samedi 7 mars 2015

Philatélie et héraldique : rétrospective France -
10e partie

Blasons "cachés" dans les timbres commémoratifs de France, entre 1980 et 2010.


Si le premier timbre émis en France date de 1849, c'est au cours de l'année 1859 que l'Aigle impériale apparait pour la première fois comme motif héraldique sur des timbres français (voir cet épisode spécial → ) et par la suite il faudra attendre l'année 1937 pour voir apparaître enfin le premier blason sur un timbre, très discret, dans un coin !...  (voir ici → )

Nous poursuivons l'inventaire des timbres émis en France en rapport avec l'héraldique. Mais c'en est fini avec l'emblématique et superbe série des timbres dédiés aux blasons des provinces et des villes de France. Désormais, il faut chercher dans les éléments secondaires qui composent le timbre. Certains sont néanmoins bien mis en évidence, d'autres visibles seulement à la loupe ! Mais, hélas il faut bien constater que la moisson devient de plus en plus rare. Durant trente ans, des centaines de timbres et autres produits philatéliques sont sortis de l'Imprimerie des Timbres-postes et seulement huit d'entre eux peuvent avoir une raison de figurer dans un thème "Héraldique" ! La France, qui est pourtant un des berceaux historiques de la discipline depuis sa naissance au milieu du XIIe siècle, et inventeur de la langue du blason,  se montre vraiment très ingrate par rapport à la richesse de son patrimoine historique et artistique. Mais il y a des raisons d'espérer, avec de belles choses qui sont sorties ces dernières années de l'imprimerie de la Poste, et que vous pouvez retrouver dans ma rubrique permanente des nouveautés  "Philatélie" et ses archives ....


N° 2171  - année 1981
(Numérotation Yvert & Tellier) 

Maison (musée) de la Chasse et de la Nature - Hôtel de Guénégaud à Paris.


Dessiné et gravé par
par Georges Bétemps







N° 2216 et N° 2217
Bloc-Feuillet N°8  - année 1982

Marianne dite "de Cocteau" (1962) réimprimée à l'occasion de l'exposition philatélique internationale "Philexfrance 82" à Paris -

Dessinés et gravés par Albert Decaris d´après Jean Cocteau





N° 2307  - année 1984


450ème anniversaire du premier voyage au Canada de Jacques Cartier, natif de Saint-Malo, en Bretagne.

Émission commune de la France et du Canada.

Dessinés par Yves Paquin
et gravés par
Claude Haley


ancien blason de la ville de Saint-Malo
"de gueules au dogue d'argent rampant"




carte postale philatélique du Canada illustrée
d'après un tableau de Théophile Hamel représentant
l'arrivée de Jacques Cartier à Stadaconé (l'actuelle Québec).
Avec les armes actuelles de Saint-Malo en haut à droite










Armoiries modernes de la ville Saint-Malo :
les chiens du guet (dogues) sont les supports de l'écu






N° 2495 - 1987

Série touristique :
Montbenoit
et le pays
(la République) du Saugeais
(Franche-Comté).

Dessiné et gravé par
par Jean Delpech








N° 2552 - 1988

Célébration des 2000 ans
de Strasbourg - Argentoratum,
est son nom latin.



Dessiné par Louis Arquer
et gravé par Eugène Lacaque




 





N° 2588 - 1989

Série touristique :
village de Malestroit
(Morbihan).




Dessiné et gravé par
par Cécile Guillame.



blason de la commune de Malestroit























N° 3251- 1999

Série touristique :
800e anniversaire de 
la Jurade de
Saint-Émilion
détail du sceau  : côte à côte,
les armes de France et d'Angleterre
(Gironde).






Dessiné par Odette Baillais
et gravé par André Lavergne

La Jurade fut instaurée en 1199 par Jean sans Terre, roi
d’Angleterre. Ce dernier délégua ses pouvoirs économique,
politique et judiciaire, à des notables et des magistrats
 afin de gérer l’administration générale de la cité.
En échange de ces privilèges accordés, l’Angleterre put
jouir du « privilège des vins de Saint-Émilion ».
L’autorité de la Jurade perdura jusqu’à la Révolution
française en 1789.



Depuis 1948, les viticulteurs réunis au sein du syndicat viticole on ressuscité la Jurade sous la forme d’une confrérie,
qui est l’ambassadrice des vins de Saint-Émilion à travers
 le monde, avec pour ambition de garantir l’authenticité et
 la qualité de ses vins. Des festivités sont organisées chaque année .
Défilé des membres de la Jurade devant les ruines de l'église de l'ancien Couvent des Dominicains





BF N° 64 - 2003

Série des capitales européennes: Luxembourg


Dessiné par Jean-Paul Véret-Lemarinier
Graphisme par Valérie Besser - héliogravé






BF N° 88 - 2005

Série des capitales européennes: Berlin


Dessiné par Pierre-André Cousin
Graphisme par Valérie Besser - héliogravé















N° 4282- 2008

Cinquantenaire de la Ve République
Portrait de Charles de Gaulle
Constitution de 1958 avec le sceau de la République française.


Graphisme par Bruno Ghiringhelli
 - héliogravé 

Le Grand Sceau de France est le sceau officiel de la République française.
 Il est l'œuvre de l'artiste graveur Jacques-Jean Barre (1793-1855),
 bien connu des philatélistes .

Marque distinctive et signe d'autorité, le sceau est détenu au Moyen Age et sous l'Ancien Régime par les différents pouvoirs civils ou religieux et par le roi lui-même. Aujourd'hui l'usage du sceau n'est réservé qu'à des occasions solennelles comme la signature de la Constitution et éventuellement ses modifications. Le sceau actuel de la République est celui de la IIème République, frappé en 1848.
Un arrêté du 8 septembre 1848 définit le sceau de la IIème République, encore utilisé de nos jours. Le graveur des monnaies, Jacques-Jean Barre, exécute le nouveau sceau de l’État sans respecter exactement les termes du décret, notamment l'emplacement des inscriptions. Une femme assise, effigie de la Liberté, tient de la main droite un faisceau de licteur et de la main gauche un gouvernail sur lequel figure un coq gaulois, la patte sur un globe. Une urne portant les initiales SU rappelle la grande innovation que fut l'adoption du suffrage universel direct en 1848. Aux pieds de la Liberté, se trouvent des attributs des beaux arts et de l'agriculture.
Le sceau porte comme inscription "République française démocratique une et indivisible" sur la face et au dos deux formules "Au nom du peuple français" et "Égalité, fraternité". La mention « 24 FEV. 1848 » (date de la proclamation de la IIe République par Lamartine) qui figurait sous le socle de la statue : elle a été effacée, probablement vers 1878.
  Le contre-sceau (envers du sceau) comporte les mots « AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS » entourés d'une couronne de chêne et de laurier noués par des épis de blé et des grappes de raisin et de la mention circulaire « ÉGALITÉ, FRATERNITÉ, LIBERTÉ »..
 Les IIIème, IVème et Vème République ont repris le même sceau. Sous la IVème République, il semble que seule la Constitution ait été scellée. Depuis 1958, la Constitution et certaines des lois constitutionnelles qui la modifient ont fait l'objet d'une mise en forme solennelle, avec sceau de cire jaune pendant sur un ruban de soie tricolore. Tel a notamment été le cas de la loi constitutionnelle n° 2008-724 du 23 juillet 2008 de modernisation des institutions de la Ve République.
La presse servant à établir le sceau est conservée dans le bureau du ministre de la justice qui porte toujours le titre de "Garde des sceaux"
. source texte : http://www.elysee.fr/

Page titre et pages des signatures de la Constitution française de 1958 ,  avec le sceau de France , recto et verso, conservée  aux Archives Nationales à Paris.



À bientôt pour la suite de ce thème  ... → ICI




                 Herald Dick 

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