Belley.

• A noter que le blason d'Aix ne montre que deux quartiers dans le chef (parti) au lieu des trois (tiercé en pal) qui proviennent des armes d'Anjou, comme celles du bon roi René d'Anjou en tant que comte de Provence (de 1434 à 1480). Et il semble qu'au XVe siècle le blason d'Aix avait bien cette configuration (voir → ICI).

• Mais pour le blason de Marseille, il semble que ce ne peut être qu'une erreur de l'artiste. Depuis au moins le XIVe siècle on sait à coup sûr, que l'emblème de Marseille est une croix d'azur sur un champ d'argent, jamais le contraire, peuchère !! (voir → ICI).


• Voir l'évolution des blasons au siècle suivant, avec La Planche (après 1669) ou d'Hozier (après 1696):
                       Gex, Belley → ICI                                     Bar-sur-Seine → ICI



folio 115 r. (recto) :  [Parlement de Provence ]  Arles  - Parlement de Dauphiné / Grenoble  - Vienne  - 
Embrun - Bresse -  Parlement de Guyenne / Bordeaux.

Arles
Vienne
Grenoble


Embrun
Bordeaux
le pays de Bresse

• Le manuscrit nous montre pour les villes d'Arles et de Grenoble des armes qui n'ont pas encore obtenu leurs couleurs définitives : champ d'azur pour la première, d'or pour la seconde.

• Pour Embrun, c'est encore un cas de changement de couleur d'émail au cours du temps, très fréquent dans l'histoire de l'héraldique municipale française. Le blason d'Embrun est effectivement passé d'un champ de gueules avec une croix d'argent et parfois même : "de gueules à une croix d'or" (armorial de La Planche) à un champ d'azur avec une croix d'argent !

• C'est la première fois que je vois ce blason "de sable à croix tréflée d'argent" pour identifier le pays de Bresse. On connait d'autres blasons plus répandus (voir →  ICI ou  ICI).
  Revenons à cette croix tréflée, qui est l’attribut de l'Ordre de Saint Maurice, et par extension de Saint Maurice d'Agaune, le martyr chrétien lui-même, saint patron des ducs de Savoie. Elle est très fréquente dans l'héraldique de la Bresse, depuis que cette province a été acquise par la Savoie au XIIIe siècle.  On la trouve notamment dans les armoiries des villes de Bourg-en-Bresse, de Montluel, de Saint-Trivier-de-Courtes, etc...


• Voir l'évolution des blasons au siècle suivant, avec La Planche (après 1669) ou d'Hozier (après 1696):
                                                             Bordeaux → ICI




folio 115 v.  :  [Parlement de Guyenne]  Castres -  Cahors  -  Agen  -  Condom  -   Bazas   - 
  Ville et Bourg de Rodez 
Castres
Agen
Cahors

Condom
Rodez
Bazas


• Je vous laisse découvrir les évolutions de chacun des blasons au célèbre petit jeu des "sept différences" qui doivent être ici un peu plus nombreuses. Même le blason de Cahors qui semble inchangé a été amélioré. Et heureusement sinon le pont se serait écroulé ! (voir mon commentaire dans le lien ci-dessous).

• Le blason de Castres provenant du manuscrit (incorrect, car les émaux sont inversés) montre par contre en cimier : un objet étrange surmonté de la devise (ou cri) : "DEBOUT". Cet objet est une chausse-trappe !
   Borel, écrivain castrais, rapporte que vers la fin du XVIe siècle, « on a ajouté aux armes de Castres une chausse-trape, en mémoire de quelques victoires obtenues par le moyen de ces instruments de guerre. On a mis la devise "DEBOUT" parce que cet instrument ne peut jamais tomber sans avoir une pointe en haut, et pour indiquer que les hommes devaient toujours être DEBOUT pour le service de Dieu et de leur Roy ». source : site  www. tourisme-castres.fr/


• Voir l'évolution des blasons au siècle suivant, avec La Planche (après 1669) ou d'Hozier (après 1696):
Cahors → ICI           Agen → ICI          Condom → ICI         Bazas → ICI             Rodez → ICI




folio 116 r.  :   Parlement de Languedoc / Toulouse  - Montpellier - Carcassonne 
Villefranche-de-Rouergue - [Parlement de Guyenne ] Bergerac - Nérac


Toulouse
Carcassonne
Montpellier

Villefranche-de-Rouergue
Nérac
Bergerac

• Vous aurez remarqué l'étrange blason attribué à la ville de Montpellier. Il s'agit à priori d'une pomme avec sa tige et deux feuilles au naturel. Est-ce extrapolation du blason des anciens seigneurs de Montpellier, les Guilhem (Xe / XIIIe siècles) : "D'argent au tourteau de gueules" ? Des armes qui sont encore présentes en écusson dans la pointe du blason actuel de la ville.

• La ville de Carcassonne a l'avantage d'être représentée trois fois dans cet armorial sur ce folio et le dernier, avec trois blasons différents. Historiquement il y avait deux villes jumelles : la ville Haute, enfermée dans les remparts de la cité et siège des vicomtes de Carcassonne : les Trencavel, et la ville Basse, une bastide bâtie à partir du XIIe siècle au bord de l'Aude.  Le blason attribué à la ville Haute est symbolisé par un château ou une porte de château, et celui de la ville Basse par un agneau pascal. Les deux symboles héraldiques sont brochant sur un champ d'azur semé de fleurs de lis d'or, pour marquer le rattachement de la vicomté au royaume de France, suite à la Croisade des Albigeois et la prise de Carcassonne en 1209 par Simon de Montfort.

• Voir l'évolution des blasons au siècle suivant, avec La Planche (après 1669) ou d'Hozier (après 1696):
Villefranche-de-Rouergue → ICI                      Bergerac  → ICI                               Nérac → ICI


folio 116 v.  :   [Parlement de Languedoc]  Foix  - Lectoure - Comminges  - Nîmes (est du Languedoc) -  
Pertuis-en-Provence - Avignon (ces deux sont de Provence)


Foix
le pays de Comminges
Lectoure

Nîmes
Avignon
Pertuis


• Quelques curiosités sur ce folio :
- les armes de Foix qui sont celles de l'ancien Comté de Foix, du fait de la présence de la couronne comtale, sont soutenues par deux tridents très insolites.
- La graphie étrange : L'Estourre pour Lectoure ! 
- Les armoiries de Lectoure avec deux taureaux ( je pense que ce sont des taureaux, pas des vaches) au lieu des béliers ou moutons, pourtant présents sur les sceaux de la ville depuis au moins l'année 1303 !

• A noter encore la particularité pour le blason de Pertuis, rarissime et remise en valeur sur le blason contemporain, mais toutefois connue depuis longtemps (sauf sur le présent manuscrit) : la fleur de lys d'azur semble "traverser" la  fasce de gueules (voir → ICI). C'est une forme d'armes parlantes : le mot pertuis signifie en effet en vieux français : trou, ouverture ! On le retrouve dans le nom de la plante : le millepertuis (dont les feuilles semblent percées d'une multitude de petits trous) ou la pertuisane, une longue lance du Moyen-âge, très acérée, pour faire des trous dans le corps des ennemis !  Le mot "pertuis" existe encore dans le domaine de la géographie et de la navigation pour désigner un bras de mer passant entre deux terres ou entre deux digues.

• Voir l'évolution des blasons au siècle suivant, avec La Planche (après 1669) ou d'Hozier (après 1696):
                                   Lectoure → ICI                       Comminges → ICI



folio 117 r.  :  [Parlement de Languedoc]  Carcassonne Haute  -  Carcassonne Basse  
 Béziers  - Narbonne  -  Couserans.

Carcassonne / Ville Haute
Carcassonne / Ville Basse













Béziers
le pays de Couserans
Narbonne

• Voir le commentaire sur les blasons de Carcassonne sur le folio 116 r. plus haut.




C'est donc avec la cloche du Couserans que sonne la fin de cette remontée dans le temps, 4 siècles en arrière, pour l'exploration de héraldique municipale française. Mais d'autres sections du manuscrit présentent également un grand intérêt et j'y reviendrai certainement pour de nouveaux sujets.
 
A bientôt....


 Crédits :
- Le manuscrit complet "Français 17256" est  consultable en ligne sur le site : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8528582x/
- Les blasons "modernes" proviennent du site incontournable :  armorialdefrance.fr
 sauf ceux de Belley, Bar-sur-Seine, Provence.
Je remercie chaleureusement son webmaster à cette occasion.




          Herald Dick